FEU
breux. On invoque ces êtres idéaux dans les cérémonies funèbres. Les prières qu'on leur adresse en celte occasion passent pour avoir la propriété de guérir et de purifier les âmes.
fessoxia. Déesse des soldats et des voyageurs fatigués.
fésule (F/ESULA). Suivant Hygin, Atlantide qui nourrit Bacchus.
fétiches. On appelle ainsi les choses qui , dans le premier degré de l'idolâtrie , sont considérées comme des dieux ou comme des habitations de forces divines spéciales; ainsi, pierre, arbre, soleil, animaux mêmes, tout corps peut devenir fétiche aux yeux d'un peuple à l'état barbare, mais naturellement dominé par l'idée qu'hors de nous est une puissance qui se manifeste partout. Le no n de fétiches fut appliqué pour la première fois aux idoles des nègres de la côte du Sénégal, par les Portugais.
fétri/E. Déesses latines, mentionnées dans Macrobe.
feu (Culte du). Créé au commencement de tontes choses par Zervane Akérène, Le feu , auquel présiue Behram , est, suivant la cosmogonie parsi , l'expression la plus pure de la divinité dans son action continuelle sur tous les êtres; aussi les peuples de la Haute- Asie lui rendirent-ils de bonne heure un culte particulier, comme nous l'apprennent Xénophon etStrabon, et comme nous le montrent encore aujourd'hui les croyances traditionnelles en vigueur chez les Parses qui habitent le Goudjerate et le Kerman. Le Mobed a ordre de mettre à cinq heures différentes du bois et des parfums dans le feu sacré, dont l'office (neaesch) se célèbre jour et nuit, et chaque parse doit invoquer cet emblème du dieu vivant, au moyen duquel il obtiendra tout ce qu'on peut désirer sur la terre. Vatechgâh, ou sanctuaire du feu, consiste en une petite chapelle carrée, au milieu de laquelle se trouve l'adoscht, pierre qui supporte le vase d'airain dans lequel brûle la flamme. Les Mobeds et les Herbeds doivent seuls s'introduire dans ce lieu , et encore ne peuvent-ils le faire que la bouche couverte d'un bandeau; ils doivent aussi s'envelopper les mains d'un linge, pour toucher les combustibles destinés à entretenir l'activité de leur foyer éternel. Au Kerman , ils prient en se tournant vers le sud ; mais dans l'Inde ils ont soin de se diriger du côté du soleil. Cette vénération des parses pour le feu produit les effets les plus ridicules dans la vie active; ainsi, pour éteindre un incendie, ils se gardent bien de souiller leur dieu par le contact de l'eau; ils s'efforcent de l'étouffer, en jetant dessus de la terre et des pierres, et surtout en atténuant son principe de vie , pour l'obliger à s'éteindre de luimême : une lumière doit être éteinte, non pcis avec la bouche, mais avec le vent que produit un éventail ; etc. Le Zend-Avesta retrace dans le plus grand détail les cérémonies nécessaires pour rendre au feu la pureté qu'un accident