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I. Premier membre de la trinité qui ligure en tête des théogonies des sectateurs de Laotseu. « Celui que l'on regarde et que l'on ne voit pas , dit le Tao te-king , se nomme I. Celui que l'on écoute et que l'on n'entend pas se nomme Hi. Celui que l'on cherche à toucher et que l'on ne peut saisir se nomme Oéi. Ce sont trois choses qui ne peuvent être expliquées. C'est pourquoi c'est un chaos (hoen), une confusion, qui ne fait qu'un. Le premier d'entre eux n'a pas plus d'éclat, le dernier n'est pas plus obscur : c'est une chaîne sans interruption que l'on ne peut nommer. En remontant à son principe, c'est ce qu'on appelle forme sans forme, image de la non- \mage. C'est un être indéfinissable. En remontant à son origine , on ne lui voit point de commencement; en le suivant, on ne lui voit point de fin. Celui qui saisit le Tao des anciens temps pour apprécier les existences actuelles peut connaître l'ancien commencement (l'ancien principe) : c'est ce que l'on appelle la chaîne du Tao. »
ia. Nom que les Kalmouks et les Mongols donnent à l'Être suprême.
ia. i. Femme d'Atys, et fille de Midas. — 2. Atlantide changée en violette. Ce fut elle qui couvrit de laine Achille expirant.
1ABMÉ-A keo. Mère des morts. Déesse des enfers dans la mythologie laponne. Elle habite riabmé-aimo ( demeure des morts).
iabmers. Esprits de la mythologie laponne qui résident aux enfers.
iacchogogles. Ceux qui portaient la statue d'Iacchos dans les Éleusinies. Leur tète était couronnée de myrte.
iacchos. i. Nom mystique que portait Bacchus dans les fêtes célébrées en son honneur à Athènes et à Eleusis, où on l'adorait comme dieu-enfant, fils de Cérès et de Jupiter, frère et fiancé de Proserpine (Coré). Il tirait son nom du Iacchos, ou chant de fête qui résonnait en son honneur dans les mystères; aussi Aristophane l'appelle-t-il l'inventeur des chants de fêtes, et l'ami des danses joyeuses. Comme fils de Jupiter et de Cérès, on l'a distingué du Bacchus thébain , dont le comique grec veut qu'il soit fils. Mais le plus grand nombre des poètes ont identifié les deux divinités. On a aussi identifié Iacchos avec Zagreus, dieu mystique et infernal, fils de Jupiter et de Proserpine. Le culte d'Iacchos faisait partie de celui de Cérès. Voy. Éleusinies. — 2. Démon ou génie , qui se trouai-, avec la vieille Baubo , lorsque celleci chercha à consoler Cérès de la perte de sa fille.
iacba. Serviteur de Paoulastia , l'un des huit Vaçous.
iachoda. Nourrice de Krichna.
iadayol. Radjah de la race des Tchan-
dravansi, fils d'Éiadia , et chef de ia famille des ladaver.
iadia. Célèbre pénitent, fils de Nagoucha, et Trère d'Éiadia.
iadjxadatta. Fils d'un brahme frappé de cécité ; fut tué involontairement par Daçaratha, comme il puisait de l'eau pour les sacrifices, dans le fleuve Saraïou.
IjEra. 1. Néréide. — 2. Nymphe des bois, qui éleva Pandare et Bilias dans une forêt de l'Ida.
IARCHAS. Foy KlNNARAS.
ialeme (ialemos). Fils d'Apollon et de Calliope ; donna son nom au chant funéraire dit ialemos.
lALMÉixus (ialmenos). Fils de Mars et d'Astyoché, frère d'Ascalaphe, d'Orchomène (Homère ) , ou fils de Lycus et de Pernis, d'Argos (Hygin). 11 fut l'un des prétendants d'Hélène, prit part à l'expédition des Argonautes et à la guerre de Troie, et, après la prise de cette ville, fonda des colonies orchoméniennes sur les côtes de la Colchidc.
IALYSIENS. 1. Dieux Telchines. adorés à Ialysus. — 2. Peuples dont les regards avaient une vertu malfaisante. Jupiter les changea en rochers.
ialysus (ialysos). Fils de Cercaphus et de Cydippe ou Lysippe ; régna sur Rhodes avec ses frères Lindus et Camirus. Il fonda la ville d' Ialysus.
IAM a. L'un des huit Vaçous de la hiérarchie brahmaïque. Il est fils de Souria et de Sati,ou d'Aditi et de Kaciapa , et regardé comme dieu de la nuit, des morts et des enfers. Le lieu où il réside se nomme Iamaloka. Foy. ce nom. — Les serviteurs de ce dieu terrible, mais juste, sont désignés par les noms de laraagengilireds et de lamadevtas. Quandjun homme meurt , deux d'entre eux se rendent auprès de lui pour s'emparer de sonàme, défendue par deux Vidnoudevtas. Le mortel est-il condamné , la sentence fatale est écrite par le Sittira Bouddhira, ou secrétaire de lama , et le coupable est livré aux lamatanmaraça. — On représente lama avec un visage irrité, et tenant un fléau ou un glaive. Un buffle lui sert de monture. Ses principaux surnoms sont les suivants : Harmaradiah (roi de justice), Samavarti (qui discerne le bien), Pidrovati (seigneur des morts), Hradheva ( dieu des larmes ).
iamaloka ou iamapour. L'enfer hindou, où réside le terrible lama. Avant d'arriver dans ce séjour ténébreux, l'âme est soumise à un jugement rigoureux, et suivant qu'elle a obéi à l'une des trois impulsions, Satoua (vérité ) , Raga ( passion ) , Tama ( ténèbres ) , ou à quelqu'une de leurs innombrables subdivisions , elle s'élève vers les Souarga , ou descend dans le séjour des supplices, pendant
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que le corps, transformé , subit une rémunération ou une punition parallèle, absorbé dans le sein de la divinité, condamné à une vie abjecte, ou reparaissant sur terre sous la forme de quelqu'une des dernières créatures de l'échelle animale. Le laroaloka se divise en vingt-un enfers, dont voici les noms : Tamisra, Andhatamisra , Maharaourava, Raourava, Naraka , Kalaçouta, Mahanaraka. — Sandjivana, Mahafitchi , Tapana , Sampratapana, Sanhata, Sakakola, Koudmala. — Poutimiïttika , Lohasankou , Ridjicha , Panthana , Salmala , Acipatravana , Lohangaraka.
ïambe. Femme thrace, fille de Pan et d'Écho ; servait comme eselave chez Céléos ou chez Hippothoon lorsque Cérès s'y présenta, et égaya la déesse par ses saillies. Voy. Baubo- On rapportait à cette tradition l'origine des bouffonneries qu'on débitait pendant la fête de Cérès à Athènes, où un homme déguisé en femme ou une fille de joie représentait la consolatrice de la déesse. L'invention du versïambique a été attribuée à Iambé.
taménus ( lAMÉNOS ). Troyen tué par Léontée.
iamoina. Déesse indienne, fille de Souria ( le soleil) et sœur de lama. C'est une personnification de la Djemnah, affluent du Gange-
iamus (IAMOS). Fils d'Apollon et d'Kvadné, chef de la famille des Iamides, prophètes qui résidaient à Olympie. Évadné, fille de Pitana, ayant été envoyée par sa mère chez iEpytus, â Phaesane sur l'Alphée , eut d'Apollon un fils, Iamus, qu'elle exposa. L'enfant, nourri de miel par deux serpents, fut élevé par/Epytus, auquel l'oracle révéla la haute destinée qui l'attendait. Parvenu à l'âge de l'adolescence , Iamus descendit une nuit dans l'Alphée, et supplia Neptune et Apollon de réaliser la destinée qui lui avait été promise : le fils de Latone conduisit alors son protégé à Olympie, et lui donna la faculté d'expliquer le chant des oiseaux et de prédire l'avenir d'après l'inspection des peaux des victimes offertes sur l'autel. Ce privilège passa à ses descendants.
ianassa. Néréide.
ianeira. i. Néréide. — 2. Fille d'Iphis, épouse de Capanée ; elle est plus connue sous le nom d'Évadné.
iANiscus (iAiviscos). 1. Fils d'Esculape.
— 2. Fils de Lamédon, roi de Sicyone.
iaawi. Radjah indien , fils de Sandjati. iaivthé. 1. Fille de l'Océan et de Téthys,
— 2. Amante d'Iphis n° 3.
iao. Surnom du Soleil et de Bacchus.
iaphétès. Qui lance des flèches. Épithètc d'Apollon.
1APIS- Fils d'Iasus; fut aimé d'Apollon, qui le doua de facultés prophétiques et de profondes eonnaissances médicales. Ce fut lui qui guérit Énée.
iapyx. Fils de Lycaon ; fonda, avec ses frères Daunius et Peucetius, une colonie en Italie. D'autres traditions en font un Cré-
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tois, frère d'icadius, ou un fila de Dédale et d'une Crétoise, qui donna son nom à L'fapygie.
1 \n bas. Roi de Gétulie, fils de Jupiter Ammon et d'une nymphe du pays des Garamantes; fit la guerre à Didon , qui refusait de l'épouser.
iasidès. Nom patronymique d'Iapis , fils d'Iasus.
iasis. 1. L'une des nymphes ionides. — 2. Atalante, fille d'Iasius.
iaso. Nom grec de laguérison.
IASWS, IASIUS (IASOS, IASIOS). t. Fils dePhoronée, frère de Pélasgus et d'Agénor. — 2. Fils d'Argus et d'Évadné , ou de l'Océanide Pitho, père d'Agénor, et grand-père d'Argus Panopte. — 3. Fils d'Argus Panopte et d'fsmène , père d'Io. — 4. Fils d'Io. — 5. Roi d'Argos, fils de Triopas, frère d'Agénor. — 6. Fils de Lycurgue et de Cléophile ou d'Eurynome, époux de Clymènc et père d'Atalante. Les auteurs le nomment Iasus , Iasius et Iason. — 7. Fils d'ÉIeuther et père de Chérésilée. — 8. Roi des Minyens, père d'Amphion. — 9. Chef athénien , fils de Sphelus, tué par Énée. — 10. Roi de Cypre, père de Dmétor.
iatromantis. Qui guérit par la divination. Surnom d'Apollon.
iatros. Médecin. Surnom d'Apollon.
ibères- Fils de Tubal et petit-fils de Japhet, l'ibérie personnifiée.
1 bis. Oiseau, du genre des échassiers, regardé comme sacré par les Égyptiens. On élevait l'Ibis dans l'enceinte des "femptes , et un arrêt de mort était porté contre quiconque aurait osé lui nuire. Son cadavre était embaumé et entouré de bandelettes. Les Égyptiens croyaient que cet oiseau serait mort plutôt que de quitter son pays natal, qu'il défendait de l'approche des serpents par une vertu inhérente à ses plumes. Ils lui attribuaient en outre des connaissances astronomiques, et prétendaient qu'Homère avait emprunté la forme de ce volatile pour parcourir la terre en civilisateur. L'Ibis sacré des anciens est Yabou-hannès des Arabes.
icadius (icadios). Cretois, frère de Iapys ; guidé par un dauphin, il s'établit près du Parnasse, et donna leurs noms aux villes de Delphes et de Crissa.
iça. Le seigneur. Surnom de Siva.
içanami. Le premier homme, dans la mythologie japonaise. Il habitait avec sa femme Içanagi, dans la province d'Icié.
içani. Surnom de Bhavani , femme de Siva.
icare (icaros ). r. Fils de Dédale ; périt en s'échappant de Crète avec son père {voy. Dédale) , soit que la chaleur du sqleil eut fait fondre la cire de ses ailes factices, soit que, pilote inhabile, il n'eût pas su gouverner le vaisseau où son père avait attaché des voiles. Son cadavre jeté sur l'île Doliché, y fut enseveli par Hercule. — 2. Roi de Carie .