ADO
adoiv, le même qu'Adonis.
adoiv^ea et adoxi as. Surnoms donnés à Vénus à cause de son amour pour Adonis.
adOjVÉe (adoneus). 1. Nom par lequel les Arabes, suivant Strabon, désignaient le soleil. Il est probable qa'Adoneus est le même mot qn'Adonaï. — 2. Surnom de Bacchus.
adonia. Fêtes en l'honneur d'Adonis; elles prirent naissance à Biblos en Phénicie, et se répandirent ensuite en Egypte et en Grèce. ABybloselles duraient deux jours. Les femmes seules les célébraient le ier jour par des lamentations sur la mort d'Adonis, le 2e jour par des cris de joie sur sa résurrection. Les jours où l'on célébrait ces fêtes étaient regardés comme funestes.
adonis. 1. Fils de Phœnix et d'Alphésibée, ou du roi assyrien Théias etdeSmyrna (Myrrha"), ou de Cinyras et de Métharmé, ou enfin de Cinyras et de Cenchréis. Selon Apollodore, Smyrna, enflammée d'unepassion incestueuse pour son propre père , passa douze nuits auprès de lui , sans qu'il sût que c'était sa fille. La reconnaissant enfin, il la poursuivit l'épée à la main. Smyrna, sur le point d'être atteinte, implora l'assistance les dieux. Ceux-ci la changèrent en l'arbre qui produit la myrrhe. Dix mois après , l'arbre s'ouvrit, et Adonis naquit. Vénus, charmée de sa beauté, s'empara de lui, et, pour le cacher aux autres dieux, le confia à Proserpine. Mais celle-ci, également éprise de lui , refusa de le rendre. Jupiter décida qu'il vivrait désormais quatre mois pour lui-même, quatre mois près de Proserpine,et autant près de Vénus. Tout jeune encore, Diane le fit tuer à la chasse par un sanglier furieux. D'autres racontent différemment cette fable. Cenchréis, mère de Smyrna , ayant irrité Vénus en élevant la beauté de sa fille au-dessus de celle de la déesse, ce fut celle-ci qui, pour sevenger, inspira à Smyrna sa fatale passion. Sonpère l'ayant reconnue, et la poursuivant, Vénus la changea en un arbre d'où découle la myrrhe. Le père , dans sa fureur, frappa l'arbre, qui s'en tr'ouvrit, et donna le jour à Adonis, lequel bientôt se fit remarquer par son extrême beauté. Vénus, blessée accidentellement paruneflèche deCupidonqui l'embrasait, conçut un violent amour pour Adonis, et partagea avec lui les plaisirs de la chasse. Quoique averti par Diane qu'il courait de grands dangers en poursuivant les bêtes féroces, un jour il blessa un sanglier, qui le tua. De son sang naquit la fieur nommée anémone. — Cependant Bion(ld. 1, 64) chante : « Vénus versa autant de larmes qu'Adonis répandit de sang. Du sang naquirent des roses, et les larmes produisirent des anémones. » — Les gouttes de sang de Vénus , qui, dans sa précipitation à aller secourir son amant, s'était blessée aux épines, tombèrent sur des roses blanches, qui, depuis ce temps, devinrent rouges. Adonis devait descendre dans le royaume des ombres ; mais il lui fut permis de passer six mois par an auprès de Vénus. Du double ma-