‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 409 sur 418 · YEN · texte numérisé non relu

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renouvellemeut rapide de l'air. Si on peut ouvrir largement les portes et les fenêtres, la ventilation se fait delleuième ; autrement il faut avoir recours à des proc'-dés particuliers.

Les meilleurs appareils de ventilation sont les cheminées ; le feu détermine un tirage, qui fait sortir rapidement l'air de l'appartement, tandis que l'air extérieur entre par les fissures des portes et des fenêtres ; une cheminée fumerait nécessairement, faute

Ventilateur à force centrifuge. — L'une central tourne rapiiieiuent, entraiiiant avec lui le? ailette* 1, 1, I, 1. L'air vicié entre par A, c?l enlniné vers le bas, vers T.etsorl àrexlérieur par lu tuyau B.

d'un tirage suffisant, si la pièce était assez liei-inétiquement close pour que l'air extérieur ne jouisse entrer.

En été, on assure la ventilation par des cheminées d'appel disposées de manière que le feu ne soit pas dans l'appartement, mais que le tirage se fasse cependant par l'air de l'appartement ifig.]. Dans les grands établissements publics, dans les mines, la ventilation est assurée par des appareils plus compliqués.

ventouse. — Appareil employé en médecine pour attirer le sang à la peau en une partie quelconque du corps. La plus simple des ventouses est constituée par une petite cloche de verre. Pour l'employer, on la place pendant un moment au-dessus de la flamme d'une lampe à alcool, pour déterminer la dilatation de l'air contenu dans la cloche: puis on applique fortement celle-ci sur la peau. L'air, se refroidissant, diminue de pression, ce qui équivaut à un vide partiel qu'on aurait pratiqué sous la cloche.

Alors la peau se gonfle, par suite d'un apport de sang : c'est ce qu'on nomme la ventouse sèche.

On dit que la ventouse est scarifiée (voy. scarification) quand on a opéré

une scarification sur la peau, avant de poser la ventouse ; alors, sous

Ventouse à poire de caoutchoac. — On pre<«e la poire, pour en e!pul^M:r l'air; on applique le Terre sur la peau, et on laisse la poire ;e gonfler de nouveau, ce qui aspire l'air du verre, et j fait uu vide partiel ; ou Ternie alun le robinet.

l'action du vide, le sang sort par les piqiires.

vents. — Les vents sont des mouvements de l'air atmosphérique {fig.).

•Juand une région est plus échaulfee qiiecellesquirêntourent, l'air y devient l'ius léger : il s'élève, et de cette ascension résulte un vide partiel, une diminution de la pression atmosphérique, qui appelle l'air froid du voisinage.

C'est là la cause générale des vents, On divise les vents observés sur la terre en vents constants, vents périodiques, vents irréguliers.

Vent. — La direction du vent est donnée par une girouette qui.senililable à une banderole, fuit dans le sens du courant d'air.

Les vents alizés sont des vents constants: ils soufflent, rasant la surface du sol, des deux zones tempérées vers la zone tropicale ; dans le voisinage de l'équateur, ces deux alizés se rencontrent, se neutralisent et forment la région des calmes équatoriaux. Audessus des alizés, soufflent les contrealizés, vents qui vont de l'équateur vers les pôles; d'abord très élevés, les contre-alizés s'abaissent peu à peu ; le contre-alizé de notre hémisphère descend jusqu'à la surface du sol à la

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hauteur de l'Espagne : c'est le vent dominant de nos climats.

Les moussons sont des vents périodiffucs; ils soufflent l'été, sur la plupart des continents, de la mer vers la terre, et l'hiver de la terre vers la mer. C'est surtout dans l'Inde que les moussons sont bien marquées.

splendide étoile, qu'on voit précéder 1 aurore ou suivre le soleil couchant ; il n'est même pas rare de la voir à l'œil nu en plein jour ; c'est elle qu'où nomme parfois ïéloile du beryer.

On a reconnu sur Vénus des montagnes et une atmosphère analogue à la nôtre.

Vent. — L.I fîli-niii'lle porte deux tiges fixes perpendioiiliiiies l'une à l'aulie, indiquant le<: directions des tiuatie poinl-i cardinaux. Au-dessus e*l une fléuhe, un coq, un drapeau qui peut lournrr sous l'action du vent. Quand la pointe de la flèche ou le bec du coq est tournée vers le nord, c'est que le vent vient du nord.

Certains vents locaux sont aussi périodiques: tels sont le mistral, veut îroi J de la France méridionale ; le siroco de la Syrie, et le simoun de l'Arabie, le vent le plus chaud du globe entier.

Enfin, la brise, qui, sur les bords de la mer, souffle le matin de la mer vers la terre, et le soir de la terre vers la mer, est aussi un vent périodique qu'on observe sur toutes les côtes.

Les vents irréguliers, dont les causes sont multiples et souvent dilticiles à démêler, masquent souvent les vents constants et les vents périodiques.

vents. — Voy. gaz intestinaux.

venus. — Planète dont la distance au soleil est les 7 dixièmes de celle de la teri-e (fty.); sa grosseur est à peu près la même que celle de la terre; la durée de sa révolution est de 255 jours.

Vénus. — (jrandenrs comparées de Vénus et de la Terre.

Elle présente des phases aussi nettes que celles de la lune (voy. planètes), mais observables seulement au téh'scope. Elle nous apparaît comme iur'

L'étude du passage de Vénus sur le disque du soleil, quand la planète se place exactement entre le soleil et la terre, fournit le moyen le plus précis de mesurer la distance du soleil à la terre.

ver à soie. — Le bombyx du mûrier ou ver à soie (fig.) est le plus important de tous les insectes utiles. A l'état adulte, c'est un papillon blanchâtre, lourd, ayant à peu prés 40 millimètres d'envergure. Sa chenille, ou ver à soie, est glabre et porte, sur lavant-dernier anneau, une corne recourbée en arrière. Elle possède une paire de glandes séricigènes occupant une grande partie de la longueur du corps, sur les côtés du tube digestif.

Par l'orifice d'un canal commun à cez

Ver à soie. — Larve (longueur maxiuaini0",08)

deux glandes sort une matière visqueuse qui se soliditie bientôt, constituant la soie, qui sert à la construction du cocou.

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Voici quelles sont la vie et les métamorphoses de l'animal : à la sortie (le 1 œuf, la chenille est noire et petite : elle grossit assez rapidement en changeant plusieurs fois de peau, et peut atteindre S centimètres de longueur; pendant sa vie larvaire, l'insecte consomme une grande quantité de feuilles de mûrier. Parvenue à son

Cocon de ver à soie.

Chrysalide renleriiiee dans le cocon.

développement complet, la chenille s enveloppe dans un cocon de soie, pour se changer en chrysalide. La chrysalide devient bientôt un papillon, qui sort du cocon une douzaine de jours après son achèvement. La ponte commence presque aussitôt après, puis les papillons meurent.

Ver à soie. — Papillon pondant ses œufs.

Elevage des vers à soie. — Originaire du Sud de l'Asie, le bombyx du mûrier est maintenant élevé en grand en Chine et dans le Sud de l'Europe pour la pi-oduction de la soie. Cette industrie remonte au moins à 3 000 ans avant Jésus-Christ. L'élevage des vers à soie, ou sériciculture, est pratiqué en France dans 24 départements, principalement du Midi; après être montée à 26 millions de kilogrammes de cocons, la production actuelle est inférieure à 10 millions de kilogrammes. L'élevage est lié à la culture du mûrier; il se ]iratique dans des établissements

nommés magnaneries. Les œufs, ou graiées, se conservent au frais dans une cave jusqu'au moment oii les feuilles du mûrier sont bien développées. Alors ou expose les œufs à une température voisine de 30oet léclosion se fait rapidement. A sa naissance, le ver a 2 millimètres de longueur ; en trente-trois jours il a accompli ses quatre mues et il est arrivé au terme de son développement ; à mesure qu'il grandit, il mange davantage de feuilles de mûrier. Quand le ver commence à grimper, on met à sa portée des balais de même bois; il y prend les points d'attache nécessaires à la construction du cocon ; cette construction dure trois à quatre jours. Chaque cocon est entouré d'une couche extérieure floconneuse ibourre) qui recouvre un seul fil ayant quelquefois plus d'un kilomètre de longueur. Quinze jours après, la nymphe étant devenue papillon, ce dernier ramollit la soie par l'émission d'un liquide, puis écarte les brins pour se frayer un passage. Les cocons ainsi percés par le papillon sont cardés et servent à faire la filoselle. Si on veut avoir la soie grège, ou soie dévidée, il faut renoncer aux œufs et tuer la chrysalide ; pour cela, on étouffe les chrysalides en exposant les cocons à l'action de la vapeur d'eau. Quand les cocons sont ainsi bien étouffés, on peut les filer ; pour cela on enlève la bourre supérieure, on met les cocons dans de l'eau chaude qui ramollit la sorte de colle qui agglomère les 111s ; on prend alors de quatre à huit bouts ensemble, on les met sur un tour, et on dévide, de manière à obtenir un fil tordu constitué par quatre, cinq, six, sejJt ou huit brins.

Maladies des vers à soie. — Depuis 1849, la sériciculture a été, particulièrement en France, fortement éprouvée par plusieurs maladies qui ont attaqué le ver. Ces maladies ont été surtout étudiées par Pasteur, qui a en même temps indiqué les remèdes à y apporter : de la sorte, la sériciculture a été sauvée d'une ruine imminente.

La pébrine est due à la présence dans les tissus de corpuscules brillants qui se transmettent des vers malades aux vers sains, puis qui passent ensuite du corps de la mère dans les œufs, lesquels produisent dès lors des vers contaminés. On combat la pébrine en ne faisant éclore que les œufs provenant de femelles dans lesquelles on a constaté par le microscope l'absence de tout corpuscule.

La flacherie se manifeste dans les vers adultes; elle est due à un ferment qui se développe dans le tube digestif.

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Pour empêcher la flacherie de se généraliser, on sacrifie tous les vers qui montent lentement dans les brindilles pour faire leurs cocons.

Enfin, la muscardine est produite par un champignon qui infeste les organes internes du ver. On lutte contre cette maladie, quand elle est constatée, en désinfectant soigneusement la magnanerie.

vératpine. — Alcaloïde qu'on retii-e des fruits de la cécadille, plante bulbeuse du lli-xique et de l'Amérique centrale. C'est uu médicament irritant, et très vénéneux, qu'on emploie, avec une extrême prudence, contre le rhumatisme articulaire aigu.

ver de terre. — Voy. lombric.

verdier. — Oiseau passereau très commun eu France ; longueur totale 15 centimètres (/(gr.). Habite les champs, les bois humides ; niche sur les arbres ; quatre à cinq œufs blancs avec de

Verdier (longueur 0",13).

petites taches brunes. Mange les graines des mauvaises herbes ; mais, en grandes troupes, il dévaste les champs de chanvre. Nuisible plutôt qu'utile.

verglas. — Le fergr/as est constitué par une pluie fine qui tombe, en hiver, sur un sol très froid, et qui se prend immédiatement en glace. Le sol se recouvre ainsi d'un vernis glissant, très dangereux pour le.s marcheurs.

Par suite de circonstances exceptionnelles, le verglas atteint parfois une assez grande épaisseur; les arbres, surchargés par cette forte couche de glace, se brisent alors sur le poids, et les dégâts sont considérables.

ver luisant. — Le ver luisant ou lampyre (fif/.) est un insecte coléoptère à peau moile. Le mâle a la tète en

Sartie cachée sous le corselet, et garnie e longues antennes d'un gris jaunâtre; les élytres sont bien dévelop-

pés. Longueur 11 millimètres. La femelle est très difl'érente ; elle est dépourvue d'ailes et a la forme d'un ver qui aurait des pattes; sa longueur est de 15 à 17 millimètres.

Ces insectesj et surtout la femelle, ont la propriété de répandre la nuit une lueur phosphorescente; cette lumière est émise par des taches situées sur le dessus des deux ou trois derniers anneaux de l'abdomen. Les lampyres se nourrissent de mollusques, et sont par suite des insectes utiles.

Dans les pays chauds, on trouve un grand nombre d'espèces d'insectes phosphorescents, qui volent dans l'air pendant les nuits d'été, y produisant une sorte d'illumination naturelle.

vermifuges. — Médicaments employés pour tuer et éliminer du corps les difl'érents vers qui se rencontrent dans l'intestin, et en particulier le ténia, ou ver solitaire. Le semen-contra, la santonine, le cousso..., sont des vermifuges.

vermillon. — Voy. mercure.

vermout. — Liqueur apéritive constituée par du vin blanc additionné d'alcool, dans lequel on a fait macérer un grand nombre de produits végétaux, tels que : écorce d'orange, ba^ diane, quassia, muscade, absinthe, petite centaurée, sureau, tamarin, cannelle, quinquina, année.

vernis. — On donne le nom de vernis à des liquides qui, étendus en couches minces sur les corps solides, donnent à leur surface un aspect brillant et agréable, tout en les préservant de l'action de l'humidité et de l'air qui pourrait les altérer. Ce sont des dissolutions de résines, de gommes résines ou de baumes dans léther, l'alcool, l'essence de térébenthine ou l'huile de lin cuite.

Les vernis à l'éther sont ceux qui sèchent le plus vite, car léther s'évapore très rapidement; ils sont peu importants.

Les vemisàralcool sèchent aussi très vite; ils laissent une surface brillante, très adhérente, qui n'est pas gluante; cette surface est très transparente et admet un grand nombre de colorations; mais ces vernis se gercent et se fendillent assez fréquemment.

Les vernis à l'essence de térébenthine sècli''iil lii'nuronp moins rapide.nient, mais ils sont plus souples,

— im

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plus élastiques, plus solides que les vernis à l'alcool ; ils sont moins brillants ; mais ils se prêtent mieux au polissage ; ils s'écaillent moins.

Les vernis gras aux huUes ' siccatives, et en particulier à l'huile de lin, sont encore moins siccatifs que ceux à l'essence. Ils sont très souples, très solides ; ils ne s'écaillent pas et se prêtent mieux que tous les autres au polissage.

Il existe une quantité innombrable de recettes diverses de vernis.

véronique. — Plantes croissant dans les régions tempérées et froides des deux hémisphères. Parmi les nom-

Véronique à épis (hauteur, O^/oO),

breuses espèces de véronique, plusieurs sont cultivées dans les jardins comme ornementales (fig.).

verre. — Le verre est constitué chimiquement par un mélange de

silictcs. En fnisatit fondre ensemble.

hluf

oin- obtenir un verre, il faut donc chauffer de Y acide silicique (sable, quartz...,) et des bases capables de se combiner avec l'acide silicique pour donner des silicates.

Quand ces bases sont la soude et la chau.r, on a le verre commun, verre à vitre, à bouteilles.

Quand les bases sont la potasse et la chaux, on a le verre de Bohême. Ces deux verres sont remarquables jjar leur légèreté.

Quand les bases sont la potasse et \'o3:yde de plomb, on a le cristal et le stras, beaucoup plus lourds, h'émail est un cristal rendu opaque au moyen du bioxyde d'étain et coloré par divers oxydes métalliques.

La qualité des verres dépend non seulement de la nature des substances qui entrent dans leur composition, mais encore du degré de pureté de ces substances.

Le verre est un corps transparent, fragile, sonore, résistant à l'action de la plupart des liquides. Quand on le chauffe, il devient mou, ce qui le rend facile à façonner par le soufflage, le moulage ou le coulage. C'est là ce qui, pour le verre, correspond à la plasticité de la pâte dans la fabrication des poteries. Refroidi brusquement, lo verre devient extrêmement fragile : il se trempe. De là la nécessité de soumettre le verre, après sa fabrication, à un refroidissement très lent. Les oxydes métalliques se dissolvent aisément dans le verre fondu et lui communiquent des colorations souvent très vives. Cette propriété est utilisée dans la fabrication des verres colorés.

La fabrication du verre se fait dans

Four de verrerie.

par exemple, du silicate de pota.<<>ie avec du silicate de ehau.v, on obtient une substance transparente, assez difficilement fusible, insoluble dans l'eau, ipii est justement ce qu'on nomme le ven-e.

des fours spéciaux (/?(/.). La partie centrale, placée près du foyer, a une température très élevée; sur les côtés, deux arches plus éloignées du feu sont beaucoup moins chauffées. Les matériaux (acide silicique, chaux, potasse

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