PARADIS
recommencer quand revient son tour de jouer.
Dans le reponoir, on peut mettre les deux pieds, chaque fois qu'on le traverse, et prendre un petit repos.
Quand on en est aux culottes, il faut lancer la marelle dans un des compartiments a. b, c.
(t. puis, en y arrivant à cloche -pied, sauter des deux pieds, un pied en a, l'autre en 6; se retournpr en sautant, de façon à retomber un Fied en c, autre en d.
Puis, se remettant sur un pied, il faut pousser la marelle dans chacun des 4 triangles, en évitant les raies, et ressortir jusqu'à la base, comme pour les compartiments précédents.
Le joueur qui en est an paradis doit y lancer sa marelle, venir à cloche-pied, croiser les pieds dans les culottes comme il vient d'être dit, et sauter dans le ciel. ÏA. il pose les deux pieds par terre, met la marelle sur un de ses pieds et la lance au dehors en passant par-dessus tous les compartiments.
Le joueur qui, le premier, a fait le paradis est le gagnant.
mariage. — L'homme ne peut se marier avant IS ans révolus, la femme avant 15 ans révolus ; cependant le chef de l'État peut, pour des motifs graves, accorder une dispense d'âge.
Le (ils, jusqu'à 23 ans, la tille, jusqu'à 21 ans, ne peuvent se marier sans le consentement du père et de la mère : en cas de dissentiment, le consentement du père suffit. En cas de décès du père et ae la mère, il faut le consentement des grands-])ères et grand'mères existants; en cas de dissentiment, le consentement de ïitn des grands-pères suftit. En cas de mort de tous les ascendants, l'autorisation du conseil de famille est nécessaire pour les mineurs âgés de moins de 21 ans.
Le lils âgé de plus de 23. la fille âgée de plus 21 ans, peuvent se marier sans
Reposoir
Enfer
La marelle 'plan du jcui.
le consentement de leurs ascendants, mais après avoir demandé ce consentement par actes respectueux (voy. ce mot).
Pour les militaires en activité de si;rvice l'autorisation de l'autorité militaire est. en outre, nécessaire.
La jinrenté ou l'alliance sont, dans certains cas, un obstacle au mariage.
En ligne directe, le mariage est prohibé entre tous les ascendants légitimes ou naturels et les alliés dans la même ligne (ainsi une fille ne peut pas épouser son grand-père, ni épouser non plus le mari, devenu veuf, de sa grand'raère). En ligne collatérale, le mariage est interdit entre frère et suîur légitimes ou naturels, entre beau-frère et belle-sœur, oncle et nièce, tante et neveu légitime; mais pour des motifs graves, le chef de l'État peut accorder des dispenses qui permettent le mariage entre oncle et nièce, tante et neveu, beau-frère et belle-sœur.
La femme veuve, la femme divorcée no peuvent se marier que l(J mois après la dissolution du précédent mariage.
Célébration du mariage. Le mariage peut avoir lieu soit au domicile, soit à la résidence de l'un des futurs époux (voy. domicile). Mais sa célébration doit être précédée des publications prescrites par la loi ; ces publications ont pour but de donner une grande notoriété à l'acte projeté et de provoquer, s'il y a lieu, les oppositions à la célébration.
Les publications consistent dans l'affichage, à la porte de la mairie, d'un dimanche au suivant, du projet de mariage. Ces publications doivent être faites dans toutes les communes o(i le mariage peut être célébré, c'est-à-dire dans les communes qui renferment le domicile actuel et le domicile antérieur des futurs époux, s'il y a eu changement de domicile, depuis moins de 6 mois, dans la résidence de l'un ou de l'autre ; elles sont faites aussi dans les communes où sont domiciliées les personnes qui doivent donner leur consentement.
Le mariage ne peut être célébré qu'à partir du jeudi qui suit le second dimanche d'affichage. Si le mariage n'a pas été célébré dans l'année qui suit les publications, de nouvelles publications sont nécessaires.
Au jour convenu, les futurs époux se présentent à la mairie pour la célébration du mariage. Ils doivent remettre à l'officier de l'état civil les pièces suivantes :
1° Les actes de naissance des futurs époux, pour établir leur identité et afin de justifier qu'ils ont l'âge requis par la loi ; à défaut des actes de naissance, des actes de notoriété*.
2° h'acle de décès du précédent con-
MAR
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joint, si Tun des futurs est veuf; ou une copie de l'acte qui a prononcé le divorce, si l'un des futurs est divorcé.
3» Les cer<//!ca(.s constatant que toutes les publications ont été faites suds opposition, partout où besoin était; ou, s'il y a eu des oppositions, le mainlevi'e rfe ces oppositions.
4» Un acte authentique du. consentement (les ascendants, si ceux-ci ne doivent pas assister au mariage, ou les copies des actes respectueux qu'on leur a laits ; ou leur acte de décès, s'ils sont décédés.
5» Une expédition authentique des dispenses d'ôt/e ou de parenté, s'il en a été accordé.
6° La déclaration du notaire qui a reçu le contrat, si on en a fait un.
7" Si le futur n'a pas 30 ans, un certificat constatant qu'il a satisfait à la loi du recrutement.
8° Une permission , si le futur est militaire ou marin en activité.
L'officier de l'état civil, après avoir constaté la régularité de toutes les pièces exigées par la loi. procède publiquement à la cérémonie du mariage, en présence de quatre témoins, parents ou non parents, mâles et majeurs. Après avoir donné lecture aux parties des pièces relatives à leur état et aux formalités du mariage, ainsi que des passages du code civil relatifs aux droits et au.x devoirs respectifs des époux, le maire reçoit de chacun des futurs , l'un après l'autre, la déclaration qu'ils veulent se prendre pour mari et femme. Il les déclare unis au nom de la loi par le mariage, et rédige immédiatement l'acte de mariage, qui est signé par les 4 témoins.
Opposition au mariage. L'opposition à uu mariage est un acte d'huissier par lequel une personne autorisée par la loi enjoint à l'officier de l'état civil de surseoir à la célébration du mariage jusqu'à ce que la justice ait statué sur les causes de l'opposition. Les personnes qui ont le droit d'opposition sont : 1° la personne déjà engagée avec l'un des futurs par un mariage non dissous; "2" les ascen'lants; 3° à défaut des ascendants, le frère ou la sœur, l'oncle et la tante, le cousin et la cousine, le tuteur ou le curateur, mais seulement dans certains cas déterminés.
Nullité du mariage. Quand la célébration du mariage n'a pas été précédée et accompagnée de toutes les formalités exigées par la loi, l'officier de l'état civil, les conjoints et leurs parents peuvent être condamnés à certaines peines correctionnelles (amende ou prison i.
Mais, en outre, le mariage peut, dans certains cas, cire déclaré nul.
Le mariage est nul de plein droit quand il y a défaut absolu de consentement, bigamie, parenté ou alliance au degré prohibé, et enfin quand il a été «élébré clandestinement.
Dans d'autres cas , le mariage peut élrp annulé sur la demande des parties intéressées, pourvu que cette demande en annulation se produise dans les délais déterminés. Tels sont les cas d'erreur sur la personne de l'un des conjoints, de consentement arraché par des menaces, de défaut de consentement des ascendan Is.
Droits et devoirs des époux. Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours et assistance; le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari. La femme est obligée d'habiter avec son mari et de le suivre partout où il juge à propos de résider; le mari est obUgé de la recevoir et do lui fournir tout ce qui est nécessaire pour les besoins de la vie. selon ses facultés et son état. La femme a besoin de l'autorisation de son mari pour plaider, aliéner, hypothéquer, acquérir des biens (voy. aussi contrat de m.\ri.\ge,
P.'^TERN'ITÉ, filiation).
Dissolution du mariage. Le mariage ne peut se dissoudre que par la mort et par le divorce.
mariage (savoir-vivre). — Les règles de savoir-vivre relatives aux cérémonies et fêtes du mariage varient d'une région à l'autre de la France. Aussi ne pouvonsnous donner ici que quelques indications très sommaires et sans ordre logique sur quelques usages des familles aisées.
1. A l'époque des fiançailles le jeune homme onre une bague à la jeune fille. Dans certaines régions la bague ne doit pas porter-de perles ni d'émeraudes, qui sont considérées comme de mauvais augure.
2. Les cartes d'invitation à la cérémonie religieuse sont envoyées, une huitaine de jours à l'avance, à toutes les personnes avec lesquelles l'une ou l'autre des familles sont en relations, et qui habitent la localité ou les environs.
3. Le jour du mariage civil, le marié fait ordinairement une offrande pour les pauvres au bureau de bienfaisance; il offre une légère gratification aux garçons de bureau de la mairie.
4. Pour la cérémonie religieuse, la mariée entre à l'église au bras de son père; le marié vient ensuite, donnant le feras à sa mère. La mère de la mariée vient ensuite, conduite par le père du marié ; puis arrivent les demoiselles et les garçons d'honneur. Après la cérémonie, on se rend à la sacristie, la mariée au bras de son beau-père, le marié offrant le bras à sa belle-mère. Les personnes qui ont assisté à la cérémonie
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viennent à la sacristie saluer les nouveaux ('poux. A la sortie de la sacristie, la mariée est au bras de son mari ; puis ils montent seuls dans une voiture pour retourner à la maison.
5. Au dîner, les mariés occupent souvent les places d'honneur. Mais, même dans le cas où on préfère les mettre au bout de la table, la mariée est toujours servie la première. S'il y a un bal, il est ouvert par les deux époux, dansant chacun avec l'invité et l'invitée auxquels on veut marquer le plus de déférence. A la seconde danse, les époux se mettent ensemble.
6. Les demoiselles d'honneur et les garçons d'honneur sont choisis parmi les jeunes parents et les jeunes amis de la mariée et du marié. Les garçons d'honneur ne font aucun cadeau aux demoiselles d'honneur. Les demoiselles et garçons d'honneur aident en toutes circonstances les parents à faire les honneurs aux invités.
Marienbail (Bohême). — Les bains de Marienbad attirent un grand nombre d'étrangers. Les eaux sont froides, gazeuses, sulfureuses, sulfatées sodiques ; elles sont employées en boisson, bains, douches contre la dyspepsie, les affections du foie, le lympnatisme, la chlorose, l'anémie, la pléthore abdominale.
Le climat est doux, assez constant, le pays agréable. Au fort de la saison, il est parfois difficile de trouver à se loger.
Voj'. EArX MINÉRALES.
marine. — L'administration de la marine de l'État est centralisée au ministère de la marine. Les bureaux de ce ministère sont ouverts aux licenciés en droit, âgés de moins de 23 ans, qui sont classés les jiremiers à la suite d un concours spécial, et aux employés qui ont servi pendant 3 ans dans une des branches de l'administration de la marine; les traitements varient de 1 800 fr. à
En dehors de l'administration centrale, les services de la marine occupent un grand nombre de fonctionnaires, dans les ports, les arsenaux, les ateliers, les colonies.
Les commissaires de la marine sont chargés des services financiers dans les ports; ils pourvoient aux approvisionnements, administrent les hôpitaux, tiennent les registres de l'inscription maritime. Les traitements varient de 1 800 à 12 000 francs, en France; à la mer et aux colonies, les traitements sont majorés.
On entre dans le commissariat de la marine jiar voie de concours ; les candidats doivent avoir moins de 2-3 ans, être licenciés en droit, ou à défaut de licenciés, bacheliers (philosophie). Sont aussi admis dans le commissariat les anciens
élèves de l'École polytechnique, les officiers de vaisseau. Les commissariats do la marine emploient un grand nombre d'agents secondaires (900 fr. à îiOO fr. de traitement) ; une partie de ces emplois secondaires est réservée au.x anciens sous-officiers des armées de terre et de I mer. Les autres agents sont nommés à la suite d'un examen spécial, auquel sont admis les jeunes gens âgés de 18 à 25 ans.
Les inspecteurs des services administratifs de la marine, qui veillent à la régularité de tous les services administratifs, ont des traitements allant de S 600 à 20 000 francs. Ils sont nommés au concours. Sont admis au concours les officiers de vaisseau, officiers de l'artillerie de la marine, sous-commissaires, sous-ingénieurs.
Les comptables des matières de la marine sont chargés de la gestion des magasins des arsenaux. Les comptables se recrutent au concours; les candidats doivent avoir de 18 à 25 ans. Les traitements dans ces emplois varient de 900 à o 600 francs.
Les agents de la manutention de la marine, les commis aux vivres, les commis des directions des travaux se recrutent d'une manière analogue, et jouissent de traitements variant également dans les mêmes limites.
Tous ces services sont administratifs.
Pour les autres services, voyez inscription MARITIME , , SERVICE MILIT.AIRE ,
VAIS.SEAD (officiers de), infanterie,
GÉNIE, ARTILLERIE, INGÉNIEUR HYDRO- GRAPHE, ÉCOLE d'application DC GÉ.ME
MARITIME, ÉCOLE NAVALE, ÉCOLES d'hY- DROGRAPHIE, ÉCOLES DES MÉCANICIENS, ÉCOLE DES MOUSSES, PUPILLES DE LA MARINE, ÉCOLE DES APPRENTIS MARINS, ÉCOLES DE MÉDECINE, ClC.
luai-k (monnaie). — Voy. monnaies.
Marlioz (Savoie). — Hameau possédant une eau minérale froide, sulfurée sodique, employée en boisson, bains, doucnes,gargarismes contre les diverses affections respiratoires.
Etablissement de bains avec un joli parc. Climat doux et salubre.
On se rend à Marlioz par Aix-les-Bains (chemin de fer) ; de là en omnibus (2 kilomètres). Voy. EAUX MINÉRALES.
marmelade. — Voy. confitures.
marques de fabrique ou de commerce. — Tout fabricant, tout commerçant a le droit d'apposer sur les produits qu'il fabrique ou qu'il vend une marque exclusive destinée à indiquer qu'ils sortent de sa maison.
Tout fabricant ou commerçant qui veut adopter une marque exclusive et s'en assurer la propriété doit en déposer
MAR
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deux exemplaires au greffe du tribunal j de commerce et du tribunal de pre- j mière instance de son domicile, et !
paver un droit fixe de 1 franc. j
La contrefaçon d'une marque de fabrique est punie d'une amende de liO à 300 francs, et d'un emprisonnement de -3 mois à 3 ans, ou de l'une de ces deux peines seulement. Est considérée | comme contrefaçon, mais punie d'une amende qui ne peut dépasser 2 000 fr. | et d'un emprisonnement qui ne peut dépasser 1 an. toute imitation frauduleuse ayant pour l)ut de tromper les acheteurs sur la provenance des produits achetés.
Pour rendre la protection plus efficace, le fabricant ou le commerçant peut faire apposer sur chacune des bandes, enveloppes, boites ou sur chacun des objets portant la marque de fabrique un timbre de l'Etat. Le droit payé à l'Etat pour l'apposition de ce timbre est proportionnel à la valeur de l'objet qui en est revêtu; il est compris entre 1 centime et 5 francs pour chaque paquet, boîte ou objet. Toute falsification ou contrefaçon des timbres de l'Etat est poursuivie à la requête du ministère public, ou. à son défaut, à la requête du propriétaire delà marque.
Les pénalités encourues pour contrefaçon, falsification, imitation des marques et timbres sont sans préjudice des dommages-intérêts qui peuvent être alloués au fabrii;ant ou au commerçant lésé.
marraine. — Toy. BArTihrE.
marrons. — Le marron est le fruit du châtaignier cultivé; il n'existe, en réalité, aucun caractère distinctif entre le fruit qu'on nomme la châtaigne et celui qu'on nomme le marron. Ce dernier est seulement une châtaigne de choix. — Nous avons dit (voj'. chatai- GNiEBy comment se fait la récolte de la châtaigne. Quand on veut la conserver fraîche aussi longtemps que possible, on en remplit des barriques, en faisant alterner les couches de châtaignes avec des couches de feuilles sèches ; quand la barrique est pleine, on la ferme, et on la laisse dans un endroit qui ne soit ni froid ni humide. La dessiccation au four assure une conservation plus longue, mais en enlevant au fruit une partie de sa qualité; l'opération est assez longue et assez délicate.
On prépare les châtaignes ou les marrons de diverses manières, pour la consommation.
Châtaignes ou marrons bouillis. Voici la meilleure manière de les préparer.
On enlève la grosse peau des châtaignes, puis on leur fait prendre quelques bouillons dans l'eau, de façon
Râpe articulée, o bois, pour blanchi les marrons cuits
qu'elles soient à peine à moitié cuites. On retire l'eau et on blaticMt les châtaignes en enlevant la petite peau, soit à la main soit avec une sorte de râpe en boÏB /i^.) qu'on agite dafts le vase où sont les châtaignes. On remet alors les fruits dans une marmite ne contenant que très peu d'eau à la partie inférieure, on ajoute une poignée de sel, on met sur les châtaignes un linge blanc ou des feuilles, on ferme la marmite et on chauffe à feu doux.
La cuisson s'achève ainsi dans la vapeur.
Marrons grillés .On l'eau .
fend les marrons en travers, sur le côté rebondi, et on les met dans une poêle percée de trous '^'/•V sur un feu clair. Les marrons doivent simplement garnir le fond de la poêle ; on les remue à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la cuisson soit complète. Les marrons se rôtissent aussi très bien dans le four du fourneau économique. Les marrons bouillis par la méthode ci-dessus, mais retirés avant cuisson complète et mis au four, y prennent une belle couleur et un goût délicieux.
On emploie aussi en cuisine les marrons en coui/iote, en purée, pour servir avec la viande, ou comme entremets sucré. Dans une volaille rôtie, on peut remplacer les truffes par des marrons.
Enfin les confiseurs préparent des marrons glaces.
mars. — Voj-. calendrier agricole, CALENDRIER GASTRONOMIQUE, PLANTES d'agrément.
Marseille ( Bouclies - du - Rhône) .
— .Marseille possède plusieurs plages de bains do mer, du reste assez peu agréables et fréquentées imiquement par les habitants. Elles sont assez éloignées du centre de la ville: on s'y reni soit en bateau à vapeur, soit en tramway. 'V'oy. BAINS de mer.
Poêle à marrons.