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contrer le filou de houille ou de minerai : à mesure qu'on s'enfonce, il faut établir des mai'onueries qui empéclient les terres de s'écrouler; c'est cette opération qu'on appelle le forage d'un puits. Ou descend ainsi, si c'est nécessaire, jusqu'à plusieurs centaines de mètres, non sans de grandes difficultés. Quand on est arrivé au filon.
on creuse des galeries horizontales ou peu inclinées. A mesure qu'on enlève le minerai, il faut combler les vides
Sar de la terre, des remblais, des ébris, pour éviter que la voûte ne s'écroule. En général on ne laisse qu'une galerie de passage, qu'on soutient de toutes parts par des maçonneries ou par de puissantes charpentes. Les galeries d'extraction se superposent, se croisent en tous sens, pénètrent parfois sous les villes, sous les lacs, sous les rivières, et même quelquefois au-dessous de la mer. Certaines mines sont de vraies villes souterraines avec des habitalions, des chevaux ifig.).
Dans l'exploitation des mines, l'abatage des roches se fait à la pioche, à la pelle, ou avec des pics, des coins, des masses, des leviers, selon les circonstances. Pour les roches les plus dures (marbre, grès, granit), il faut ajouter la poudre. Pour faire partir un coup de mine, on commence par creuser, à l'aide d'une tige de fer (fleuret). un trou étroit d'un mètre de profondeur; dans ce trou, on introduit une cartouche renfermant de .50 grammes à 1 kilogramme de poudre. Quand la cartouche a été bourrée et munie de sa mèche, le mineur allume et se retire à la hâte. L'explosion disjoint la roche, y produit des fissures, détache même de gros blocs ; le pic achève l'ouvrage. Souvent aujourdhui oii remplace la poudre par la dynamite
(flg-).
Les dangers sont continuels dans l'exploitation des mines. Il y a d'abord ceux qui proviennent des explosions de poudre et de dynamite, quand les ouvriers imprudents ne se mettent pas bien à l'abri. Les explosions de poudre ont souvent aussi déterminé de terribles incendies dans les mines de houille, comme cela est arrivé à Decazeville, dans l'Aveyron, <'t à Commentry, dans l'Allier. La poudre cause encore des éboulements, quand les charpentes de soutien ne sont pas assez solides.
Fréquemment des inondations souterraines envahissent les galeries ; les ouvriers n'ont même pas le temps de s'enfuir.
Enfin des explosions de feu grisou (voy. carbures d'hydrogène, lampes)
font chaque année un grand nombre de victimes.
minette. — La minette ou lupu- Une, ou trèfle jaune, ou mignonnette (flg.), est une variété de luzerne ' à
Minette ou lupoline.
fleurs jaunes. Elle réussit très bien dans les terres pauvres ; tous les bestiaux la recherchent, mais elle est surtout préférée par les moutons, à cause de ses petites dimensions. C'est un excellent fourrage, qui n'a pas l'inconvénient qu'a la luzerne de provoquer la rnéteorisation '.
minium. — Voy. plomb.
miocène (terrain). — Voy. terrsdus tertiaires.
mirage. — Illusion d'opti(jue due à la refraction ' de la lumière par l'air. Lorsque le soleil échauffe fortement la terre, les couches d'air les
Mirage. — Les rayons lumineux partis du sommet de l'arbre suivent une lisne courbe avant de pénéircr dans l'œil de l'observateur. Celuici voit l'arbre dons la direction indiquée par la ligne droite tangente à la dernière portion de la courbe.
plus voisines du sol sont plus chaudes, et par suite plus légères que celles qui sont au-dessus. 11 en résulte qu'un faisceau lumineux {fîg.), parti du
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«ommet d'un arbre, au lieu de marcher en ligue droite, éprouve des réfractions successives, puis une réflexion qui le conduit dans l'œil d'un observateur après avoir suivi une ligne courbe ; l'observateur alors, au lieu de voir l'objet où il est, le voit dans la direction finale des rayons qui pénètrent dans son œil ; il le voit donc renversé, au-dessous du sol, comme s'il y avait au pied de l'arbre une nappe d'eau faisant miroir (ftg)-
Le phénomène du mirage est surtout fréquent à la sur.ace du sable du désert; il produit alors une illusion d'autant plus cruelle qu'elle présente vainement limage de l'eau dans le temps même oit on en éprouve le plus grand besoin.
miroirs. — Les miroirs sont des surfaces polies, capables de réfléchir (voy. réflexion) la lumière qu'ils reçoivent, et de donner des images des objets placés devant eu.v. Les miroirs les plus importants sont les miroirs plans et les miroirs sphériques,
Miroirs plans. — Un point lumineux
Miroir plan. — Les rayons lumineu.\ issus de la bougie se réfléc lussent sur le miroir; Ttcil reçoit les rayons refléchis et croit apercevoir derrière le miroir l'image virtuelle de la bougit'i
placé devant un miroir plan envoi?
sur ce miroir des rayons qui se réfléchissent. Ces rayons ont, après leur réflexion, la même direction que s'ils provenaient d'un point situé derrière le miroir, symétriquement au point réel (fig.). Si donc ces rayons entrent dans l'œil, ils y produisent le même efl'et que s'ils nrovenaient de ce point situé derrière le miroir; o i verra donc là une repro luction. une image du point primitif, quoiqu'il n'y ait rien derrière le miroir, pas même de rayons lumineux. De même un objet aurait une image pareille à lui, et de
même grandeur, située derrière le miroir.
Si deux miroirs sont placés parallèlement lun en face ae l'autre, la lumière est rellécliie successivement de lun sur l'autre, et on voit une série illimitée d'images qui vont en s éloignant de plus en plus des miroirs.
Si deux miroirs font l'un avec l'autre
Miroirs plans faisant un angle. — Par suite de réflexions successives sur les deux miroirs, on voit cinq images de la bougie.
un certain angle, ils donnent une série d'images placées en cercle ; ces images en cercle, qui répètent plusieurs fois l'objet situé entre les deux miroirs, peuvent, par leur groupement, produire des effets très jolis ; c'est le lirincipe du kaléidoscope.
Miroirs sphériques. — Los miroirs
Hiroir sphérique. - Un miroir sphérique est une portion de sphère.
sphériques donnent aussi des images,
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