TIGE
tes, prises, les fleurs do couleur lilas {Fig,). Dans le Midi, on récolte le thym pour on retirer Yessence de thym.
Do serpolet {T. serpyLlum) se trouve sur les terrains arides on tourtes assez volumineuses. Ses fleurs rouges sont très odorantes.
— Da tige est la partie de la plante <{Mi porte les fenilJeH; elle constitue le système ascendant du végétal.
Da tige peut être herbacée, les végétaux sont alors appelés herbes {Fig, /) ; quand elle est ligneuse, les végétaux sont des arbustes,, des arbrisseaux ou des arbres,
Da tige n’est pas toujours aérienne; elle rampe quelquefois sous terre, émet des racines adventives pendant
2 ne ses branches et ses feuilles se éveloppent au deljors. On la désigne alors sous le nom de rhizome {Fig, S). Quand le rhizome se raccourcit et se recouvre d’écailles charnues cachées sous le sol, il forme un bulbe {Fig, S) (Voy. Bulbe).
Organisation de la tige. — Plantes DICOTYLÉDONES. — Da tige est formée de trois parties principales : à l’extérieur, Y épiderme ; au-dessous do réniderrrie, Y écorce ; à l'intérieur, le cylindre central.
Epiderme, — Kxtérieurcment, et sur toute l’étendue de la tige, est un épiderme formé de cellules taV>ulaires.
Da partie externe de l’épiderme se transforme souvent en une pellicule amorphe désignée sous le nom de cuticule,, C|ui protège la tige contre l’évaporation de l'eau qu elle renferme. Cette cuirasse protectrice a des défauts, des solutions do continuité, qui sont précisément les stoynates (Voy.
Stomate).
Ecorce, — Sous répiderme vient l’écorce (e; Fig, 4). Dans la tige jeune, c’est un tissu mou et vert, l^lus tard s y développe du liège. Chez certains arbres, le liège est très développé : chêne-liège, orme subéreux.
De liège, qui est un tissu mort et plein d’air, empêche la sève d'arriver aux partie.s extérieui'cs qui so crevassent et souvent tombent. Tel est le cas })our le chêne, le pin, le platane, etc.
Da partie interne de l’écorce reste composée de cellules laissant entre elles beaucoup de méats et lacunes.
Cylindre central, — A la périphérie du cylindre central, faisant suite à l’écorce, on trouve un tissu souvent riche en libres longues, brillantes,’ résistantes, disposées par couches superposées. Dans le chanvre et le lin, ces fibres sont employées comme textiles. Puis viennent le bois et le
liber, souvent disposés en faisceaux libéroli(jneux\{Fig , 4) distincts, séparés par les 7*ayons médullaires {rm), souvent aussi réunis en un anneau libéroligneux qui enferme à son intérieur la moelle {mœ), partie centrale molle de la jeune tige.
Dans les arbustes et les arbres, l’anneau libéroligneux va s’épaississant, régulièrement chaque année ; le l)ois surtout prend un grand dévelop])ernent(A^/<7. 5). C est le bois de nouvelle formation fjui est chargé de conduire dans les touilles la sève brute. De liber sert à charrier dans toute la plante la sève élaborée par les feuilles.
De bonne heure, chez certains végétaux, la moelle se déchire, sa colle contre les parois de Yétui médullaire et donne une tige plus ou moins creuse, comme dans le noyer. Dans d’autres cas, la moelle se lignifie, s’encroûte do matières minérales et dure toujours.
Bois. — De bois est formé de couches Ligneuses déposées par cercles concentriques autour de la moelle {Fig, 6)\ on les distingue nettement sur la coupe transversale d’une tige. Les couches sont plus ou moins épaisses suivant les années. Chaque couche présente en outre deux zones différentes : l'une
Plus lâche, formée au printemps;
autre serrée, colorée, a pris naissance à l'automne ; d’oîi les dénominations de bois de printemps et de bois d'automne.
Des couches de bois en vieillissant s'incrustent de ligneux qui les durcit et les solidifie; ce sont celles avoisinant le centre qui subissent les premières cette modification et passent à l’état de bois pai'fait ou cœur. Des autres, plus pâles, reçoivent le nom à'aubier. Cet aubier ou bois imparfait n'est pas homogène et il est peu utilisé dans l'industrie.
Plantes monocotylédones, — Da tige des Monocotylédones a, au début, la môme structure que la tige jeune des Dicot3dédones. Mais dans la suite l'accroissement en épaisseur, s'il so produit, so fait dans toute la masse ; il n'y a presque jamais d’anneau libcroligneux s'accroissant par couches concentriques annuelles {Fig, 7),
Cryptogames vasculaires. — Des fougères possèdent une tige avec fais ceaux libéroligneux noj^és dans une écorce au milieu de cellules peu consistantes et affectant des formes et des dispositions variées. Nous en avons dans la fougère commune ui>exemplo remarquable : là, la section des faisceaux simule un aigle à deux tètes que l’on trouve dans les armes d’Autriche ; d’où le nom de fougère aigle impériale {Fig. S). — J. T.