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ses arrhes si la convention n'a pas de suite par son fait ; il a le droit d'en exiger la restitution si c'est par le fait du propriétaire.

3. Une personne promet d'acheter un objet, un animal à une époque déterminée ; elle donne des nrrhps. Si i-lle ne fait pas l'achat et que le marché n'ait pas de suite, par son fait, elle perd ses ai-rnes. Mais si c'est le propriétaire qui manque à sa promesse de vente, il doit restituer une somme double de celle qui avait été versée.

Il importe de ne pas confondre les arrhes versées avant que la convention de louage ou d'achat soit parfaite, définitive, alors qu'il y a seulement promesse de louage ou d'achat , avec l'acompte versé à la suite d'un contrat définitif (même verbal;. Les arrhes sont données en plus du prix débattu ; l'acompte est versé, au contraire, à titre de commencement de paiement. Dans ce dernier cas, ni l'une ni l'autre des parties ne peut se dédire et annuler la convention en renonçant à la somme versée, car la convention est définitive, et non plus à l'état de promesse.

Tout loueur, tout acheteur devra bien se pénétrer de cette différence essentielle. En voici deu.v exemples :

1. Une personne achète un cheval à la foire, et prie le vendeur de le lui conduire à domicile le lendemain. Comme elle n'est pas connue du vendeur, elle verse entre les mains de ce dernier une somme de 50 francs, comme garantie de sa bonne foi. Cette somme ne peut en aucune façon être considérée comme constituant des arrhes, rendant le marché résiliable au gré des deux parties. C'est un acompte; la vente est parfaite, et aucune des cleu.x parties ne peu t s'en dédire sansle consentement de l'autre.

2. Un voyageur vient retenir sa place pour le lendemain, et verse entre les mains de l'cntreprcneurde transport une certaine somme nommée arrhes : cette somme est d'ailleurs égale, en général, au montant intégral du pri.x de la place. Quoique la somme versée soit, à tort, nonmiée arrhe<i,clle n'en est pas moins un véritable paiement anticipé, qui oblige absolument l'entrepreneur.

Si le voyageur ne se présente pas au jour et à l'heure convenus, il perd la somme versée ; s'il veut ensuite partir à une autre heure ou un autrejour. Ventrepreneur est en droit d'exiger un nouveau paiement. Mais si le voyageur se présente à l'heure dite, l'entrepreneur est obligé de tenir son engagement, par quelque moyen que ce soit cl quel que soit le nombre des voyageurs, sauf, bien entendu, lo cas de force majeure. Dans le "as de force majeure, l'entrepreneur doit -estituer la somme perçue.

Arroinanehcs (Calvados). — Village de 000 habitants, avec une belle plage de sable, qui attire surtout les laniilles amies de l'économie, du calme, de la liberté et des plaisirs de la mer (pêche abondante;.

On se rend à Arromanchcs par Bayeux (chemin de ferj ; de là un onmibus conduit à Arromanches (10 kilomètres;.

Voy. B.\INS DE MKK.

arrondissement. — Chaque département français est divisé en un certain nombre d'arrondissements^de-àT).

dont le chef-lieu est le siège d'une préfecture ou d'une sous-préfecture, et d'un conseil (T arronilissement . L'arrondissement n'a pas une vie propre, comme le département ou la commune, mais son chef-lieu possède toujours un certain nombre de services publics : tribunal de première instance, justice de paix, receveur particulier de-i finances, receveur de l'enregistrement, conservateur des hypothèques, receveur des contributions indirectes, etc.

Le nombre des arrondissements est de ^di.

arrosage. — Voy. j.^rdinage.

artichauts. — L'artichaut est un aliment sain, de facile digestion, qui convient même aux adolescents. Cependant il est indigeste s'il est mangé cru. à la poivrade.

Artichauts à l'huile et au vinaigre. On enlève la queue, les feuilles dures du dessus, et on fait cuire comme les légume* verts (%'oy. légumes .

On juge que la cuisson est suffisante quand une feuille t' rée avec la main, se di'tache aisément. Alors on tire de l'eau.on laisse égonlter sens dessus dessous, et on sert très chaud; chacun fait la sauce à son goût, avec huile , vi naigre , sel , poivre . moutarde.

Artichauts frits. On fait cuire à moitié les artichauts dans l'eau salée, on les coupe en morceaux, on enlève le foin, on tourne dans la farine, et on fait frire dans la poêle, avec du beurre ou de la graisse.

Artichauts farcis. On fait cuire un peu dans l'eau salée, on coupe la partie

Artichaut fleuri.

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supérieure des feuilles, on enlève le loin, on larcit avec un hachis de viande ou de mie de pain assaisonné de fines herbes et de champignons, puis on met à la casserole avec un gros morceau do beurre ou de graisse. Quand les artichauts ont jiris couleur, on les enlève, on ajoute un pou de farine, puis du bouillon 'OU de Veau) : on remet les artichauts et on termine la cuisson au four.

Conservation des artichauts. On les conserve secs. Pour cela on les fait cuire à demi, on isole le fond; on les jette dans l'eau froide quand ils sont encore 1res chauds, on les retire, on les met sur des claies, et on les met au four de boulanger quand le pain en est retiré. Pour que la dessiccation soit complète, il faut les remettre ainsi jusqu'à quatre fois au tour. On les place ensuite dans une boite de for-blanc, en un lieu sec. Pour les employer on les fait gonfler dans l'eau chaude.

Le procédé Appert (voy. conserves ALIMENTAIRES) cst bien préférable. On isole les fonds en les mettant dans l'eau froide au fur et à mesure pour les empêcher de noircir. On les maintient quelques instants dans l'eau bouillante,

fiuis on les met dans des bouteilles à arge goulot: on ferme hermétiquement, et on chaurie au bain-marie, à l'ébuUition pendant deux heures,

artillerie. — La pluparl des officiers d'artillerie sortent de l'Ecole polytechnique. Ces jeunes gens restent deux ans à l'Ecole d'application de Fontainebleau comme élèves sous -lieutenants, puis passent dans les régiments avec le grade de lieutenant. Cependant les soldats d'artillerie arrivent aisément aux grades de sous-ol'ficiers et peuvent alors devenir officiers en passant par l'Ecole de "\'ersailles (voy. écoles de socsofficiers.)

Le recrutement de l'artillerie de la marine est analogue à celui de l'artillerie de l'armée de terre.

L'avancement, rapide jusqu'au grade de capitaine, est ensuite lent. Le temps de grade d'officier nécessaire pour arriver à celui de chef d'escadron, à l'ancienneté, est en moyenne de H ans. Les officiers brevetés, sortis de l'Ecole supérieure de guerre ont, dans l'artillerie «omrne dans les autres armes, un avanccniont généralement plus rapide.

Pour les soldes, voy. officiers.

ni-tillei-io École d'application de l'arlillerie et du géniei. — Cette école, élalilii'à l-'oiit.niiicbleau, reçoit los élèves qui sortent de l'Ecole polytechnique dans los armes de l'artillerie et du génie, pour leur donner l'instruction technique nécessaire. Elle reçoit aussi les souslieutonants sortis de l'Ecole d'artillerie de Versailles.

arts flécoratif s (Ecoles des). —

i^uaire écoles portent le nom <1' Ecole nafionale d'art décoratif (Paris, Aubusson. Limoges. Nice). Elles ont pour objet do former des artistes et des artisans habiles pour les industries relevant de l'art. École nationale des arts décoratifs de Paris. Les cours et exercices pratiques de cette école sont gratuits. Les élèves qui veulent suivre ces cours doivent savoir lire, écrire et calculer. Il y a une division élémentaire (classes du jour, les jeunes gens doivent avoir au moins 10 ans) et une division supérieure (classes du soir, les jeunes gens doivent avoir au moins 14 ans): chacune de ces divisions comporte plusieurs classes.

Plusieurs bourses d'études peuvent être accordées aux meilleurs élèves.

Des concours mensuels donnent lieu à une distribution de médailles, de prix et de bourses de voyage.

Des cours spéciaux permettent aux élèves de se préparer aux examens pour l'obtention (les certificats d'aptitude à l'enseignement du dessin *.

École nationale d'art décoratif d'Anbusson. L'enseignement de cette écolo est gratuit; il comprend le dessin linéaire et géométrique, le dessin d'ornc- ; ment, les éléments d'architecture, d'anatomie , de composition décorative : i des cours spéciaux sont faits en vue de 1 l'application des arts du dessin aux industries locales (tissage, savonnerie.

! mise en carte, broderie, chimie tincto- I riaîe). Les élèves sont admis, s'ils savent lire, écrire et calculer, à 12 ans pour les jeunes filles et 13 ans pour les garçons. École nationale d'art décoratif de Limoges. L'organisation est analogue à celle de l'école d' Aubusson. Il y a des ! cours spéciaux de modelage, dessin et peinture de fleurs d'après nature, pein- I ture céramique, gravure pour impres- I sions céramiques.

École nationale d'art décoratif de Nice.

; Les cours sont gratuits; les enfants y

' sont admis à parlir de 10 ans. L'orga"-

nisatiou est analogue à celle de l'Ecole

nationale des beaux-arts de Lyon (voy.

BEAOX-ARTs). L'Ecole Tcçoit des enfants

j des deux sexes, qui forment des sections

j distinctes.

I De ces écoles d'art décoratif il faut

rapprocher certaines écoles spéciales,

I telles que V École pratique de la manufac-

! ture nationale des Gobelins (qui a pour

, but d'assurer le recrutement des artistes

] de la manufacture, et se divise en une

: école (l'art décoratif de tapisserie et une

école de chimie appliquée à la teinture)

et l'École d'art décoratif de la manufac-

I ture de lieauvais (qui comprend une école

de dessin et une école spéciale de tapis-

j série). Les élèves de ces écoles sont

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considérés cominc apprentis et reçoivent un traiteiaent, au moins vers la fin (le leurs études. Enfin V École pratique de céramique de la manufacture nationale de Sèvres a pour but de former des artistes capables pour la décoration de la porcelaine; les élèves, là aussi, prennent part aux travaux de la manufac-

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publics dont la direction n'appartient pas nécessairement aux ingénieurs de l'Etat.

Le régime est l'externat (I 000 francs, subventions de l'État i; la durée des études est de .3 ans. Le recrutement se fait au concours (17 ans au moins): les matir-res du concours sont la langue française, les mathématiques, la physique.

École centrale des arts et manufactures de Paris fa

ture et reçoivent un traitement. Les places d'élèves à ces trois écoles des Gobelins, de Beauvais et de Sèvres sont accordées de préférence aux enfants des employés et ouvriers de la manufacture.

arts et manufactures (École centrale des). — Cette école, située à Paris, est destinée à former des ingénieurs pour toutes les branches de l'industrie et pour les travaux et services

la chimie, l'histoire naturelle, le dessin.

Les élèves qui satisfont aux examens de sortie reçoivent un diplôme d'inç/énieur des arts et manufacturef: ; ceux qui y satisfont moins complètement reçoivent seulement un certificat de ca/iacité.

Les élèves diplômés de l'Ecole centrale trouvent surtout des situations dans l'industrie privée ; beaucoup partent pour l'élr&nger.

Les élèves reçus à l'École centrale-

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doivent, en y entrant, contracter un engagement militaire de quatre ans dans l'artillerie. Ils sont considérés comme présents sous les drapeaux pendant tout le temps passé à l'Kcole. S'ils quittent l'Ecole avant le terme normal des études, ils sont incorporés dans un corps de troupes pour y terminer le temps de service qui leur "reste à faire. Les élèves quittant l'Ecole après avoir satisfait aux examens de sortie sont admis à subir les épreuves d'aptitude au grade de sous-lieutenant de réserve.

Ceu.x qui satisfont à ces examens sont nommés sous-lieutenants de réserve et accomplissent en cette qualité leur quatrième année de service. Ceu.x qui n ont pas satisfait à ces examens font leur quatrième année comme simples soldats.

L'Ecole des arts et manufactures occupe un nombreux personnel enseignant et administratit (traitements de 600 à 20 000 francs), avec des agents inférieurs (100 à 3 600 francs).

art.s et manufactures (Chambres consultatives des). — Assemblées d'industriels (élus par les notables industriels et commerçants) établies dans les grands centres industriels. Ces chambres dor^nent leur avis au gouvernement sur toutes les questions industrielles.

arts et métiers (Écoles d').— Ces écoles, au nombre de trois (.\ngcrs. Aix, Chàlous-sur-Marne), ont pour objet de former des ouvriers capables de devenir des chefs d'atelier et des industriels versés dans la pratique des arts mécaniques.

Elles reçoivent des élèves internes (600 francs de pension, 300 francs de trousseau; nombreuses bourses) et des élèves e.xternes. La durée des études est de trois ans; l'enseignement est à la fois théorique et pratique.

Le recrutement se fait au concours (13 à 17 ans). L'examen porte sur l'écriture, la grammaire française et l'orthographe, l'arithniélique. lagéométrie élémentaire, l'algèbre élémentaire, l'histoire et la géographie, dans les limites du programme de l'enseignement primaire. Les élèves qui satisfont aux examens de sortie reçoivent un breret. Un grand nombre de carrières industrielles sont ouvertes aux élèves des écoles d'arts et métiers. Beaucoup entrent comme élèves mécaniciens dans le corps des mécaniciens des équipages de la flotte.

arts industriels (École des). —

'L'École natiuttalf! des arts imluslriels de Roubaix est organisée en vue do répondre aux besoins de l'industrie des tissus. L'enseignement y est gratuit ; il est à la fois théorique et pratique ; pour être admis à suivre les l'ours et à prendre part aux travaux pratiaues, il suflit do

remplir les formalités de l'inscription.

liCs ii cours de l'école sont répartis en .1 sections (section de dessin et de peinture, section d'architecture, section industrielle). L'Ecole de Roubaix reçoit dans ses diverses sections plus de 600 élèves.

Des écoles régionales des arts industriels, analogues à celle de Roubaix.

sont installées à Saint-Étienne et à Reims.

asiles. — Les asiles sont des établissements hospitaliers. Nous ne parlons pas ici des salles d'asile pour les enfants, dont le véritable nom est écoles tnntprni-lles (voy. instrcctiox primaire).

Nous donnons ci-dessous l'énuméralion lie quelques asiles, en indiquant quelles catégories de personnes sont admises danschacun d'eux. Quant aux conditions d'admission, il faut les demander au directeur de chaque asile.

Asiles de nuit. Établissements oii l'on donne gratuitement à souper et à coucher, pendant deux où trois jours, aux malheureux qui sont sans domicile. Pour y être admis, il suffit ordinairement de se présenter à la porte de l'asile le soir, au moment de l'ouverture des portes. 11 en existe plusieurs à Paris.

Asile national de convalescence (Vincennes, près Paris) : reçoit, pendant leur convalescence, les ouvriers qui ont contracté des maladies en travaillant sur les chantiers publics; il reçoit en outre, moyennant une faible rétribution, les convalescents faisant partie des sociétés de secours mutuels du département de la Seine, et les ouvriers envoyés par les patrons qui ont un abonnement avec l'asile.

Asile national du Vésinet (Seine-et- Oise I : reçoit les femmes convalescentes de toutes catégories, soit gratuitement, soit moyennant une faible rétribution.

Asile de la Providence (Paris) : reçoit des vieillards des deux sexes, sur l'autorisation du ministre de l'intérieur.

Asile-école Fénelon (à Vaujours, près Parisi : reçoit des enfants de" 7 à 12 ans (même des sourds-muets), qu'on instruit, qu'on occupe à des travaux agricoles, et qu'on ])lace en apjirentissage après la première communion.

Asile d' Aligre f Josaphat, Eure-et-Loir) : vieillards des deux sexes et enfants.

Asiles d'aliénés entretenus par la ville de Paris dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise.

Et un grand nombre d'asiles, à Paris et dans les départements, pour les aliénés, les convalescents, les épileptiques, les orphelins, les sourds-muets, les vieillards, etc.

Asuelles {Calvados . — Village de

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500 habitante, avec une plage sablonneuse d'une immense étendue, protégée par les rochers du Calvados. Celte plage, une des plus sûres qui soient, est à recommander aux familles qui recherchent l'air pur, le bain en eau tranquille, la pêche et les belles promenades sur terre ou en mer.

On trouve des logements au Hameau, dans le voisinage de la plage. Vie à bon marché.

On se rend à Asnelles par Baveux (chemin de fer); de là. un omnibus conduit à Asnelles (14 kilomètres).

Voyez B.\iNS de mer.

asperges. — Les asperges constituent un aliment peu nutritif, mais sam et de facile digestion, qui fait souvent partie du régime des convalescents, lilles sont bonnes surtout quand elles ont une grosseur moyenne et qu'elles sont bien fraîches.

On les fait cuire à très grande eau salée (voy. légumes) ; on les mange chaudes avec une sauce blanche, ou une sauce aux tomates, ou une sauce à l'huile et au vinaigre, servie à part dans une saucière ifig.).

Si on veut les manger au gras, on les accompagne dune sauce dcsyeui.d où surfaite ©n chauffant de tcnt d'aulres asbon jus de viande ou pcrges, comme sur do l'extrait de viande '* P"^'*de Liebig/délayé dans l'eau avec du

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forme de plat à asperges, disposé de façon â faciliter récouleraeat de l'eau qui mouille les .asperges.

beurre, du sel, du poivre et un peu de farine.

Pour la culture des asperges, voyez

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