CIMENTS
matelas. — Un bon lit (voy. ce mot) devrait toujours être garni d'un sommier élastique, qui permet une plus libre circulation d'air que l'ancienne paillasse, et de 2 matelas de laine ou de laine et crin. Il est bon de proscrire les lits de plume, ou tout au moins doit-on les placer sous les matelas.
Le poids d'un matelas varie de 6 à \'6 kilogrammes pour les lits de grandes personnes, larges de 70 à 140 centime très. Un cinquième de ce poids est constitué par du crin, et 4 cinquièmes par de la laine. La laine doit être, autant que possible, bien saine et bien frisée.
Il convient de refaire tous les ans les matelas qui servent constamment. Mais on ne devrait pas se contenter d'une simple façon; il faut, quand le matelas est défait, en laver la toile et en faire désinfecter la laine. A défaut de désinfection, àla campagne, on laissera cette laine, préalablement cardée, exposée pendant 2 ou 3 jours au grand soleil de l'été.
D'ailleurs il est bon d'exposer les matelas au soleil de temps en temps, chaque fois qu'on a une habitation le permettant.
Dans tous les cas, il est mauvais de refaire le lit, chaque matin, aussitôt qu'on en est sorti. Les draps, les couvertures étant relevés autant que possible, on doit laisser le matelas exposé
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— iôi —
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à l'air pendant 2 ou 3 heures, pour qu'il perde l'humidité venant de la transpiration. Malheureusement ces prescriptions, ordonnées par l'hygiène, sont souvent incompatibles avec les nécessités qu'impose le soin de la bonne tenue de la maison.
Les traversins, les oreillers de crin doivent être également rel'aits de temps en temps.
matelotes. — Les matelotes, sauces au vin rouge qui servent à accommoder divers poissons, sont indigestes, surtout la matelote à'anyuille.
'\'oici une recette de matelote. On coupe en tronçons le poisson lavé et écaillé ; il convient d'employer à la fois plusieurs sortes (carpes, anguilles, barbillons, brochets;. On met ces tronçons dans la casserole sur un bouquet de persil, cerfeuil, thym, ciboule, laurier ; on ajoute ail, sel. poivre et on couvre d'un mélange, à parties égales, de bouillon et de bon vin rouge. On fait bouillir à grand feu pendant 2U minutes. D'autre part, on fait roussir dans une autre casserole des petits oignons dans du beurre, on ajoute 2 cuillerées de farine en tournant, puis la sauce du poisson, passée au tamis. On verse le tout sur la matelote restée dans la première casserole, et on laisse réduire à petit feu. On ajoute alors un filet de vinaigre, et on sert avec des croûtons frits et des rondelles de citron.
La matelote maigre, sans bouillon, se fait autrement. Le poisson est mis dans la casserole avec l'assaisonnement indiqué ci-dessus. On le couvre de vin rouge ; quand ce vin commence à bouillir, on y verse plusieurs cuillerées de forte eau-de-vie, et on met le l'eu ; quand le vin s'éteint, on laisse encore cuire 15 minutes et on enlève les morceaux de poisson, qu'on met sur le plat, tenu chaud. A la sauce on ajoute un peu do beurre pétri avec de la farine, des champignons et des petits oignons préalablement cuits au beurre, et on verse cette sauce sur le poisson.
matières d'or et d'argent.
— Voy. G.^RAXTIE DES OBJETS DOR ET
d'argent.
matières textiles. — Il est
important d'avoir des moyens simples qui permettent de distinguer les unes des autres les différentes fibres textiles (soie, laine, coton, lin, chanvre), surtout aujourd'hui que l'on fabrique une grande quantité de tissus mixtes renfermant du coton, et présentant exactement l'aspect des tissus de laine et des tissus de soie.
1. On distingue les fibres textiles d'origine animale des fibres d'origine végétale en les chauffant dans un tube
de verre. Les fils animaux donnent des vapeurs ammoniacales dont l'odeur est très sensible, et qui ramènent au bleu le papier rouge de tournesol; les fils végétaux donnent des produits acides qui rougissent le papier bleu de tournesol.
i. Les fils animaux répandent en brûlant une mauvaise odeur de corne brûlée et s'éteignent dès qu'on les retire de la flamme, en laissant une masse charbonneuse boursouflée. Les fils végétaux ne dégagent pas d'odeur désagréable ; ils continuent à brûler hors de la flamme, et laissent seulement une cendre légère.
•3. Uacide azotique étendu teint en jaune les fils animaux et ne teint pas les fils végétaux.
Lorsqu'on a affaire à un tissu, on en sépare les brins les uns des autres pour les essayer individuellement.
i. La distinction, pour les caractères chimiques, des fibres végétales entre elles est difficile. Les fils de coton, trempés pendant une minute dans l'aciJe suîfurique concentré, y disparaissent complètement, tandis que ceux de chanvre et de lin, plus résistants, ne sont qu'amincis.
Dans une solution alcoolique de fuchsine, on trempe le tissu pendant quelques instants, puis on le lave à grande eau et on le plonge pendant 3 minutes dans de l'ammoniaque faible. Le coton est décoloré par l'ammoniaque, le lin et le chanvre ne le sont pas.
5. h'exomen microscopique des fibres donne des résultats plus rapides, plus
Les fibres du lin. vues au microscope grossissement, 100 diamètres .
complets et plus certains que les essais chimiques. Il permet, en outre, de distinguer les fibres de matières textiles étrangères, qui auraient été en totalité ou en partie substituées au lin. au chanvre, au coton, à la laine ou à la soie.
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Le procédé le plus certain consiste à faire un examen comparatif avec des fibres authentiques dont on peut avoir une coUeclion complète. Les caractères doivent être examinés sur des fibres soit mouillées à Teau, soit imbibées de glycérine, qui les rend transparentes.
Fibre de lin. Elle est cylindrique, lisse, plaie quand elle n'a pas été trop fortement comprimée ou tordue, plus raide et plus droite que les fibres de coton : son diamètre est assez uniforme, avec un canal très fin au centre, et, de distance en distance, on voit des nœuds ou cloisons ifig-)-
Fibre de chanvre. Elle est aussi sensiblement cylindrique, mais plus raide et
celui de la fibre de lin ; la cavité intérieure est beaucoup plus large (fig.).
Fibre de coton. C'est un tube membraneux, de petite épaisseur, creux, sans cloisons transversales, fermé à ses deu.x extrémités quand il est complet.
Ce tube est généralement aplati, ondulé et présente ainsi une apparence rubanée Ifig.).
Fibre de laine. Elle est constituée par un tubo cylindrique, à surface rugueuse.
Les fibres du chanvre, vues au microscope grossissement, 100 diamètres).
plus grosse. On y voit des nœuds comme dans le lin, mais ces nœuds sont munis
Les fibres de la laine, vues nu microscope (grossissement, 100 diamètres).
recouverte d'écaillés disposées comme les tuiles d'un toit, avec une pointe recourbée en dehors ; on y remarque en outre des stries extrêmement fines, toutes parallèles à l'axe. Ces tubes vont s'amincissant de la racine à la pointe, où ils prennent une forme conique :] à l'intérieur est un canal médullaire d'un diamètre inégal Ifig.).
Fibre de soie. La fibre de soie, pro-
Les fibres du coton, vues au microscope [grossissement, 100 diamètres;.
de petits filaments ressemblant aux racines adventives de certaines plantes ; le diamètre est à peu près le double de
Les fibres de la soie, vues au microscope (grossissement, loO diamètres/.
venant d'une sécrétion d'abord liquide, n'a pas une apparence cellulaire. C'est
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un tube lisse, cylindrique, avec un diamètre égal, brillant, sans cavité intérieure. Il est souvent sensiblement aplati. Au microscope on distingue facilement si le fll de soie est formé de tils de cocon juxtaposés parallèlement, comme celui qu'on emploie pour la trame des tissus, ou s'il est tordu comme lafiloselle. Lesditférentes sortes de soie se distinguent par la comparaison de leurs diamètres.
niàtiu. — Voy. chiens de g.vede.
.mauve sauvage. — Voy. plantes
SJÉDICINALES.
mayoïiiiaîse. — Voy. sauces.
mazurka- — La potka-mazurka se danse sur une mesure à 3 temps, d'un mouvement modéré. Le pas s'exécute en 6 temps, pendant l'espace de 2 mesures. Un cavalier, tenant sa dame par la taille, comme pour la polka, glisse le pied gauche en avant (I), chasse avec le pied droit en même temps qu'il lève le pied gauche (-), puis ramène le pied gauche à la hauteur de la cheville du "pied droit (3). Pour la seconde mesure, il glisse de gauche à droite avec le pied gauche, qui se trouve levé près du pied droit (4), chasse du pied droit en levant le pied gauche (3), i puis ramène le pied gauche à plat près du pied droit, en sautant légèrement, tandis que le pied droit se lève et vient se placer près du pied gauche à la hauteur de la cheville (6). La dame exécute les mêmes mouvements en sens inverse, c'est-à-dire qu'elle part du pied droit quand son cavalier part du pied gauche.
La polka-mazurka se danse ordinairement en tournant, comme la valse.
Pour valser la polka-mazurka, les danseurs exécutent un tour entier en pivotant de gauche à droite pendant les temps 4 et 3. de façon qu'ils se retrouvent au temps 6 dans la position initiale. On peut aussi faire le pas en avançant en ligne droite.
mécaniciens. — L'art du mécanicien comprend la fabrication, la réparation , l'entretien de tous les instruments de travail, depuis les machines les plus complexes jusqu'aux simples outils.
Le métier de mécanicien s'apprend le plus souvent, comme la plupart des métiers manuels, par npprentiss/if/e chez un patron. Mais l'ouvrier mécanicien ne deviendra réellement habile dans sou art. et capable de diriger lui-même un atelier important, que s'il possède une certaine somme de connaissances théoriques. Pour celte raison l'apprentissage se fera beaucoup mieux dans les écoles professionnelles, dans les écoles manuelles d'npprentissarje, ou mieux encore dans
les écoles des arts et métiers. C'est en iiarticulier à la sortie de ces écoles que (es chemins de fer recrutent en grande l>artie le personnel de leurs mécaniciens conducteurs de locomotives, et celui de leurs ateliers de construction.
L'un des débouchés les plus importants des mécaniciens se trouve dans la conduite des machines des bateaux à vapeur.
Dans la marine marchande, les mécaniciens peuvent arriver à de fort belles positions, soit qu'ils sortent de l'une des écoles citées plus haut, soit qu'ils sortent de V Ecole municipale d'apprentis mécaniciens pour la marine, installée au Havre. Cette école se recrute au concours; les canditials doivent avoir de 13 à 17 ans et être déjà des apprentis mécaniciens assez habiles ; 1 examen d'entrée porte sur la langue française et des notions de mathématiques, d'histoire, de géographie et de dessin. Le régime est l'externat (gratuit; ; la durée des études est de S ans. Les élèves qui satisfont plus ou moins bien à l'examen de sortie reçoivent un diplôme ou un certificat de capacité ; ils trouvent assez aisément des situations à bord des navires à vapeur.
La marine de l'État n'offre pas des positions moins avantageuses. Un simple ouvrier mécanicien peut y arriver au grade de mécanicien - inspecteur, assimilé à un capitaine de vaisseau /colonel de l'armée de terre), à la solde de 10 000 francs à peu près. L'un des chemins les plus sûrs pour bien débuter consiste à passer par l'une des deux écoles de mécaniciens des équipages de la /lotte, installées à Brest et à Toulon.
L'organisation de ces écoles est assez complexe; elles se recrutent au concours parmi les Médaille miliieunes gens ayant déjà *^^?: ~ Ri'iian :!ies connaissances théo- [-.t^^'ïL'^' n'énques et pratiques assez faille est on arétendues ; le régime est genl et d'un dial'internat militaire; les métrcdoâSmilliélèves reçoivent une sol- '3!é"■*^^'r'!!' Pf"1« de; on en peut sortir ir^t''K^,'u^^t.
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lon, la devise :
méd,-»ille militai- ^T Fll?"ett re. -- La médaille 7ndi- surmontée d'un taire est accordée par trophée d'armes.
le président de la République aux sous-officiers caporaux ou brigadiers, soldats, marins, employés, gardes et agents militaires pour ancien-