DEL
Hyllus, qui fut le second chef des Héraclides. — 2. Fille de Néréc et de Doris.
dekche!v. Héros de la race solaire, fils de Tchandrachina, et père de Viçouvangaça.
delà. Dans la mythologie irlandaise, chef d'une colonie grecque qui vint occuper l'Irlande.
déléphat. Vénus des Syriens et des Chal-
déens.
DÉLÉRENGUI BOUCANTOU. Le plus élevé
des esprits bienfaisants de l'ordre immédiatement supérieur à ceux qui vivent auprès des hommes, dans la religion lamaïque.
délia. Diane, née à Délos; au pluriel, ce mot signifie les déesses adorées à Délos : Diane, Cérès, Vénus, etc.
déliadès. Fils de Glaucus, frère de Eellérophon , qui le tua.
délias. Surnom de Diane, de Cérès, et des nymphes révérées à Délos.
délies. Fêtes en l'honneur d'Apollon , que les Athéniens et les habitants de Rhénée, Mycone , Céos, Andros, Ténos, venaient célébrer tous les quatre ans à Délos, métropole insulaire du culte du dieu. La théorie oudéputation solennelle, composée des premiers citoyens de chaque ville, qui prenaient alors le nom de théores ou déliastes, sous la présidence d'un archithéore, montait avec tout l'appareil d'une pompe religieuse sur la paralie ou galère sacrée, pendant l'absence de laquelle nulle sentence de mort ne pouvait être mise à exécution : le sang ne pouvait couler pendant la période consacrée à Apollon. Dès leur arrivée à Délos, les théores, couronnés de lauriers, présentaient leurs offrandes, et après un magnifique sacrifice offert en commun par les diverses députations , des danses symboliques venaient retracer quelques phases de la vie du dieu ; l'une figurait les oscillations de l'île sainte encore flottante sur les mers; une autre, que Thésée avait exécutée sur l'autel après la mort du minotaure, représentait les sinuosités du labyrinthe de Crète; dans une troisième enfin, tous les danseurs avaient les mains liées derrière le dos. En regagnant la paralie, les théores laissaient leurs couronnes sur l'autel. La députation d'Athènes était la plus riche de toutes ; elle fut instituée la troisième année de La guerre du Péloponnèse.
delius ( delios). Délien. Surnom d'Apollon; au pluriel, il signifie les dieux, adorés à Délos.
DELLiiVGR. Le crépuscule, dans la mythologie Scandinave, est le troisième mari de Noth ( la nuit ) et le père de Dagr ( le jour ).
delodaça. Fils de Mourkala, frère d'Agali, et l'un des radjahs des Tchandrapoutres.
délos. Personnification de l'île de ce nom, où Lalone trouva un asile.
delphicola. Qui habite à Delphes. Surnom d'Apollon.
delphiïvia. Surnom de Diane à Athènes.
delpiiimes. Fête célébrée par les Égi-
nètes en l'honneur d'Apollon ; elle tombait au mois de juin , nommé chez eux , mois Delphinios.
delphinios. Épithète qui fut donnée à Apollon, soit parce qu'il dompta le monstre Delphyné, qui gardait l'oracle à Pytho, soit parce que, monté sur un dauphin, ou , selon d'autres , ayant pris la forme de ce poisson , il précéda le vaisseau sur lequel des colons crétois se rendaient à Delphes. Il avait un temple sous ce nom à Athènes.
delphinus. Voy. Dauphin.
delphos. t. Fils de Neptune et de Mélan- Iho ; il donna son nom à Delphes. — 2. Fils d'Apollon et de Céléno, fille d'Hyamos. Quelques auteurs disent que ce fut lui qui donna son nom à Delphes. Son fils, qui s'appelait Pythis, régna sur le pays qui environne le Parnasse, et donna à l'endroit où se trouva l"oracle le nom de Pytho.
delphyné. Dragon du sexe féminin, moitié homme, moitié animal, auquel Typhon confia la garde de Jupiter vaincu , blessé , et dépouillé de ses muscles. Mercure cependant et iEgipan dérobèrent la peau d'ours dont les muscles étaient enveloppés, et les replacèrent dans le corps de Jupiter, qui put alors se délivrer. Voy. JEgipan.
delphyné ou delpuynus. Nom du serpent Python.
demainétos. Surnom d'Esculape, lui venait d'un temple qui lui fut élevé sur les bords de l'Alphée, par un certain Demainétos.
demarchos. iEgyptide, tué par la danaïde Eubulé.
demaroon. Dieu phénicien, fils de Dagon et d'une maîtresse d'Uranus.
demaros. Dieu phénicien. Quelques traditions grecques en font un Jupiter, fiis illégitime d'Uranus.
déméter. Nom grec de Cérès.
• DEMI-DIEUX. Voy. HÉROS.
de mi no mikotto. Quatrième roi de la deuxième race des Hommes-dieux, au Japon. Il régna, selon les traditions, 637,892 ans.
démiourgos. Épithète commune à tous les dieux créateurs.
démiphon. Roi de Phlaguse, ville de l'Asie Mineure; ayant reçu de l'oracle l'ordre de sacrifier chaque année une jeune fille noble pour délivrer son royaume d'une peste qui y régnait , fit tirer au sort toutes les jeunes filles, à l'exception des siennes. Un des grands, nommé Mastusius , dont le sort avait désigné la fille, se vengea de cette injustice, en invitant le roi à un sacrifice, et en lui donnant à boire dans une coupe le sang de ses propres enfants qu'il avait égorgés. Démiphon le fit jeter avec la coupe dans la mer, qui depuis porta le nom de Mastusique, tandis que le port reçut le nom de la Coupe, que, depuis, les astronomes placèrent au nombre des constellations.
demnosia. Une des filles de Priam.
démo. 1. Nom de Cérès. — 2. Nom de la
sibylle de Cumes. — 3. Fille de Céléos et de Mctanire, qui, avec ses sœurs Callidicé , Clisldicé et Callithoé , saluèrent la déesse Cérès , assise près de la fontaine Callichoros en Attique.
DÉMOANASSA. Voif . DeMONASSA.
démocoon. Fils naturel de Priam; vint d'Abydos à son secours , et fut tué par Ulysse.
démodicé. Appelée aussi Biadicé, et, selon Hygin, épouse de Créthéus. Ayant conçu une passion violente pour Phrixus , mais, furieuse d'avoir essuyé un refus de lui, eile l'accusa auprès de son mari d'avoir attenté à son honneur. Créthéus exigea la mort de Phrixus.
démoditas. Danaïde, fiancée de Chrysippos.
démodocus (démodocos). i. Chanteur aveugle et inspiré; vivait, suivant Homère, à la cour d'Alcinoiis, roi des Phéaeiens, dans l'île de Schéric (Corfou). Les muses, en le privant de la vue, le rendirent habile dans l'art du chant. Il faisait entendre ses hymnes dans le palais du roi , aux festins , et sur la place publique aux danses. En présence d'Ulysse, il chanta les exploits de ce héros, ceux d'Achille, les amours de Mars et de Vénus, l'invention du cheval, à laquelle les Grecs durent la prise de Troie. Il fut chargé par Agamemnon de garder Clytemnestre, et fut'exposé sur une île par Égysthe. Voici ce qu'en dit Eustathe : Il était né, suivant quelques auteurs, en Laconie, et fut instruit dans l'art du chant par Automédès de Mycène et par Périmédès d'Argos; après avoir été vainqueur dans la lutte du chant aux jeux Pythiens, il suivit Agamemnon à Mycènes. Ulysse récita son chant, dont le sujet était la chute de Troie, et fut son vainqueur. — Il était représenté sur la porte d'Apollon à Amyclée, accompagnant de la harpe la danse des Phéaeiens. — 2. Compagnon d'Énée; fut tué parHalésus.
démogorgon (d^emogorgon). Génie de la terre, adoré en Arcadie ; selon Théodotion, il habitait les entrailles de la terre. Ennuyé de n'avoir pour compagnon que le chaos . et l'éternité, il se fit une petite sphère, qui lui servit de moyen de transport , et dans son excursion orbiculaire se trouva avoir formé le ciel; il découvrit aussi le feu dans sa marche , en forma le soleil, et le maria à la Terre, qui produisit le Tartare et la Nuit. On donne pour enfants à Démpgorgon, Éris, l'Érébe, Pan , Pitho , le ciel , les trois Parques. Cette cosmogonie est tout à fait étrangère à la Grèce primordiale.
démoléon. t. Centaure; fut tué par Thésée aux. noces de Pirithous. — 2. Selon Hygin, frère d'Autolycus n° 3, et fils de Phryxus et de Chalciopé.— 3. Filsd'Anténoretde Theano; fut tué par Achille.
démoléos. Grec tué par Énée sur les bordsduSimoïs.Sa cuirasse, tressée de fil d'or fut donnée par Énée dans les jeux de Sicile, comme second prix.
démon (daim on). Mol qui signifie, et une
divinité particulière et la puissance divine, ou la divinité en général. Dans ce dernier sens, il est souvent synonyme du sort tant bon que mauvais. Le nom des Devatas. génies bienfaisants, s'applique de même quelquefois, dans la mythologie sanscrite, aux funestes Asvapnas. Voy. Génies.
démoxassa. i. Épouse d'irus, mère d'Eurydamos et d'Eurytion. — 2. Mère dMlgialée, qu'elle eut d'Adraste. Voy. Adraste n° 2. — 3. Fille dWmphiaraus etd'Ériphyle , épouse de Thersandre, mère de Tisaménos; elle était représentée sur le coffre de Cypsélus.
démoaicé. Fille d'Agcnor et d'Épicasté, amante de Mars, mère d'Événus, de Molus, de Pylus , et de Thestius.
démophile, ou hiérophile , la septième des dix sibylles, était de Cumes, comme Déiphobe , avec laquelle on la confond. C'est d'elle qu'on a fait le conte des livres sibyllins achetés par Tarquin. — On voyait dans un temple d'Apollon le tombeau de Démophile.
démophile. Danaïde, fiancée de Pamphile.
démophox. 1. Fils de Céléos et de Métanire ou d'Hippothoon. On le trouve aussi nommé Céléos et Triptolème. Une tradition rapporte, qu'exposé au contact de la flamme par Cérès, qui voulait le purifier de ce qu'il avait d'humain , il périt par suite des craintes indiscrètes de sa mère. Les auteurs rapportent ce mythe de diverses manières. Voy. CÉRÈs. — 2. Fils de Thésée et de Phèdre , frère d'Acamas, roi d'Athènes ; suivant Pindare , fils de Thésée et d'Antiope. Il racheta sa grandmère ^thra, qui était esclave d'Hélène, et qui revint d'Ilion dans le camp des Grecs. Cependant Homère ne le compte pas parmi les héros argiens. Suivant Plutarque, ce fut Démophon, et non Acamas, qui aima Laodicé, et La rendit mère de Munychos, qui fut élevé en secret par iEthra. La fable la plus commune rapporte que Démophon promit à Phyllis, fille de Piton . roi de Thrace, de l'épouser. Avant son mariage, il se rendit dans sa patrie pour mettre ordre à ses affaires ; il y séjourna si longtemps, que Phyllis, se croyant oubliée, se donna la mort. Elle fut changée en un arbre qui porta son nom. Démophon, revenu trop tard , embrassa le tronc de cet arbre, qui surle-champ poussa des feuilles. Lorsque l'Attique fut attaquée par Di'omède, qui, retournant de Troie, y débarqua, et la prit dans l'obscurité de la nutf, pour un pays ennemi, Démophon tua quelques-uns des Argiens, et, s'emparant du Palladium , foula aux pieds un Athénien. Pour ce fait, il fut accusé par les parents des victimes ou par le peuple, et on dit que le premier il fut jugé par le tribunal criminel d'Athènes, appelé iizi 7caXXaStw.
Plus tard, les descendants d'Hercule ayant été chassés par Eurysthée, Démophon les accueillit en Attique, où ils s'établirent dans la Tétrapolis. Eurysthée, qui avait déclaré la guerre à Démophon, fut tué. Démophon reçut