KAI
devant tous les naturels ,1a divinité offensée fit jaillir la lave de son volcan, et commença à poursuivre Kahavari, dont la course effrénée l'emporta jusqu'à la colline Bou-o-Kahavari. Pendant qu'il fuyait, les flammes dévoraient tout le pays ; maisons, habitants, tout disparut sous la lave. Kanaka-Wahine, femme du chef de Pouna , slefforçant d'échapper à l'incendie qui allait dévorer sa maison , cria à son époux ; « Reste ici, du moins nous mourrons ensemble ». — « Non pas, dit-il, je me sauve ». Et la lave dévora son habitation. Il parvint enfin sur le rivage, où son jeune frère avait préparé une pirogue, s'élança dans la frêle embarcation, et échappa ainsi à la fureur du volcan, dont les feux s'éteignirent dans les flots. 11 fixa depuis sa demeure à Oahou, loin des vengeances de Pélé.
kaiâip. Le plus jeune des fils de Niparaïa et d'Anaikondi, qui le mit au monde. sur les montagnes, suivant les traditions des habitants de la Californie. Doué d'une beauté surprenante et d'un génie civilisateur, il descendit dans la plaine, et civilisa les grossiers indigènes. Disparu tout a coup , les légendes expliquent son absence en disant qu'il a été assas* siné par des meurtriers qui ont posé sur sa tête une couronne d'épines; quoique mort, il est beau comme dans l'âge de l'adolescence. Une chouette est placée auprès de son oreille , et le sang coule continuellement d'une blessure qu'ira reçue au flanc.
HAiÉiii. Un des noms d'Hakem, personnage divinisé par les Druses.
kaifi. Nom du mauvais esprit chez les Mariannais, qui le redoutaient beaucoup. Ils invoquaient à leur aide les âmes de leurs ancêtres; celles-ci engageaient avec le démon une (utte dont elles sortaient tantôt avec gloire, tantôt vaincues.
kaiker. Chef ou prophète des guerriers , dans la mythologie irlandaise , qui le fait apparaître après Pevtinction totale des Némeds et des Tuatha-Dadan.
kaïomorts. Le premier homme, selon le /.end-Avesta , qui rapporte à son sujet diverses traditions parsi. Les unes prétendent que Kaïomorts fut créé au commencement du monde; d'autres, qu'il naquit de l'épaule droite du taureau Aboudad , en même temps que Gochoroun, le génie de toute la création animale , auquel l'autre épaule du taureau livra passage. Le même instant vit encore apparaître deux taureaux, ancêtres des animaux purs, et enfin les plantes qu'Ormuzd tira du corps d'Aboudad. Parvenu à l'âge de trente ans, l'homme primitif, chef d'œuvre d'intelligence et de beauté, tomba sous les coups du haineux Ahriman et de ses Devs, qui ne purent cependant anéantir par ce meurtre l'espèce humaine. L'essence vitale «le Kaïomorts, conservée par Sapandomad et Nériocengh , produisit l'arbre merveilleux, dont les fruits furent dix couples humains ,