DE FAMILLE
farciu. — Ce vice rédhibitoire n"est qu'une des manifestations extérieures de la maladie générale appelée morve*.
L'animal morveux a toujours des ulcérations de la muqueuse du nez. dujetai/e par les naseaux, du gonflement des glandes lymphatiques sous la langue.
Si ces caractères extérieurs de la morve s'aggravent, s'il se produit des boutons purulents au voisinage de la bouche, des naseaux, à la face interne des membres . s'il y a en même temps engorgement d'un grand nombre de vaisseaux lymphatiques avec ou sans fièvre.... il y a complication de la morve par le farcin.
Toutes ces manifestations qui caractérisent le farcin sont contagieuses et communiquent aux animaux contaminés le farcin et en même temps la morve.
Aussi le farcin est-il soumis à la même législation que la morve : les animaux farcineux doivent être abattus. Voy. épi- j
ZOOTIES.
fard. — Les fards les plus inoffensifs ont. tous, au moins l'inconvénient de dessécher et d'irriter la peau. Pour celte rai.son nous n'en donnons aucune recelte.
farine. — La farine de blé de bonne qualité est d'un blanc jaunâtre, d'une odeur toute spéciale . d'un éclat vif, sans points rougeàtres. gris ou noirâtres. Elle est douce au loucher, sèche et pesante: elle adhère aux doigts et forme une espèce de pelote lorsqu'on la comprime dans la main. Malaxée avec de l'eau, dont elle prend plus du tiers de son poids, elle doit faire pâte lonf/ue. homogène . élastique . non collante , extensible en nappes minces. La farine est d'une qualité plus ou moins inférieure, selon que la pâte est plus ou moins courte. La farine de movenne qualité est d'un blanc mat et contient généralement plus de son : si on la serre dans la main elle s'échappe entièrement, à moins qu elle ne provienne de blés humides.
La farine s'altère aisément à l'humidité. Elle prend alors une odeur désagréa))le, elle devient collante, amère au goût. Si le degré d'altération est assez avan£é, l'odenr devient infecte.
I On devra donc conserver la farine à Va%ri de toute humidité.
I les farines de blé sont, surtout quand le blé est à un prix élevé, l'objet de
[ nombreuses falsifications. On y ajoute principalement des farines de "moindre valeur que celle du blé. Les procédés qui permettent de reconnaître ces falsi-
I tications sont nombreux, mais d'une
I application trop difficile pour trouver
I place ici.
I faux.— Voy. FAUSSES MONNAIES. L'altération des monnaies, la fabrication des fausses monnaies, la mise en circulation des monnaies altérées ou des fausses monnaies sont punies, selon les circonstances, de l'emprisonnement, de la réclusion, des travaux forcés à temps ou à perpétuité. Il en est de même de la contrefaçon des sceaux de l'Etat, des billets de banque, des effets publics, poinçons, timbres ou marques.
Sont punis d'une amende, qui ne peut être intérieure à 16 francs, ceux qui.
ayant reçu pour bonnes des pièces de monnaie altérées ou contrefaites, les remettent en circulation après en avoir vérifié les vices.
Faux en écriture publique, authentique, de commerce ou de banque. Ces faux sont punis des travaux forcés à perpétuité ou à temps; ceux qui font usage des faux sont punis comme les auteurs.
Faux en écriture privée, pa.iseports, certificats, pei-mis de chasse, feuilles de route. Ces faux sont, selon les cas, punis de l'amende, de l'emprisonnement, de la réclusion.
faux cheveux. — Voy. perrttqce.
faux serment, — Voy. serment.
faux témoignage. — Voj-. témoin.
Fécsimp I Seine-Inférieure). — Ville de. 1.30U0 habitants, dont la plage est très fréquentée pendant la saison des bains. Cette plage est fort belle, mais les alentours en sont dénudés. Un beau casino offre des distractions variées aux étrangers. On trouve à se loger dans de nombreux hôtels ou des maisons meublées. De nombreuses voitures publiques et des bateaux rendent faciles les courses dans les environs, qui sont charmants.
On se rend à Fécamp par le chemin de fer. Voy. bains de mer.
femme. — D'après notre législation, la femme ne jouit pas des mêmes droits que l'homme. Elle ne jouit pas des droits politiques ; elle ne peut servir de témoin ni dans les actes de l'état civil, ni dans les actes notariés. Elle ne peut être tutrice, à moins que ce ne soit de ses enfants ou petits-enfants.
FER
FER
La femme peut so marier à lo ans avec l'autorisalion de ses ascendants ; à partir de 21 ans elle peut se passer de cette autorisation après avoir usé des actes respectueux.
Une fois mariée, la femme est sous la dépendance de son mari. L'étrangère qui épouse un Français devient Française ; la Française qui épouse un étranger devient étrangère. Dès lors elle ne peut plus avoir d'autre domicile légal que celui de son mari ; elle devient incapable de contracter aucune obliga-
ment primaire; ils doivent être âgés de 16 ans au moins; la durée de l'apprentissage est de 2 ou 3 ans. L'internat est gratuit, mais le directeur qui exploite sa ferme à ses risques et périls, sans subvention de l'Etat, a pour lui le travail des élèves, qu'il emploie à tous les travaux de la ferme, comme il ferait de domestiques salariés. Il doit simplement leur laisser le temps de suivre certains cours, faits par un personnel enseignant payé par l'Etat. Ces cours sont relatifs à l'arpentage, au nivellement, à la cul-
tiou sans l'autorisation de son mari (ou, dans certains cas, de la justice): elle ne peut donner, vendre, hypothéquer, acquérir des biens sans l'autorisation lie son mari.
Devenue veuve, elle ne peut se remarier qu'après 10 mois révolus depuis la mort de son premier mari.
Au décès de son mari, la femme est remise en jouissance de ses droits civils; elle reprend la libre disposition de son patrimoine.
fermage. — Voy. louage.
fermes-écoles. — Une fermeécole est une ferme modèle, dirigée par un propriétaire ou un fermier autorisé par l'Etat à recevoir des élèves auxquels il enseigne l'agriculture pratique.
Ces élèves sont admis à la suite d'un examen sur les matières de l'cnseigue-
turc potagère et maraîchère, à l'horticulture, et enfin à l'agriculture proprement dite et à des notions d'art vétérinaire.
Il existe actuellement une vingtaine de ces écoles, recevant chacune de 20 à 2.5 élèves,
A la sortie, les bons élèves reçoivent un brevet de capacité et une prime en argent de 200 à 300 francs.
fermier. — "Voy. louage.
ferrure. — La fen'ure est indispensable au cheval, k l'âne, au mulet et au bœuf. Celle de l'âne et celle du mulet se font exactement comme celle du cheval; celle du bœuf est différente.
Pour le cheval on adopte actuellement deux genres différents de ferrure : la ferrure par les fers larges, couvrant complètement, ou à peu près
FER