DE GRAINES PURES
Le produit de la pureté 0/0 par la faculté germinative 0/0 forme la valeur culturale do la semence.
Ainsi, par exemple, la luzerne, ayant une pureté de 98 et une faculté germinative de 90, possède une valeur culturale de 98 X 90 = 88,^0.
Le cultivateur, en achetant des semences, doit exiger du vendeur un certificat de contrôle indiquant pour chaque graine vendue la pureté, la faculté germinative, la valeur culturale 0/0, garantissant en outre l’absence de la cuscute dans la luzerne et le trèfle, de la pimprenelle et du brome dans le sainfoin. A la réception de la semence, il est prélevé un échantillon, absolument comme en matière d’engrais, lequel échantillon est adressé à une station d’essai de semences qui statuera sur la valeur des graines.
Caractères extérieurs- — Ce sont pour ainsi dire les seuls sur lesquels l’agriculteur porte d’habitude son attention.. D’après ce qui vient d’être dit, ils sont insuffisants pour donner une idée précise de la valeur de la semence. Voici simplement les constatations qu’ils permettent de faire :
Au toucher, les semences doivent être sèches et bien coulantes dans la main; si elles sentent le moisi, c'est un signe de vieillesse et de mauvaise conservation.
La couleur fournit quelques indices.
L’orge de brasserie bien récoltée possède une couleur jaune paille; la pluie lui communique un aspect jaune soulre qui la fait refuser des brasseurs.
SEMOI R
SEMOIR
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D’uao façon générale, la teinte rouge terne chez les graines des légumineuses accuse qu’elles sont vieilles.
Préparation des semences. — Quelle que soit la provenance des semences de céréales, il faut les soumettre à une manipulation qui a pour but de détruire les spores des champignons et de les préserver ainsi de la carie et du char])on.
Plusieurs procédés ont été recommandés, mais le meilleur est sans contredit celui de Bénedic Prévost, datant de 1817 et qui consiste à traiter les grains avec une solution de sulfate do cuivre.
On fait dissoudre 2 kg. de sulfate de cuivre par hectolitr^î. d^eau et on emploie par hectol. de semence 8 à 10 lit. de solution incorporés et mélangés intimement par des pelletages répétés.
On laisse ressuyer pendant douze heures et les grains peuvent être semés.
Les grains qui ont subi l'action du sulfate do cuivre ne doivent pas entrer dans ralimentation ; il n"en faut donc préparer que la quantité suftisante pour les besoins des semailles. — J. Tribondeau.
^É^émillon. — C’est un do nos cépages blancs les plus remarquables.
Dans la Gironde, mélangé au sauvignon et à la muscadelle, il fournit le vin de Sauterne.
On reproche au sémillon de débourrer de bonne heure, ce qui l'expose aux gelées ; on le traite à la taille courte.
Seniiis* — Les semailles exécutées dans lesjardins portent le nom de semis» On fait des semis à la volée, en lignes, en poquets,
Semoir. — Les semoirs sont des instruments qui servent à répartir mécaniquement les graines sur Je sol ou à les enterrer à. une profondeur déterminée. Ils peuvent se diviser en deux grandes classes : 1® les semoirs à bras ; les semoirs à traction animale. Ces deux classes se subdivisent à leur tour en : semoirs à la volée, semoirs en lignes et semoirs en poquets.
Semoirs à bras. — Les semoirs à bras sont peu employés en agriculture, mais ils peuvent rendre de très grands services dans la culture maraîchère.
Semoirs à la volée, — On utilise rarement les semoirs mécaniques à bras pour répandre les graines à la volée et on laisse généralement ce soin à la main du semeur (Voy. Semailles). Au contraire les semoirs à tractions sont à recommander.
Semoirs en lignes. — Les semoirs en lignes, inutilisables en pleins champs, donnent d’excellents résultats pour le semis de légumes dans les jardins ma-
raîchers et à ce titre nous décrirons l'un des mieux compris : le semoir combiné Pilter-Planet {Fig. /).
Ce semoir est formé d'une boîte à semence placée entre deux petites roues, de deux mancherons, d’un rouleau pour recouvrir la graine et d’un appareil traceur.
La boîte à semonce est percée à sa périphérie d’oritices munis do petits augets qui régularisent la sortie de la graine et une bande de cuivre perforée permet de régler le débit. La graine, au sortir de la boîte, est déposée dans le sol par un conduit épandeur précédé d’un contre fondeur incliné en avant.
Ce semoir peut être simple ou bien combiné, afin de servir, après les semis effectués, à d’autres usages. La boîte à semences est alors fermée et l'épandeur, le fondeur, le rouleau ainsi que le traceur sont enlevés; on remplace ces organes soit par un petit corps do charrue {Fig. 2)^ soit par de petites griffes de scarificateur S).
Le semoir simple vaut 55 fr. et le semoir combiné 75 fr., avec ses accessoires.
Semoirs en poquets. — Les aemoirs en poquets à bras sont actuellement abandonnés, on ne s’en sert plus que pour le semis des graines de certains arbres.
Néanmoins la maison Pilter a établi depuis peu un semoir en lignes interrompues qui est susceptible de rendre des services à la culture maraîchère.
Semoirs à traction. — Les semoirs à traction sont très répandus parce qu'ils distribuent les graines plus régulièrement que no sauraient le faire les semeurs les plus habiles et que, tout en augmentant le rendement de la récolte par une meilleure répartition, ils économisent du tiers à la moitié de la semence.
Semow à la volée. — Les semoirs à la volée comprennent, en principe :
une boite à semence dont la longueur peut atteindre 4 m., un distributeur simple et légef, deux grandes roues porteuses et deux brancards.
Dans le semoir Hurtu {Fig. 4), le fond de la boîte à semence est percé d’un certain nombre d’orifices, et audessus de chacun d’eux se trouve un disque ondulé qui agite les grains et régularise leur sortie. Le débit se règle en déplaçant, à Taide d’un levier, une plaque perforée dont les orifices peuvent coïncider ou non avec les trous de la boîte.
Au-dessous des orifices par lesquels s’écoule la graine, on place souvent une planche inclinée hérissée de nombreuses chevilles qui contribuent à l'éparpillement de la semence.