ORD
Les délais dans lesquels on est auto- I risé à faire opposition à un jugement ; par défaut sont très courts. Pour les jugements des juges de paix et des conseils de prud'hommes le délai est de 3 jours, à partir de la signification par huissier. Pour les jugements des , tribunaux de première instance et des tribunaux de commerce il est de 8 jours. Pour les condamnations en police correctionnelle il est de 5 jours. '
Un tiers qui n'a pas figuré dans une ' cause peut cependant former opposition \ au jugement rendu dans cette cause, si ce jugement est contraire à ses droits; c'est ce qu'on nomme une tierce opposition. Voy. saisie-arrêt.
or. — Voy. C.^RANTIE DES OBJETS Tj'OR ET d'argent.
orage. — Les points le plus souvent atteints par la foudre sont les sommets et les masses métalliques. Il faut éviter, pendant les orages, de se placer sous les arbres isolés ou dans le voisinage de grandes masses métalliques: mais il n'y a aucun inconvénient à laisser ouvertes les fenêtres des habitations.
L'habitude de sonner les cloches des églises n'est en rien justifiée, le son n'ayant aucune action sur les orages ; mais elle expose bien inutilement la vie des sonneurs, car la foudre tombe fort souvent sur les clochers élevés.
orangeade. — Voy. limonade.
oranger. — 1,'oranger ne pousse en pleine terre, en France, que dans le département dos Alpes-Maritimes et dans celui du Var. La maturité des fruits est complète en février et mars : mais pour expédier les fruits au loin, ou en fait souvent une récolte un peu prématurée.
ordonnance de non-lieu.^ — Viiy. covR d'assises, juge d'instruction. TBIBCNAL DE PREMIÈRE INSTANCE.
ordres. — Dans l'architecture gr-^cque. puis, plus tard, dans l'architecture romaine, on entendait par ordre oa ordonnance l'arrangement des parties saillantes d'un édifice, parties saillantes parmi lesquelles la colonne joue le principal rôle.
Tout ordre architectural comprend 3 parties distinctes : i° Tin soubassement , qui forme une sorte de piédestal continu, supportant une ou deux rangées de colonnes ; 2» des colonnes ; 3" un entablement, qui est la partie placée au-dessus des colonnes. Yoy. colonne.
Les Grecs admettaient i ordres.
1. Ordre dorique. La colonne dorique repose directement sur le soubassement.
Elle n'a ni piédestal, ni corniche, ni base. Le fût de la colonne est creusé de cannelures à arêtes vives; il est légè-
regient conique. Le chapiteau, très sifflple, comporte une sorte de coussinet (OU rchine), surmonté d'une plaque rectangulaire [tailloir ou abaque) qui fait saillie au-dessus de l'échiné, h'entablei/tf-nl supporté par les colonnes doriques est également très simple.
2. Ordre ionique. La colonne ionique repose sur une base qui comprend un toi-e, une movlure creuse, un second tore. Le fût de la colonne, légèrement co-
Cbapiteau et entable ment doriques.
Chapiteau et entablement ioniques.
nique, est creusé de cannelures séparées par des baguettes plates. Le chapiteau se compose d'une échine, à demi cachée par des volutes qui s'épanouissent largement de chaque côté. Le tailloir, très mince, disparait, pour ainsi dire, entre j les volutes et l'architrave. L'e)i/a6/<;»ien<, ditférent de celui de l'ordre dorique, reste toutefois très simple.
Le chapiteau do la colonne ionique est ordinairement orné de fines ciselures.