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mences est très important ; il faut s'attaclier à ne semer que des graines bien pures, bien jaunes, du poids do 65 kg. pour les orges d'iiiver et de 70 kg.

pour les orges de printemps. Il faut rejeter les grains bruns ou noirs ou piqués de points noirs à leur surface.

Les orges d’hiver se sèment en septembre et octobre. Au printemps, on sème dès février quand la chose est possible ; cette prescription est surtout recommandable pour l’orge Chevalier, qui exige ün semis précoce. Quand les semailles sont tardives, l'orge monte irrégulièrement; l’épiaison est alors moins bonne.

Les grains sont répandus à la volée ou en lignes et la quantité do semence nécessaire par hectare varie entre 250 à 300 litres et 225 à 250 litres. Au printemps on roule généralement après la scmaille.

I^’orge germe au bout do six à sept jours; la feuille cotylédonaire est large, arrondie au sommet, d’un vert clair; les autres feuilles sont moins obtuses et portent deux grandes oreillettes embrassantes.

Soins d’entretien. — Dans les semis en lignes, on peut pratiquer un binage à la houe mécanique et cette façon favorise beaucoup l’épiage et la grenaison. Dans les semis à la volée, il est toujours à conseiller d’effectuer des sarclages, surtout l’échardonnage.

Maladies. — La rouille et le charbon se développent souvent en abondance sur les oi'ges.

Insectes nuisibles. — Les limaces sont quelquefois redoutables par les dégâts quelles occasionnent; on peut les détruire par des roulages énergiques. La larve du taupin est encore nuisible.

Récolte. — L'escourgeon se récolte sous le climat de Paris dans le courant de juillet; lés orges de printemps ne se moissonnent que dans le mois d’août. Le moment do couper est indiqué par la coloration particulière que pr^tpnent les tiges, par l’inclinaison de plus en

f)lus grande des épis vers le sol, par a consistance des grains.

Après la coupe, il faut lier aussi rapidement que possible, car les moindres pluies déprécient beaucoup la qualité du grain ; il devient, sous l’action de l’eau, terne, jaune-soufre et ce changement d’aspect est des plus discutés sur le marché. Après le liage, si on ne rentrer de suite, il faut

mettre en dizeaux circulaires.

Par le battage, les barbes sont parfaitement enlevées quand on soumet la céréale à l’action des machines perfectionnées, possédées par la grande culture.

Rendement. — En France, en 1884, sur 1 000 000 d’ha. ensemencés en orge, on récoltait 18»'», 38 par hectare. Les rendements les plus forts sont obtenus dans les départements du Nord avec dp», 50, de la Lozère avec 32 hl., le Gers ne fournissant X3ar contre que 8 à 10 hl. à l’hectare. Dans les terres bien fumées du Nord, on obtient jusqu'à 60 hl. par hectare.

Le poids de la est générale-

ment le double de celui du grain.

Le poids de l’hectolitre est des plus variables. Très souvent les escourgeons ne dépassent pas 60 kg. à l’hectolitre ; dans les orges de XDrintemps, le poids peut arriver à 70 kg. ; les orges nues pèsent de 75 à 80 kg.

Utilisation du grain. — La farine d’orge est difficilement panifiable ; le pain qu’elle fournit est lourd, grossier.

Le grain peut être employé avec avantage dans l’engraissement des animaux domestiques; dans les pays méridionaux, il est donné aux chevaux en guise d’avoine.

L’industrie utilise beaucoup l’orge pour la fabrication de la bière; le résidu constitue les toiiraillons et la drùc/ie^ qui reviennent à la ferme pour la nourriture du bétail.

La paille d’orge peut être employée X)our l’alimentation à défaut de paille de froment ou d’avoine ; elle donne une assez bonne litière. — J. Tribon-

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