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finit par se réconcilier avec Médée , et qu'il retourna dans la Colchide dont il fut roi après la mort d'iEétés, son beau-père. — Suivant pindare, le fils d'Éson portait dans son enfance le nora de Diomède; ce fut Chiron qui le nomma Jason, sauveur. Les mythes qui sont relatifs à sa vie aventureuse paraissent n'être qu'un ramassis fait après coup des traditions les plus diverses; du moins les détails ne lui appartiennent-ils pas en propre: ainsi la fable relative à la semaille des dents est évidemment la même que celle de Cadmus ; le lacèrement d'Éson, qui renaît ensuite à la vie, est emprunté aux traditions sur le Bacchus Zagreus ou aux légendes d'Osiris. — Outre les enfants que lui donna Médée , Jason eut d'Hypsipyle deuxiils, Eunée et Nebrophone.
jasoxia. Surnom de Minerve a Cyzique.
jasoxidès. fils de Jason.
jécha. Dieu des Thuringiens.
jedl'd. Divinité des anciens Germains, qui paraît avoir présidé, comme Mercure, au commerce et à la fraude.
je ma - o. Juge des enfers, dans la religion japonaise.
jexe. Dieu japonais, qu'on représente avec quatre visages et quatre bras. Les femmes mariées et les vieillards lui offrent surtout leurs adorations.
jeune q u rXQ u e x x a l . Jeûne solennel observé à Rome en l'honneur de Cérès. Le temple de Jupiter et quelques maisons du Forum ayant été frappés de la foudre, sous le consulat d'Acilius et de Cornélius , 193 ans av. J. C. , les décemvirs consultèrent les livres sibyllins, et décrétèrent ce jeûne, qu'on observait religieusement tous les cinq ans. — Les Grecs observaient aussi le jeune dans quelques occasions. Ainsi les tuystes , aux Thesmophories, s'abstenaient de toute nourriture.
JEUX (JOC1 ). Les jeux personnifiés.
jeux. Les jeux et les combats faisaient partie de la religion, et entraient dans presque toutes les fêtes des anciens, qui les célébraient avec beaucoup d'appareil et une grande magnificence. Pour en sanctifier l'observance, ils en attribuaient l'institution aux héros qui faisaient la gloire de leur histoire I poétique. Hercule, Thésée et les Dioscures j devaient , suivant la croyance générale , avoir 1 célébré les premiers les jeux Olympiques , ; les Néméens et les Isthmiques. Voyez ces dif- | férents articles. Les Pythiques étaient consacrés à Apollon. Pendant que les jeux du- 1 raient, les hostilités cessaient dans toute la ' Grèce. On ne donnait aux vainqueurs qu'une couronne d'olivier, de laurier ou d'ache ; mais cet honneur était suivi de privilèges plus substantiels, et, entre autres, de celui d'être entretenus le reste de La vie aux dépens de l'Éj tat. Les premières places leur étaient réser- I vées dans le assemblées publiques et dans les spectacles ; ils recevaient des présents considérables, et le jour de leur triomphe ils
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rentraient dans leur patrie par uner brèche , et portés sur un char magnifique. Les différents exercices pratiqués dans ces jeux étaient le saut, la course, le disque, le ceste et le pugilat. On les réunissait sous le nom de Pentathle. Les Romains avaient un très-grand nombre de jeux, les uns périodiques, les autres votifs et extraordinaires. Parmi les premiers , les plus célèbres étaient ceux qu'ils appelaient, par excellence, les grands jeux , ou jeux romains. On les célébrait, depuis le 4 de septembre jusqu'au u, en l'honneur des grands dieux, savoir, Jupiter, Junon et Minerve, pour le salut du peuple. La dépense qu'on faisait pour ces jeux, aussi bien que pour les autres jeux solennels , était exorbitante. Les édiles amassaient de l'argent dans les provinces pour contribuer à cette magnificence, qui pouvait leur frayer le chemin a des places plus éminentes. D'autres jeux plus célèbres encore parmi les fixes, étaient les jeux séculaires, qui ne se célébraient que tous les cent ou cent dix ans , pour le salut de l'État. Les jeux votifs étaient ceux que l'on avait promis de faire célébrer quand on avait réussi dans quelque entreprise , ou qu'on était délivré de quelque calamité. Les jeux extraordinaires étaient célèbres par les magistrats qui entraient en charge, par les empereurs partant pour quelque expédition. — • KnGn les jeux funèbres étaient ceux que l'on célébrait à la mort de quelque personnage important.
jocaste (ou épicaste dans Homère).
Fille de Ménécée et sœur de Créon , elle épousa Laïus. De ce mariage naquit OEdipe, auquel sa mère s'unit sans le connaître, et dont elle eut Étéocle , Polynice, Antigone et Ismène. Lorsque les dieux eurent fait connaître l'inceste qui s'était accompli, Jocaste se pendit. Une autre tradition la fait périr seulement après le duel de ses deux fils. — Un scoliaste d'Euripide, qui fait naître dEuryganie les quatre enfants mentionnés plus haut, dit que Jocaste eut d'OEdipe, Phrastor et Laonytus. — Voy. OEDirE.
jocastus (jocastos). Fils d'Éole , roi de Rhegiura.
jodult. Idole saxonne, représentant un homme à cheval, armé de la massue et du bouclier.
joghis. Mendiants indiens qui se vouent aux pénitences les plus extraordinaires, et poussent jusqu'à l'absurdité l'austérité de la vie monacale. Ils vivent d'aumônes, se tiennent sur les places et aux portes des pagodes, importunant les passants de leur voix monotone et cachant sous une apparence de dévotion leur fainéantise et leur lâcheté. Quelques-uns, véritablement possédés par un esprit de démence , restent des mois entiers au même lieu, sans changer de position; leur barbe, leurs cheveux et leurs ongles atteignent des dimensions démesurées, leurs membres se roidissent, sans qu'ils enfreignent le vœu qu'ils