JET
à l'un de ceux du Soleil , — de l'Aurore , — de IMuton, - d'Hector,— de Pallas fils d'Évandre ; celui de ce dernier pleura à la mort de son maître. — 2. Nom de l'aigle qui rongeait le cœur de Prométhée, et qui fut tué par Hercule. — 3. Père de Tantale. — 4. Nom qu'Ulysse se donna lorsqu'il entretint Pénélope, sans se faire connaître. — 5. Qui a une faim dévorante (de Xi[a6ç,ou0Ci)v , littéral. Faim ardente). Surnom d'Érysichthon et de Phlégyas.
^ethopia- Surnom de Diane.
yETHRA. 1. Océanide qui eut d'Atlas douze filles, nommées Hyades. — 2. Fille de Pitthée, roi de Trézènc. Bellérophon prétendait à sa main; mais il fut exilé avant que le mariage eût lieu. Minerve envoya ensuite à iEthra un songe, dans lequel elle lui ordonnait de se rendre à l'île de Sphérie et d'y sacrifier sur le monument funéraire de Sphérus, conducteur du char de Pélops. Elle s'y rendit et devint l'amante de Neptune. A cette occasion /Ethra consacra un temple à Minerve Apaturie. c'està-dire la décevante. De plus elle introduisit parmi les jeunes filles de Trézène la coutume de consacrer leur ceinture à Minerve Apaturie. Plus tard Égéc eut d'elle Thésée. Castor et Pollux l'ayant ensuite faite prisonnière à Athènes ou à Aphidnes, elle accompagna Hélène à Troie comme son esclave. Lors de la prise de la ville, elle se rendit dans le camp des Grecs, où les fils de Thésée la reconnurent , pour leur aïeule. Démophon et, selon Dic- Lys, Acamas, la réclamèrent d'Agamemnon.
Celui-ci envoya à cet effet un héraut à Hélène, qui la rendit aussitôt. iEthra se tua ellemême, de désespoir de la mort de ses enfants. Foy. ÉgÉe et Thésée. — Elle était représentée sur le coffre de Cypsélus en vêtements de deuil, couchée aux pieds d'Hélène, qui lui marchait sur la tète et Lui arrachait les cheveux; aux deux côtés se trouvaient les Dioscures. L'inscription portait : Lès Tyndarides conduisent Hélène et traînent /Ethra loin d'Athènes. Sur le célèbre tableau de Polygnote dans la f.esché, à Delphes, elle était représentée à côté d'Hélène, en esclave, ayant les cheveux rasés. Près d'elle était son petit-fils Démophon, réfléchissant aux moyens de la délivrer du joug sous lequel elle gémissait : près d'Hélène, se trouvait Eurybate, héraut d'Agamemnon.
^ethrios. Qui rend l'air serein, en latin Serenator. Surnom de Jupiter.
/ETHUS.v. Fille de Neptune et d'Alcyone, sreur d'Hyriens et d'Hypérénor; amante d'Apollon, et mère d'Éleuther.
/ETHYIA. Épithèle que les Mégariens donnaient à Minerve.
iiSTNA. Foij. Etna.
/E t*\ /e a Fêtes qui se donnaient sur l'Etna en l'honneur de Jupiter.
jEIW/EOS- 1. Surnom de Jupiter, auquel on avait érigé une statue et consacré des fêtes sur l'Etna. — 2. Surnom de Vulcain , qui avait un temple sur cette montagne. — 3. Surnom des Cyclopes. — 4. Fiis de Prométhée,
auquel, suivant Pausanias , Cérès avait conféré un don mystérieux.
yETOLÉ. Surnom de Diane à Naupacte, où elle avait un temple et une statue qui la représentait lançant un javelot.
yETOLUS (yETOLOSj. 1. Fils du roi d'Élide Endymion, et de Néis, ou d'Iphianassa, ou d'Astérodia, ou de Chromia. Il était frère de Pseon et d'Épéus, et époux de Pronoé, dont il eut Pleuron et Calydon. Endymion ordonna qu'un combat eût lieu entre ses trois fils : le prix devait être le sceptre d'Élide. Épéus triompha et monta sur le trône. Après lui régna iEtolus. Mais celui-ci ayant tué par imprudence Apis, fils de Jason ou de Phoronée, en le renversant avec son quadrige lors des jeux funèbres célébrés en l'honneur d'Azan, les fils d'Apis ou, selon d'autres, de Salmonée, le chassèrent de son royaume. II s'établit dans le pays des Curètes et , après beaucoup d'exploits, donna à cette contrée le nom d\Etolie. — 2. Fils de Mars, qui le premier attacha des courroies aux javelots. — 3. Fils d'Oxylus et de Piérie. frère de Laïas. Étant mort jeune, ses parents lui érigèrent un monument sous la porte d'Olyrapie ; car l'oracle avait défendu de l'inhumer soit dans la ville , soit hors des murs. Du temps de Pausanias on portait encore sur son tombeau des offrandes annuelles.
iEVUJi. Nom d'un être dont les Romains de l'Empire avaient emprunté l'idée au culte secret de Mithras. C'était la personnification de la force immuable du temps. On le représentait sous la forme d'un homme nu, portant un masque à tète de lion et debout sur un globe autour duquel sont deux zones placées en croix. Un serpent entoure son corps; à son dos sont quatre ailes , dont deux tournées en haut et deux en bas : dans la main droite, il tient une clef, et dans la gauche, une mesure divisée en plusieurs parties égales. Sur quelques monuments, on aperçoit encore, dans les intervalles que laissent entre eux les replis du serpent, les signes du zodiaque. Le masque à face de lion représente la force destructrice du temps; le serpent indique son mouvement orbiculaire; les ailes, sa rapidité ou sa force productrice; la clef désigne l'ouverture et la fermeture des portes du soleil; le mètre ou mesure a rapport aux périodes du temps et à ses divisions régulières ; la sphère représente le monde, et les signes du zodiaque, le cercle que décrit le soleil.
jex ou aïx ( at£, Chèvre). Nymphe qui nourrit de son lait Jupiter enfant, caché alors dans l'île de Crète. Rhée la fit surveiller par un chien d'or. Après qu'il eut subjugué les Titans, Jupiter la rendit immortelle, et la plaça parmi les astres. Foy. Amaltée.
afer. Fils de l'Hercule libyen et de Méiite. Il est un de ceux dont on fait dériver le nom d'Afrique.
africana. Épithète de Cérès.
agaclès. Un des principaux Myrmidon».
agamede. t. Fille d'Augias, roi des Epécns. Selon Hygin, elle eut de Neptune trois iils, Bélus, Actor, et Dictys. —2. Fille rie Macaria, dont la ville d'Agamède, dans l'ile de Lesbos, tirait son nom.
agamede (agamédes). Fils de Stymphalus. Il eut d'Épicaste deux fils, Ccrcyon ctTrophonius. Selon d'autres, au contraire, il était fils d'Apollon et d'Épicaste, ou bien encore de Jupiter et de Jocaste , ou enfin d'Erginus d'Orchomène, et frère de Trophonius. — Il passait avec celui-ci pour l'architecte du temple d'Apollon à Delphes , et du bâtiment où était deposé le trésor de Hyrieus, roi de Hyria en Bœotie. Relativement à la construction de ce dernier édifice, Pausanias raconte qu'Agamédès et son frère avaient placé dans Je mur extérieur une pierre qui s'enlevait aisément du dehors. Ils pénétraient ainsi jusqu'au trésor, qu'ils pillaient journellement. Hyrieus s'en aperçut, et comme il voyait que les serrures restaient intactes, il tendit aux voleurs des pièges, dans un desquels Agamcdès fut pris. Alors, Trophonius;, qui accompagnait son frère, lui coupa la tête, pour empêcher que, reconnaissant celui-ci, on ne le soupçonnât lui-même. En punition de ce crime, la terre engloutit Trophonius, au même endroit où s'éleva plus tard un temple dans lequel on invoquait et consultait Agamédès. Plutarque et Pindare disent, au contraire , que les deux frères, après avoir construit le temple d'Apollon à Delphes, prièrent le dieu de les récompenser de leur travail. Apollon leur promit qu'ils recevraient une récompense sous sept jours , et il leur conseilla de jouir de la vie en attendant. Le septième jour étant arrivé, on les trouva morts.
AGAMEMNON. 1. Surnom de Jupiter. — 2. Fils de Plisthène et d'Aëropé, petit-fil» d'Atrée, et roi de Mycènes; ou, suivant Homère et Euripide, fils d'Atrée et d'Aëropé, et frère de Menélas et d'Anaxibia. — Agamemnon et Ménélas furent élevés avecÉgisthe, fils de Thyeste, qu'Atrée avait adopté et qui ne connaissait pas son père. Un jour, Agamemnon et Ménélas furent chargés par Atrée de lui amener Thyeste. Ils prirent en effet celui-ci à Delphes, et le conduisirent à Atrée, qui le fit jeter en prison et ordonna à Égisthe de le tuer. Celui-ci allait obéir, lorsque Thyeste reconnut son fils à l'épée qu'il portait, et qui lui avait appartenu. Égisthe., alors, la dirigea contre Atrée, qu'il tua. Là-dessus les fils d'Atrée, Agamemnon et Ménélas, furent chassés du royaume , dont Thyeste et son fils prirent possession. Les exilés, après avoir erré pendant quelque temps , vinrent à la cour de Tyndare, roi de Sparte, qui donna sa fille Clytemnestre en mariage à- Agamemnon. Celui-ci en eut quatre enfants, lphigénie, Chrysothémis , Laodicé, que les poètes tragiques nomment généralement Electre , et Oreste.— Hélène, sœur de Clytemnestre, comptait un grand nombre de prétendants. Elle
donna la préférence à Ménélas. Cependant, avant qu'elle eût fixé son choix, Tyndare, d'après le conseil d'Ulysse, avait eu soin de faire jurer à tous ceux qui aspiraient à la main de sa fille , qu'ils respecteraient sa décision et défendraient les droits de celui qu'elle aurait préféré.— Agamemnon et Ménélas, assistés par Tyndare , chassèrent alors Thyeste et Égisthe du royaume, dont Agamemnon prit possession , tandis que Ménélas succéda à son beau-père dans le royaume de Laconie. Agamemnon étendit ses possessions par de nombreuses conquêtes, de sorte que bientôt ses Etats furent les plus considérables de la Grèce. Ce fut alors que Paris enleva Hélène à Ménélas, et se réfugia avec elle auprès de son père Priam, roi de Troie. Les deux frères réclamèrent immédiatement le secours des autres princes de la Grèce, engagés par leur serment à leur prêter assistance. Gtfux-ci se réunirent à Argos auprès de Diomède , et, après avoir reçu de riches présents d'Agamemnon , ils résolurent de faire la guerre aux Troyens, et nommèrent ce dernier général en chef de l'expédition. Deux ans se passèrent en préparatifs de guerre; puis les princes se réunirent dans le port d'Aulis en Bœotie, avec leurs guerriers et leurs vaisseaux. Pour .ce qui suit, c'est la tradition d'Homère que nous rapporterons. — L'oracle de Delphes avait prédit que Troie ne succomberait que lorsque les plus distingués d'entre les Grecs se seraient divisés. Calchas, devin célèbre , qui accompagna les Grecs au siège de Troie , expliquant un présage envoyé par Jupiter , prédit quelle serait la durée delà guerre. Le nombre des vaisseaux qui firent voile pour Troie se montait à douze cents, Agamemnon à lui seul en avait équipé cent. Une telle armée, pour trouver sa subsistance, dut se disperser autour de Troie, ce qui explique comment les Troyens purent résister à l'ennemi pendant dix ans. Ce sont les événements de la dixième année que chante Homère dans son Iliade. Déjà , à l'article Achille, nous avons rapporté la conduite d'Agameranon envers le prêtre d'Apollon Chrysès, ainsi que la querelle survenue entre lui et Achille à cause de Briséis. Jupiter avait donc promis à Thjtis , mère d'Achille, que, pour venger l'insulte faite à son fils, il protégerait les armes des Troyens, et montrerait ainsi aux Grecs combien , sans ce héros, ils étaient incapabies même de résister. Dès cet instant les Grecs éprouvent de nombreux revers. Quoique Paris soit vaincu par Ménélas dans un combat singulier , et qu'Agamemnon lui-même excite ses guerriers au combat, les Grecs sont refoulés, et les soldats perdent courage. Agamemnon convoque les princes pendant la nuit, et son découragement est tel qu'il propose de lever le siège et de partir. Nestor et Diomède s'y opposent ; d'après le conseil du premier, on envote une ambassade à Achille pour le fléchir;
mais cette démarche reste inutile. Alors Diomède et Ulysse se rendent comme espions dans le camp ennemi. Le lendemain le combat recommence. D'abord Agameranon repousse lesTroyens, mais bientôt, blessé au bras, il se retire et conseille de nouveau aux princes de s'embarquer au plus vite et de fuir. Hector, triomphant de tous les obstacles, refoule les Grecs jusque sur leurs vaisseaux, qu'il est sur le point d'embraser. En ce moment Patrocle, l'ami d'Achille, revêtu des armes de ce dernier, se jette au devant d'Hector, sauve les vaisseaux , mais il tombe sous le fer du héros troyen. La mort de Patrocle pouvait seule amener Achille à prendre part au combat. Les Grecs triomphent; Hector succombe. Quoiqu'Achille soit le héros principal de l'Iliade, Agamemnon est revêtu par Homère d'une grandeur, d'une puissance et d'une majesté que nul autre des combattants ne possède.— De retour dans son royaume de Mycènes, le perfide Égisthe, qui, pendant son absence, avait séduit sa femme Clytemnestre, l'invite à un festin, et le fait assassiner avec tous ses compagnons. Clyteranestre tue de sa propre main Cassandre, captive aimée d'Agaraemnon, qu'il avait amenée avec lui à Mycènes. — Les poètes postérieurs à Homère disent que ce fut Clytemnestre elle-même qui assassina son époux, tandis qu'il était au bain. Eile commit ce meurtre, non-seulement pour se venger de sa rivale, mais aussi par ressentiment, selon eux, du sacrifice de sa fille Iphigénie, qu'Agaramenon avait autorisé. Les enfants de Cassandre furent également . tués par Égisthe. Voy. Égisthe, Clytemnestre et Oreste.
AGAMEMNON IDE ( AGAMEMiXONlDES ).
Descendant d'Agamemnon.
agakice. Fille du Thcssalien Hégétor.
Elle avait quelque connaissance des éclipses de lune , et prétendait avoir la puissance de faire descendre la lune du ciel par ses enchantements. Plutarque, qui nous rapporte ceci , la nomme ailleurs Aglaonicé. "agajvippe. i. Fille du fleuve Permesse et nymphe de la fontaine de même nom, près de l'Hélicon, en Bœotie. Cette fontaine était consacrée aux Muses et douée de la vertu d'inspirer celui qui buvait de son eau. - 2. Épouse d'Acrisius, et mère de Danaé, qui, ailleurs, porte le nom d'Eurydice.
agatïos. Fils de Paris et d'Hélène.
agapénor. Fils d'Ancée, et roi des Arcadiens. Il fut l'un des poursuivants d'Hélène, et mena les Arcadiens au siège de Troie sur 60 vaisseaux. A son retour il fit naufrage près de l'île de Cypre, où il fonda Paphos et un temple en l'honneur de Vénus. II ne revit pas sa patFie.
agarti. Nom d'une divinité syrienne, la même qu'Addirdaga.
AGASTHÈXE (AGASTHEiVÈs). Fils d'Au-
gias et roi d'Élide, père de Polyxénos.
agastrophos. Fils de Pœon , guerrier troyen tué et dépouillé par Diomède.
agastya. Fameux saint qui eut pour pères Mitra et Farouna, et pour mère la nymphe Ourvasi. Agastya but la mer pour donner aux dieux la facilité de tuer deux géants qui s'y étaient réfugiés. Agastya est le régent de l'étoile Canopus.
agathalyos. Qui dissipe la joie. Épithète de Pluton.
agathod^emoîv. 1. Nom grec du serpent consacré à Kneph. Chez les Égyptiens, c'était le symbole de la majesté et de la bienfaisance des dieux. On le trouve souvent représenté dans ies ornements d'architecture des temples, et sur les statues des grandes divinités égyptiennes. — 2. Le dieu bienfaisant, en l'honneur duquel , à la fin des repas, on buvait une coupe de vin pur. En Arcadie, entre Mégalopolis et le Ménale un temple lui était consacré. Pausanias croit que c'est un surnom de Jupiter.
agathon. Fils de Priam.
agath yrnos. Fils d'Éole, roi de Sicile et fondateur de la ville de ce nom.
AGATHYRSE (AGATHYRSOS.) Fils d'Her-
cule, et père d'une nation de ce nom (les picti Agathyrsi de Virgile), dans l'Europe septentrionale.
agave. 1. Fille de Nérée et de Doris. — 2. Fille de Danaiis. Foy /Egyptus. — 3. Fille de Cadmus et d'Harmonie; épouse d'Échion; sœur d'Autonoé, d'Ino, de Sémélé et de Polydore et mère de Penthée , lequel reçut de Cadmus le sceptre de Thèbes. Après que Sémélé, voulant voir Jupiter, son amant , dans toute sa gloire, eut été consumée par le feu du ciel, ses sœurs répandirent le bruit que Jupiter l'avait frappée de sa foudre, parce qu'elle lui était devenue infidèle. Bacchus, afin de punir cette calomnie, inspira une démence furieuse à toute cette famille. Dans une fête célébrée en l'honneur du Dieu, A gavé, prenant son fils Penthée pour une bête fauve ; le déchira vif. Revenue à elle-même, elle s'enfuit de Thèbes , et se retira près de Lycothersès, roi d'Illyrie, qui la reçut avec bonté. Plus tard cependant Agavé tua celui-ci afin de réunir ses États à ceux de son père Cadmus. — 4. Nom d'une Amazone.
agavus (agauos). Fils de Priam. Il est représenté dans l'Iliade comme un agile danseur et un habile voleur de troupeaux.
agdistis. Monstre hermaphrodite né, selon Arnobe, de Jupiter et du rocher Agdos. Suivant Pausanias, Agdistis naquit de la Terre et d'un songe de Jupiter. C'est une tradition phrygienne qui appartient au mythe de Cybèle.
agdos. Rocher de Phrygie duquel, suivant Arnobe , Deucalion et Pyrrha détachèrent les pierres qu'ils jetèrent derrière eux pour repeupler le monde.
agÉlastos. Triste , funeste. Épithète de Pluton. — Pierre agélaste. Pierre sur laquelle s'assit Cérès fatiguée de chercher Proserpine.
agélaus (agélaos). 1. Fils d'Hercule et
d'Omphale, nommé aussi Lamos ou Laomédès. Apollodore en fait le chef de la famille de Crœsus.— 2. Filsd'OEneus et d'Althëe.— 3. Esclave de Priam qui fut chargé d'exposer Paris sur l'Ida.— /,. Fils de Stymphalus, père de Phalanthe.— 5. Fils de Phradmon, percé d'un coup de lance par Diomède devant les murs de Troie. —6. Fils de Damastor, et poursuivant de Pénélope, tue par Ulysse. — 7. Fils de l'héraclide Téméniis. Déshérité ainsi que ses frères Eurypyle elCallias, par son père, qui voulait laisser le sceptre à sa lille Hyrnétho et à son gendre Déiphontès , il obtint des Titans qu'ils tuassent Téménus. Ce fut cependant Déiphontès qui succéda à celui-ci.
ag k lie (agéleia). Qui fait du butin ou qui conduit les peuples. Épithètc de Minerve.
agéléis. JjCi conductrice des peuples , ou la protectrice des troupeaux. Épithète de Minerve.
agé\or. 1. Fils de Iasus, père d'Argus Panoptès, et roi d'Argos. Hellanicus, dans Eustathe , le fait fils de Phoronéc. Celui-ci eut trois fils, qui, après sa mort, lui succédèrent. Pélasgns obtint Larisse et tout le pays arrosé par le fleuve Érasinus; lasus eut 1-Elid , et Agénor la cavalerie de son père. — 2. Fils de Neptune et de Libya ou d'Eurynomé, roi de Phœnicic, frère de Bélus. Il eut de Téléphassa ou d'Argiope six enfants, parmi lesquels était Europe, qu'enleva Jupiter. Didon le comptait parmi ses ancêtres, et delà vient que dans Virgile , Carthage est nommée la ville d'Agénor. — 3. Fils d'vEgyptus, qui fut tué par sa femme Cléopàtre. — 4. Fils de Pleuron et de Xanthippe, époux d'Épicaste, et père de Porthaon , de Démonice et de Thestius, lequel fut père de Léda. — 5. Fils de Triopas, frère de Jasus, père de Crotopus, et roi d'Argos. L'hiérophante de Cérès, Trochilos s'enfuit sous son règne d'Argos à Eleusis. — G. Fils d'Amphion et de Niobé. Voy. ces mots. — 7. Fils de Phégée, roi de Psophis en Arcadie: il était frère d'Arsinoé et de Pronolis. Les deux frères assassinèrent Alcmaeon au moment où il se disposait à offrir ie collier et le péplum d'harmonie à sa seconde épouse, Callirrlioé; ensuite ils accusèrent de ce forfait leur sœur Arsinoé , première épouse d'Alcuwxon , et l'enfermant dans un coffre, ils la transportèrent chez Agapénor a Tégée. Arrivés là, ils y rencontrèrent les fils d'Alcma;on et furent tués par eux. — 8. Fils du Troyen Anténor et de Théano. Ce fut un des plus vaillants héros de Troie ; il osa même semesurer contre Achille, qu'il atteignit de sa lance. Apollon, pour le soustraire à la colère d'Achille, l'entoura d'un nuage, et, prenant lui-même la forme d'Agénor, il s'enfuit devant Achille, afin de l'attirer ainsi loin du combat et de sauver les Troyens, déjà en déroute. Agénor fut tué par Néoptolème. 11 ligurait dans le grand tableau de Polygnote qui ornait la Leschc à Delphes.
AGÉIVORIA OU AGÉROIVA. DéCSSC de l'in-
dustrieet de l'activité. Selon S. Augustin, elle avait un temple à Rome sur le mont Avenlln.
AGÉNORIDE (AGÉiVORiDÈsj. Descendant d'Agénor. Use dit particulièrement de Cadrans, d'Europe, de Phinée, et de Persée.
âges. Ainsi se nomment les diverses phases mythiques de l'existence du genre humain, à partir de l'époque initiale. La tradition des âges se rencontre déjà dans Hésiode ( les Travaux et les Jours). Hésiode compte cinq âges ou plutôt cinq races d'hommes. — Les dieux immortels créèrent premièrement la race d'or. Soumis au gouvernement de Saturne, alors roi du ciel, les hommes de cette race vivaient comme des dieux , paisibles, exempts de fatigues et de douleurs. La terre offrait d'elle-même une nourriture abondante. Ils se livraient aux joies des festins sans tristes prévisions comme sans souvenirs douloureux. Les maux de la vieillesse leur étaient inconnus. Ils mouraient comme l'on succombe au sommeil. Quand la terre les eut recouverts, ils devinrent les bons Génies ( dœmones ) circulant sur la face de la terre, gardiens de la justice et des bonnes œuvres et distributeurs des richesses. — La second race que firent les dieux, la race d'argent, l'ut de beaucoup inférieure à la première; le< sentiments et la forme même étaient toul différents. Les hommes d'alors mettaient cenl ans à croître près de leur mère ; puis, arrivés au terme de la puberté, ils n'avaient plus qu'une vie courte et affligée de maux, à caus de leur folie; car ils s'outrageaient les uns les autres et se refusaient à rendre aux dieux les honneurs légitimes.Toutefois quand la terre les eut recouverts, ils devinrent ies bienheureux du monde souterrain.de sorte que leur souvenir n'est point non plus sans quelque honneur — Jupiter fit alors la troisième race, celle d'airain, race tirée des frênes, violente, farouche robuste et guerrière. Ces hommes avaient des armes et des maisons d'airain ; ils travaillaient l'airain ; car le fer était encore inconnu. Vaincus, quelque terribles qu'ils fussent, parla noire Mort, ils descendirent sans honneur dans l'affreuse demeure de Pluton. — Jupiter fit ensuite une race meilleure et plus juste, celle des héros demi-dieux, qui, voués aussi aux armes , périrent les uns sous les murs de Thèbes , les autres dans l'expédition de Troie. Quand ils eurent succombé , Jupiter leur accorda une condition et un séjour distincts de ceux des hommes. Il les plaça aux extrémités de la terre et loin des immortels, dans les Iles des Bienheureux, où règne Saturne. - La cinquième race, la race de fer, est cellelà même dont le poète fait partie , et plût au dieux, s'écrie-t-il, que je fusse mort auparavant ou né plus tard ! A côté de quelque bien des misères sans nombre et des vices de toute sorte affligeront cette race. La Piété c Némésis quittent la terre. Les âpres souffran ces seront seules laissées aux hommes. — rte-
AGL
marquons la piace toute exceptionnelle que tient dans Hésiode la race héroïque : elle n'est point, comme les autres , désignée par le nom d'un métal, et elle rompt la régularité de la série descendante. Dans la suite, le prestige poétique et religieux de l'âge héroïque s'effaçant, l'anomalie disparut; les cinq âges furent réduits à quatre, correspondant aux quatre métaux et olfrant une progression régulière de décadence. C'est sous cette forme (la plus ancienne peut-être) qu'ils se présentent à nous dans Ovide, dont le récit diffère d'ailleurs du précédent de tout le progrès qu'a accompli dans l'intervalle la réflexion philosophique. — Age d'or. C'était sous Saturne; sans juges ni lois, le genre humain menait une vie innocente et lortunée. La guerre était inconnue. Attaché au sol natal, chacun, dans une douce oisiveté, se nourrissait des glands et autres fruits que la terre portait d'elle-même. Des ruisseaux de lait et de nectar coulaient dans les campagnes, qu'un printemps perpétuel caressait de ses tièdes haleines. — Age d'argent. — Saturne fut précipité dans le Tartare, et le monde passa sous le gouvernement de Jupiter. Alors parut l'âge d'argent. Le printemps s'abrégea; l'année, divisée en quatre saisons, eut ses étés brûlants et ses glaces périodiques. Pour la première fois il fallut se construire des maisons, atteler les jeunes taureaux, et ensemencer les champs. — Age d'airain. — Celui-ci se montra plus farouche, plus disposé aux guerres, et toutefois il n'alla point encore jusqu'au crime. — Age de fer. — Alors apparaissent tous les genres de dépravations et de forfaits; le dol. la perfidie, la violence, la cupidité, la discorde dans les familles, les brigandages, les empoisonnements. La navigation commence , on fouille la terre pour en retirer l'or. En même temps aussi plus rien de sacré parmi les hommes. Plus de pudeur, plus de piété. Astrée elle-même, après tous les autres dieux, quitte la terre. — La tradition des âges se retrouve dans plusieurs mythoiogies orientales <;t notamment dans celle de l'Inde. Les lois de Manou comptent aussi quatre âges, qui offrent de même une décadence progressive.
agésandros et AGÉSILAOS. Qui emporte les hommes. Épithètes de Pluton.
agétos. Le conducteur des ombres. Surnom de Mercure.
aguora. Le terrible. Un des surnoms de Siva.
aglaéou plutôt aglaia. i. La plus jeune des trois Grâces, épouse de Vulcain. — i. Fille de Thespius, épouse d'Hercule, mère d'Antiadès. —3. Mère de Nirée, lequel , au siège de Troie, commandait un petit nombre de guerriers qu'il avait amenés de l'île de Syme.
AGLAOïXICE. Voy. AGANICE.
aglaope. Une des Sirènes.
aglaopès. Le rayonnant. Épithète que les Doriens donnaient à Esculape.