‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 5 sur 418 · ABS · texte numérisé non relu

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absinthe. — Plante yivace (le la famille îles composées; 5 à 9 décimètres de hauteur ; fleurs on épis peu fournis, jaunes; on les récolte en juillet; terrains arides de nos climats d'Kuropi!. Cette plante est cultivée en grand dans le midi de la France (Pg-)- Toutes les parties de la plante ont une «aveur amère, une odeur forte, aroma-

nomraés veines intestinales et vaisseaux chylifkres. L'absorption est plus rapide pour les substances qui prennent le chemin des veines intestinales que pour celles qui s'engagent dans les chylifères. Une fois absorbées, les substances alimentaires forment le sang, et elles sont rapidement transportées dans toutes les parties du corjjs ; chaque organe puise constamment dans le sang, ainsi formé, les matériaux nécessaires à l'entretien de sa vie.

Outre l'absorption des aliments digérés, on désigne encore, en physiologie, sous le nom d'absorption, la pénétration de diverses substances à travers la peau (absoriJtion cutanée), et le passage de l'oxygène dans le sang, à travers les bronches (absorption pulmonaire), qui constitue un des actes de la respiration (voy. peau et respiration).

abstinence. — L'abstinence complète de tout aliment solide ou liquide est rapidement mortelle chez l'homme et les animaux supérieurs; les animaux à sang froid supportent mieux le jeûne. Les mammifères hibernants (ours , marmotte) restent plusieurs semaines sans prendre de nourriture.

Chez l'homme, l'abstinence absolue produit une diminution de poids, la perte des forces, les troubles nerveux, le délire; la mort arrive après une durée qui varie de quelques jours à plusieurs semaines. L'abstinence partielle peut soutenir l'existence pendant fort longtemps. Après l'abstinence, les aliments doivent être pris avec beaucoup de modération.

acacia. — Groupe de plantes de

Absinthe ihauteiir : On',60). — Port Je !a planio el rameau Henri.

tique, pénétrante. Les feuilles et les fleurs sont employées en médecine comme fébrifuges, excitants, toniques et vermifuges.

La liqueur d'absinthe vient de la distillation de l'alcool dans lequel macèrent les fleurs et les feuilles ; on ajoute : citronnelle, hysope, anis vert, badiane, fenouil, coriandre, racine d'angclique; on colore avec du safran.

Etendue d'eau, cette liqueur se trouble par la précipitation des essences qui étaient en dissolution dans l'alcool.

L'usage de l'absinthe conduit souvent à l'abus; l'action sur l'économie est funeste (perte de l'appétit, tremblements, hallucinations, convulsions, abêtissement) à cause des propriétés toxiques de diverses essences qui y sont contenues. Les absinthes fines sont peut-être plus toxiques encore que les absinthes communes.

absorption. — En physiologie, on nomme absorption le dernier acte de la digestion. Les aliments, liquéfiés dans le canal digesti:' par l'action successive de la salive, du suc gastrique, de la bile, du suc pancréatique et du .SMC intestinal, forment une masse fluide nommée chyle. Ils passent alors il travers les parois de l'intestin et arrivent à des vaisseaux très petits I la famille des légumineuses, vivant

Acacia d'Arabie, l'un des arbres producteurs de la [,'oiuine arabique (hauteur : 12 mètres).

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dans les pays chauds. Les acacias de nos pays sont en réalité des robhihTS.

T,fS vrais acacias ont le feuillage très léger; le fruit est une gousse analogue au haricot (fig.). Les gommes' (ara- Jiique, du Sénégal,...) nous sont fournies par des acacias; de même le cachou * Le bois des acacias est dur, souvent de belle couleur. Certains acacias sont cultivés comme plantes d'agrément (voy. mimosa).

académie. — Société de littérateurs, de savants, d'artistes. En France, la grande société ijommée Institut se compose de la réunion de cinq Académies : — l» Académie française (Richelieu, 16.33), comprenant -40 membres; — 2* Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (Colbert, 1663), 40 membres ; — 3° Académie des Sciences morales et politiques (Convention, 1797).

40 membres répartis en cinq sections :

philosophie, morale, législation, économie politique et histoire générale droit public; — 4» Académie des sciences (Colbert, 1663), 65 membres répartis en onze sections ; géométrie, mécanique, astronomie, géographie et navigation, physique générale , chimie, minéralogie, botanique, économie rurale et art vétérinaire, anatomie et zoologie, médecine et chirurgie , — 5" Académie des Beaux-Arts (Mazarin, 1648), 40 membres, peintres, sculpteurs, architectes, graveurs, musiciens.

L'Académie de médecine est une .société en dehors de l'Institut (Louis XVIII, 1820), 100 memijres titulaires, répartis en onze sections.

Chacune de ces sociétés élit ellemême ses membres, à mestire qu'il se produit des vacances par suite de décès.

On nomme aussi Académie une division universitaire qui a à sa tête un recteur Le territoire df' la France est divisé en 17 académies dont les sièges sont à : Paris, Aix, Besançon, Bordeaux, Caen, Ghambéry, Clermont, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy, Poitiers, Rennes, Toulouse, Alger.

L'Opéra de Paris est appelé offlciel- Inment Académie nationede de musique et de danse.

acajou. — Grand arbre de r.-V.mérique tropicale. Bois très dur, de couleur rose iaunàtre, qui devient rouge foncé à l'air; très employé en ébénisterie, surtout pour le placage.

acanthe. — Plante herbacée cultivée dans les jardins pour ses grands épis et pour ses feuilles élégantes (fig-)- La feuille d'acanthe sert de modèle, en architecture, pour l'orne- Tnent principal du chapiteau d'or.lre

corinthien. Les racines et les feuilles d'acanthe sont employées en médecine.

Acams de la gale

(preii|ue microïcopiqiie).

Acanthe à larges feuilles (hauteur totale, i").

acarus. — Très petits insectes de la classe des araignées et dont une espèce, le sarcopte, est la cause de la gale (fig.)'. Voy.

aussi mite.

accélération

— haccëteratioii d'un mouvement est la quantité dont augmente la vitesse de ce mouvement pendant une seconde.

acclima t ation. — Action de faire vivre et de propager une race humaine, animale ou végétale, transportée de son climat originaire sous un climat différent.

Le problème de l'acclimatation est important pour l'homme, si souvent forcé de s'expatrier. C'est une acclimatation qu'il faut à l'homme de la vill« pour venir à la campagne, à celui de la campagne pour venir à la ville :

mais acclimatation facile, demandant simplement quelques précautions.

L'homme du Midi qui vient au Nord a à craindre les maladies des organes de la respiration ; celui du Nord qui va au Midi devient anémique et doit redouter les maladies endémiques dts pays chauds.

L'acclimatation de la race est plus difficile encore que celle de l'individu. Elle est complète quand les familles transportées peuvent vivre de la vi3

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commune et se propager sans mélange de sang indigène, de façon que les naissances l'oniportent sur les deces.

L'acclimatation (Ii's animaux présent*»

aussi de linlihct. Dans l'Amérique du Sud, on a introduit le pore, le cheval, l'âne, le mouton, la chèvre, le bœuf, le chat... Sous l'influence d'un nouveau climat, ces espèces ont éprouvé des nindilications, et ont donné naissance à des races nouvelles. De même les jdantes sont susceptibles de changer de climat.

Au point de vue agricole, l'acclimatation d'espèces nouvelles, animales ou végr't.ales. est suboi-donnée à la question de savoir si ces espèces donneront des produits plus abondants et à meilleur compte que les animaux déjà domestiqués OU que les végétaux déjà cultivés.

accumulateur. — Appareil électrique constitué par deux lames de plomb plongées dans un vase renfermantde l'eau acidulée. Onnndnu y fait

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