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meunier. — Voj'. arbres fruitiers | (malatlies des), chevesne.

miel. — La récolle du miel doit se faire à la fin du printemps on an commencement de l'été : au plus tard dans les premiers jours d'août. On opère au milieu du jour, au moment où presque i toutes les abeilles sont parties pour aller butiner (voy. .ibeilles). — La récolte , faite, on trie les rayons en mettant d'un côté ceux qui ne" renferment pas de I couvain, et d'un autre ceux, de nuance î plus foncée, qui en renferment. Les premiers donneront un miel de meilleure qualité : ces rayons sont mis sur des iamis, et le miel qui s'en écoule naturellement, nommé miel vierge, est blond et d'un goût délicat. Les ravons, soumis ensuite à l'action d'une forte presse, donnent le miel de seconde qualité : le miel provenant des rayons qui contiennent le couvain est inférieur.

L'ne bonne ruche peut donner i'',o de miel par an, et la cire en plus.

Le miel vierge parfaitement pur peut se conserver pendant plusieurs années:

on doit le placer en lieu frais, dans des vases en grcs ou en bois.

Le miel ordinaire est exposé à fermenter.

La couleur, la qualité et l'arôme du miel, même du miel vierye, varient suivan! l'origine.

Le miel du commerce est souvent falsifié par adjonction de matières à bas prix (amidon, pulpe de châtaignes, farine de haricots, gélatine, sirop de dextrine, sirop de fécule, mélasse, etc.).

La plupart de ces falsifications se reconnaissent par l'action de la chaleur, sous l'influence de laquelle le miel sophistiqué prend une très grande consistance, s'épaissit beaucoup, tandis que, lorsqu'il est pur. il se liquéfie. Puis, si on le traite par l'eau froide, celle-ci dissout li's substances solubles, et laisse pourrésidu les corps étrangers, tels que les farines, l'amidon, etc.

On peut faire diverses préparations dans lesquelles entre le miel. Ses propriétés laxatives le font préférer au sucre pour édulcorer certaines tisanes et certains aliments.

Le miel rosat se prépare en faisant infuser 3o grammes de feuilles de roses dans 1^3 grammes d'eau, et ajoutant 250 grammes de miel. Ce miel rosat, additionné de 3 ou 4 fois son poids d'eau tiède, est employé en gargarismes dans les cas d'inflammation de Ta gorge ou de la bouche.

migraine. — Certaines personnes sont plus sujettes que d'autres à la migraine : tellt-s sont les personnes anémiques, rhumatisantes, goutteuses.

Dans ce cas, il importe avant tout de soigner la maladie principale.

Mais bien souvent aussi les accès de migraine se produisent avec une fréquence plus ou moins grande chez les pe*onnes, plus souvent les femmes que les hommes, qui n'ont aucune maladie déterminée.

Pour calmer les accès de migraine on a préconisé les remèdes les plus divers. Il est certain qu'aucune indisposition n'est plus capricieuse; tel remède apporte un soulagement immédiat à une personne, et ne produit aucun etfet sur une autre personne.

Aussi doit-on essaj'er successivement d'un grand nombre de palliatifs, dans l'espérance d'en trouver un qui produise do l'ert"et.

On prendra du café; on boira de l'eau dans laquelle on aura fait macérer pendant ii heures du café vert.

Un vésicntoire ammoniacal , saupoudré de 2 centigrammes de sulfate île morphine, au début des accès, enlève la douleur, et, au bout de quelques heures, peut faire disparaître l'accès.

On éprouve part'ois du soulagement avec une inlusion de thé. ou de café noir, additionnée de sirop de morphine'

On peut s'introduire dans le nez des prises (comme s'il s'agissait de poudre de tabac) d'un mélange de chlorhydrate de morphine (3 centigrammes) et de sucre en poudre (1 gramme) ; 3 ou 4 prises par jour.

Beaucoup de personnes emploient le crayon de menthol. Au moment d'un accès, le malade passe le crayon sur le front et sur les tempes. Le contact du crayon avec la peau développe d'abord une" sensation de brûlure, qui fait place bientôt à une sensation de bien-être, accrue par la bonne odeur que dégage le menthol.

Voici encore d'autres formules :

Bromure de potassium, à la dose de 1 à 4 grammes par jour, dans un demiverre d'eau sucrée.

Antipyrine, à prendre I ou 2 grammes dans un demi-verre d'eau.

Ammoniaque. 4 à 6 gouttes dans une tasse d'infusion chaude de tilleul.

En même temps qu'on emploie des remèdes internes, on peut tâcher de calmer la douleur par un repos absolu au lit, sans mouvement, dans l'obscurité et la solitude. Puis on fait sur la tête des applications topiques. On se verse sur le front ou sur les tempes un peu d'élher; ou bien on a|iplique de la glace, ou encore des compresses avec de l'alcool camphré, additionné de la moitié de son poids d'alcali volatil, et d'un quinzième d'huile d'unis. Très souvent des compresses d'ertit sédative amènent du soulagement.

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