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de le trouver souvent et de faire une bonne chasse. A la helle saison, à la vérité, on peut rencontrer le lièvre un peu partout, pendant toute la journée, mais il a cependant ses endroits de prédilection. Fait-il chaud, cherchez le lièvre dans les lieux humides, dans les taillis, dans les prairies artificielles. S'il pleut, il gagne les hauteurs, les terrains incultes, il s'abrite sous les buissons. Il n'aime pas le vent : quand il vente, vous le retrouverez presque uniquement dans les fossés, sur les coteaux abrités. En automne le lièvre rentre au bois ; en hiver il se réfugie dans les buissons les plus épais.

Quand on tire le lièvre, il faut le viser aux oreilles, s'il part droit devant le chasseur. S'il arrive directement sur le chasseur, il faut viser aux pattes de devant, à moins que l'on ne préfère attendre que l'animal, s'arrétant brus-

âuement, ne se détourne et ne prête le anc. Quand le lièvre passe en travers, on doit le viser aux épaules.

Si l'on vient de tuer un lièvre , il faut immédiatement lui serrer le ventre pour faire partir l'urine qui , restant dans la béte, communiquerait une mauvaise odeur à toute la cnair.

Les braconniers font une grande destruction de lièvres. Se mettant à l'atrCit en automne, alors que le lièvre gîte dans les bois, ils l'attendent le soir à la sortie, ou le matin à l'entrée. Ils n'en prennent pas moins avec des collets en ni de laiton noirci au feu, tendus dans les coûtées, c'est-à-dire dans les endroits où passe le lièvre pour sortir du bois ou y rentrer.

Au fusil, on tire le lièvre avec du plomb n° 6 (à l'époque de l'ouverture), puis avec du 5 (en automne), et enfin avec du 4 en hiver, alors que sa fourrure est plus épaisse et que, rendu plus méfiant, il ne se laisse plus approcher de si près.

lièvre (cuisine). — Le lièvre est un gibier très estimé ; trop faisandé, il est de digestion difficile ; le civet, de même

Lièvre (longueur du corps, 0'",60).

que toutes les sauces au vin, ne convient pas aux estomacs délicats. On reconnaît qu'un lièvre est jeune quand il porte sur les pattes de devant, à côté de la première jointure , un durillon brillant.

Lièvre rôti. On doit éviter de faire rôtir les gros lièvres, généralement vieux. On prend seulement le train de derrière, on le pique de lard fin et on le fait mariner pendant 2 ou 3 jours dans

CoDunent on découpe le lièvre rôti.

un mélange d'huile, vinaigre, laurier, thym, sel, poivre. On met à la broche pendant 1 heure, eu arrosant fréquemment avec la marinade ; salez et débrochi'Z.

Civet de lièvre. On met en civet soit le lièvre entier, soit seulement le train de devant. On le coupe en morceaux, en conservant le sang dans un bol. Ceci préparé, on fait fondre dans la casserole 125 grammes de lard coupé en morceaux, avec autant de beurre ; on ajoute les morceaux mêlés à des morceaux de porc frais, qu'on remue jusqu'à ce qu'ils aient pris couleur. On ajoute alors un peu de farine en remuant, du vin rouge et du bouillon, du sel, du poivre, un bouquet d'aromates, une gousse d'ail, des échalotes hachées. Puis on fait cuire à petit feu, A moitié cuisson, on ajoute des oignons, préalablement sautés dans la poêle avec un peu de beurre. Quand la cuisson est terminée, on lie la sauce avec le sang, sans faire bouillir, et on sert.

Levraut sauté. Se fait comme le lapin sauté.

ligne 'mesure 1. — Voy. longueur.

lignite t'pêchei. — En terme de pêche ou nomme ligne toute ficelle, plus ou moins grosse, à laquelle sont attachés un ou plusieurs hameçons.

On distingue plusieurs espèces de lignes, notamment la ligne flottante, la ligne à lancer, la ligne de fond, dont nous parlerons à tour de rôle.

Ligne flottante. Nous nommons ligne flottante toute ligne attachée à une canne" (voy. ce mot) et dont l'hameçon séjourne d'ans l'eau pour y attendre le poisson. Elle se compose d'un fil portant une flotte, un ou plusieurs plombs, un ou plusieurs hameçons. Rien n'est.

plus aisé que de faire soi-même la ligne dont on a nesoin.

On fait le corps de la ligne avec du cordonnet de soie ou de lin pins ou moins gros, selon les poissons que l'on espère capturer. Mais il ne faut pas attacher directement l'hameçon sur ce cordonnet, qui est beaucoup trop visi-

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ble et dont la vue fait fuir le poisson. ' rar un nœud ordinaire. Puis on réunit On met donc, au bout du cordonnet, une les cordelettes les unes aux autres par aiancée longue de 1 à 2 mètres, faite en un nœud dassemblage , sohde et peu «^«/•..t j5 volumineux. La

longueur totale de la licrne doit

Nœud double, serré

Diverses formes de flotte pour ligne flottante.

crin de Florence (voy. hameçon), ou en crin hlanc de cheval. Le crin de cheval se voit encore moins dans l'eau que le

Nœud double, non serré.

: à peu près égale à celle de la canne, est à 1 avancée que l'on fixe l'hame-

être

C'est à l'avancée que

e.ou *. préalablement empilé, comme il a été dit à l'article spécial: le raccordement se fait avec un nœud d'assemblage.

Nœud simple, non serré.

Nœud simple, serré.

Si on met 2 ou 3 hameçons, on les lixe à 20 ou 25 centimètres les uns des autres. C'est aussi à l'avancée que l'on fixe la flotte. La flotte est destinée à maintenir la partie supérieure de la ligne à la surface de l'eau, et à indiquer, par ses mouvements, que le poisson vient à

Ligne à soutenir, avec sa perche et son scion.

Hoolinet. placé a la base de la perche, pour allonger ou raccourcir à volonté la ligne.

crin de Florence, et par suite est préférable, mais il est peu résistant; il faut alors, pour faire l'avancée, tordre ensemble un nombre de crins plus ou moins considérable. Gomme chaque crin a une longueur qui ne dépasse pas

mordre. La flotte la plus simple est constituée par un tuyau de plume d'oie, long de 6 à 8 centimètres, dans lequel on passe le fil; ce fil est maintenu dans une position fixe à laide d'une côte de plume qui entre dans le tuyau en serrant

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