EXE
de Mélanéus et de Stratonice, roi d OEchalie, sur les bords du Pénée en Thessalie ; il avait pour épouse Antioche , dont il eut Iole , Iphitus , Molion ou Déion, Clytius et Toreus. Célèbre par son adresse à tirer de l'arc, il promit sa fille Iole à celui qui pourrait l'emporter sur lui. Hercule, à qui Eurytus lui-même avait appris à manier l'arc, triompha de lui et de ses fils, et les tua parce qu'ils lui refusaient le prix de son adresse, ou parce qu'ils demandaient un tribut aux habitants de l'Eubée. Foy. Hercule. D'autres prétendent qu'Eurytus, ayant osé déûer Apollon lui-même de se mesurer avec lui, fut tué par ce dieu. Ovide lui donne encore Dryope pour fille. A OEchalie en Messénie, on lui faisait tous les ans des sacrifices humains. — 4. Fils d'Actor, connu aussi sous le nom patronymique d'Actorion et sous celui d'Eurytion. — 5. Fils d'Hippocoon. Foy. ce mot.
eusirtjs (euseiros). Mari d'idothée, et père de Térambe.
eusorus(eusoros). i.Pèred'Acamasn°3.
— 2. père d'yEnété , femme d\Enéus , et mère de Cyzique.
euterpe. Muse de la poésie lyrique, amante du fleuve Strymon . dont elle eut Rhésus. On la voit dans les bas-reliefs antiques, tenant une double flûte ou des trompettes. Foy, Muses..
euthyjie (euthymos). Le bienveillant.
Héros de Locride, fils d'Astyclès ou du fleuve Cœcinus , célèbre par sa force athlétique et son adresse dans la lutte. Les Témesséens, en butte à la cruauté de leur héros Polytès, auquel ils sacrifiaient annuellement une jeune vierge, furent délivrés par Euthymus. qui lutta avec Polytès dans son temple, et le vainquit. Luimême, parvenu à un âge très-avancé, disparut dans le sein du fleuve son père.
euthymia. Dans Pindare , personnification de la gaîté.
eutrysitès. Surnom d'Apollon qui avait un ancien oracle à Eutrésis, entre Platée et Thespies, dans les environs de Leuctre.
eutychès- Fils d'Hippocoon. Foy. ce nom.
euxanthius (euxanthios). Fils de Minos et de Déxithée.
évadné. 1. Fille de Neptune et de Pitane. A sa naissance, elle fut envoyée en secret chez iEpytus, roi de Phaesane en Arcadie, qui l'éleva. Apollon la rendit mère de Iamus. Pindare lui donne l'épithète de jeune fille à chevelure brune. — 1. Fille du Strymon et de Neère ; suivant quelques auteurs, femme d'Argos n° 1. — 3. Fille d'iphis ou de Philax; suivant quelques-uns, épouse de Capanée. Elle se précipita sur le bûcher qui consumait le corps de son époux. — 4. Fille de Pélias. — 5. Fille d'Asopus, amante du Nil.
év^echmé. 1. Fille d'Hyllus, épouse de Polycaon. — 2. Fille de Mégarèus, et seconde femme d'Alcathous.
évjEmon. i. Un des fils de Lycaon. Foy ce mot. — 2. Père d'Eurypyle,
ËVA
JSV/EMONIDÈS. Nom patronymique d'Éurypylus, fils d'Évœmon.
é vagora. Une des Néréides.
évagoras. i. Fils de Nélée et de Chloris; fut tué par Hercule. — 2. Fils dePriam.
évagrus. Lapithe tué aux noces de Pirithoiis par le centaure Rhœtus.
évalosia. Surnom de Gérés. Comparez Halo as.
évamérion. Le même que Téiesphore, génie de la guérison. On le voit souvent représenté à côté d'Esculape , dont les Grecs lui donnaient aussi le nom. Il avait une statue à Titane, et y recevait les honneurs divins.
évan. Surnom de Bacchus , tiré des cris que poussaient les Bacchantes.
évanassa. Labonne souveraine. Surnom de Cérès.
évandre ( évander ). i. Le civilisateur du Latium. Il était fils de Mercure et d'une nymphe arcadienne , que les historiens grecs appellent Thémis ou Nia, trate , taudis qu'elle porte le nom de Carmenta , ou de Tyburtis dans les auteurs latins. Suivant une tradition rapportée par Servius, Évandre avait pour père Échémus, et pour mèreTimandre, fille de Tyndare et de Léda. Forcé de quitter la ville de Pallante en Arcadie, à la suite d'une émeute dans laquelle son parti fut vaincu, le prince grec se rendit en Italie avec hne colonie de Pélasges, environ soixante ans avant la guerre de Troie. Il fut accueilli favorablement par Faunus, roi des Aborigènes, qui lui abandonna une partie de son royaume, où la nouvelle colonie s'établit. Tel est le récit de Denys d'Halicarnasse. Celui de Servius en diffère sur quelques points; ainsi, suivant ce dernier , Évandre quitta Pallante, après avoir tué son père, et s'empara par la force d'une partie du territoire des Aborigènes. Hérilus, roi de Préneste, qui voulait lui résister, périt en combattant. Quoi qu'il en soit, Évandre bâtit sur les bords du Tibre, au pied du mont Aventin, une ville qu'il nomma Pallantœa, et qui, dans la suite, fit partie de Rome. 11 donna aux peuples voisins des lois plus douces, leur enseigna l'usage des lettres, les arts, la musique, et introduisit chez eux le culte de Pan Lycéen , ainsi que ceux de Cérès , de Neptune Consus , de la Victoire et d'Hercule. Ce dernier, qui avait communiqué à Évandre la connaissance de l'alphabet , s'érigea lui-même sur le Tibre, après la défaite de Cacus, un autel qui reçut le nom û'Ara maxima. Il apprit aussi de Carmenta qu'il serait mis au nom- | bre des dieux. — Virgile a mis Évandre en rapport avec Énée, dont le père, Anchise, avait déjà reçu l'hospitalité du fils de Carmenta, en Arcadie. Le. prince colonisateur accueille favorablement ie fugitif, et fait alliance avec lui contre les Latins. — Évandre eut un fils, Pallas, et deux filles, Rome et Dyna. Il recevait ; des honneurs divins à Pallante en Arcadie, j ville à laquelle l'empereur Antonin, pour honorer la mémoire de ce héros, donna les
ÉVÔ 179
droits de cité et beaucoup de privilèges. Il avait aussi un autel sur le mont Aventin , a Rome. — 2. Fils de Sarpédon, roi de Lycie, époux de Déidamie, et père de Sarpédon, — 3. Fils de Priara.
évaivémos. Qui envoie de bons vents.
Surnom sous lequel Jupiter avait un temple à Sparte.
évaivgélos. Qui apporte de bons messages. Surnom sous lequel le pasteur Pixadarus avait un temple à Éphèse , où il était adoré comme héros , parce qu'il avait découvert le magnifique marbre qui servit à la construction du temple de Diane.
évanthès. 1. Fils de Bacchus et d'Ariadne. — 2. Fils d'OEnopion.
évarné. Une des Néréides.
évarou. Dieu marin, dans la mythologie otaïtienne.
évas, Phrygien, compagnon d'Énée, fut tué par Mézence en Italie.
évéanos. Qui porte de beaux vêtements.
Surnom de Cérès.
ÉVENTUS (BONUS). Voy. BOtfUS EvEN- TUS.
événus(eveivos). i. Dieu-fleuve d'^tolie, Fils d'Océan et de Téthys. —2. Fils de Mars et de Démonice. — 3. Père d'Épistrophus n° 3.
évérès. 1. Fils de Ptérélaùs. Dans le combat que lui et ses frères livrèrent aux fils d'Électryon, il échappa seul au carnage avec Licymnius. — 2. Père de Tirésias.
évétéria. Qui donne des années fertiles. Surnom de Cérès.
éviades. Nom grec des Bacchantes, emprunté aux cris qu'elles poussaient : Eval ou Evi!
Évios. Surnom de Bacchus, emprunté aux cris des Bacchantes.
évippé. 1. Deux Danaïdes portaient ce nom , l'une fiancée d'Argius , l'autre d'Imbrus, tous les deux fils d'jEgyptus. — 2. Fille de Leucon, épouse d'Andréus. — 3. Mère d'Euryale n° 6, qu'elle eut d'Ulysse. — 4. Fille de Chiron; elle porte généralement le nom de Mélanippe. Foy. ce nom. — 5. Mère des Piérides. Foy. Pie rus n° 2.
évippus (évippos). 1. Fils de Mégareus ; fut tué par le lion du Cithéron. — 2. Un des fils de Thestius. — 3. Époux de Callirrhoé, père d'Alabandus. — 4. Troyen tué par Patrocle.
évocation. L'art de faire apparaître les dieux ou les morts. La première était de deux sortes : l'une était employée pour évoquer les dieux nationaux. L autre, qui s'appelait révocation des dieux tutélaires , consistait à inviter les dieux des pays où l'on portait la guerre à venir s'établir chez les vainqueurs. L'évocation des mânes était la plus solennelle et la plus souvent pratiquée, soit qu'elle eût pour objet de consoler les parents et leurs amis, en leur faisant apparaître les ombres de ceux dont le souvenir leur était cher, soit qu'on la fît à dessein de tirer leur horoscope.
180 FAG
évodios. Dieu des chemins bons et sûrs. Surnom de Mercure chez les Grecs.
É VON Y HE ,e\ owmos) , fils d'Uranus et de la Terre, donna son nom à une des tribus de l'Attique.
évopis. Fille de Trœzène. Dimœtas, oncle d'Évopis, ayant découvert qu'elle entretenait une liaison criminelle avec son propre frère, et l'ayant dénoncée à Trœzène. Évopis se pendit de désespoir.
exadius. Un des Lapithes; il creva les yeux au centaure Grynéus, aux noces de Pirithoiis.
execestus. Tyran des Phocéens, qui prétendait connaître l'avenir au moyen de deux anneaux magiques qu'il possédait.
exole. Thespiade, qu'Hercule rendit mère d'Érythras.
expiatiox. Cérémonie religieuse destinée à effacer un crime ou à apaiser les dieux. Il y en avait de deux sortes : les unes générales , et les autres particulières , qu'on peut considérer encore , les unes comme ordinaires, et les autres comme extraordinaires. Les expiations ou purifications générales ordinaires avaient lieu quand, dans une assemblée, avant quelque acte de religion, et surtout avant les sacrifices, un prêtre ou quelque autre, après avoir trempé une branche de laurier, ou des tiges de verveine dans l'eau lustrale, en faisait aspersion sur le peuple, autour duquel il tournait trois fois pour cela. Les expiations ou purifications générales extraordinaires se faisaient dans des temps de peste, de famine, ou de quelque autre calamité publique , et alors ces purifications étaient cruelies et barbares , surtout chez les Grecs. On choisissait celui des habitants d'une ville qui avait la figure la plus laide et la plus difforme ; on le conduisait avec un appareil triste et lugubre au lieu destiné pour le sacrifice, et là , après plusieurs pratiques superstitieuses, on 1 immolait , on le brûlait , et on jetait ses cendres dans la mer. Les purifications particulières ordinaires étaient extrêmement communes ; elles ne consistaient qu'à se laver les mains avant quelque acte de religion, avec de l'eau commune, quand cet acte se faisait en particulier , ou avec de l'eau lustrale à l'en-