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que méridionale le marsouin (espèce de dauphin) est l'ennemi acharné du crocodile, dont il triomphe presque toujours; et comme cet animal ne fait aucun mal à l'homme, les habitants de ces pays descendent sans crainte dans les fleuves, partout où il se montre. Ceci peut nous expliquer pourquoi les anciens considéraient le dauphin comme l'ami de l'homme. — Les poètes font plusieurs fois mention d'hommes et même d'objets inanimés métamorphosés par les dieux en dauphins. — 2. Nom d'une constellation placée près de la voie Lactée. Selon les uns, c'est le dauphin qui amena Amphitrite à Neptune , ou bien un des Tyrrhéniens métamorphosés en dauphins par Bacchus; selon d'autres, c'est le dauphin qui sauva Arion , ou enfin cet animal a été mis au nombre des astres en l'honneur d'Apollon, dont il était le poisson favori.
DAUQUE (daucus). Père de Laride et Tymber, chefs latins qui furent tués par Pallas.
DCHEMCHID OU DJEMCHID. Roi lUVtholO-
gique de l'Iran, fils de Vivengham, et descendant de Houchengh. Chargé par Ormuzd de veiller sur les hommes , il consentit à accepter ce pouvoir souverain à condition que ses sujets n'auraient à supporter ni les intempéries des saisons ni les infirmités attachées à la nature humaine. Les Iraniens vécurent dans cet heureux état pendant six siècles, temps de la durée du règne de leur souverain, qui reçut d'Ormuzd une épée d'or pour tracer les limites des divers pays : les excursions qu'il fit vers le Sud lui firent découvrir neuf cents contrées qu'il remplit d'arbres, d'animaux, et d'hommes tirés de l'Iran. Il forma les nouveaux colons aux arts agricoles. On voit aussi Djemchid lutter avec les devs et les chasser de leur demeure terrestre. — Aujourd'hui encore, les ruines de Persépolis portent, outre le nom vulgaire de Tchehel-minar, celui de Takhli- Djemchid (palais de Djemchid).
deba-branta. Un des trois frères, descendant de Sacimenta, fils de Sitrata et de la raceide Iadaver.
débéranchi. Une des neuf épouses de Vaçoudéva , dont elle eut Kédan.
décans (Les). Dieux secondaires égyptiens, qui, au nombre de trente-six, présidaient chacun à un tiers de signe zodiacal. Ils se montrent dans les zodiaques, disposés par groupes de trois, et placés au-dessus de chacun des douze grands dieux. Très-puissants pour le bien comme pour le mal, les Décans étaient surtout les génies tutélaires de l'horoscope. Voici la liste des Décans , selon Gorres : Soucho, Pléchout, Chontaré, Stochnéné, Sesmé, Siémé, Réuo, Sesmé, Chommé , Smat , Sro , Isro , Ptiau . Aseu, Ptebiou , Abiou , Chontaré , Ptibiou, Chontaré, Chontacré, Seket,Chous, Ero, Rembomare, Théosolk, Ouéré, Phuor, Sothis, Sith, Chumis, Charchumis, Hépé, Phupé, Tomi, Ouestucati, Aphoso.
décatéphoros. Surnom sous lequel les habitants de M égare consacraient à Apollon
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les 'jimes du butin. Pausanias remarque que le*s statues d'Apollon Pythien et d'Apollon Décatéphoros avaient beaucoup de ressemblance avec les images ciselées des Égyptiens.
décéartus. Fil* de Lycaon.
décélos apprit aux Dioscures qu'Hélène avait été transportée à Aphidnes par Thésée.
décennales. Fêtes romaines instituées par Auguste, célébrées par ses successeurs, chaque dixième année de leur règne, et accompagnées de sacrifices , de jeux , de largesses faites au peuple , etc.
décima. Camena, ou Parque romaine , dont la fonction était de préserver le fœtus de tout accident pendant les neuf mois de la gestation.
dédale (daidalos). L'artiste. Nom d'une série de familles d'artistes qui vécurent particulièrement à Athènes et en Crète. Les premiers ils donnèrent de la vie et du mouvement aux statues, qui, avant eux, lorsque l'art était encore dans l'enfance, n'offraient que des masses inertes, et ressemblaient à des momies. Les ouvrages qu'ils léguèrent à la postérité étaient tous exécutés en bois , excepté le chœur dansant d'Ariadne à Cnosse , qui était en marbre blanc. La tradition a rassemblé sur un seul individu les travaux et les aventures de ces différents personnages. — Ce Dédale était, suivant les uns , fils de Métion, petit-fils d'Eupalamos et arrière-petit-fils d:Érechthée ; suivant d'autres, fils de Palamaon ou d'Eupalamos, et petit-fils de Métion et d'Alcippé. Il était né à Athènes, et fut contemporain de Thésée. C'est lui qui détacha les bras et les jambes du corps de la statue, et qui marqua les yeux. Quelque grossiers que fussent ces premiers essais, ils suffirent aux yeux d'un peuple ignorant, pour faire attribuer à Dédade l'invention d'automates , ou statues animées qui voyaient et marchaient. Platon s'est moqué, avec raison de cette fable ridicule. On attribuait encore à Dédale l'invention de la hache, de la scie, du niveau, des vergues, des pliants à l'usage des femmes qui célébraient les Panathénées. De ses trois fils Scyllis, Dipamos et Icare, le dernier se distingua en inventant les voiles. Enfin, son neveu Perdix, appelé aussi Talos, Calos, et Circinus, mit le premier en usage le tour et le compas. — Jaloux de la célébrité de son neveu, Dédale le tua, et alla chercher un asile auprès de Minos, roi de Crète, pour lequel il construisit le prétendu labyrinthe, qui n'a jamais existé que dans la fable. IJ servit aussi les amours de Pasiphaé , et ce fut par son conseil qu'Ariadne remit à Thésée le fil indicateur, auquel le héros dut son salut. Minos, furieux de cette trahison , fit enfermer Dédale et son ûls dans le labyrinthe ; mais tous deux s'échappèrent au moyen d'ailes construites par l'artiste grec, qui perdit son fils dans sa périlleuse excursion au-dessus des mers Voy. Icare. Arrivé à Cumes, où il consacra ses
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ailes dans un temple qu'il dédia à Apollon, il gagna ensuite Caraicos ou Inycon en Sicile Cocalos, qui était roi de ce pays, n'écouta nul lement les réclamations de Minos ; il lit même étouffer ce prince dans un bain, pour sauver le célèbre architecte auquel la Sicile dut plus tard de superbes constructions. Suivant d'autres , Minos fut tué par les filles de Cocalos , qui aimaient Dédale». Celui-ci se rendit ensuite en Sardaigne, et y éleva de grands monuments par l'ordre dTolaiis.— Une autre tradition nous montre Dédale construisant des navires à voile pour s'échapper de Crète. Icare, pilote inhabile, périt dans les flots, et son cadavre est jeté sur une île de la mer Samienne, Doliché, où Hercule le trouve et l'ensevelit. Le père, reconnaissant, érigea une statue au dieu, à Thèbes, ou, suivant Apollodore, à Pise. Le même auteur ajoute que cette statue était d'une ressemblance si frappante, qu'Hercule la prenant, dans l'obscurité de la nuit, pour un autre lui-même, la brisa d'un coup de pierre. — Suivant Hygin, Dédale avait suivi Thésée à Athènes. D'autres traditions citées par Diodore, et qu'on ne saurait classer chronologiquement dans la vie de l'artiste , le font figurer dans les mythes égyptiens : c'est d'après des types égyptiaques que Dédale construit le labyrinthe de Crète et perfectionne l'art plastique , c'est luimême qui élève le magnifique portique du temple de Vulcain à Memphis, et les Égyptiens, reconnaissants, lui érigent un temple auprès de cette ville. Eustathe fait périr Dédale en Sicile, de la main des filles de Cocalos. — Les anciens attribuaient a Dédale : les statues d'Hercule à Thèbes, a Corinthe; sur la frontière des Mégalopolitains , et des Messéniens en Arcadie ; la statue de Trophonius chez les Lébadéens; de Britomartis, à Olus; de Minerve, à Cnosse; de Vénus, à Délos; de Diane, à Monogissa en Carie. Homère parle déjà du célèbre chœur dansant d'Ariadne, exécuté en marbre blanc, et regardé comme l'œuvre de Dédale; mais il est peu probable que ce groupe en relief date d'une époque si reculée. Quoi qu'il en soit, tous ces monuments de l'art ont nécessairement dû porter un caractère particulier qui faisait distinguer les véritables ouvrages du célèbre statuaire de ceux qui lui étaient faussement attribués. « Bien que les créations de « cet artiste ne soient pas encore d'un goût « exquis, dit Pausanias, on ne peut cepen- « dant y méconnaître une inspiration di- » vine, »
dédale (daedalé). Mère de Métis , nourrice de Minerve.
dédalies. i. Fête que les Platéens célébraient tous les ans depuis leur retour dans leur patrie. — 2. Autre à Alalcomène, où était le bois le plus considérable de la Béotie. — 3. Autre en mémoire de la réconciliation de Jupiter avec Junon.
dédaliox. Fils de Lucifer, frère de Céyx,
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et père de Chioné , fut si affligé de la mort de sa fille, que dû désespoir il se précipita du sommet du Parnasse. Apollon le changea en épervier.
déditchia. Fils du Pradjapati Adarva et de Santi.
défensor. Hercule à Rome.
déicoon. i. Fils d'Hercule et de Mégare. — 2. Prince troyen, ami d'Énée, tué par Agamemnon.
déid amie (déidaméia).i. Fille de Bellérophon, épouse d'Évandre, et mère de Sarpédon. Homère la nomme Laodamie. Voij. ce mot. — 2. Épouse de Pirithous, appelée aussi Hippodamie. — 3. Fille de Lycomède, roi de Scyros; fut aimée d'Achille tandis qu'il était caché à Scyros sous des habits de femme. Elle en eut Pyrrhus ou Néoptolème et Oniros.
déïléoim. Frère d'Autolycus n° 3.
déilochos. Fils d'Hercule et de Mégare.
DÉIMA, DEIMOS. VOIJ. PEUR.
déimachos. r. Père d'Autolycus, de Déiléon et de Phlogius , partit de Thessalie avec Hercule, et l'accompagna à son expédition contre les Amazones. Il inspira de l'amour à Glaucia, fille duScamandre, et en eut un fils et trois filles, honorées longtemps sous le titre des trois vierges. — 2. Fils de Nélée et de Chloris, tué par Neptune.
DÉiMAS.Fils de Dardanus et de Chrysé, qui, lors de l'émigration des Dardanides, resta en Arcadie avec une partie de la population.
déiivomé. Captive troyenne peinte dans le temple de Delphes.
DÉioiv. r. Fils d'Hercule et de Mégare. — 2. Fils d'iEolus et d'Énarète, roi de Phocide. Il épousa Diomédé, et eut d'elle Astéropée, yEnetos, Actor , Phylacos et Céphale. Après la mort de son frère Salmonée , il reçut chez lui la fille de celui-ci, et la donna pour épouse à Crétheus. Il était aussi appelé Déioneus.
déionÉ. 1. Nom patronymique de Proserpine, fille de Déo ou Cérès. — 2. Amante d'Apollon, mère de Milet.
déioneus. 1. Père de Dia, épouse d'Ixion. Voulant arracher de force à son gendre futur les présents de noces, celui-ci l'attira dans sa maison , et le jeta dans une fosse remplie de charbons ardents , où il périt. *— 2. Fils d'Eurytus d'OEchalie , que Thésée maria à Périgyné , bile du brigand Sinnis.
déiojXIdès. 1. Nom patronymique de Milet, fils de Déioné. — 2, De Céphale, fils de Déïon.
déiopé. Fille de Triptolème, mère d'Eumolpe ; suivant d'autres, mère de Triptolème.
DÉ1OPÉA4 Nymphe de Lydie, remarquable par sa beauté, de la suite de Junon. Cette déesse la promit à TEole s'il consentait à susciter une tempête contre la flotte d'Énée au moment où il allait toucher le rivage de l'Italie.
déiopitÈS. Fils de Priam, tué par Ulysse.
DÉIPHOBE (DÉIPHOBOS). I. Fils d'HippO-
lytes d'Aroyclée; purifia Hercule du meurtre