FOSSILES DES TERRAINS TERTIAIRES
Coquilles du terrain tertiaire.
Fouillis de coquilles [ctct/its; dans un morceau de pierre d,; Pans.
Paléotbérium (hauteur 1",30).
Les fossiles ' de cette époque sont principalement des ammonites, des bélemnites, de grands reptiles. C'est là qu'apparaissent les oiseaux et même les mamrnifères (fig)-
Mastodoute i^iiauleur £ uiélrc^j.
le gypse, le sel aemmfi, la pierre meulière, le phosphate de chaux, le lignite. On y trouve des trachytes et des basaltes provenant, d'éruptions volcaniques. Les animaux qui vivaient à
TER
TER
l'époque tertiaire étaient nombreux et so rapprochaient déjà beaucoup des animaux actuels ; on y voit apparaître beaucoup de mammifères que nous reconnaissons à leurs fossiles, animaux ajialogues au tapir, à Véléphant (/îgr. ). Les oiseauxétaient abondants. Les forêts sont alors composées d'un grand nombre de plantes tout à fait analogues à nos plantes actuelles.
Les divisions des terrains tertiaires sont les suivantes :
pôles les deux extrémités de l'axe de la terre. L axe de la terre est la ligne imaginaire autour de laquelle la terre accomplit sa révolution sur elle-même.
Les dimensions de la terre sont connues très exactement à la suite de mesures précises. On a pris justement pour unité de longueur {mélre) la quarante millionième partie de la ligne faisant le tour de la terre en passant par les pôles. Il en résulte que le tour de la terre est exactement do
La terre est sphérique.
Pôle Nord
PôltSud
Aplatissement de la terre aux pôles.
Diamètre de la terre.
Circonférence de la terre.
La terre tourne sur elle-même de l'est à l'ouest.
Le terrain éocène, le tervain miocène, le terrain pliocène. Ils sont très répandus, et en particulier en France.
terre. — La terre est sensiblement sphérique (/ig.), de même que tous les astres; les montagnes, les plateaux élevés, sont beaucoup moins sensibles su.- la terre, prise dans son ensemble, que les rugosités ne le sont sur la peau d'une orange. Elle est isolée dans l'espace, tournant sur elle-même en vingt-quatre heures, pendant qu'elle tourne autour du soleil dans l'intervalle d'une année.
En réalité, la terre n'est pas exactement sphérique, car elle est légèrement aplatie aux pôles (fig.). On nomme
La terre tourne autour du soleil.
40 000 kilomètres, ou 10 000 lieues. Le rayon de la terre à l'équateur est de 6 377 398 mètres ; à cause de l'aplatissement, le rayon au pôle est un peu plus petit, égal seulement à 0 356 080 mètres. La surface de la terre est de 509 950 820 kilomètres carrés, et son volume 1 082 841 000 000 kilomètres cubes i/lg.).
De la rotation de la terre sur elle-même résultent le jour et la nuit; il nous semble que le soleil monte au-dessus de l'horizon et se couche, mais en réalité le soleil reste immobile et la terre tourne. La rotation de la terre se fait d'occident en orient, et il en résulte que le soleil, de même que les étoiles, semble tourner autour
TER
— 7oi —
TER
d'elle d'orient en occident, c'est-à-dire que le soleil se lève vers l'est et se couche vers l'ouest (fig.).
En même temps que la terre tourne sur elle-même, son axe de rotation se déplace rapidement, de façon à parcourir en une année une grande course autour du soleil (fig.). L'orbite ainsi décrite par la terre est presque sphérique ; plus exactement, elle a la forme dune ellipse ; il en résulte que la terre n'est pas toujours à la même distance du soleil. Si l'axe de rotation de la terre sur elle-même était perpendiculaire au plan de l'orbite, les jours seraient toute l'année, en tous les points de la terre, égaux aux nuits ; il n'y aurait pas de saisons. Mais, comme cette condition n'est pas remplie, il en résulte l'inégalité des jours et des nuits, l'inégalité de chaleur reçue aux différentes époques de l'année, c'est-àdire les saisons '.
terreau. — Le terreau ou humus est le résultat de la décomposition des matières végétales et de quelques matières animales. Les feuilles qui tombent, les plantes herbacées qui meurent, les petites branches, les racines, le fumier enfoui dans la terre, forment, dans leur décomposition lente, le terreau qui se mélange aux autres éléments de la terre végétale'.
Pur, le terreau est une masse poreuse de couleur noire ; il contient presque tout ce qui est nécessaire à la végétation ; mais à lui seul il constituerait une terre infertile, parce qu'elle serait trop meuble, trop humide et trop sujette à la putréfaction.
terres. — On donne le nom de terre à un grand nombre de substances.
Ainsi la terre anglaise est une faïence fine, nommée aussi cailloutage (voy.
céramique I. La terre arable est la terre végétale '. La terre à foulon est une argile qui sert au dégraissage des draps et des autres étoffes de laine, parce qu'elle a la propriété d'absorber les huiles dont on a imprégné ces tissus pour faciliter les premières opérations de la filature et du tissage. La terre à porcelaine est le kaolin '. La terre de pipe est une argile servant à faire des faïences fines. La ter>-e glaise est une argile qui sert aux poteries communes.
terre végétale. — La terre végétale est un mélange qui renferme essentiellement quatre substances:
1» du terreau, formé de débris végétaux très divers ; 2" du sable ; S» de l'argile; 4» du calcaire pulvérulent, c'est-àdire du calcaire réduit en une poussière assez fine pour se délayer dans 1 eau ifig.).
Ce mélange complexe s'est formé à la longue, par suite de la désagrégation progressive des roches sous l'action de l'air, de Ihumidité et des variations de la température ; les végétations qui commencent à se produire sur une terre en formation encore dépourvue de terreau y ajoutent peu à peu ce dernier élément. Sur les plateaux élevés, la terre se forme sur place, par l'altération des roches du sous-sol : si le sous-sol est calcaire, la terre sera riche en calcaire pulvérulent ; si le sous-sol est argileux, la terre renfermera beaucoup d'argile ; si le sous-sol est sablonneux, la terre sera sablonneuse. Sur les pentes, la terre végétale, entraînée par les pluies, n'atteint jamais qu'une faible épais'seur; elle descend dans les vallées, oii elle s'accumule.
Sol arable
Couches du sol. — l i l'i r j ■ ^ ipeut être atteinte par la charrue. Au-desiouî est encore un sol végétal, mm que la charrue ne peut retourner. En6o le sous-?ol, peu propre à la végétation, est constitué par du sable, du calcaire, de l'argile..., selon les régions; il n'a plus du tout la composition de la terre Tégétale.
Pour être parfaite, une terre végétale doit contenir en abondance toutes les substances qui sont nécessaires à la vie des plantes. Elle doit être perméable à l'air, à l'eau et à la chaleur; l'air et la chaleur sont aussi nécessaires aux racines des plantes qu'à leurs feuilles ; quant à l'eau, elle a pour fonction de dissoudre les substances nutritives que contient la terre et de permettre qu'elles soient absorbées par les racines. La terre, enfin, doit se laisser facilement traverser par les racines, et leur offrir en même temps un point d'appui assez résistant.
La terre possède toutes ces (jualités, quand elle contient des quantités convenables de terreau, d'argile, de calcaire pulvérulent et de sable.
Le terreau (ou humus) est l'ensemble des matières d'origine organique qui se trouvent accumulées dans la terre
TER
TËT
végétale. Ces matières proviennent des engrais et des débris des plantes que le sol a portées. Le terreau contient presque tout ce qui est nécessaire à la végétation. C'est la matière alimentaire des végétaux. Mais un excès de terreau serait nuisible. Le terreau est trop meuble, il n'a pas une ténacité suffisante pour que les plantes s'y lixent solidement. De plus, il retient trop l'eau de pluie, ce qui provoque sa putréfaction et celle des racines.
L'argile fournit peu de nourriture aux plantes mais, elle a la propriété d'absorber les matières nutritives qui proviennent de la décomposition lente du terreau et des engrais. Sans l'argile, ces aliments seraient entraînés par les eaux, sans pouvoir être pompés par les racines. De plus, l'argile absorbe l'oxygène de l'air et contribue ainsi à l'aération de la terre. Enfin, l'argile, qui est tenace, permet aux racines de s'attacher fortement.
Le calcaire pulvérulent a pour rôle d'activer la décomposition des engrais et du terreau, décomposition sans laquelle le terreau ne serait pas propre à nourrir le végétal.
Le sable n'a pas de rôle bien particulier, il empêche chacun des éléments précédents d'agir trop énergiquement.
Il se laisse aisément traverser par l'eau et empêche le terreau et l'argile de retenir trop d'humidité ; il est très meuble, et il s'oppose à ce que l'argile durcisse trop la terre ; il est enfin très perméable à l'air, à l'eau et à la chaleur.
On admet que la meilleure terre renferme, sur 100 parties, 10 de terreau, 10 de calcaire pulvérulent, 25 d'argile, et 55 de sable.
Les terres qui renferment trop d'argile (terres argileuses, terres fortes, terres glaises) sont difficiles à travailler ; elles sont trop humides eu hiver, car l'eau ne peut les traverser; trop dures en été, car le soleil fait durcir l'argile ; elles ne sont perméables ni à l'air, ni à la chaleur. On les améliore, quand l'argile n'y est pas e^i quantité trop forte, en y ajoutant comme amendement ' de la chaux (en les chaulant).
Les terres qui renferment trop de calcaire sont trop légères, elles sont trop sèches en été et épuisent rapidement les encrais en les décomposant.
On les améliore difficilement.
Les terres qui renferment trop de sable sont aussi trop légères, trop meubles, trop perméables à l'eau, qu'elles ne retiennent pas du tout. On les abandonne souvent à la culture des pins. La terre de bruyère ou terre de jardinier, très mauvaise pour
l'agriculture, mais excellente pour certaines plantes des jardins, est un mélange de sable et de terreau, qui ne renlernie presque pas d'argile ni de calcaire.
Les terres humifères qui renferment trop de terreau, sont trop humides.
Quand l'excès de terreau est considérable, on les nomme tourbes, ou terres marécageuses, parce qu'elles sont formées par l'accumulation au fond des marais des débris de la végétation des plantes aquatiques. Elles sont infertiles.
Les efforts de l'agriculteur doivent tendre, non seulement à faire produire de fortes récoltes aux bonnes terres, mais aussi à améliorer progressivement les terres médoicres ou même mauvaises, pour arriver à en faire des terres meilleures, ou même tout à fait bonnes. On y arrive en ajoutant à la terre des amendements ' destinés à corriger ses principaux défauts dans la limite du possible, et aussi en faisant intervenir certaines opérations de culture, telles que le lanourage, le drainage, l'irrigation.
testacelles. — Genre de mollusques gastéropodes assez semblables aux limaces, mais qui s'en distinguent par la présence, sur l'extrémité postérieure du corps, dune petite coquille. Loin d'être nuisibles, comme les limaces, les testacelles sont au contraire utiles, car elles ne s'attaquent pas aux plantes, mais uniquement aux animaux, et en particulier aux vers de terre.
tétanos. — Maladie fort grave et fort rare, caractérisée par une contraction permanente de tous les muscles soumis à l'action de la volonté ; cette contraction permanente est accompagnée de redoublements convulsifs qui, s'étendant aux muscles de la respiration, amènent souvent la mort par asphyxie.
Le tétanos se produit à la suite de fréquents changements de température, à la suite de lésions qui n'auraient quelquefois par elles-mêmes aucune gravité. Lorsque le tétanos est complet, le corps entier est raide et immobile, et les efforts les plus puissants sont incapables de le fléchir. La terminaison est ordinairement fatale.
têtard. — "Voy. batraciens.
tête. — Partie supérieure du corps; elle renferme un grand nombre d'organes importants (fig-). Le squelette de la tête est formé de 22 os, auxquels il faut ajouter l'os hyoïde, dans le cou, qui soutient le larynx, les osselets des oreilles' et les 32 dents. De ces 22 os,
TKT
THA
huit forment la cavité du crâne, qui renferme le cerveau, et 14 constituent la face.
Orbites des yeux-g
Fosses nasales
Mâchoire super.
Dents
Buuchi-
ïlâchoire infér.
Os de la tête.
C'est dans la tête qu'est le cerveau, la partie principale du système nerveux; c'est là que se trouve la bouche,
S4 trouve dans les grandes forêts des pays montagneux. Ce gros oiseau est un excellent gibier ; se nourrit de feuilles, de baies, d'insectes.
Tétras, ou coq de bruyère (longueur OmjSO).
Le petit coq de bruyère, long de 66 centimètres, a la queue tout à fait fourchue. Il est presque aussi rare.
La gelinotte, longue de 47 centi-
Auriculaire antérieur.
f rapèie. •
.Orbiculaire des paupières.
Élévateur commun du nez et
de la lèvre supérieure.
Élévateur de la lèvre supé-
Orbiculaire des lèvres.
Triangulaire.
Ventre antérieur.
"~ Sterno-hyoîdicn.
.sti'rnn mastoïdien.
•■~ Grand pectoral.
Muscles de la tête.
entrée du canal digestif ; twit près, dans le cou, est le larynx, organe de la voix. Des cinq sens, quatre (la vue, l'ouïe, l'odorat et le goût) sont localisés dans la tête.
tétras. — Les tétras sont des oiseaux gallinacés au corps épais, aux ailes courtes. Ils ne sont pas très abondants en France. Les principales espèces sont les suivantes ;
Le coq de bruyère, long de 80 centimètres ifig.). Son plumage est brillant.
La femelle, plus petite, est plus terne.
mètres, n'est pas beaucoup plus abondante. Se trouve aussi dans les forêts des pays montagneux.
thapsia. — Plante de la famille des Oinbellifères qui croît sur tout le littoral de la Méditerranée; le suc de cette plante est caustique; il agit, quand on l'absorbe, comme un purgatif violent et même comme un poison. De la racine du thapsia on retire une matière résineuse qui est employée en médecine; incorporée dans les emplâtres et les pommades, cette résùne
THft
THE
produit sur la peau une violente éruption tit' vésicules.
thé. — Le thé de la Chine {/tg.) est un arbrisseau toujours vert, qui a quelque ressemblance avec le myrte du midi de l'Europe. Abandonné à'iuiméme, il atteint une hauteur de 8 à 10 mètres, mais la culture en arrête la croissance, et il ne dépasse pas alors 2 mètres. Il est particulièrement cultivé en Chine, pour ses feuilles avec lesquelles on prépare une infusion pro-
Rameau Qeuri au Ibs.
duisant un effet utile sur l'oroar:israe On commence la récolte dfs' feuilles quand l'arbre a quatre ans. On fai' deux récoltes par an, au printemps et à 1 au tomne. Les feuilles de thé, avant d'être livrées au commerce, subissent une manipulation assez longue, qui a pour but d assurer leur conservation et de leurôter le principe acre qu'elles contiennent ; puis on les enferme dans des caisses à l'abri de l'air et de la lumière.
On distingue dans le commerce un grand nombre de variétés de thé, plus ou moins estimées. Toutes les sortes peuvent se diviser en deux groupes :
les thés veris et les thés noirs. On suppose que lés thés verts et les thés noirs proviennent des mêmes arbres, mais que la coloration des thés noirs provient d'un commencement de fermentation, à laquelle les feuilles ont été soumises avant la dessiccation.
En Europe, le thé est toujours pris en infusion. C'est une boisson alimentaire, dont la valeur nutritive est au moins égale à celle du bouillon de viande. Cependant c est surtout comme boisson hygiénique que le thé doit être considéré. Même en Chine et au Japon, l'usage du thé semble s'être généralisé surtout pour masquer les mauvaises qualités des eaux saumâtres et malsaines de ces pays. Le thé pris en infusion stimule l'appareil digestif, active la circulation, provoque la sueur et l'excrétion urinaire. Son action sur le
système nerveux se rapproche beaucoup de celle du café. Surtout dans les pays chauds, c est une excellente boissou. Le thé noir est beaucoup moins excitant que le thé vert.
En Chine et au Japon, le thé constitue la principale boisson de toutes les classes de la société. On prend l'infusion sans y ajouter ni lait, ni sucre, ni alcool; souvent on mange la feuille qui a servi à préparer l'infusion.
L'exportation du thé fournit à la Chine un revenu annuel de plus de 200 millions de francs. L'Angleterre consomme annuellement 25 millions de kilogrammes de thé, l'Amérique 20 raillions; en France la consommation en est presque nulle, seulement 50 000 kilogrammes par an.
tbéridion. — Genre d'animaux arachnides dont on connaît un grand nombre despèces. Le théridion bienfaisant est très commun dans les jardins, il fait souvent son nid dans les grappes de raisin et sa toile, très fine, préserve le raisin de la morsure des insectes. Le théridion malmigratte, répandu dans les pays chauds, remarquable par son corps noir, marqué do taches rouges, passe pour avoir une morsure venimeuse.
thermomètre. — On nomme therrnomètre tout appareil destiné à nous renseigner sur les variations du chaud et du froid. Le plus ordinairement, un thermomètre est constitué par une petite ampoule de verre, munie d'un tube long et étroit, dans laquelle on a introduit du mercure ou de l'alcool coloré en rouge et qu'on a ferme. Par suite de la dilatation qu'il éprouve, le liquide s'élève d'autant plus haut qu'il fait plus chaud. Une graduation marquée sur la tige permet de mesurer aisément les déplacements du liquide.
Quand ce dernier s'arrête en face de la division 25, on dit que la. température est de 25 degrés. Pour que les dill'érents thermomètres donnent des indications comparables entre elles, il est nécc;saire qu'ils soient tous gradués d'après la même règle. La graduation adoptée en France est appelée graduation coi /('grade ; son zéro correspond àla température de la glace fondante, son point 100 correspond à la température de l'eau bouillante (voyez ébulUtion) ; l'intervalle compris entre 0 et 100 a été divisé en cent parties égales, et les divisions, toujours de même longueur, ont été prolongées au-dessus de 100 et au-dessous de 0. Tous les thermomètres gradués d'après ces principes marquent la même température quand ils sont placés les uns à côté des autres; qu'ils soient grands ou petits, d'une forme
SCIE.NCES USUELLES.
THE