‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 181 sur 418 · HAC · texte numérisé non relu

HAC

HAX

aus réfractiiius' ({ue font subir à la lumi'>ie les aiguilles de glaetijui com-

Hah) solaire.

posent les cirrus iVoy. naages) (fig.).

hallacination. — TrouMe du cerveau qui nous fait ressentir des sensations ne correspondant à aucune réalité; ce trouble est ordiuairement passager, revenant à des intervalles plus ou moins réguliers. Les ballucinations apparaissent sous l'influence de diverses causes morales, d'un grand nombre d'états maladifs; l'absorption du haschisch, de la belladone... les déterminent. Les hallucinés peuvent voir des objets qui n'existent pas, entendre des sons ou sentir des odeurs imaginaires... Le traitement des hallucinations dépend naturellement des circons'.ances dans lesquelles elles apparaissent.

bache-paille. — Instrument agri- Lame ou couteau.

Volant

Cylindre d'alimentation.

Bache-paille. — Ijh paille est poussée sous le cijliiidrr. d''ilimentalion ;df l:i elle arrive sou; le? laïuc que porle ic volant, lequel csl mis en mouvement par une manhelle.

cole destiné à couper la paille, le foin... ce qui permet de les mélanger à d'autres aliments, tels que des betieraves, des carottes, des tourteaux provenant des graines oléagineuses desquelles on a retiré de l'huile {/iy.).

hannetons. — Insectes co/^'o^j^éres au corps ramassé, aux antennes terminées en massue.

Le hanneton ordinaire est peut-être, de tous les insectes, le plus nuisible à nos cultures. Il est d'un brun chocolat, avec des taches triangulaires blanches sur les côtés de labdomen; cet abdomen se termine par une pointe dure. Longueur 27"'™. Les femelles creusent un trou dans le sol et y déposent une trentaine d'œufs, puis elles meurent. Les larves sortent de l'œuf quatre ou cinq semaines après, en juin ou juillet : elles portent le nom de vers blancs, mans, turcs. Ces larves sont près de la surface de la terre à l'automne; en hiver elles s'enfoncent dans le sol pour éviter le froid. Elles vivent ainsi sous terre pendant trois ans, coupant et dévorant pendant toute la belle saison les racines de toutes nos plantes cultivées. Au bout de ce temps la larve a atteint tout son développement, 45™"> de longueur ; c'est un ver blanc, à six pattes, de forme arquée, tète jaunâtre, armé de fortes mandibules. Alors elle s'enfonce à 50 cent, de profondeur et se change en chrysalide. Au bout de quelques semaines, en octobre, l'insecte est devenu parfait, mais il reste en terre jusqu'au printemps.

C'est en avril et eu mai que le hanneton ailé apparaît ; pendant les quelques semaines qui lui restent à vivre, il va continuer ses ravages, en rongeant avec avidité toutes les feuilles.

Ainsi pendant ses trois années d'existence a l'état du larve, puis pendant les quelques semaines de sa vie ailée, le hanneton détruit tout ce qu'il rencontre. Il est commun en France, surtout dans les régions oii la terre est meuble, aisément perméable ; d'ailleurs les terrains cultivés sont justement ceux qui sont le plus propres au développement de cet insecte malfaisant.

Par suite de la durée de 1 existence de la larve, quand les hannetons ont été abondants une année, ils le seront aussi trois ans après.à moins que les circonstances climatériques ne leur aient été particulièrement défavorables. C est par dizaines de millions, et quelquefois par centaines de millions, que se chiffrent les dégâts des vers blancs ei des hannetons eu France, dans une seule année. Les cultivateurs, les

HAR

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forestiers, les horticulteurs, les jardiniers, les vignerons ont également à en souffrir.

Heureusement les hannetons ont à compter avec un grand nombre d'ennemis naturels qui limitent leur multi-

Eanneton (larve ou ver blanc, Hanneton (chryyandeur naturelle). salide, gran-

deur naturelle).

plication : taupes, corbeaux, choucas, pies..., qui détruisent une multitude de vers blancs. Mais l'homme doit

Hanneton, (iii?ecte parfait, grandeur naturelle).

aussi intervenir. On a conseillé d'arroser la terre, en hiver, avec des sub-

Banneton («u de côté, pour montrer les auneaux de l'abdomen).

stances insecticides ; ce procédé est efficace, mais trop coùSeux. On peut aussi, de suite après un labourage, faire ramasser les vers blancs par des femmes : dans les champs bien a'taqnés on a vu ramasser ainsi on trois labours, jusqu'à 250 kilogr. de lar\-es par hectare, avec une dépense de 10 francs

seulement. Enfin il semble que le procédé le plus efficace serait le hannetonnage, c'est-à-dire la poursuite des insectes adultes, à la condition qu'il soit pratiqué méthodiquement, en grand, dans des régions entières

Outre le hanneton ordinaire, d'autres espèces sont nuisibles, mais beaucoup, moins. Ainsi le hanneton à corselet vert long de 10""», s'attaque surtout aux céréales : il en est de même du hanneneton de la Saint-Jean, poilu, avec des élylres jaunes, également plus petit que le hanneton ordinaire.

haricot. — Plante annuelle de la famille des légumineuses, cultivée en grand pour l'alimentation dans toute l'Europe centrale. On en connaît un grand nombre de variétés qui peuvent se ranger, les unes parmi les haricots nains et les autres parmi les haricots (I ramer. Les uns se mangent avec la gousse, on les nomme haricots mangetout; dans les autres on ne mange que la graine, on les nomme haricots à écosser. Les principales variétés sont les suivantes : haricot flageolet, haricot de Soissons, haricot coco... Les graines ont, suivant les variétés, les colorations les plus variées, depuis le blanc jusqu'au noir.

Le haricot a une assez grande importance alimentaire ; on le mange avant maturité complète (haricot vert), ou après maturité, à l'état frais, ou enfin sec; à ce dernier état il se con-

Earicot (rameau avec fleurs et fruits).

serve pendant longtemps sans altération. .A. l'état vert, le haricot est peu nourrissant, mais de facile digestion ; il convient alors à tous les estomacs.

Les haricots frais sont encore d'assez facile digestion, mais les secs consti tuent un aliment lourd, flatulent, qui ne convient qu'aux estomacs robustes

HAR

HAR

harle. — Oiseau ^a/j/iipérff analogue au canard, nageant et plougeant admirablement ; il détiuit un très grand nombre de poissons.

Il niche sur le bord de l'eau. En été, les harles habile ni les régions septentrionales; ils émigrent en hiver et viennent passer l'hiver sur les lacs et les étangs des rJgions tempérées, et jjarticuliérement de la France. La chair en est détestable ifiij.).

harnachement. — Le harnachement d'un animal domestique est con-

Pour le cheval, le harnachement est

Harle ((aille, gros canard}.

Sous-çorge , .

.Martingale . -•' ..

Attelle. ... , .

Collitr . . . y , Brancard . . . ,-'' Faussemartingalc.''

Selle arabe composé d'un grana nombre de pièces,

Croupière.

Culeron.

Branche à fourche de la croupière.

^Avaliùre.

ourroie de rc-

» culeuient

luile de

Harnachement, — Les principali s pièces du harnais du cheval d'attelage.

Fourche.

NUlué par l'ensemble des harnais qui ont pour but de permettre à l'animal Pomiueau Siè?- , Trousçeijuin. !

Oii.nti.r.

Éïière

Étrier. ^ __

Se'.le anglaise pour homme. Selle pour dame de porter ou de tirer sa charge.

qui peuvent varier de forme selon qu'il s'agit de traîner une faible charge à grande vitesse, ou une grosse charge au pas, mais qui se composent à peu de chose près toujours des mêmes harnais.

Joug.

Pour le bœuf, le harnachement est beaucoup plus simple; il se réduit au joug, attaché sur le front ifig.\.

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— on —

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hareng. — Petit poisson de iiilt au corps comprimé, couvert d'écaillés minces, assez grandes, se détachant très aisémeut. Den s nombreuses et petites. Coloration verte sur le dos, îilancbâtre sur le ventre ; après la mort, la teinte devient bleuâtre. Se trouve dans la partie septentrionale de l'océan Atlantique; descend dans la Manche et ne dépasse guère l'embouchure de la Loire; on le prend de temps en temps sur nos côtes. N'existe pas dans la Méditerranée. La longueur ne dépasse guère 30 cent., encore n'en rencontre-

Hareng (longueur, O'",30).

t-on pas de cette taille sur les côtes de France (/?(/.).

Le hareng semble accomplir des migrations périodi pies ; il apparaît en bandes immenses dans la mer du Nord, venant de régions plus septentrionales. Peut-être vient-il seulement des grandes profondeurs. Sa fécondité est très grande; les femelles de lapins grande taille ont jusqu'à 00000 œufs:

la ponte se fait tantôt en mer, tantôt sur un fond de sable, sur la roche nue ou sur les prairies sous-marines. Après avoir frayé, le hareng gagne la haute mer ; quand il reparaît sur les côtes, ce n'est que par petites troupes. Ces poissons voyagent toujours par bancs considérables; ils embrassent souvent plusieurs kilomètres, sur une épaisseur d'un mètre et plus.

La pèche du hareng est la plus importante de toutes les pêches. Tous les ports du nord delà France s'y livrent, mais surtout ceux de Boulogne, de Dieppe et de Fécamp. La Hollande a une pèche de harengs beaucoup plus importante que la nôtre. On pèche le liareng à l'aide de grands hlets de douze cents mètres de long, ayant des mailles de trois centimètres de large ; on les tend dans la mer, et on les retire avec un cabestan. En voulant forcer l'obstacle qui s'oppose à leur marche, les harengs s'engagent dans les mailles du filet; ils y restent accrochés par les ouïes. On cite des sorties pendant lesquelles, dans une seule nuit, des pêcheurs ont pris jusqu'à huit cent mille hareng.?.

Une faible partie du hareng est consommée à l'état frais ; le reste est conservé, soit salé, soit séché. La salaison commence à bord des embarcations, munies, à cet effet, de barils et de provisions de sel. On commence par caqui'r

le poi.sson, c'est-à-dire lui enlever k> ouïes et une partie de l'intestin, puis on l'empile dans les barils en faisant alterner les couches de sel et les couches de poissons. A la rentrée au port, on retire les harengs et on les remet dans d'autres barils avec du sel nouveau. Outre la salaison, on emploie aussi la dessiccation, ce qui donne le hareng saii7\ Pour cela on prend les plus beaux harengs salés, on les enfile à des baguettes et on les suspend à une cheminée où ils sont exposes à un feu de bois très léger, donnant beaucoup de fumée. Au bout de aô à 30 heures la dessiccation est complète.

haschisch. — Sommité du chanvre indien, qui jouit de propriétés narcotiques, excitantes et enivrantes; il est utilisé en médecine. Les Orientaux le fument et le mâchent(Turquie, ï:gypte); les Arabes emploient l' extrait gras qui s'obtient en faisant bouillir le haschisch avec du beurre et de l'eau. A petite dose, il stimule; à haute dose, il provoque le sommeil. L'abus du haschicsh conduit au marasme, à l'imbécillité et à la folie.

hectique. — On nomme fièvre hectique une fièvre caractérisée par une élévation considérable de la température, la faiblesse et l'irrégularité du pouls, des exaeerbations le soir et la nuit, des sueurs, de la diarrhée, l'affaiblissement et l'amaigrissement.

Elle survient dans plusieurs maladies graves (certaines phtisies pulmonaires, carie des os), qu'elle aggrave encore.

hélice. — 'L'hélice propulsive qui sert à faire marcher les navires s'est maintenant substituée presque complètement à l'ancienne roue à palettes.

Elle est constituée par cjuatre palettes obliques, fixées en croix sut im axe.

Cet appareil est placé à l'arrière du navire, près du gouvernail, et de telle manière que l'hélice soit entièrement sous l'eau. Son axe, qui est horizontal, pénètre dans le bâ'iment ; une machine a vapeur le fait rapidement tourner surlui-mèrne. Dans ce mouvement, les palettes produisent dans l'eau une action comparable à celle d'une vis

H KM — o

(juoii eiifoiico dans du bois ea la faisant tourner ; et de même que la vis s'avance dans le bois, le navire s'avance dans l'eau.

La grandeur de l'hélice est toujours très faible par rapport à celle du navire à mettre en mouvement ; dans les plus grands navires, dont la longueur atteint 150 mètres, une hélice de quelques mètres de diamètre, tournant très rapidement sur elle-même, suffit à communiquer une vitesse qui dépasse :30 kilomètres à l'heure.

héliotrope. — Herbe de la famille des borraginées, dont on connaît un grand nombre d'espèces sauvages.

L'héliotrope des jardins a de petites

EéUotrope (haulcnr, 0<»,35).

fleurs bleues très odorantes (fig.~, ; on peut en extraire un parfum très recherché. Mais ordinairement le parfum à l'héliotrope des parfumeurs est un composé ar.ificiel, préparé chimiquement, ou un mélange de diverses substances qui, par leur réuiion, donnent une o leur analogue à celle de l'héliotrope.

helminthes. — On désigne généralement sous ce nom tous les vers qui vivent en parasi'os dins le corps de l'homme ou des animiux vertébrés.

Un grand nombre d'entre eux sont armes de ventouses et de crochets servant à les fixer dans le corps des animaux dont ils sont les parasites.

hématoxyle. — Assez grand arbre de la famille des légumineuses qui croît dans les régions tropicales. Le bois de cet ar))re est rouge, et est employé en teinture sous le nom de bois cls Cam'oâcht.

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