‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 240 sur 418 · LUP · texte numérisé non relu

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moment de la nouvelle lune, lastrc se lève à 6 heures du matin pour se coucher à 6 heures du soir, puis il se lève chaque jour un peu plus tard, pour se lever, au moment de la pleine lune, à 6 heures du soir, et rester levé pendant la nuit (fig.).

Comme le soleil, la lune présente des taches, mais ces taches ont une forme toujours la même. Ces taches proviennent certainement, le télescope le montre avec netteté, d'immenses cavités qui existent à la surface de la lune, cavités qui sont éclair 'es par le soleil d'un côté, et qui de l'autre restent dans l'ombre. La surface de la lune est donc hérissée de montagnes d'apparence volcanique, excavées en cratère ; le centre du cratère est fréquemment occupé par im piton élevé ; ces montagnes, malgré les faibles dimensions de la lune, sont presque aussi élevées que les montagnes terrestres. A la surface de la lune, il n'y a ni air ni eau, et par suite, sans doute, ni vie animale ni vie végétale tfig.).

lune rousse. — Yoy. rosée.

lunettes. — On nomme lunettes ou besicles des instruments destinés à remédier à certains défauts de la vue (voy. myopie, presbytie).

Objectif.

Oculaire.

Lunette astronomique. — Une forlo luTiell'^ aslronoiiiiqiif a toujoms un champ très petit, c'est-à-dire qu'elle n'embrasse à la fois qu'une très pclile portion de l'espace; il en résulte qu'on éprouve parfois des difficultés à la diriger exacteiiienlïeis 1- point que l'on veut voir. Pour obvier à cet inconvénient, on adapte à la ^'rosse lunette, une Innetle pins petite nommée chercheur, dont le chump est plus étendu; on regarde d'abord dans celle petite lunette pour lui donner, et pour donner par suite aussi à la grande la direction voulue.

On nomme encore lunettes des instruments destinés à regarder les objets situés très loin de nous, de façon à ci' que nous les voyons comme s'ils r'Iaicnt plus rapprochés. Il y en a di' diverses espèces.

La lunette astronomique ifig.) est constituée par deux lentilles convergentes fixées aux extrémités d'un long tube en laiton ; la plus grande, nommée objectif, est tournée du côté de l'objet; on regarde à travers la plus petite, nommée oculaire. L'objet étant placé à une grande distance de l'objectif, l'image qu'il s'en forme dans la lunette est très petite (voy. lentilles i , c'est cette petite image qu'on regarde avec l'oculaire, comme avec une loupe.

On voit ainsi l'objet, non pas plus gros qu'il n'est, mais plus gros qu'il no nous ijaraît à la distance à laquelle il se trouve : l'efTet de la lunette est de rapprocher l'objet. On règle la distance des deux lentilles, à l'aide d'un tirage, jusqu'à ce que la vision soit distincte. Avec la lunette astronomique on voit les objets renverses.

La lunette terrestre ifig.), ou lunette d'approche, n'a pas cet inconvénient ; outre les deux verres précédents, on en a ajouté un autre qui redresse l'image. Alors on voit les objets droits.

La lunette de Galilée ifig.), ou lorgiielle, donne aussi des images droites, mais par une autre disposition des verres ; l'objectif est encore une lentille ' convergente, mais l'oculaire est une lentille divergente.

La lunette de Galilée n'a qu'une très petite longueur quand on ne lui demande qu'un faible grossissement; aussi est-elle d'un usage très commode. On la rend plus commode encore en la faisant double, pour qu'on puisse regarder en même temps par les deux yeux : elle porte alors le nom de jumelles.

lupin. — Herbe annuelle de la famille des papilionacces ; les fleurs sont nombreuses, grandes, blanches, jaunes ou bleues, disposées en un épi terminal. On en connaît un grand nombre d'espèces différentes, dont plusieurs sont cultivées dans l'Europe centrale comme plantes fourragères [fig.). C'est surtout un bon aliment pour les brebis ; on le fait manger sur pied, à l'état vert ; ou bien on fait consommer ses graines. Enterré frais par un labourage, il constitue un excellent engrais vert.

Les graii/fes de lupin étaient un aliment important pour les classes pauvres, au temps des Romains ; on les mange encore de nos jours dans le midi de l'Europe. En médecine on

Lunette de Galilée double, ou jumelles.

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