‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 400 sur 418 · TYP · texte numérisé non relu

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'iHus fort dans un tui/ausonore, ilrenà ' surcessivement plusieurs sons qui vont on montant rapidement depuis le plus grave, ou son fondamental, auquel s'appliquent les lois précédentes.

iDStruments de musique. — Dans l'orgue, on n'emploie que le son fondamental de chaque tuyau. La longueur de ces tuyaux varie de 5 mètres à quelques centimètres. Chaque note est, du reste, produite par un grand nombre de tuyaux, qui diffèrent par leur forme, leurs parois et leur emboucliure, et donnent ainsi des timbres différents ; aussi l'orgue est-il un orchestre complet plutôt qu'un instrument simple.

L'orgue de l'église Saint-Sulpice, à Paris, renferme 7 000 tuyaux tixés sur une soufflerie qu'alimentent quatre grandes pompes à air. A côté de l'orgue, le plus complexe des instruments à vent, plaçons la trompette et le cor de chasse, les plus simples. Ces instruments n'ont qu'un seul tuyau, duquel on tire une série de sons, en soufflant de plus en plus fort. Dans les autres instruments, on a un tuyau de longueur variable et on utilise les divers sons que peut donner chaque longueur de tuyau. Les trous et les ciels de la flûte et' de la clarinette servent à mettre l'air du tuyau en communication avec l'extérieur en divers points de la longueur de l'instrument. De plus, pour chaque disposition des doigts qui ferment ou ouvrent les ciels ou les trous, on peut, en forçant le vent, obtenir plusieurs sons. Dans le cornet à piston, des tuyaux supplémentaires que l'on met à volonté en communication avec le tuyau principal, font varier la longueur de ce tuyau.

typhlite. — Inflammation du ca?cum (voy. Intestin), résultant le plus souvent d'une constipation opiniâtre.

Souvent une rièvre intense se déclare et il se produit un abcès dans la région céecale [pérityphlite).

typhus. — Maladie dont le caractère essentiel est une fièvre continue intense. Elle affecte diverses formes, selon les climats et les circonstances dans lesc^uelles elle se produit, mais c'est toujours une maladie microbienne (voy. microbes) et par suite eowtaf/ieuse ', qui peut être d'ailleurs sporadique ', endémique' on epidémique.

Fièvre typhoids. — La fièvre typho'ide est pour ainsi dire le typhus sporadique, mais elle peut être épidémique.

Elle se développe sous l'influence d'un microbe qui se propage surtout par les eaux de mauvaise qualité (eau de la Seine, à Paris) ; elle attaque surtout

les adolajcents et les adultes. Dans les grandes villes, dans les endroits encombrfe, tels que les casernes, elle est souvent épidémique. Les fatigues morales et physiques, qui laissent l'organisme sans défense contre la première invasion du microbe, y prédisposent. De là la nécessité d'une sévère hygiène en temps d'épidémie typhoïde; on s'abstiendra surtout de toute eau suspecte, et on fera bouillir l'eau, même non suspecte, avant de la boire. On n'a ordinairement qu'une fois la fièvre typhoïde, mais cependant les récidives ne sont pas très rares. Cette maladie se présente sous quatre formes bien distinctes par leurs symptômes.

La fièvre typhoïde à forme muqueuse est caractérisée par une fièvre continue, des douleurs de tête, perte d'appétit, nausées, douleur dans le côté droit, perte de force avec pâleur ; après trois ou quatre semaines, elle se termine ordinairement par la guérison. Dans la forme inflammatoire, il y a encore douleurs de tête, perte d'appétit, douleur de ventre, mais la pâleur est remplacée par la rougeur du visage, avec saignements de nez, diarrhée ; la durée est à peu près la même, et la guérison est la terminaison hahituelle. Dans la /"orme adynamique, il y a douleur de tête, saignement de nez, diarrhée, douleur et ballonnement du ventre, avec taches rosées; grande fièvre avec agitation, stupeur. Dans la forme ataxique, l'agitation est accompagnée de tremblement musculaire, les mains se meuvent comme pour saisir un objet posé sur le lit, le délire est parfois furieux. Ces deux dernières formes sont plus graves, et ont souvent une terminaison fatale. Dans toutes les formes, la convalescence exige de grands soins et présente des dangers.

Le traitement est variahle et complexe.

Fièvre jaune. — La fièvre jaune, ou vomito negro, est ime variété du typhus qui règne à l'état endémique sur le littoral de certaines parties de r.A.mérique. Elle a pu accidentellement être transportée en Europe par des navires, bien qu'elle soit peu contagieuse; elle est alors toujours restée dans les ports. Cette fièvre est accompagnée de jaunisse, avec vomissements noirs, selles noires. La fièvre jaune tue parfois en quelques heures, mais ordinairement elle dure quelques jours et se termine le plus souvent par la guérison.

Typhus proprement dit. — Le typhus proprement dit est la forme la plus contagieuse, la plus épidémique de cette fièvre. Comme la fièvre typhoïde, c'est une maladie microbienne qui se propage surtout par les eaux, puis, quand

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