‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 201 sur 420 · HOT · texte numérisé non relu

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avait à Rome un temple dont les portes étaient toujours ouvertes. On l'identifia plus tard avec Hersilie.

HORUS. i. Dieu égyptien. Voy. Arouère.

— 2. Lycaonidc.

hosies. Prêtres de Delphes, préposés aux sacrifices qu'on venait offrir avant de consulter l'oracle.

hospitaliers (dieux). Dieux protecteurs de L'hospitalité, particulièrement Jupiter Xénios. On leur offrait une libation qu'on renversait sur la table du festin.

hosties. Les animaux destinés aux sacrifices se nommaient victimes ou hosties. L'une différait de l'autre, premièrement en ce que toutes sortes de personnes pouvaient immoler l'hostie, et que la victime ne pouvait être sacrifiée que par celui qui avait vaincu l'ennemi ; secondement , en ce que l'hostie était immolée avant qu'on marchât à l'ennemi, et la victime ne l'était qu'après la victoire. Ainsi ces deux mots viennent, hostie, de hostibus eœdendis; et victime, de victis hostibus; parce que, dans les premiers temps, on n'offrait ordinairement des sacrifices qu'avant le combat et après la victoire. Ces deux différentes dénominations n'en furent pas moins données aux animaux qu'on immolait pour toute autre cause que celle de la guerre , mais avec cette différence qu'on donnait ordinairement le nom de victime au gros bétail, et celui d'hostie au petit. Néanmoins on confond souvent ces deux expressions. Il faut observer que, comme les anciens offraient aussi des choses inanimées en sacrifices, le nom de victime ne convenait qu'aux choses inanimées, et celui d'hostie aux unes et aux autres. Les anciens distinguaient plusieurs sortes d'hosties : Hostiœ purœ, agneaux et petits cochons de dix jours; — precidaneœ, celles qu'on immolait la veille des fêtes solennelles;

— bidentes, hosties de deux ans, qui, à cet à-ge, ont deux dents plus élevées que les autres ;

— injuges , qui n'avaient jamais subi le joug;

— eximiœ, choisies et mises à part comme les plus belles et les plus dignes des dieux; — succedaneœ , qui se succédaient les unes aux autres; — ambarvates (voy. ce mot); — amburbiales , celles que l'on promenait autour de la ville ; — caviares , celles qui étaient présentées au sacrificateur par la queue, caviar ; — prodigœ , celles qui étaient entièrement consumées par le feu; — piaculares, expiatoires, que l'on immolait pour se purifier de quelque souillure; etc.

hostiliîva. Déesse romaine qui présidait aux moissons, ou plus particulièrement à la croissance complète des épis.

hotouas ou atouas. Nom sous lequel plusieurs peuplades de l'Ocëanie désignent les êtres supérieurs à l'homme, qu'ils soient dieux , génies ou esprits. A Nouka-Hiva , les Atouas forment la première classe des personnes tabous. Leurs personnifications diverses sont les idoles des moraïs. Après leur

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mort, les chefs deviennent atouas, quelquefois même ils s'élèvent à cette dignité de leur vivant, et vivent alors dans la réclusion et le mystère , répandant la terreur autour de la retraite qu'ils se sont choisie. Les habitants de la Nouvelle-Zélande , ainsi que ceux des îles Tonga, partagent les mêmes croyances. Les derniers admettent de plus des Hotouaspou , esprits de ténèbres, chargés de tourmenter les hommes. L'atoua peut, suivant les Zélandais, prendre une forme particulière; il emprunte le plus souvent celle du lézard, pour s'introduire dans les entrailles et les ronger. Sa présence est annoncée par un sifflement sourd que presque tous les insulaires de l'Océanie regardent comme la seule manifestation orale de la divinité.

houchench. Chef de la dynastie des Piclv dadiens, petit-fils de Kaïomorts, et fils de Siamek; est représenté par les traditions persanes comme l'auteur de toute civilisation. L'agriculture, l'industrie, la législation, lui durent à la fois leur naissance et leur splendeur. 11 fonda la ville de Suze, et composa le célèbre code dit Testament d'Houcheng. Comme tous les civilisateurs, il eut de nombreux ennemis. Ses adversaires les plus dangereux furent les géants et les Devs, qu'il combattit vaillamment, monté sur un cheval à douze pieds. Un quartier de roc, qui l'écrasa dans les montagnes de Damavend, mit fin à sa glorieuse carrière.

houéroub. Divinité malfaisante . regardée par les Araucaniens comme le créateur des insectes qui ravagent les champs.

houergelmer. Immense fontaine située au milieu du Nifflheim Scandinave. Elle tombe de la corne du daim Eskthirnir et donne naissance à tous les fleuves. Le grand serpent Nidhogg gît dans ses profondeurs. Quand les fleuves eurent commencé à couler, le poison qui coulait de la corne d'Eskthirnir les fit bientôt congeler, et l'espace se trouva couvert alors d'une croûte de glace. Un vent chaud veuu du Muspelhcim ou Mont du feu les liquéfia de nouveau, et ce fut alors qu'Iraei naquit.

houfrachmodad. Célèbre oiseau sacré , gardien du monde. Suivant la croyance des parses , il veille à ce que les Devs n'étendent pas leur influence, et les combat avec son bec affilé comme une lance. Dispensateur du sommeil, il élève sa voix perçante pendant le dernier tiers delà nuit, pour appeler au secours de la source d'Ardviçour.

houris. Nom des vierges divines qui habitent le paradis musulman , et dont l'amour doit récompenser la vertu et la foi des vrais croyants. Leur corps est de musc, de safran, d'encens et d'ambre ; leur front radieux , leur voix douce et harmonieuse. Elles sont divisées en quatre classes, distinguées par quatre couleurs différentes, le blanc, le vert, le jaune et le rouge , et jouissent d'une éternelle virginité. On pense que Mahomet emprunta

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l'idée des houris à la mythologie parsi, suivant laquelle l'ange Zanyade gardait des vierges aux yeux noirs pour ceux qui obtenaient le paradis.

HYACINTHE ( HYACINTHOS ). Jeune La-

cédéraonien, fils d'Amyclas et de Uiomédé, ou de Piérus et de Clio , ou d'OEbalus , ou encore de l'Eurotas. II fut aimé de Tharayris et d'Apollon. Celui-ci le tua involontairement, en jouant au disque avec lui. Une autre tradition dit, qu'aimé d'Apollon et de Borée, ou de Zéphyre, il repoussa ce dernier, qui, irrité de son refus, dirigea le palet sur ses tempes, et le tua. De son sang naquit l'Hyacinthe, sur les pétales de laquelle Apollon grava les lettres AI (hélas!), ou seulement un Y, initiale du nom grec de son favori. Le piédestal de la statue d'Apollon à Amyclée passait pour renfermer le corps d'Hyacinthe , qui y était représenté, dans un bas-relief, enlevé au ciel ainsi que sa sœur Polybœa. — La fleur en laquelle le jeune Lacédémonien fut métamorphosé est d'une couleur foncée et différente de notre hyacinthe ; c'est l'Iris germanica ou fœtidissima de Linné. Les anciens la regardaient comme l'emblème de la mort. A la fête de Gérés Chthonia , célébrée à Herraione , les Stéphanophores portaient des couronnes composées de hyacinthes et de cosmosandales. Voy. Hyacinthies.

hyacinthides. Jeunes filles de l'Attique, qui furent immolées pour détourner une calamité qui menaçait leur patrie. Elles tirent leurs noms, suivant Apollodore, de leur père Hyacinthe, qui, lors de la guerre avec Minos , vint de Lacédémone à Athènes pour sacrifier ses filles sur le tombeau du cyclope Géreste. Selon Suidas, elles sont filles d'Érechthée, et furent appelées Hyacinthides, du bourg d'Hyacinthos , où on les immola dans le temps que les Éleusiniens et les ïhraces ou les Béotiens inquiétaient la ville d'Athènes. On n'est, du reste , nullement d'accord sur leurs noms particuliers. Apollodore les désigne ainsi > Anthéis, iEgléis, Enthénis, Lytaea, Orthaea, noms qui ne répondent pas à ceux des filles d'Érechthée, qui sont au nombre de quatre, suivant le même auteur. Tout ce qu'il dit à ce sujet est plein de contradictions et d'obscurité. Dans Suidas, Érechthée a six filles, dont deux seulement, Pandare et Protogénie, sont sacrifiées; ou bien, suivant Euripide, toutes périrent, à l'exception de Créuse. Enfin, d'autres traditions rapportent cette immolation à Agraulos et à ses sœurs , ou aux filles de Léos , Praxithée , Kubulé et Théope. — Les Hyacinthides sont quelquefois confondues avec les Hyades, comme filles d'Érechthée.

hyaciivthïes. Le culte d'Hyacinthe faisait partie de celui d'ApollonGarnios à Sparte, bien que, dans l'origine, il se rattachât plutôt à l'ancien culte de Cérès. La fête qft'on célébrait à Amyclée en l'honneur du jeune Lacédémonien paraît avoir eu pour objet de représenter d'une manière symbolique la mort

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apparente et la résurrection de la nature. Les cérémonies duraient trois jours : le premier était consacré aux sacrifices funèbres, qui se faisaient sans accompagnement de chants ou de bruit d'instruments ; le second et le troisième , à des processions joyeuses, souvent nocturnes, auxquelles prenaient part de jeunes filles montées sur des chars. Cette fête tombait au mois d'Hécatombéon, et fut transportée de Sparte à Tarente.

hyades. Les pluvieuses. Groupe de sept étoiles, rassemblées en forme d'Y dans la constellation zodiacale du Taureau, et dont le lever était regardé comme annonçant la pluie. Les Romains les nommaient Suculœ , (cochons de lait) par suite d'une méprise relative à l'étymologie de leur nom. Intercalées à l'histoire mythologique, elles apparaissent comme des nymphes filles d'Atlas et d'^Ethra , ou du même et de Pléione , ou de l'Océan , ou de Melisseus, ou d;Hyas et de Bœotia, ou de Cadmilos, ou d'Érechthée. On n'est pas moins divisé sur leur nombre. Elles sont au nombre de deux (Thalèsdans le Théon); de trois, Tpi7ràpÔ£VOV Çevyo; (Euripide). Ce dernier nombre est admis par Eustathe, qui les nomme Ambrosia, Eudora, TEsylé, tandis qn'Hygin les désigne ainsi : Idothée, Adrasté , AHhaea ; et Diodore, Philia, Coronis, Cléis. Il y a quatre Hyades (Achaeus dans le Théon). Hésiode en reconnaît cinq : Phaesylé, Coronis , Cléia, Phœo( Eudore, dont voici les variantes : — a. Pytho,' Synécho, Baccho, Cardié, Niséis (Servius). — b. Phaesylé, Ambrosia, Coronis , Eudora , Polyxo (Hygin). — c. Arsinoé, Ambrosia, Coronis , Cisséis, Bromié ( Hygin). — Elles appa • l aissent aussi au nombre de six : Cisséis , Nysa , Erato, Eriphia , Bromié, Polyhymno ; et enfin de sept : Ambrosia, Eudora, Pédilé, Coronis, Polyxo, Phyto, Thyéné ( Hygin). — a. Suivant Ovide et Hygin, des douze (ou quinze! filles d'Atlas, cinq furent placées parmi les. astres sous le nom des Hyades, en récompense de la pieuse douleur qu'elles témoignèrent à la mort de leur frère Hyas. — Les sept autres, connues sous le nom de Pléiades, allèrent plus tard rejoindre leurs sœurs dans la voûte éthérée. — b. Nymphes de Nysa et de Dodone; elles élevèrent Jupiter et Bacchus-Hyès. Lycurgue voulant faire périr ce dernier, elles s'enfuirent, .excepté Ambrosia, auprès de Thétis ( Asclépiade), ou à Thèbes, et remirent le jeune dieu à Ino ( Phérécyde). Bacchus, reconnaissant, leur fit plus lard rendre leur jeunesse par les charmes de la fameuse Médée, et Jupiter les plaça parmi les constellations.

hyagnis. Père de Marsyas. Les traditions phrygiennes lui attribuaient l'invention de la musique et divers chants religieux en l'honneur de Cybèle.

hyalé. Nymphe, compagne de Diane.

hyamus (hyamos). Fils de Lycorus et d'Évadné, père de Côlœno. Les Parques assistèrent aux couches de sa mère, sur l'invita-

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tion d'Apollon, et l'une des cimes da Parnasse portait son nom.

HVAMides. Surnom des Muscs.

iiyaxtius. Surnom d'Actéon, petit-fils du béotien Cadmus.

hv.vs. i. Roi de Bëotie; donna son nom aux Hyantcs. Actéon était son petit-fils. — 2. Père ou frère des Hyades, fils d'Atlas et de Pléione. H fut tué à la chasse par un serpent, d'autres disent par un lion ou un sanglier. Foy. Hyades.

hybl ea. Nom d'une divinité sicilienne, adorée a Hyblœa Gérëatis.

hyeris. Mère de Pan , qu'elle eut de Jupiter.

nvDARMS. Fille de Jupiter et d Europe; elle donna son nom à une ville de Crète.

H y d a t osy D \ É . Néréide.

hvdissl s (hydissos). Fils de Bellérophon et d'Asteria ; donna son nom à la ville d'Hydissus en Carie.

hydragi. Ministres qui assistaient les aspirants à l'initiation.

hydraxos. Sacrificateur, qui, dans l'initiation des Éleusinies, immolait à Jupiter une truie pleine, sur la peau de laquelle on faisait mettre celui qui devait être purifié.

il y dre. i. Hydre de Lerne. Animal effrayant, né de Typhon et d'Echidna, ou du géant Pallas et de Styx. Il était d'une grosseur démesurée, et avait neuf têtes, parmi lesquelles celle du milieu était immortelle. Pausanias veut qu'il n'ait eu qu'une tête ; d'autres lui en donnent cinquante et jusqu'à cent. Quoi qu'il en soit , l'hydre habitait dans un marais, près des sources de l'Amymone, et non loin de Lerne , dans le Péloponèse. Tout le pays avait à souffrir de ses ravages. Hercule la chassa de son repaire avec des flèches enflammées, et commença à lui écraser ses nombreuses tètes avec sa massue, ou à les couper avec une faux d'or; mais pour chacune qu'il abattait, il en renaissait deux ou trois. Un cancer (écrevisse) envoyé par Junon vint d'ailleurs piquer le héros au talon ; mais Hercule l'écrasa, et, avec l'aide d'Iolas et de Minerve , qui brûlèrent les plaies de l'hydre a\ec des tisons, parvint à arrêter la croissauce continuelle des tètes de l'hydre. Il écrasa ensuite celle qui était immortelle sous un énorme fragment de rocher, et rendit ses flèches mortelles en les trempant dans le sang de cet animal venimeux. Il suffisait, disent les traditions , de regarder la trace des pas de l'hydre pour tomber mort. Une légende dit cependant qu'Hercule et lolas , blessés par le monstre, furent guéris par Apollon. Les poètes donnent à l'hydre de Lerne les surnoms suivants : Hecatonkephalos , aux cent têtes; Myriocranos, Amphicranos, aux tètes multiples; Palimblastcs , qui croît de nouveau. — 2. Constellation méridionale , voisine de la Coupe et du Corbeau. Apollon, voulant faire un sacrifice à Jupiter , envoya le corbeau avec une coupe pour apporter de l'eau. 11 s'arrêta

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sur un figuier pour attendre la maturité du fruit. Ensuite , pour excuser son retardement , il prit un serpent , qu'il accusa de l'avoir empêche de remplir son message. Apollon, pour punir l oi-seau menteur , le plaça vis-à-vis de la coupe, et.chargea le serpent de l'empêcher de boire. Les Latins désignaient la constellation de l'Hydre par les noms d' Anguis et de Serpent aquaticus.

HYDRO.MAXTIE. Art de prédire l'avenir par le moyen de l'eau. On en distinguait plusieurs espèces.

hyé. Surnom deSémélé.

hyÈs. Surnom r. de Jupiter ; — 2. de Baechus. Il paraît appartenir proprement au dieu phrygien Sabazius, dont on mêla le culte à ceux de Jupiter et de Bacchus. Les étymo- Iogies grecques de ce surnom n'offrent rien de satisfaisant.

hyétios. Pluvieux. Surnom sous lequel Jupiter avait un autel à Argos et une statue dans la forêt de Trophonius. Poy. Icm.eos, Ombrios , Pluvius.

hygie (hygieia, en grec; en latin, hygea, hygia }. Déesse de la santé, fille d'Esculape et de Lampéiie , ou d'Éros et de Pitho. On la fait aussi femme d'Esculape ( Orphiques), avec lequel on i'atiorait le plus communément. Elle avait des statues à Athènes, à Corinthe , à Argos , à Gortyne , à Oropus, où un autel lui était consacré, ainsi qu'a Venus, à Panacée, à laso et à Minerve-Pa?onia. A Sicyone , son idole était entourée de bandelettes d'étoffes babyloniennes , et de tresses de cheveux que lui offraient les femmes du pays. Le temple de la Concorde à Rome renfermait aussi son image. — L'art a figuré Hygie , comme une jeune fille revêtue d'une tunique qui s'ouvre quelquefois de manière à laisser voir le sein , le front chargé d'un diadème , et tenant une coupe où s'abreuve un serpent. Quelquefois sa main soutient une corne d'abondance. Les médailles la montrent ordinairement accompagnée d'Esculape ou de Télesphore. Un grand nombre de monuments anciens représentant cette déesse sont venus jusqu'à nous. — Hygie est aussi un surnom de Minerve, qui avait en cette qualité des statues à Athènes et un autel à Acharnes. Périclès lui avait fait bâtir un temple , en mémoire d'un conseil qu'il avait reçu de la déesse pendant la nuit. Elle possédait aussi un temple à Rome, sous le nom de Minerva medica : son attribut était le serpent.

HYGROMAMIE. Divination par l'eau.

nYLACTOR.Aboyeur. Nom d'un des chiens d'Actéon.

hyl.ii'S. 1. Centaure arcadien, qui blessa grièvement Milanion, l'amant d'Atalante . et fut tué par cette nymphe guerrière lorsqu'il voulut lui faire violence. Quelques mythologues le font périr aux noces de Pirithoiis, ou sous' les coups d'Hercule. — 2. Chien d'Actéon.

iiylas. Favori d'Hercule , fils de Théioda-

mas, roi des Dryopes , et de la nymphe MénodiCe' ou d'Hercule, ou d'Euphémus, ou de Ceyx'. Le fils d'Alcmène , après avoir tué son père, l'emmena avec lui sur le vaisseau des Argonautes (Apollonius). Les Argonautes, arrivés sur les côtes de la Troade , envoyèrent a terre le jeune homme pour y puiser de l'eau. Les nymphes , éprises de sa beauté , l'enlevèrent. Une nymphe seule accomplit cet enlèvement, suivant Apollonius; tandis que Théocrite en nomme trois, Eunice, Malis, Nychéia , qui l'entraînèrent au fond d'une source ou du fleuve Ascanius. Hercule, au desespoir, l'appela en vain sur le rivage, aidé de Polyphème, et ordonna au* Mysiens de chercher son ami s'ils ne voulaient voir leur pays saccagé. Aussi, ces peuples, dit Apollonius, cherchentils encore Hylas, c'est-à-dire qu'ils célébraient en son honneur une fête à Pruse en Bithynie, dans laquelle son nom était répété par tous les échos des montagnes. Suivant d'autres , Hercule envoya à la découverte Polyphème. qui entendit la voix d'Hylas lui répondre comme le son lointain d'un écho. Les nymphes l'avaient changé en écho. De là vient le proverbe grec vJXav y.pauyâlîiv , perdre sa peine.

hylatos. Surnom d'Apollon, tiré d'une ville de Cypre qui lui était consacrée.

HYLÉ. Fille de Thespius ; elle donna son nom à la ville d'Hylé en Béotie.

iiylébatÈs. Qui parcourt les bois. Surnom de Pan.

hylès. Centaure tué aux noces de Finirions.

hyléus. Chasseur calydonien. Il ne faut pas le eonfondre avec le centaure Hylœus.

hyllus (hyllos). i. Fils de la Terre ; donna son nom au fleuve d'Hyllus en Lydie. On montrait ses gigantesques ossements à Thyrée, dans la même contrée. — 2. Fils d'Hercule et de Déjanire. Il fut élevé chez Céyx, roi de Trachine. Après la mort de son père , qu'il avait placé sur le bûcher , et par l'ordre duquel il épousa Iole , il fut poursuivi par Eurysthée , duquel il triompha avec l'aide de Thésée. Voij. Heraclides. Il avait élevé dans Athènes un temple à ia Miséricorde. — 3. Fils d'Hercule et d Omphale , ou de Méiita , tué par les Mcntores.

HYLONOME. Amante du centaure Cyllaros; se tua à la nouvelle de sa mort.

hymané. Mère de Tiphys, qu'elle eut de Phorbas. Hymané est sans doute une mauvaise leçon pour Hyrmine.

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