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VARIATIONS NORMALES OE LA TEWPERATURE A PARIS

hiver météorotooique printemps été automne

Courbe indiquant les variations annuelles de la température moyenne à Paris.

En chaque endroit, la température s élève en général depuis le moment où se lève le soleil jusqu'à deux ou trois heures de l'après-midi ; à ce moment-là, il y a maximum. Puis la température s'abaisse jusqu'au moment dn lever suivant du soleil : à ce moment, il y a minimum. Mais très souvent les changements survenus dans la direction du vent et dans l'état du ciel amènent des perturbations accidentelles, qui rendent beaucoup moins re'gulière la variation diurne.

Les saisons amènent dans la température des variations plus importantes encore; la température est plus élevée en été qu'en hiver ; dans nos climats, l'époque lajplus chaude est en général vers le milieu de juillet, et l'époque la plus froide vers le milieu de janvier.

A Paris, la température moyenne des douze mois de l'année est la suivante (résultant d'un fort grand nombre d'années d'observation) :

DiCT. DES SCIE.NCES USUELLES.

s'approche des pôles. Ainsi la températxire moyenne de l'année est de — 19<> à l'île Melville (Amérique du Nord), de + 90,9 à Paris, et de -f- SO» à Massaoua (Abyssinie).

Sur les bords de la mer, il fait généralement moins chaud l'été et moins froid l'hiver que sur les continents.

Sur les montagnes, il fait d'autant plus froid qu'on s'élève davantage : de là l'existence des glaciers et des neiges éternelles sur les montagnes très élevées. Dans le Thibet, les neiges sont persistantes à partir de 5 0(X) mètres d'altitude ; sur les Alpes et sur les Pvrénées, elles le deviennent vers 2 8(X) mètres.

Quand on s'enfonce dans le sol, ou dans l'eau de la mer, la température éprouve aussi des variations remarquables. A une profondeur de quelques mètres au-dessous de la surface du sol, la chaleur de l'été et le froid de l'hiver cessent complètement de se faire sentir. Les caves, les puits,

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jouissent aussi, ou a peu de chose près, de cette constance de température. Si on s'enfonce davantage dans le sol, on trouve des couches successives dont la température augmente à peu près de 1» quand on s'enfonce de 30 mètres. Aussi est-il à croire qu a

eêtre eux en recherchant les poids qui déterminent la rupture de lils ayant exactement le même diamètre, c'est-àdire ayant passé par le même trou de la lilière. Un fil de fer d'un millimètre carré de section ne se rompt que sous une charge de 62 kilogrammes; un fil

Lignes isothermes de l'hëinisphère boréal. — Chacune des lignes tracées sur Cette carie indique les résions où la leuiperalure moveiine de l'année esl la même. Ainsi la ligne marquée 10, qui passe "ilans le voisinage de Pa'is, coupe la mer Noire, la mer Caspienne, traverse le nord de la Chine, les ttats-Unis d'Amérique, montre en quelles régions du globe 1? température moyenne de l'année est de 10 degrés centigrades.

une certaine profondeur toutes les roches terrestres sont fondues.

Dans les profondeurs de l'Océan, les différences de la température viennent surtout des courants marins '.

ténacité. — Propriété que possèdent les corps de résister, sans se rompre, à des efforts de traction plus ou moins considérables. Les métaux et les matières textiles sont les corps qui ont la ténacité la plus considérable ; cette propriété a une importance considérable au point de vue des applications.

On compare la ténacité des métaux

de cuivre de même grosseur supporte seulement 34 kilogrammes, un fil d'argent 21, un fil de zinc 12, un fil d'étain 4 et enfin un fil de plomb se rompt sous un poids à peine supérieur à 2 kilogrammes.

ténébrion.

Genre d'insectes

Ténébrion et sa larve (grandeur naturelle). coléoptères dont une es^ce, le ténér

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brion de la farine, est vulgairement désignée sous le nom de eafardtfig.). La larve, nommée ver de la farine, vit et se métamorphose dans la farine, où elle produit des dégâts considérables.

Le ver de la farine constitue une excellente nourriture pour les rossignols, fauvettes..., élevés en captivité.

ténia (grec : taïnia, ruban). — Les ténias {fig.) sont des vers plats formés par des anneaux successifs. Une espèce de ténia se rencontre fréquemment dans l'intestin de l'homme ; on ladésigne sous le nom de ver solitaire , Lion qu'assez souvent il y ait plusieurs individus dans le même intestin ; le ténia de l'homme peut at- Ténia ou ver soUteindre jusqu'à dix taire (longueur aUeimétres de longueur. ^"^"' "" ■"«''")■ Il détermine l'irrégularité de l'appétit, des douleurs de ventre, des étourdissements; on guérit ordinairement les malades en les débarrassant du ver à l'aide de vermifuges appropriés. Un autre ténia vit dans l'intestin du chien, d'autres dans le cheval, le bœuf, le mouton...

Le mode de reproduction de ces animaux singuliers doit être connu.

Voici ce qui se passe pour le ténia de l'homme.

Chacun des anneaux de l'animal renferme des œufs ; ces anneaux se détachent et sont expulsés au dehors avec les excréments. Les œufs sont avalés par le porc. Dans l'estomac du porc, il sort de ces œufs des embryons armés de six crochets, qui traversent les parois de l'estomac ou du tube digestif, arrivent dans les vaisseaux sanguins et sont entraînés par le sang dans les diverses parties du corps de l'animal; ils se hxent dans le lard, dans les muscles, perdent leurs crochets et deviennent ce qu'on nomme des eystieerques, qui causent la ladrerie ' du porc (fig.). Le cysticerque reste dans cet état tant qu'il demeure dans les organes du porc. cysUcerque d.. cocho.., Mais, SI la chair du c.iii*anl la ladreri' . porcladre, crue ou

mal cuite, est avalée par un homme, il se produit un nouveau développement. Du cysticerque sort une sorte de tête, armée de crochets et de

ventouses, qui se fixe à la paroi Intestinale; de cette tète partent des anneaux, qui se développent successivement, et forment un ténia semblable à celui qui avait donné les œufs primitifs.

D'autres ténias, qui ont un mode de développement analogue à celui-là, se rencontrent dans les intestins de l'homme et de divers animaux. Ainsi le ténia inerme habite aussi l'intestin de l'homme ; il est même plus répandu en France que le précédent; son cysticerque se trouve dans le bœuf, et c'est en mangeant la viande du bœuf que l'homme acquiert le parasite. Le ténia cuciunérin se trouve dans le chien ; son cysticerque a été découvert chez un pou du chien ; le chien, en se léchant, avale le pou, et le ténia se développe. Le ténia cœnure habite l'intestin du chien ; sa forme intermédiaire se rencontre dans le cerveau du mouton, et plus rarement du bœuf, oii il détermine la maladie connue sous le nom de tournis. La démarche de l'animal devient chancelante, il a la vue trouble; le mouton tourne sur luimême; l'amaigrissement arrive, puis la mort. Les moutons prennent le tournis en mangeant des herbes sur lesquelles sont des excréments de chiens malades, et les chiens prennent leur ver en mangea«t les) tètes des moutons morts du tournis.

Un certain nombre de ténias habitent l'intestin de nos animaux domestiques. On n'a pas, jusqu'à présent, signalé d'accidents sérieux dus à la présence de ces parasites.

térébenthine. — Les térébenthines sont des mélanges de résines et d'essences qui s'écoulent des incisions faites au tronc de plusieurs espèces de conifères (fig.).

Les deux variétés les plus importantes sont la térébenthine de Venise et la térébenthine de Bordeaux, ou térébenthine commune.

La térébenthine de Venise est retirée du mélèze ; elle nous vient de Suisse et du Tyrol. Elle est demi-liquide, verdâtre, presque transparente ; odeur forte, saveur aromatique, acre et anière. Elle est employée en médecine.

La térébenthine de Bordeaux a bien plus d'importance ; on la retire du pin maritime, cultivé surtout dans les landes de Gascogne. On fait des incisions à l'arbre, et la térébenthine s'écoule lentement dans de petits pots.

Un j)in peut -^-ivre de soixante à quatre-vingts ans, en fournissant 3 à 4 kilogrammes de térébenthine par an. La térébenthine de Bordeaux est épaisse, grasse, odeur forte et désagréable.

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saveur très ainère ; elle se sèche à l'air. On en retire plusieurs produits importants, tels que la colophane, la poix, le goudron végétal...

Sous le nom de résine, la térében-

Récolte de la térébenthine dans les landes de Gascogne.

thine de Bordeaux entre dans la composition d'un grand nombre de vernis, de la cire à cacheter. Distillée, elle donne l'essence de térébenthine, en laissant la colophane.

térébenthine (essence de). — Essence qu'on retire de la térébenthine ' par distillation. C'est une combinaison de carbone et d'hydrogène.

C'est un liquide plus léger que l'eau, bouillant à 155». Elle est très aisément combustible, et brûle avec une flamme très fumeuse. On s'en sert pour le dégraissage des étoffes, dans la fabrication des vernis, pour le délayage des peintures; on s'en sert même pour l'éclairage. Elle est souvent employée en médecine.

termites. — Insectes névroptères connus aussi sous le nom de fourmis blanches. Vivent en sociétés très nombreuses dans des habitations qui tantôt sont établies dans des troncs d'arbres, tantôt sont construites avec de la terre à la surface du sol {nids ou termitières). Dans la termitière il y a un couple fécond {roi et reine) et un grand nombre de neutres, qui se divisent en ouvriers et soldais. Les ouvriers, à tète petite et arrondie, s'occupent des travaux domestiques; les soldats, à la tête armée de fortes mandibules, défendent le nid. Les neutres n'ont pas d'ailes , les mâles et les femelles en ont. La femelle fécondée perd ses ailes ; elle a un abdomen énorme, et pond un grand nombre d'œufs.

Les espèces sont nombreuses. Le termite lucifuge ifig.) du sud-ouest de la France établit sa demeure dans les bois de charpente, dans lesquels il creuse les galeries qui en compro-

Soldai. Femelle. Mâle.

Termiliére. Ouvrier.

Termite lucifuge (femelle : longueur Om.OOO; ouvrier : longueur Uk>,007 ; soldat : longueur Om,008J.

mettent la solidité. Le termite belliqueux de l'Afrique tropicale construit des nids en terre en forme de monti-^ cules ayant 3 ou 4 mètres de hauteur.' Les ravages causés par les termites sont considérables. Par contre, ils sont recherchés comme comestibles par les Hindous et les Hottentots, qui en sont très friands.

terrains. — On nomme terrain, en géologie, l'ensemble des couches terrestres qui se sont formées pendant une grande époque géologique; les terrains se divisent en étages, les étages en assises, les assises eu zones Les terrains se diviseut en deux grandes catégories : les terrains ignés et les terrains de sédiment.

Les terrains de sédiment ifig-) sont

Carrière à ciel ouvert, montrant la disposition des terrains de sédimenl ou terrains slraliftés (A, terrain calcaire, B terrain argileux, C terrain sablonneux).

ceux qui ont été formés jjar les eaux. Les eaux courantes ravinent le sol et elles vont porter au loin les débris arrachés; elles les déposent au loin, dans les endroits oii le courant est plus faible. Les dépôts actuellement formés par les eaux se nomment allu-

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vions"; les dépôts formés aux anciennes époques géologiques se nomment terrains de sédiment. Les terrains de sédiment se reconnaissent aux caractères suivants : 1» ils sont tous disposés en couches sensiblement parallèles, superposées les unes aux autres; on dit qu'ils sont stratifiés.

2<> ces ce aches renferment des fossiles ', débris uaniriaux et de végétaux anciens, dont les parties solides les plus incorruptibles se sont conservées jusqu'à n;us. /. chaque instant, dans les carrières, Janj les tranchées des chemins de fer, on voit ces terrains stratifiés, situés au-dessous des alluvions modernes. Les terrains de sédiment ne dift'èrent des alluvions modernes que par un point : tandis que les couches de celles-ci sont toujours sensiblement horizontales, les assises de ceux-là sont souvent relevées, contournées, rompues, ou même dressées verticalement. Ces différences de disposition sont dues aux bouleversements qui se sont produits à la surface de la terre depuis la formation des couches. Là oii ces assises n'ont pas été troublées depuis leur origine, on les trouve horizontales. Mais souvent le sédiment a subi, depuis son dépôt, une dislocation due aux forces intérieures qui ont fait émerger les terres, et qui ont creusé des me^s là oii auparavant se dressaient des continents. De là les directions si diverses et les formes si variées que présentent les sédiments qu'on rencontre dans les pays de montagnes.

Les terrains ignés, au contraire, ressemblent beaucoup aux terrains qui sont encore actuellement formés par les volcans.

Ils ne sont pas stratifiés, ils ne renferment pas de fossiles, et ils contiennent des criitaux plus ou moins volumineux. On admet qu'ils sont sortis de la terre à l'état de fusion, à une

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Coupe théorique, iiiuntrinl di.'~ tona^H i^'iiés, entourés de terrains de sédiment.

époque très reculée, comme sort actuellement la lave des volcans. C'est par un refroidissement lent qu'ils ont pris leur forme actuelle. De là leur nom de terrains ignés. Les terrains ignés constituent la plus grande partie de l'écorce terrestre et forment la

base sur laquelle s appuient tous les terrains sédimentaires. Le granit ' et la porphyre ' forment les terrains ignés les j)lus importants ; puis viennent les basaltes ' et les trachytes', produits par les volcans anciens et actuels (fig.).

Les différents terrains qui constituent l'écorce terrestre ne se rencontrent pas partout, c'est-à-dire qu'en un point déterminé du globe on ne trouve

pas toute la série des terrains connus, superposés les uns aux autres. On a pu cependant classer les différentes

Basalte. Porphyre.

sortes de terrains sédimentaires par rang d'ancienneté de formation, à l'aide des fossiles ' qui s'y trouvent contenus. Les éléments les plus simples de cette classification sont les suivants, en commençant par les terrains les plus anciens.

Au début se trouve un terrain d'origine ignée, par conséquent sans fossiles, nommé terrain primitif . Puis les terrains sédimentaires se succèdent dans l'ordre suivant :

silurien.

Terrains primaires * \ dévonien.

carbonifère.

( triasique.

< jurassique.

( crétacé.

( eocène.

< miocène, pliocène

Terrains secondaires '

Terrains tertiaires *

Terrains quaternaires '

terrains primaires. — Les terrains primaires sont les -plus anciens (les terrains' stratifiés; ils nous fournissent beaucoup de minéraux précieux, tels que les ardoises, les

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grés, les pierres meulières, les marbres blancs statuaires, et les beaux marbres colorrs, la houille, lanthracite. Daus ces terraius soûl beaucoup de gîtes de minerais métalliques (cuivre, fer, étain). Ils sont fréquemment traversés par des granits et des porphyres provenant d'éruptions fort anciennes (voy. terrainsi. On y ren-

Carte de France à l'époque primaire : A, B, terre; émergées ; C, û, terres qui êtait;nl alors sous les eaui.

contre un grand nombre de fossiles ', parmi lesquels des trilobites, Aespoissons, des reptiles, des fougères, des prêles {fig.).

Lf- terrain carbonifère est le principal gisement du charbon minéral ; on y trouve aussi dt-s marbres, des grès, employés pour le pavage, des minerais de IVr, de cuivre. Les éruptions volcaniques ont été très nombreuses pendant la période carbonifère, haltouille, lanthracite, sont les principaux produits du terrain carbonifère (voy.

houille *, anthracite *).

terrain primitif. — Le terrain' primitif constitue l'assise la plus profonde de l'écorce terrestre, celle qui sert de support aux terrains de sédiment ; on le rencontre dans toute l'étendue du globe. On n'y trouve pas de fossiles, mais beaucoup de roches cristallisées, dont la plus importante est le gneiss, pierre analogue au gtanif. En France, le terrain primitif se rencontre principalement en Bretagne , dans le plateau central, le Morvan, les Cévenues.

terrains quaternaires. — Les

terrains quaternaires sont ceux qui se sont déposés dans la dernière période géologique, presque jusqu'à l'époque actuelle. Pendant la période où se sont déposés ces terrains, apparaissent des espèces animales et végétales de plus en plus semblables à celles d'aujourd'hui; enfin nous voyons

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