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Alqrs la première dentition est complète; les cnangements que les dents éprouvent ne dépendent que de l'usure do plus en plus profonde des incisives, dont les fossettes, colorées en noir par les aliments, s'effacent peu à peu. De treize à seize mois, les pinces rasent, c'est-à-dire que la cavité de leur surface terminale s'efface : de seize à vingt mois, ce sont les incisives mitoyennes qui rasent, et de vingt à vingtquatre mois, les coins rasent à leur tour.
A deux ans et demi ou trois ans commence la seconde dentition : les dents de remplatcment sont beaucoup plus larges que les dents de lait et sans rétrécissement à leur base (collet).
Les pinces tombent d'abord et sont remplacées les premières.
De trois ans et demi à quatre ans les incisives mitoyennes tombent et sont remplacées, et les canines inférieures, ou crochets, commencent à se montrer. De quatre ans et demi à ans, les coins se renouvellent les canines supérieures, lorsqu'elles existent, percent la gencive, et la cinquième molaire commence à paraître.
A cinq ans, le cheval a pris toutes ses dents; les incisives do remplacement offrent aussi une fossette à la surface e leur couronne; elles s'usent par le travail de la mastication ou rasent comme les dents de lait. A cinq ans et demi, le nivellement des pinces inférieures a lieu ; le cornet dentaire a disparu, mais on aperçoit la matière qui en garnissait le fond. Le bord interne du coin est au niveau de l'externe et commence à s'user. A six ans et demi les incisives mitoyennes rasent; le fond de leur cavité est au niveau de la table ; de sept ans à huit, la marque des coins s'efface; les pinces deviennent ovales ; une tache jaune, appelée étoile dentaire, apparaît dans les dents entre le bord antérieur et le fond du cornet rapproché du bord postérieur.
A partir de huit ans. le chevaine marque plus : il est hors d'âge. Les changements qu'éprouvent ses dents s'opèrent moins régulièrement, et on ne peut connaître son âge que d'une manière approximative. A neuf ans, les pinces supérieures ont rasé ; à dix. les mitoyennes supérieures n'ont plus la cavité et les intérieures s'arrondissent ; à onze ans. les coins supérieurs se nivellent, dans les inférieurs la table s'allonge d'avant
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en arriîTC ; à douze ans, les incisives inft'rieures sont en ovales raccourcis et le bord interne des pinces commence à donner à la table l'apparence d'un triangle irrégulier. A treize ans, les pinces inférieures deviennent triangulaires et les mitoyennes s'arrondissent sur les côtés; à quatorze ans.
les coins inférieurs présentent un ovale; à quinze ans. les dents inférieures sont triangulaires, et les pinces supérieures deviennent ovales d'un côté à l'autre:
à seize ans. les tables inférieures deviennent plus longues d'avant en arriére que larges, et les mitoyennes inférieures ovales.
A partir de douze à quatorze ans. il est difficile de juger de l'âge d'un cheval (Noguési.
Alimentation. Le régime du cheval varie beaucoup suivant les localités, mais il est toujours e.vclusivement végétal. D'un tempéramment excessivement sanguin et musculaire, il a besoin d'aliments assez nutritifs, tels que les grains, par exemple, l'avoine dans nos pays, l'orge dans les pays chauds. En France, le fond de la nourriture de presque tous les chevaux est constitué par du foin, de la paille et de l'avoine. Les jeunes chevaux, les juments, les chevaux de l'agriculture mangent en outre de l'herbe des prairies naturelles ou artificielles pendant quelques semaines ; on ajoute parfois du son, des carottes. Le maïs est souvent substitué à l'avoine.
Pourfixerla quantité d'aliments nécessaires à un cheval, ilfauttenircompte.
bien entendu, de la force do l'animal et de la quantité de travail qu'on lui demande. Il est donc impossible de fixer des nombres précis, s'appliquant à tous les chevaux et à toutes les circonstances.
Les chevaux d'omnibus de Paris, qui pèsent en moyenne 548 kilogrammes, reçoivent chaque jour une ration totale ainsi composée :
Avoine i^e&'6\
Ma'is 3 093
Fé véroles 0 963
Foin 4 700
Paille 4 9S0
Son 0 519
La plupart des chevaux peuvent se
contenler d'une alimentation moins copieuse.
Soins à donner aux chevaux. — Bien des personnes qui se servent de chevaux une fois par hasard ignorent quels soins il faut leur donner; c'est à ces personnes que s'adressent les conseils suivants.
Le cheval fait habituellement trois repas par jour;
Cheval boulonnais.
un avant le travail, un au milieu de In journée, un le soir, à la rentrée à l'écurie. Le foin se donne d'abord, puis on fait boire la bête, puis on donne l'avoine.
Cheval breton.
Le cheval mange lentement, et il lui faut accorder au moins une heure pour prendre un repas complet.
Les soins hygiéniques sont indispensables au cheval. V. pansage et ferrure.
Mais c'est surtout quand on demande au cheval de faire un travail fatigant, et par exemple une grande course, ou un voyage, qu'il est indispensable do lui donner des soins convenables. Si un cheval qui d'habitude travaille peu) tt
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est peu nourri, doit accomplir une grande course, ou un voyage, il convient d'augmenter plusieurs jours à l'avance sa ration d'avoine, mais progressivement et sans excès; cette ration sera encore augmentée pendant le voyage.
Pendant le voyage, on visitera chaque jour la ferrure. On évitera de faire de trop grandes courses pendant les premiers jours.
Un cheval convenablement entraîné peut faire sans excès de fatigue une course de 30 à 3.5 kilomètres sans s'arrêter, pourvu que la charge ne soit pas trop forte et qu'on modcf^son allure. Pour une coursrplus grande, il faut accorder au cheval un repos d.
deux ou trois heures.
Quand le cheval arriva à l'écurie après une courstun peu longue, fatigue cl couvert de sueur, de poussière ou de houe, il convient de procéder au pansage avant de donner le repas. S'il est couvert de boue, on enlève cette boue avec une éponge mouillée; s'il a de la poussière, on lave les yeux, les naseaux avec de l'eau fraîche. Mais surtout, après avoir enlevé la plus grande partie de la sueur en raclant avec un couteau de table ou une planchette en bois, on bouchonne fortement tout le corps et les jambes avec un bouchon de paille. Il n'est pas mauvais de frictionner les jambes avec un peu d'eau-de-vie ou de vinaigre. Si la sueur est abondante, et que le cheval semble fatigué, on pose sur lui une couverture, en interposant un peu de paille, jusqu'à ce qu'il soit sec.
Le pansage terminé, on donne une demi-ralioa d'avoine, puis un peu de foin ; on fait boire l'animal et on donne la ûa de la =— ration d'avoine.
On évitera de parlir~en route aussitôt après le repas, et on modérera l'allure du cheval au commencement de la course.
Législation. Tout cheval affecté au service de son propriétaire ou de sa famille paye un impùt qui est de 3 francs pour les communes de moins de iiOOO habitants, de 10 francs pour les communes avant de 5000 à 10000 habitants, de li francs
Eour les communes de 1 0 000 à 20 000 haitants, de 15 francs pour les communes de 20 000 à 40 000 habitants; de 20 francs
pour 1 les communes ayant plus de lOUO» habitants, et de i'i francs pour Paris.
La taxe est réduite de moitié pour les chevaux employés habituellement au service de l'agriculture ou d'une pro-
fession soumise au droit de patente.
Les chevaux attelés uniquement à des
voitures non supendues, ceux attelés à
des voitures quelconques ne servant pas
Cheval normand
au transport des personnes ne sont pas soumis à la taxe. Il en est de même des chevaux appartenant aux entrepreneurs de voitures publiques, aux loueurs, aux marchands de chevaux; des étalons et juments uniquement consacrés à la reproduction. V. réclamation.
chevesne (pêche). — Ce poisson, qui atteint une grosse taille, a les noms les plus divers, selon les régions de la France {juéne, chaboisseaii, cabos. meu-
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nier, galboteau, etc.) (fiy.). Sa chair est médiocre.
Sa péchc est facile, car il mord à tout avec une extrême voracité. On ne peut faire une seule pêche, même celle du brochet, sans avoir chance d'y trouver du chevesne. Que Thamcvon soit garni
En hiver, on ne peut prendre que les gros chevesnes ; on les cherche au tond des grands courants ; on attache à Ihamcçon des tripes de volaille ou de la cervelle de mouton crue.
Au printemps, on pèche les petits chevesnes comme on pèche la brème '
Les harnais du chevaL
de pâle, d'asticot, de ver rouge, de ver de vase, d'un morceau de cerise ou de raisin, de fromage, d'un insecte quelconque, de sang caillé, d'un petit véron,... on le voit toujours s'élancer. Le chevesne se trouve d'ailleurs partout ; mais en hiver on doit le chercher
Ctievesne vluugucur maximum, 0"',60;.
surtout au soleil, en été à l'ombre, en temps chaud à la surface de l'eau, en temps froid, au fond.
Comme aucun poisson ne donne au pêcheur dés occasions de prise aussi faciles cl aussi belles, nous allons entrer ■ians quelques détails.
Pour pêcher le chevesne, qui a une randc bouche, il faut des hameçons relativement gros; mais il est encore préférable d'adopter un petit hameçon triple. La ligne doit être solide, et le pAcheur muni de son épuiselle ; la flotte doit être placée de façon que l'hameçon soilà 16 ou io centimètres du fond.
on esche avec le ver rouge. Les gros, qui se tiennent au milieu de la rivière, sont pris avec une grande ligne, portant un hanneton, un grillon, un papillon blanc; si la rivière est bordée d'arnres. on pêche à l'ombre de ces arbres.
En été, on remplace les insectes par les fruits: cerise rouge, groseille, raisin rouge. Le sang de bœuf caillé va encore très bien. Dans tous ces cas, il faut pêcher dans le milieu du courant. Il importe toujours de maintenir l'appât à 5 centimètres du fond et de ferrer vivement à la plus légère touche. En été, on pêche aussi le chevesne à la lit/ne à lancer, munie d'une mouche artificielle ou d'un insecte vivant, grillon ou sauterelle.
Enfin le chevesne se prend très bien au vif. en amorçant avec un véron ou un petit goujon.
cheveux. — Les cheveux doivent, comme les dents, être l'objet de soins constants. Rien n'est plus contraire à la santé des cheveux que les coiflTures lourdes et chaudes ; les personnes qui veulent conserver leurs cheveux ne doivent donc porter ni bonnet ni foulard pendant la nuit, ni calollc pcndanl le jour. D'ailleurs, l'usage de ces coitfures "inutiles prédispose aux rhumes.
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Chaque fois que cela sera possible, les cheveux seront tenus courts. Ils seront chaque jour peignés et brossés; mais on repoussera Tusage du peigne rin. qui irrite le cuir chevelu. Les brosses et les peignes seront fréquemment lavées à l'eau additionnée d'un peu d'acide phénique. On évitera, contrairement à un usage assez répandu, de se laver la tête à l'eau. De temps en temps, seulement, on fera une friction de propreté avec un liquide convenablement choisi (voir ci-dessous).
Eau pour nettoyer la tète. Dans un litre d'eau tiède, agitez un nouet renfermant deux poignées de soi ; ajoutez un jaune flœuf. battez un peu, puis frottez la tête avec cette eau. largement.
Lavez ensuite abondamment à l'eau tiède, et séchez avec un linge chaud.
Un lavage par mois suffit.
Autre eau pour nettoyer la tête. Dans 100 gramniHs àalcout, faites macérer pendant huit jours 23 grammes d'écorce de bois ds panama. iSécantez, puis filtrez. Pour laver la tête, mêlez un peu de ce liquide avec un égal volume d'eau, et frictionnez avec une petite éponge.
On peut aromatiser cette eau avec quelques gouttes d'essence de bergamote et l'employer pure , chaque semaine , en friction légère.
Pommade pour l'usage quotidien des personnes dont les cheveux sont secs.
On trouve de bonnes pommades chez tous les parfumeurs: nous n'en donnons pas de recette, car on n'a aucun avantage à fabriquer soi-même sa pommade; d'ailleurs l'opération est assez délicate à mener à bonne fin. Du reste, nous conseillons vivement aux personnes dont les cheveux sont secs de remplacer toutes les pommades des parfumeurs par de la vaseline, parfumée à l'aide de quelques gouttes d'essence de rose, ou d'essence de géranium, ou d'essence de jasmin, d'héliotrope, d'oeillet.
On triture dans un mortier l'essence avec la vaseline, et on met en pot.
Huile antique. Les cheveux secs se trouvent également bien de l'usage de l'huile antique employée en très petite quantité. Elle est constituée par de ïhuile (le ben (100 gr.), aromatisée avec de la teinture d'ambre (1 gr.) et de l'essence de citron (50 centigrammes).
Lotion pour les cheveux trop gras (docteur Monin). Dans 300 grammes d'eau distillée de (yo»rf/-o)i faites dissoudre 10 grammes de chlorate de potasse et 4 grammes d'ammoniaque licfuide. Emplojezen lotions avec une petite éponge.
Préparations contre la chute des cheveux. Les pommades, lotions préconisées contre la chute des cheveux sont innombrables, et généralement sans efficacité.
QuAnd la chute survient à la suite d'une mafedie générale, ou qu'elle provient d'une maladie du cuir chevelu, le médecin seul peut prescrire le remède.
Si la chute survient sans cause apparente, ni générale ni locale, on peut essayer les compositions suivantes.
Pomiâade contre la chute des cheveox.
A 100 gr. moelle de 6(eu/' ajouter : suc dicitron,! gr.: extrait de quinquina, lagr.: teinture de cantharides, 7 gr. ; huile de code, i gr. ; essence de bergamote, 1 gr. Mêler intimement. Pour employer celte pommade, se laver d'abord la tête avec de l'eau de savon, puis faire une légère friction chaque soir, avec les doigts, de façon à atteindre surtout la base des cheveux.
Autre pommade contre la chute des cheveux. Moelle de bœuf épurée, 15 gr. ; liuile de ricin. 5 gr. ; baume du Pérou, i gr. ; alcool. 5 gr. ; précipité rouye très tinement pulvérisé, 50 centigr.;/ei/ifMre</<? cantharides. 10 gouttes ;eMe'icerfe bergamote, 0 gouttes. Mêler intimement. Cette pommade s'emploie chaque soir, en frictions faites avec les doigts, sur le cuir chevelu, les cheveux étant écartés autant que possible.
Autre pommade contre la chute des cheveux. r«se///i(?. 40 gr. ; acide borique porphyrisê. I gr. ; acide lactique porphyrisé. 25 centigrammes; essence de bergamote, 10 gouttes. Mêler intimement:
employer en frictions comme les précédentes.
Lotion contre les pellicules (Martineau). Eau distillée de roses. 300 gr. ; liqueur de VanSwieten. 100 gr. ; hydrate de chloral, 23 grammes. Frictionnertousles jours le cuir chevelu avec une ou deux cuillerées de cette solution chauffée.
Lotion contre la chute des cheveux (docteur Moninj. Extrait fleur de quinquina, 100 gr. ; teinture d arnica, 100 gr. ; feuilles de jaborandi, 30 gr. Concasser les feuilles, les faire macérer pendant 15 jours dans le mélange des deux liquides, décanter et filtrer. Faire une lotion chaque soir avec une petite éponge. Cette composition régularise aussi la couleur des cheveux.
Teinture des cheveux. Il est rare que les mi.xtures employées pour teindre les cheveux soient inotTensives : d'ailleurs il ne s'agit plus ici d'hygiène. Aussi ne donnons-nous aucune recette. Yoy.
aussi PERRUQUE.
chèvre. On n'élève guère en France de grands troupeaux de chèvres, sauf dans les montagnes, dont les pâturages secset bien éclairés leur sont favorables. Dans la plaine, la chèvre doit être surveillée de près, car elle est vive, vagabonde, et cause des dégâts dains les cultures (fig.).
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Très robuste, rustique, la chèvre est rarement malade, et elle s'accommode un peu de toutes les nourritures. Quand on ne peut pas la mener paître dans les champs, sur le bord des chemins, il faut la nourrir d'herbe ou de feuilles; en
Bouc commun (hauteur. 0'",80i.
une partie de son lait pour l'utiliser; à deux mois il est bon ;i sevrer. C'est à trois semaines qu'il est le meilleur pour être mangé comme chevreau de lait. Il n'est pas rare qu'une chèvre donne deu.'C chevreaux.
On peut dire que la chèvre est la vache du pauvre. Elle ne lui coûte eénéralemeut rien à nourrir, et elle lui fournit de 3 à 4 litres de lait par jour. Ce lait est souvent employé à faire des fromages.
Les principales maladies auxquelles la chèvre est parfois sujette sont les suivantes. I^e mal de bois est constitué par des troubles digestifs qui surviennent quand une chèvre a brouté dans un bois trop de jeunes pousses d'arbres. Comme traitement, on met la chèvre à la diète ot on lui fait prendre de l'eau de son un peu épaisse.
Le mal sec est une dessiccation des mamelles provenant de l'action d'un soleil trop brûlant. On frictionne les mamelles avec de la crème et on fait paitre les chèvres atteintes le matin, à la rosée, pour les rentrer au milieu du jour.
Gardées trop longtemps dans les pâturages marécageux, les chèvres peuvent devenir hyfiropxques. Cette maladie exige riulervenlion du vétérinaire.
chevreau. — La viande du chevreau est fade et peu estimée. On peut lui faire subir toutes les préparation-indiquées pour la viande d'ayneau.
chicorée. — La chicorée est une excellente salarie (voy. légumes). Les
Chèvre commune (femelle, hauteur, 0 ",70;. 1
hiver elle mange de la paille, du foin, 1 des betteraves, des feuilles sèches.
L'établc des chèvres doit être sèche, bien aérée, pourvue d'une litière qu'on doit changer fréquemment.
La gestation de la chèvre dure o mois. Le petit chevreau s'élève d'habitude sans difficultés; au bout de lojoursil commence à brouter, et on peut alors enlever à la chèvre
Chicorée fine d Italie.
meilleures variétés sont la chicorée flup d'Italie, la chicorée frisée de Meaux, la
Chicorée frisée de Meaux.
chicorée saurage (qui donne la barbe de
capucin) la scarole à feuille ronde (fig.).
On la mange aussi cuite et assaisonnée
de diverses manières. Pour cela on
Scarole à feuille ronde.
l'épluche, on la lave et on la fait cuire dans l'eau salée (en un vase de terre' ; puis on la laisse bien égoutter, on la hache et on la jette dans une casserole
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renfermant du beurre bien chaud, on ajoute une cuillerée do farine, on laisse chauffer, on ajoute du lait ou duhouillon, ou du jus de viande, avec sel, poivre et muscade. Après quelques instants on sert, en garnissant de croûtons qu'on a préalablement fait frire dans le beurre, avant d'y mettre la chicorée.
Conservation de la chicorée. On fait cuire à moitié dans l'eau bouillante, on jette dans l'eau froide, on fait bien égoutter, et on met dans des pots en grès ; on verse une saumure légère ; le lendemain on remplace cette saumure par une plus forte, et on recouvre de beurre fondu.
chien. — Quoique très rustique, capable de vivre n'importe où, cl de n'importe quoi, le chien (fifj.) a cependant besoin de quelques soins pour être maintenu en bonne sanlé. Pendant la nuit, le chien doit pouvoir se réfugier dans un endroit sec , à l'abri de la pluie et des trop grands froids, et se coucher sur une litière propre assez abondante. Les chiens qui, à la campagne , couchent dehors pour garder la maison, doivent tout au moins avoir une niche bien close sur les côtés, bien couverte, et dont le plancher, recouvert de paille, soit A plusieurs centimètres au-dessus du sol. La niche, ou le chenil, si l'on a plusieurs chiens, doivent être nettoyés avec soin le plus souvent possible.
La question de la nourriture a une importance plus grande encore. Il faut prendre un juste milieu. Beaucoup de chiens, surtout à la campagne, ne reçoivent qu'une nourriture de hasard, bien souvent insuffisante ; ils deviennent maigres, chétifs et demandent forcément à la maraude et à la chasse ce que leur maître ne leur donne pas. D'autres, caressés et choyés par tous, mangent avec e.\cès ; ils engraissent outre mesure et sont constamment guettés par les maladies d'estomac. Une bonne soupe, donnée deux fois par jour, est le meilleur aliment pour les chiens ; si le chien est petit, on peut lui donner la même soupe qu'aux gens de la maison. S'il s'agit d'un gros chien, de grand appétit, ou de plusieurs chiens, il est préférable de préparer une soupe spéciale. Pour cela on fait bouillir dans de l'eau, pendant plusieurs heures, an pain de suif ou pain dr cretons, et, dans le bouillon ainsi obtenu, on met à tremper des morceaux de pain d'orf/e. On peut rem-
Ï)lacer le pain de cretons par du suif de )ceuf, de veau, des fonds de pots-au-feu ; il est bon d'ajouter au bouillon quelques légumes selon la saison.
Près de sa niche le chien doit avoir toujosur de 1 eau fraîche.
I^a chienne met bas plusieurs petits ; si «n ne veut pas les élever, il ne faut pas les enlever à la mère tous ;\ la fois, ce qui la rendrait malade; on lui en laissera deux d'abord, puis au bout de quelques jours on en retirera un, puis enfin le dernier plusieurs jours après.
On évitera aussi de forcer une chienne <\ allaiter pendant longtemps plus de deux ou trois chiens, ce qui la fatiguerait outre mesure, et risquerait d'ailleurs de donner de mauvais produits.
Maladies des chiens. Les chiens sont sujets à de nombreuses maladies. Et d'abord, vers l'âge de 9 à 10 mois, un grand nombre sont atteints d'une affection de l'estomac et des bronches appelée simplement la maladie. Le jeune chien devient triste, mange peu, a la bouche chaude, une soif continuelle ; il tousse, éternue, pendant qu'une mucosité s'échappe du nez et des paupières. Peutêtre cette maladie, qui détermine la mort d'un grand nombre de jeunes chiens, n'est-elle si fréquente que parce que le régime auquel ils sont soumis n'est pas celui qui leur conviendrait le mieux. Un jeune chien qui tète longtemps sa mère, qui mange après son sevrage, et même quand il tète encore, de bonnes soupes fortement épicées, avec un peu de viande, est moins exposé à la maladie. 11 est bon aussi de purger les jeunes chiens en mettant de temps en temps dans leur soupe une pincée d'aloès, ou un peu de semen-contra, contre les vers intestinaux.
Dans tous les cas, dès qu'apparaissent les premiers signes de la maladie, il faut administrer au jeune chien, matin et soir, une cuillerée à café de teinture de quinquina dans un quart de verre de vin rouge. Les premiers symptômes disparaissent toujours sous l'influence de ce traitement si simple, pourvu qu'on ne tarde pas à l'appliquer et qu'on le continue pendant plusieurs jours. On prévient ainsi les complications fatales, telles que fluxion de poitrine, bronchite, danse de Saint-Guy.
Les chiens sont souvent atteints de la çiale. On la guérit en faisant sur tout le corps des lotions avec de la benzine. En deux ou trois jours la maladie disparaît entièrement. Les lotions de benzine font également périr toutes les puces.
Il importe aussi de connaître les symptômes de la raye chez le chien, non pour appliquer des remèdes qui seraient impuissants, mais pour enfermer l'animal jusqu'à ce que, si la maladie se confirme, on se décide à le tuer.
Tout chien triste, inquiet, doit être
tenu pour suspect de rage et isolé A
l'attache comme tel, jusqu'à ce qu'il
soit revenu à l'état normal ou que la
! maladie se soit bien caractérisée. On