‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 114 sur 420 · CUP · texte numérisé non relu

CUP

croesmos. Nom d'un Troyen tué par

Mégès.

cromos. 1. Fils de Neptune; donna son nom à la ville de Cromyon, dans le territoire de Corinthe. — 2. Un des fils de Lycaon. Il donna son nam à la v-iHe de Cromyon, en Arcadie.

Croxidès ou croxiox. Nom patronymique de Jupiter, fils de Cronos (Saturne),

croxios. 1. Fils de Jupiter et de la nymphe Himalie. — 2. Un des amants d'Hippodamie ; fut tué par OEnomaiis.

croxos. Nom grec de Saturne.

crotalos. Un des amants d'Hippodamie; tué par OEnomaiis.

crotox. Ancien héros italiote, qu'Hercule tua par accident, et qu'il honora par des funérailles solennelles. 11 donna son nom à la ville de Crotone.

crotopos , fils d'Agénor, roi d'Argos, fut père de Corœbe.

crotos. Fils de Pan et d'Euphémé, nourrice des Muses avec lesquelles il fut élevé. Adroit et intrépide chasseur, il s'acquit l'affection de ses compagnes en inventant l'art de battre la mesure. Jupiter le plaça parmi les constellations sous le nom du Sagittaire, qui est Chiron, dans quelques auteurs.

Crytidas Chef sicilien tué par Hercule.

Ses compatriotes lui rendirent des honneurs héroïques.

ctéatos. FFère d'Eurytos , fils d'Actor ou de Neptune et de Molioné. Voy. leur nom patronymique Molionides.

gtésia. Qui procure du gain. Surnom de Vénus comme déesse des Hétaïres.

ctésios. 1. Surnom de Jupiter et de Mercure comme pénates protégeant la propriété. —2. Fits d'Ormenos, et père du pasteur Eumée.

CTÉSippos. 1. Fils d'Hercule et de Déjanire, ou d'Astydamée , et père deThrasyanor. — 2. Fils de Polytherses, natif de Samé, et l'un des amants de Pénélope II fut tué par le pasteur Philaetios.

ctésylla. Amante d'Hermocharès. Voy.

ce mot.

ctiméxé. Sœur d'Ulysse.

cuba. Déesse romaine qui présidait au coucher des enfants.

cuculus. Surnom de Jupiter, transformé en coucou.

cum^ea. Surnom d'une sibylle qui résidait près de Cumes.

cujeeus. Surnom d'Apollon, qui avait un temple très-ancien sur une colline près de Cumes, en Campanie. Ce temple avait été, dit-on, fondé par Dédale; il s'y trouvait une statue en bois représentant le dieu.

cuxixa. Divinité romaine, qui avait soin des enfants au berceau.

CUPAYO, fils de Cycnus, conduisit les Liguriens au secours d'Énée.

cupExcus. Rutule tué par Énée.

cupidox. L'Amour. Proprement , le dieu du désir, Voy. Éros.

etm

eu pb a. Surnom sous lequel Junon était adorée en Étrurie comme génie tutélaire des femmes.

cura. Déesse allégorique des soucis. On dit que Cura ayant vu de l'argile imagina d'en former l'homme ; qu'ensuite elle pria Jupiter d'animer son ouvrage ; mais que lorsqu'elle voulut lui donner son nom , Jupiter prétendit qu'il devait porter le sien ; de son côté, la Terre soutint qu'elle avait seule ce droit, parce qu'elle avait fourni la matière du corps. Saturne fut pris pour arbitre : ce dieu adjugea à Jupiter le corps de l'homme, parce qu'il lui avait donné l'âme ; il le remit au pouvoir de Cura aussi longtemps qu'il vivrait, puisqu'elle l'avait formé, et enfin il l'appela homo , parce qu'il était formé de terre, ex humo.

cvrje. Les soucis. Divinités vengeresses qui habitaient aux portes des enfers.

curchus. Divinité des anciens habitants de la Prusse. Voy. Curko.

curetés (xovpYjTeç, de xoupot). Primitivement les Curètes étaient des prêtres qui, au nombre de neuf, célébraient en Crète les cérémonies du culte de Jupiter (Zeus) et de Rhée. Ces solennités avaient un aspect tout guerrier : on y voyait surtout figurer la célèbre danse pyrrhique, nommée aussi Prylis, qui se faisait au bruit des cymbales d'airain et au cliquetis des épées frappées sur les boucliers. Pour donner un caractère sacré à ce corps sacerdotal, on imagina comme prototypes de ses membres , des Curètes mythiques ou divins, qu'on relia traditionnellement à l'ancienne théogonie. Les Curètes sacrés, au nombre de trois , disent ces récits comparativement modernes , aidèrent Rhée à enlever Jupiter à Saturne et aux Titans, et cachèrent le jeune dieu dans une grotte de l'Ida , frappant de leurs épées sur leurs boucliers, pour que Saturne n'entendit pas ses cris. Une fable qui présente quelque analogie avec celle-ci, montre les Curètes voués à la défense de Bacchus Zagreus, et s'efforçant en vain de protéger le dieu, qui meurt déchiré par les Titans; elle est évidemment calquée sur la première, et provient d'une fusion entre le culte de la Cérès orphique et celui de Bacchus. Quoi qu'il en soit, les Curètes, originairement prêtres, furent donc élevés ainsi au rang des dieux, auxquels on élevait des temples, et dont les noms étaient invoqués dans les serments. Ainsi que les Cabires, les Dactyles, lesTelchines et les Corybantes, qui présentent le même caractère enthousiaste et bachique, les Curètes appartiennent au culte orgiaque de la nature, ils offrent ainsi de nombreuses analogies avec les Satyres, suivant la judicieuse remarque de Strabon , qui fait les neuf Curètes , fils de cent Dactyles et pères de quatre-vingt-dix Dactyles : « Il y eut d'abord cent Crétols qui portèrent le nom de Dactyles ldéens; les neuf Curètes furent leurs enfants, et produisirent chacun dix enfants, qui s'ap-

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pelèrent, comme leurs ancêtres, Dactyles idéens. « Nous ne contesterons pas ici l'authenticité de cette généalogie ; nous ferons seulement remarquer le défaut de précision et d'abondance des renseignements qui se rapportent à cette partie de l'histoire mythique de l'antiquité. Les Grecs n'en savaient guère plus que nous sur l'origine des Curètes, qualifiés de gegeneis (enfants de la terre) et d'imbrogeneis (enfants des pluies). Hérodote les prend pour des Phéniciens de la suite de Cadmus : les uns, dit-il, allèrent en Grèce , les autres s'établirent en divers lieux (Phrygic, Samothrace, Imbros, Lemnos , Eubée , Rhodes, Crète), et y adoptèrent des noms différents : Curètes fut celui des Phénico Crétois. Denys d'Halicarnasse les regarde comme Autochthones. Enfin Éphore les fait venir de la Phrygie; ce dernier auteur a été suivi par HœcK , qui donne une origine asiatique à la danse pyrrhique et à la musique orgiaque. Localisés du reste dans l'histoire de la Grèce proprement dite, on les voit, fixés en Étolie, à l'est du fleuve Achélous, prendre part à la chasse du sanglier deCalydon; puis, plus tard, assistés d'Apollon, soutenir contre les Étoliens une guerre dans laquelle périt Méléagre. Les, Curètes avaient en Messénie un temple où on leur sacrifiait toutes sortes d'animaux. Voij. Cola>~tes , Cabires, Dactyles, Rhée.

curitis, et sur une inscription Quiritis. Déesse qui porte la lance. Surnom de Junon à Faléries. Ce mot doit être dérivé decuris, mot sabin, qui signifie lance. Chez les anciens Romains, la lance était le symbole de la puissance absolue; cette épithète donnée à Junon exprime par conséquent l'autorité qu'elle exerçait.

curko. Une des divinités des Prussiens du moyen âge; celle qui procurait aux hommes les choses nécessaires à la vie. L'image de Curko consistait en une peau de chèvre élevée sur une perche de huit pieds, et couronnée de gerbes de blé.

CUROTROPHOS ( COUROTROPHOS ). Qui

nourrit des enfants. Surnom de Cérès, de Diane, de la Paix, de la Terre, de Latone et de Brimo.

custos. Le gardien, le soutien, t. Surnom de Jupiter; on le trouve ordinairement joint à Pépithète de conservator. — 2. Surnom d'Arctophylax.

cyamitès. Ancien héros de l'Attique, auquel on devait la culture des fèves II avait un temple sur la Voie sacrée d'Athènes à Eleusis.

cyané. 1. Nymphe d'une fontaine de Sicile. Suivant Ovide, elle accompagnait Proserpine lorsque celle-ci fut enlevée par Pluton. Elle éprouva tant de chagrin de sa perte qu'elle se transforma en fontaine. Cérès y trouva la ceinture de sa fille. Cette fontaine se jeta dans l'Anapis, fleuve en qui l'amant de Cyané avait été métamorphosé. Suivant Diodore. Pluton fit jaillir cette source à l'en»

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droit ou il descendit dans la terre avec Proserpine. Les Syracusains y célébraient une fête annuelle, instituée, dit-on, par Hercule, et pendant laquelle on sacrifiait un taureau qu'on jetait dans la fontaine. — 2. Fille de Liros, et épouse d'/Eolus.

cyaxée. Fille du .Méandre, raére de Caunus et de Byblis, qu'elle eut de Milétos.

cyaxippos. Roi d'Argos, de la race des Biantides ; il était fils , ou , suivant Apollodore, frère d'/Egialeus , fils d'Adraste.

cyathos. La coupe Fils d'Archetélès et échanson d'OEneus. Dans un festin à Phlionte, il commit une méprise en versant sur les mains d'Hercule Peau destinée à lui laver les pieds. Ce héros, irrité, le frappa du doigtsur la tête et le tua. Les Phtiasiens lui érigèrent un sanctuaire dans le temple d'Apollon, où Ton voyait les statues de Cyathos et d'Hercule.

Cybdasos. Démon de la débauche.

C Y BELE ( CYBÉLÈ , CYBELE, CYBEBÉ ).

La Terre, la déesse phrygienne par excellence. Primitivement très-distincte de Rhée avec laquelle on l'identifia dans la suite ; elle apparaît dans la légende de Diodore comme une sorte d'héroïne -déesse ; fille du roi de Plirygie et de la reine Dindyme. Née sur le mont Cybèlc, elle eut pour précepteur Marsyas, et ne tarda pas à se révéler comme une législatrice, en inventant les flûtes, les tambours, l'art vétérinaire , la médecine. Elle devint amoureuse d'Atys , que son frère fit périr , et saisie d'un accès de démence, se mit à parcourir les montagnes de la Phrygie; puis abandonna bientôt ce pays , qui se trouva en proie à la famine. Les habitants élevèrent alors une statue à Atys et instituèrent un culte en son honneur. Telle est la légende humaine de Cybèle. Ce n'est pas ici le lieu de considérer cette divinité comme déesse cosmogonique. Nous. renvoyons à l'article RhÉe. où l'on trouvera tous les renseignements relatifs à l'histoire de son culte, et à la biographie mythique des diverses déesses qui se fondirent en Rhée pour recomposer une nouvelle Cybèle, célèbre chez les Romains.

cychrels ou cexchreus. Roi de Salamine, fils de Neptune et de Salamis, père de Glaucé. II donna son nom à celte île , l'appela Cychrée, et la délivra d'un dragon. Il y avait un temple. Suivant une autre tradition , il était appelé lui-même dragon, à cause de sa férocité; ayant été expulse de Salamine par Eurylochos, il fut accueilli par Cérès à Eleusis , et employé au service de son temple. Un dragon ayant été vu pendant le combat naval de Salamine , l'oracle déclara que c'était le héros Cychreus.

cycixxis , Satyre de la suite deBacchus, donna son nom à la cycinnis , danse dont il était l'inventeur.

cyclades. Nymphes qui refusèrent de sacrifier à Neptune, et furent changées en rochers dans la mer Égee.

cyc-lée reçut à Platée les honneurs hé-

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roïques, d'après l'ordre d'Apollon pytlven.

cyclopes. Litt. Qui ont un œil rond. Il faut distinguer : 1. Les Cyclopes homériques, peuple de pasteurs anthropophages, qui se distinguaient par leurs formes gigantesques et repoussantes, leur œil unique, leur vie sauvage, et leur férocité. Ils habitaient le sud- ouest dé la Sicile ou la Trinacrie , dont ils s'emparèrent après avoir chassé leurs voisins les Phéaciens. Les auteurs postérieurs les supposaient avoir habité la côte du sudest près de l'jEtna, aux environs de Léontium. C'est pourquoi plusieurs poètes appelaient la côte de Sicile Cyclopia saxa, les rochers des Cyclopes. Ils ne connaissaient pas l'agriculture ; le sol leur fournissait sans culture le froment, l'orge et le raisin. N'étant pas liés par une loi commune, ils ne se réunissaient pas dans des assemblées , mais chacun vivait isolé dans une caverne ou dans quelque gorge de montagne, où iis gouvernaient leurs familles avec un pouvoir patriarcal et arbitraire: ils connaissaient la navigation, bien qu'ils ne l'exerçassent pas. Ils ne craignaient pas les dieux, et n'étaient pas serviteurs de Jupiter. Dans la tradition homérique , le représentant de ces géants est Polyphème ( voy. ce mot). Le sujet du drame satirique d'Euripide, intitulé le Cyclope , est tiré, à quelques modifications près, de la fable relative aux aventures d'Ulysse avec ce géant. — 2. Les Cyclopes -Titans. Fils d'Uranus et de la Terre, foudres personnifiées, et serviteurs de Jupiter. Ils étaient au nombre de trois : Argès, l'éclair; Stéropès ou Astéropès, ou Astropœos, la foudre; et Brontes, le tonnerre, l'ranus les mit aux fers, et les précipita dans le Tartare. La Terre, irritée contre ce dieu, excita à la révolte les autres Titans, qui détrônèrent leur père, délivrèrent leurs frères , et mirent Saturne sur le trône. Mais celui-ci enchaîna de nouveau les Cyclopes , et les enferma dans le Tartare , où ils furent gardés par le monstre Campé. Plus tard, lorsque Jupiter se fut révolté contre Saturne et contre les autres Titans, la Terre lui prédit qu'il sortirait victorieux de cette lutte, qui avait déjà duré dix ans, s'il appelait les Cyclopes à son secours. Après avoir tué le gardien Campé, Jupiter brisa les fers des Cyclopes, qui, en récompense , lui donnèrent le tonnerre , la foudre et l'éclair; un casque a Pluton , et un trident à Neptune. Les Cyclopes périrent sous les traits d'Apollon, pour avoir forgé la foudre avec laquelle Jupiter avait tué Esculape. - 3. Les Cyclopes, ouvriers forgerons de Vulcain. Les anciens regardaient les volcans comme les forges du dieu Vulcain ; tel était surtout, d'après la tradition, le mont iEtna en Sicile : le mythe postérieur a confondu la fable homérique , qui supposait les Cyclopes en Sicile, avec celles des forges de Vulcain au fond de l'.Etna. De cette confusion des Cyclopes homériques et des Titans se forma

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la fable d'une autre race de Cyclopes, analogue à celles des forgerons des foudres de Jupiter. Ils étaient représentés comme des ouvriers travaillant l'airain pour les dieux et les héros, avec tant de force, qu'ils ébranlaient la Sicile et les îles voisines. Venus de la côte occidentale de la Sicile au fond du mont iEtna, ou aux îles de Lipara, résidence de Vulcain , ils étaient plus nombreux que les Titans, dont ils avaient en partie emprunté les noms, tels que Stéropès, Brontès ; d'autres s'appelaient Pyracmon , de àxjxcov, enclume, et Ttvp, feu; Acamas, qui est infatigable. — 4. Les Cy dopes-constructeurs, peuple de Thrace, très-habile dans l'art de construire, ainsi nommé de leur roi Cyclops. Expulsés de leur pays , ils se répandirent en Crète et en Lycie. De là ils suivirent Prœtus, pour ceindre ses villes de leurs murs gigantesques , et fortifièrent la citadelle de Tirynthe ou de Mycènes. La tradition leur attribue la construction de ces anciens murs dits cyclopéens , bâtis de masses énormes de pierre brutes et irrégulières , ayant souvent vingt à trente pieds de largeur. Ces ouvrages ont bravé les siècles, et se trouvent encore aujourd'hui , surtout dans l'Argolide , ainsi qu'en Arcadie et dans les contrées montagneuses de l'ancien Latium. La fable qui attribue ces murs aux Cyclopes n'a aucune base historique ou géographique. 11 parait qu'elle ne fut inventée que pour expliquer le mot cyclopéen, qui était devenu proverbial et synonyme de tout ce qui est gigantesque. Aussi Homère, en parlant des murs de Tirynthe, ne fait-il nullement mention des Cyclopes. Plus tard, on admira cette architecture prodigieuse des anciens, et comparant ces masses de pierres avec celles que le cyclope Polyphème avait mises devant rentrée de sa caverne, on les appela cyclopèennes. L'art a représenté les Cyclopes comme ouvriers forgerons de Vulcain et comme des hommes d'une grande taille et d'une constitution robuste, avec un œil unique, au milieu du front, la place ordinaire des yeux étant cependant légèrement indiquée.

cycivus (cycnos). Cygne chanteur. Oiseau consacré à Apollon. — i. Fils d'Apollon et de Thyrie, fille d'Amphinoraos , chasseur remarquable par sa beauté, et habitant la contrée située entre Pleuron et Calydon. Ses nombreux amis l'abandonnèrent à cause de ses mœurs grossières. Phylios, seul, lui resta fidèle, et Cycnos le chargea d'exécuter trois travaux dangereux : de tuer un lion sans armes de fer, de prendre vivants trois vautours monstrueux, et de conduire de sa main un taureau devant l'autel de Jupiter. Phylios exécuta ces travaux ; mais il refusa, suivant la volonté d'Hercule , de céder à Cycnus le taureau qui lui avait été donné en récompense du dernier travail. Son ami , desespéré ce refus, se précipita dans le lac de Ca-

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nope , qui depuis ce temps porta son nom. Sa mère Thyrie se donna aussi la mort; l'un et l'autre furent changés en cygnes par Apollon. — a. Fils de Neptune et de Calycé, ou d'Harpalé, ou encore de Scamandrodicé.' Ayant été exposé sur le rivage de la mer après sa naissance clandestine , il fut trouvé par des pécheurs, qui, voyant un cygne descendre sur sa tête, l'appelèrent Cycnos. Plus tard, il devint roi de Colone en Troade, et épousa Proclée. fille de Laomédon, qu'il rendit mère de Ténès et d'Hémithée. Suivant Dictys, ses enfans s'appelaient Cobis, Cotianos et Glaucé. Après la mort de Proclée, il se maria avec Philonomé , fille de Craugasos, qui", éprise de son beau-fils, et n'étant pas payée de retour, le calomnia auprès de son père. Cycnos l'enferma avec sa sœur Hémîthée dans un coffre, et les jeta dans la mer. Plus tard, ayant découvert la vérité , il tua Philonomé, et se rendit chez son fils, qui , parvenu avec son coffre sur la côte de Ténédos, en était devenu roi. Suivant une autre tradition, Ténès ne laissa pas débarquer son père , mais il coupa le câble de son vaisseau. L'un et l'autre prirent part à la guerre de Troie contre les Grecs, et périrent des mains d'Achille. Cycnos , que les dieux avaient rendu invulnérable aux armes de fer, fut étranglé par Achille avec la lanière qui retenait son casque, ou tué d'une pierre que le héros lui lança entre les épaules ou à la tête. Selon Ovide, lorsque Achille voulut dépouiller le cadavre de son armure, le corps de Cycnos se changea en cygne. — 3. Fils de Mars et de Pélopie ; brigand qui arrêtait tous les voyageurs qui se rendaient à Delphes, et leur enlevait les offrandes destinées au temple d'Apollon. Il fut tué par Hercule dans un combat singulier.

— 4. Fils de Mars et de Pyrène, souvent confondu avec le précédent. 11 fut tué par Hercule et changé en cygne après sa mort.

— 5. Fils de Sthénélus, roi des Liguriens, ami et parent de Phaëton, et père de Cinyre et de Cupavo. Il éprouva tant de chagrin de la mort de Phaéton, qu'Apollon, touché de pitié , le changea en cygne, et le plaça parmi les astres. Ses fils portaient des plumes de cygne à leurs casques, en souvenir de leur père. — 6. Fils d'Ocitus et d'Aurophité; prit part à la guerre de Troie.

CYDippe, i. Océanide. — 2. L'amante d'Aconte. — 3. Mère de Cléobis et de Biton.

cydon. 1. Fils d'Apollon ou de Mercure, oudeTégéate et d'Acacallis; fut le premier roi de Cydonie. — 2. Un des sept fils de Phorcus, compagnon de Clytius, dans l'armée des Rutules.

cydoïvia. Minerve à Phrixa en Élide.

cydkagora ou cyïvdragor a. Fille de Plisthène, sœur d'Agamemnon, femme de Strophius et mère de Pylade et d'Astydamie.

CYDROLAOS, fils de Lesbos ou.de MacavèCt fut le premier qui s'établit à Samos.

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cygaios, chef sicilien tué par Hercule, reçut les honneurs héroïques.

cylarabès. FilsdeSthénélos , roi d'Argus.

cyllabaros. Selon quelques auteurs, amant d'/Kgialë ou ,Ugialée, femme de Dioméde; il conspira contre celui-ci, et le força de s'enfuir en Italie.

cyllaros. i. Jeune centaure, .époux d'Ilylonomé, qui se donna la mort, son mari ayant été tué aux noces de Pirithous. — 2. Nom du cheval de Castor.

cyllen, fils d'ÉIatos, donna son nom au mont Cyllène en Arcadie.

cylléxé. Nymphe que Pélasgos rendit mère de Lycaon, dont elle était femme, suivant d'autres.

cyljlénios. Surnom de Mercure, du mont Cyllène en Arcadie.

cylléivos. Un des Dactyles idéens à Milet. On lui offrait des sacrifices qui lui étaient communs avec Titias et Rhce.

cyllopodioy. Qui a les pieds faibles.

Surnom de Vulcain.

cy.maduse. Océanide.

cymatolégé. Fille de Nérée et de Doris-

CYMÉ. Amazone, qui donna son nom à la ville de Cumes (Cymae).

CYMÉtcs, un des Lapithes, fut tué par Nessus aux noces de Pirilhoiis.

CYMO, Fille de Nérée et de Doris.

CY3IODOCÉA. Une des nymphes, en qui les vaisseaux d'Énée furent changés, lorsque les Rutules voulurent incendier la flotte du héros.

cymodocée. Fille de Nérée et de Doris.

cymopolie (cymopoléia). Fille de Neptune , épouse de Briarée.

CY.MOTHOÉ. Fille de Nérée et de Doris.

cyx etheios. Jupiter en Arcadie.

cyx^ethos. Un des fils de Lycaon.

cymos. Surnom d'Apollon chez les Cynidcs.

cy \\a. Amazone , qui donna son nom à la ville de Cynna.

CYXivos. Frère de Cœos.

cyxortas. Fils d'Amyclas et de Diomédé, frère d'Hyacinthos , et père d'OLbalos ou de Përiérès. Après la mort dArgalos, son frère aîné, il devint roi de Sparte. Koy . Amyclas n° 2.

cyyos. Fils d'Opus, et père d'Hodœdocus et de Larymne; donna son nom à la ville de Cynos en Locride.

cyxosure (cyxosoura). Nymphe du mont Ida; fut chargée de l'éducation de Jupiter, qui la plaça parmi les étoiles du pôle arctique.

CYYOSURUS (CYXOSOURYS). Fils de Mercure, qui donna son nom au mont Cynosure en Arcadie.

cyxthia, cyythios. Surnoms de Diane et d'Apollon, du mont Cynthos dans l'île de Délos.

cy.ylre (cy.youros). Fils de Persée • on lui

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attribue la fondation de la colonie de Cynuric, dans une vallée située entre l'Argolide et la Laconie.

CYPARissiE. Surnom de Minerve à Cyparissie,-près d'Asopos en Laconie.

CYPARISS.US (CYPARISSOS1. t. Fils de Minyas, et frère d'Orchomenos , donna son nom à la ville de Cyparissos, située entre Daulis et Delphes en Phocide.'— 2. Fils de Télèphc, aimé d'Apollon, ou bien de Zéphyre, et changé en cyprès à cause du chagrin qu'il éprouvait de la perte de son cerf favori.

gyphos, fils de Perrhacbos et petit-fils de Palléneus , donna son nom à la ville de Cyphos.

CY'PRIA, CYPRIGÉ\ÉIA; C YPROG EN Î.S ,

cypris. Surnoms de Vénus, qui, selon quelques auteurs, était née à Cyprc.où son culte était en honneur.

CYpsélos. 1. Fils d'iEpytos, père de Mérope, beau-père de Cresphontès, et roi de Basilis sur les bords de l'Alphée en Arcadie. — 2. Fils d'Éétion et de Labda ; il reçut son nom du coffre, xu^sXv) , dans lequel sa mère l'a» vait caché , pour le préserver des poursuites des Bacchiades. Il était père dcPériandros et de Gorgos, et tyran de Corinthe. Il envoya une statue d'or et un palmier d'airain à Olympie, où il construisit un édifice pour y déposer son trésor. Ses descendants , les Cypsélides , y consacrèrent-le célèbre coffre de Cypsélos.

cyréxé. 1. Fille d'Hypseus ou du Pénée et de Chlidanope; devint l'amante d'Apollon, qui l'enleva sur le mont Pélion, et la conduisit en Libye, où il la rendit mère d'Aristée. C'est par erreur qu'on nomme comme ses fils Authocus, Noraius et Argœus, ou Lacinius. — 2. Mère d'idmon, lequel est regardé plus généralement comme fils d'Astérie. — 3. Amante de Mars, qui la rendit mère de Diomède.

cyrxos. 1. Fils d'Hercule ; donna son nom à file de Cymos ou Cyrné (Corse). — 2. Fondateur de Cyrnos en Carie, où il s'établit lorsqu'il fut envoyé par Inachus à la recherche d'Io.

CYTHÉRÉE (CYTHÉRA, CYTHÉRÉA, CY«

théréis, cythérias). Surnom de Vénus, de la ville de Cythère en Crète, où elle toucha la terre pour la première fois , après sa naissance de l'écume de la mer. Elle y avait un temple.

cytissoros. Fils de Phrixus et de Clialciopé ou Iophossa.

cytoros , fils de Phrixus et de Chalciope . donna son nom à la ville de Cytore , en Paphlagonie.

cytos. Fils de Jupiter et de la nymphe

Himalie.

cyziyos. Fils d'iEneus et d'yEnété, ou d'Apollon et de Stilbé, roi des Dolions, à Cyziquc, dans la Propontide. Obéissant à l'ordre de l'oracle, il reçut avec hospitalit-é les Argonautes, qui, dans ieur voyage en Colclùde, débarquèrent dans ses%États. En continuant leur route , les hardis navigateurs furent surpris par une tempête et rejetés à Cyziquc, ou

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