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Tocbets, au corps des animaux, et liercenl la peau avec un suçoir comjiosé de pièces cornées très dures. Le corps de l'animal, petit et très plat

Tique du chien, 1res grusâe (longueur, 0m,006}.

ijuanJ il n'est pas rempli de sang, devient rond et relativement énorme quand la tique est gorgée (fig.).

toluène. — Combinaison de carbone et d'hydrogène. C'est un liquide incolore, d'une odeur analogue à celle de la benzine. On le retire des huiles léfférex qui proviennent de la distillation du goudron de houille. Ce liquide sert en grande quantité à la préparation de la toluidine avec laquelle on prépare des matières colorantes. Un sait quelle importance ont pris de nos jours les matières colorantes dérivées du goudron de houille voy. anthracène, aniline).

tomate. — Plante de la famille des solanées, dont le fruit est constitué par une grosse baie rouge remplie d'un suc acide as-sez agréable, alimentaire ifig.). La plante elle-même dégage une odeur ti"ès forte, assez désagréable. La culture de la tomate exige un cli-

Rameaa de tomate portant des fruits (bauleor de la plante 1 mètre).

mat assez chaud ; le midi de la France lui convient particulièrement. Le nombre des variétés est considérable ; la multiplication se fait par semis. La tomate est surtout utilisée pour la préparation des sauces.

tombac. — Alliage analogue au laiton', qui contient 90 0 0 de cuivre, avec un peu de zinc, détain et d'arsenic.

toniques.— Médicaments ou agents divers qui augmentant les forces d'une manière durable; bien distincts des excitants, des stimulants, qui agissent plus rapidement, mais dont l'action ne dure pas. L'ai'r, surtout celui de la campagne et de la mer, la lumière vive du soleil, sont des agents toniques dont personne ne peut se passer. Une alimentation tonique comporte du vin vieux, et surtout du vin de Bordeaux, des viandes grillées ou rôties, des œufs, du laitage. Parmi les niédicaments toniques, le fer, le quinquina, l'huile de foie de morue, le phosphate de chaux, les amers sont les principaux.

tonnerre. — Bruit, le plus souvent prolongé, que produit l'éclair. Un temps assez long sépare d'habitude la lueur de l'éclair du bruit du tonnerre, parce que la lumière de l'éclair arrive à nous à peu près instantanément, tandis que le son ne parcourt que 340 mètres par seconde. Aussi peut-on juger facilement la distance d'un orage par le nombre de secondes qui sépare la vue de réclair de la perception du bruit du tonnerre.

La durée du roulement du tonnerre nous est expliquée aussi par ce fait que le bruit produit au point de l'éclair le plus éloigné de nous, arrive à l'oreille plusieurs secondes après le bruit produit au point le plus rapproché.

topaze. — Pierre précieuse jaune, La topaze orientale (Indes, Thibet Ceylan, etc.) est du corindon'. La topaze ordinaire ou topaze du Brésil^ beaucoup moins estimée, est simplement du cristal de roche.

topinambour. —

Plantes vivaces de la famille des composées, dont la racine produit des bourgeons charnus , alimentaires pour l'homme et les animaux; le goût de ces tubercules est analogue à celui des artichauts , mais plus sucré.

Le topinambour (fîg.) nous est venu du Canada au xvn^ siècle; il est aujourd'hui cultivé en grand pon du topinamcomme plante four- bour (tiauteur, s», 5). ragère , car il n'est guère utilisé pour l'alimentation de l'homme. Il est plus employé encore pour la fabrication de l'alcool.

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torcol. — Petit oiseau (/rimpeur ; longueur 18 centimètres. Ne reste en France que pendant l'été. Remarquable par la isarticularité qu'il possède de pouvoir tourner la tète de tous les côtés. Ses mœurs sont analogues à celles des pics. Niche dans le creux

Torcol (longueur, 0">,18).

des arbres : 7 à 11 œufs blancs. Il ne grimpe pas , mais s'accroche aux écorces, pour y rechercher les insectes. Mange beaucoup de fourmis, des chenilles, toutes sortes de larves. Sa chair est estimée {/ig.).

tordjie. — Herbe de la famille des ombellifères, qu'on trouve en France dans les lieux incultes, les haies, sur le bord des champs. Sa tige a 1 mètre de hauteur; ses fleurs sont blanches.

tornientille. — Herbe de la famille des rosacées, qu'on rencontre surtout dans les bois ; les racines en sont fébrifuges et très astringentes. Elles sont utilisées en médecine, et aussi dans le tannage des peaux.

torpille. — Les torpilles sont des engins chargés de dynamite ', destinés à produire au moment opportun une explosion redoutable. Pour la défense

D'autres fois la torpille (fig ) est portée i)ar un petit vaisseau, le torpilleur, d'une longueur de 20 à 30 mètres, très eflilé, sortant à peine de l'eau ifig.). Monté par quelques hommes seulement, et muni d'une puissante machine, qui lui fait faire jusqu'à 4,5 kilomètres à l'heure, le torpilleur s'approche du vaisseau ennemi et va accrocher à ses flancs la torpille portée

Torpille automobile.

par une fourche (/ig.). Ou bien i) lance, quand il est à 300 ou 400 mètres, une torpille en forme de cigare, munie dune hélice que fait mouvoir de l'air comprimé renfermé dans ses flancs. La torpille s'avance ainsi d'elle-même, et si elle rencontre le vaisseau, elle éclate comme un formidable obus ', et détermine la perte du navire.

torpille. — La torpille (fig.) est un poisson marin analogue à la raie.

Torpille (longueur, On.SO).

On la trouve surtout dans les régions chaudes ; elle est rare sur les côtes de France ; sa longueur ne dépasse guère 50 centimètres.

Elle possède la faculté de dégager de l'électricité et de donner souvent de violentes secousses. L'organe qui

Coupe d'un bateau torpilleur.

des côtes on place des torpilles au fond de la mer ; ces torpilles sont en communication avec un poste duquel on peut en déterminer l'explosion par une étincelle électrique, au moment où s'approchent les vaisseaux ennemis.

produit l'électricité se compose d'un série de tubes placés de part et d'autre du corps, et serrés les uns contre les autres. Elle peut à volonté diriger la décharge sur tel point qu'il lui plaî) et foudroyer ainsi à l'instant les petit»

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poissons dont elle fait sa proie; les décharges afl'aiblissent l'appareil, qui ne reprend toute son intensité qu après un repos plus ou moins prolongé.

torticolis. — Rhumatisme musculaire passager, qui force la tête à prendre une position anormale et rend ses mouvements très difficiles. Est produit ordinairement par le froid ou l'humidité ; il passe en quelques jours par l'action de la chaleur (lit, couche de ouate sur le cou) et de quelques frictions avec un mélange d'huile de camomille, de chloroforme et de laudanum. Une sorte de torticolis chronique, moins douloureux, peut donner à la tête une position vicieuse permanente ; la guérison est plus difdcile et plus lente.

tortues. — Les tortues ou ehélo-

Squelette de tortue.

niens sont des reptiles caractérisés par l'existence d'une carapace qui recouvre entièrement le corps. Elles

carapace est formée par de grandes plaques épidermiques constituant \écaille, et par le derme qui s'ossifie et s'applique sur le squelette ifig.). La partie inférieure de la carapace ou plastron est formée par le sternum et la région sternale des côtes auxquelles viennent aussi s'ajouter des plaques d'écaillé. La tête, le cou et les membres sont les seules parties du corps qui sortent de la carapace, et encore peuvent-elles d'ordinaire y rentrer complètement. Les tortues sont ovipares ; elles pondent des œufs revêtus d'une coque dure qu'elles déposent d'ordinaire dans les trous, ou qu elles enfouissent dans le sable. Elles se nourrissent de matières végétales; cependant celles qui fréquentent les eaux mangent aus.si des poissons, des mollusques ou des crustacés. Elles habitent les régions chaudes. Le genre de vie de ces animaux varie beaucoup et coïncide avec des dillérences dans leur conformation, suivant qu'elles sont marines, fluviales, paludines ou terrestres.

Ce sont les seuls reptiles véritablement comestibles. Les œufs des grandes espèces sont estimés. Enfin la carapace fournit Vecaille ', qui a une grande valeur.

Tortues marines {fig)- — La tête ni les membres ne peuvent rentrer dans la carapace ; les pattes ont la forme de rames natatoires, les antérieures beaucoup plus longues que les postérieures. Ne quittent les eaux marines qu'à l'époque de la ponte pour venir déposer leurs œufs à terre, où elles les enfouissent dans des trous qu'elles creusent sur le rivage. Elles retournent ensuite à la mer, ou se rendent également les jeunes aussitôt après l'eclosion. Une tortue pond jusqu'à 100 œufs blancs sphériques ayant, dans les grandes espèces, de 6 à 8 centimètres

Tortue de mer.

(Long., 1 à 2 lUf^lres.)

Tortue paludine.

(Long., 0",20 à O^iSO.)

Tortue terrestre.

(Long., 0«>,15 à 0",40.;

ont quatre pattes, pas de dents, mais un bec corné analogue à celui des oiseaux. La partie supérieure de la

de diamètre ; c'est le soleil qui se charge de l'incubation (15 à 20 jours). Les tortues marines vivent en bandes

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dans les mers des pays chauds (Autilles, Cuba, golfe du Mexique, océan Indien). Elles se nourrissent de plantes marines, de crustacés, de mollusques.

On en trouve de fort grandes espèces.

Ainsi la tortue franche de l'océan Atlantique atteint 2">,30 de long, lm,30de large, et un poids de 500 kilos ; exceptionnellement on en trouve de plus grandes; le caret de l'océan Indien est nfoins grand. Les tortues marines donnent beaucoup d'écaillé; leur chair est délicate, leurs œufs très recherchés. De la carapace les indigènes font de petits canots, des toits pour leurs huttes, des réservoirs d'eau.

Tortues fluviales. — La carapace et le plastron sont incomplètement ossifiés et recouverts d'une peau dépoun-ue de lames cornées {tortues molles) ; la tête et le cou ne sont pas rétractiles. Les pattes portent des doigts libres et mobiles, mais unis par une membrane natatoire. Habitent les grands fleuves de l'Afrique, de l'Inde et de l'Amérique; vivent de moUus- | ques, de reptiles et de poissons. Ce sont de véritables carnassiers ; peuvent atteindre 1 mètre de longueur; chair délicate et estimée.

Tortues paludines {fig.). — Les pattes sont terminées par cinq doigts libres, mais plus ou moins palmés : la carapace et le plastron sont entièrement ossifiés et recouverts de plaques cornées. La tête et les membres peuvent se cacher sous la carapace. Ce sont des tortues de petite taille; animaux carnassiers, gloutons, sauvages, colères ; leur écaille n'est pas assez belle pour être utilisée. L'Europe possède plusieurs tortues de marais. Aansi la cistule est répandue dans les marais et les étangs de Grèce, d'Italie, d'Espagne, de Portugal, du midi de la France; elle se nourrit de vers, de petits poissons, d'insectes, de mollusques : sa carapace est très foncée ; longueur 25 à 30 cent. ; on mange parfois sa cbair.

Tortues terrestres (fig.). — La carapace est très bombée ; elle est complètement ossifiée, ainsi que le plastron; la tête et les membres sont rétractiles ; ceux-ci ont la forme de moignons. Se nourrissent de végétaux. Parfois de taille moyenne, niais ordinairement petites ; vivent dans les bois et dans les lieux couverts d'une herbe abondante, surtout dans les régions chaudes. Creusent dans la terre des trous peu profonds oii elles s'engourdissent pendant l'hiver. La plus grande espèce est la tortue éléphantine des îles du canal de Mozambique, qui atteint jusqu'à l>n,30 de longueur.

L'Europe renferme plusieurs tortues

tHijfç.stres. La tortue grecque (Grèce, Italie, Espagne, département des Pyrénées-Orientales) a i!ô à 30 centimètres de longueur. La tortue mauresque, à peu près de même taiUe, est commune en Algérie. On la place quelquefois dans les jardins, espérant lui voir détruire les mollusques et les insectes, mais en réalité elle semble avoir une grande préférence pour les végétaux, et elle dévore en particulier les salades.

toucan. — Oiseau grimpeur de l'Amérique du Sud, remarquable par la grosseur du bec, presque aussi grand

Toucan (longueur totale, 0œ,50).

et aussi gros que le corps ; ce bec, d'ailleurs, n'est ni lourd ni puissant, et l'oiseau est obligé d'avaler sa nourriture sans la mâcher (/î^f.).

toucher. — Le sens du toucher qui nous donne la notion de la forme des corps, de leur dureté, de leur température, est répandu sur toute la surface de la peau, mais il n'a toute sa délicatesse qu'à l'extrémité des doigts (fig.). Ce sens est dû aux

Le sens du toucher rcside surtout dans la main.

nerfs de la sensibilité, qui, traversant le derme, viennent se terminer dans lépiderme, c'est-à-dire presque à la surlace, en un grand noir>bre de

Le toucher par une anire partie du corps ne donne que de; notions «gnes et incertaine'.

fibrilles fort ténues qui sont excitables par la pression, la chaleur, etc. Les sensations tactiles ne sont réellement

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perçues qu'à la suite de phénomènes cérébraux, éveillés par l'excitation des nerfs ; il peut se faire qu'un contact ne soit pas senti, même violent, lorsque le cerveau est absorbé par un travail quelconque.

tourbe. — La tourbe est produite par des matières végétales qui se carnoniseut lentement sous l'eau ; il s'en forme sur le bord des rivières, des étangs, des lacs, mais surtout dans les terrains marécageux.

Les tourbes de marais proviennent i)rincii)alcment de végétaux inférieurs [iiwusseset sphaignes) qui conservent 4es végétaux plus élevés et jusqu'à des troncs d'arbres. Prés de Dunkerque on emploie pour l'ébénisteric des troncs de chêne ensevelis dans les tourbières, où ils ont pris la couleur noire du bois d'ébène.

On trouve des tourbières en Picardie, en Champagne, dans les Vosges, mais surtout dans les grandes plaines des régions septentrionales. Eu Irlande, la tourbe couvre un dixième de la surface; en Ecosse, dans l'Allemagne du Nord, ce sont des milliers de kilomètres carrés qui sont recouverts par les marais tourbeux. De même en Hollande, la tourbe est à peu près le seul comliustible des Hollandais. On exploite les tourbières en enlevant à la pelle des mottes de tourbe, qu'on fait sécher, puis qu'on utilise comme combustible.

tourne-pierre. — Oiseau échassier voisin de la bécasse, qui retourne avec son bec les pierres des rivages pour chercher les vers qui sont cachés dessous. Il n'est que de passage eu France.

tournesol. — Nom vulgaire souvent donné à la plante nommée soleil '.

On nomme aussi tournesol une matière colorante, d'un bleu violet, employée en teinture. Une variété de tournesol est retirée de la maurelle, plante de la famille des euphorbiacées, qui croît spontanément dans le midi de la France, en Espagne, en Italie et dans l'Orient; la préparation de cette variété a une certaine importance dans les départements du Gard et de l'Hérault; ce tournesol, dit tournesol en drapeaux, est employé surtout en Hollande, pour teindre les fromages, les conserves et les liqueurs. Une autre variété, le tournesol en pains, se retire de divers lichens '. La teinture de tournesol, si employée dans les laboratoires de chimie, est une dissolution de tournesol en pains.

tournis. — Voy. ténia.

tourterelle. — Oiseau colombin

analogue au pigeon, mais plus petit.

Longueur totale Om.SO. La tourterelle est très élégante, et son plumage est nuancé de jolies teintes, son vol est très rapide. Elle n'est que de passage en France, et va hiverner en Afrique.

îourterelle (longuuur 0">,30).

Habite les bols frais, voisins des champs cultivés ; sa nourriture se compo.se de petits mollusques et de graines de toute espèce. Elle bâtit sur les arbres un nid grossier dans lequel elle dépose deux œufs (fig-).

tourteau.x. — On donne le nom de tourteaux aux résidus durs que laissent les plantes oléagineuses dont on a extrait l'huile. Les tourteaux de lin.

Entrée des lourleaux. Volant. Manivelle.

Kêcipiviit.

Brise-tourteaux. — Le tourteau passe entre Jes cylindres cannelés, mis en inouvement par une manivelle : il est nneinent concassé.

de chènevis, de colza, de navette, de noix..., servent à l'alimentation des bestiaux. Pour les employer . on les réduit en très petits morceaux à l'aide

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