JAN
JAjN
jacdar. Le bon esprit, chez les Madécasses, qui lui opposent Angat, le mauvais principe.
jaga baba. Déesse de la guerre dans la mythologie slave, qui la représentait comme une vieille femme d'une taille colossale et d'une maigreur effrayante.
jakousi. Dieu de la médecine au Japon.
On le représente la tète entourée d'une auréole, et supporté par une feuille de nymphéa. De lui descendent les Jakousi , esprits subalternes dont les Japonais redoutent le pouvoir malfaisant.
jalexdr a . Géanthindou que les traditions représentent comme invulnérable. Il devait ce privilège à la chasteté de sa femme, et, ayant osé convoiter Bhavani , fut tué par Vichnou , qui avait préalablement détruit le charme auquel la vie de Jalendra était attaché , en séduisant l'épouse de ce terrible adversaire des dieux.
jambavaiv. Le roi des ours , père de Jamtiavati. Il seconda Rama dans la guerre de Lanka.
jambavati. Fille de Jambavan.
ja.mmabos. Anachorètes japonais, auxquels le peuple attribue une science surnaturelle et le don de magie. Ils diffèrent des autres prêtres bouddhistes , en ce qu'ils se marient et mangent de la viande. Leur vie se passe en pèlerinages dans les hauts lieux qui sont réputés saints.
j aivides. Devins, descendants d? Janus.
Ils prédisaient l'avenir d'après l'inspection des peaux des victimes.
janigéna. Nom patronymique de Canente, fille de Janus.
jaubitor. Surnom de Janus, présidant aux portes.
jaîvuales. Fêtes de Janus, célébrées à Rome le premier janvier. On offrait au dieu de l'encens, du vin, des fruits et le gâteau nommé janual. C'était l'usage que dans ce four 'es amis et les parents s'envoyassent des Mrennes (strenœ), consistant en figues sèches, en feuilles de laurier, et plus tard en présents d'une plus grande valeur. Le consul qui entrait en charge se rendait au Capitole monté sur un cheval blanc. Les empereurs conservèrent cet usage. Le 9 janvier, on célébrait encore en l'honneur de Janus les Agonales, que d'autres rapportent au dieu Agonius, et dans lesquelles on immolait un bélier.
jaaus. Divinité latine, sur le caractère et les attributions de laquelle les mythologues ne sont nullement d'accord. Les anciens Latins adoraient Janus comme un génie bienfaisant qui veillait à la prospérité des familles et défendait l'entrée des maisons contre les attaques des esprits funestes. De là le nom deja-
nua, donné à la porte , et celui de janus, à un passage voûté ouvert des deux côtés. Il est probable cependant que, même dans l'origine, les attributs du dieu ne se bornaient pas a cette fonction toute matérielle, et qu'il présidait symboliquement au début de toutes choses. Tel était du moins le caractère du Than étrusque, qu'on identifia avec Janus, dans la suite des temps. Chez les anciens Tusques, Than, l'un des dieux suprêmes , était surtout regardé comme dieu des augures, qui , avant de commencer leurs opérations divinatoires, traçaient dans le ciel , avec le lituus, deux lignes perpendiculaires l'une à l'autre, et dont chaque extrémité était dirigée vers un des points cardinaux. De là sans doute l'usage de. représenter Janus avec deux ou quatre faces , et de donner le même nombre de portes à ses temples. En adoptant le culte du dieu, les Romains l'altérèrent, par le mélange des traditions et des symboles nationaux. Ainsi 3 on l'identifia quelquefois avec le soleil, en tant que dieu du ciel. Suivant Servius , son double visage désigne le commencement et la fin do jour, ses quatre faces les quatre saisons. Le même auteur rapporte qu'on représenta Janus avec deux visagas , comme symbole de l'alliance des Romains et des Sabins, après un traité entre Romulus et Tatius. D'autres y voient le symbole de la connaissance du passé et de l'avenir. — Une fois le Janus étrusque, dieu des augures, adopté par les Romains, il devint naturellement le dieu qui préside au cemmencement, au début de toutes choses, si toutefois il n'avait pas déjà cette fonction primordialement. Aussi lui consacra-t-on le premier mois de l'année (voy. Janualies), et lui offrait-on les premières libations dans les fêtes des dieux. On le faisait présider au point du jour, sous le nom ûepater matutinus. Enfin , on ouvrait les portes de ses temples lorsqu'une guerre commençait. — Quant aux traditions mythiques sur Janus , voici les principales. II est fils de Cœlus et d'Hécate , ou d'Apollon et de Créuse. Critolaus, dans Plutarque , le fait naître de Saturne et d'Entoria, et dit qu'il se tua , ainsi que ses frères Hymnus , Faustus et Félix, par suite du chagrin que lui causa la mort de son grand-père maternel, lapidé par des paysans ivres. Les Romains, frappés de la peste, consultèrent l'oracle, qui leur ordonna d'élever à Saturie et à ses quatre fils un autel avec quatre visages. Ils nommèrent aussi januarius l'un des mois de leur année. Quant aux morts , ils furent places parmi les astres sous le nom de yrotrygéterès. — Suivant Ovide, Janus étaitau commencement de toutes choses, et, lors de la séparation des éléments, eut sous sa présidence le ciel, la mer, les nuages, la terre, la guerre et la paix. — D'autres traditions plus vulgaires relient Ja-