LAR
laphystiennes Les Bacchantes du mont Lâphystion en Bëotie , où Bacchus était honoré sous ce surnom.
laphystios. i. Surnom de Jupiter, tiré de la montagne de Lâphystion, entre Orchomène et Coronée. D'autres donnent à ce surnom la signification de qui protège la fuite ( Voy. Phyxius) ou de dévorant. — 2, Surnom de Bacchus.
lapis. Pierre- Surnom de Jupiter, invoqué dans les serments et les traités, Jovem lapidem jurare.
lapithe (lapithÈs). i. Chef de la race des Lapithes, fils d'Apollon et de Stilbé, frère de Centaure. II épousa Orsinome, et eut d'elle Phorbas , Triopas et Périphas. — 2. Fils d'Éole et père de Lesbos. — 3. (LAriTHÉ). Fille d'Apollon, maîtresse d'Éole et mère des Lapithes.
lapithes. Peuple de la Thessalie, célèbre par sa lutte avec les Centaures. La fable les représente comme d'habiles cavaliers, et leur attribue l'invention du mors. Vainqueurs des Perrhèbes , ils s'établirent à leur place sur les bords du Pënée . et eurent pour chefs divers héros fameux dans l'histoire mythique, tels que Pirithoiis, Cénée, Ixion, etc. Les Lapithes sont surtout célèbres par le combat qn'ils soutinrent contre les Centaures aux noces de Pirithoiis. Voy. Centaures.
laprils. Surnom de Jupiter (Lactance).
lara ou lardnda. Fille du fleuve Almon, elle osa dévoiler à Junon l'amour de Jupiter pour Juturne, et fut punie de son indiscrétion par un mutisme éternel. Mercure , qui avait reçu du maître des dieux , l'ordre de la conduire aux enfers, dans le royaume du silence, la rendit mère de deux enfants, les Lares primordiaux. Voy. Mania.
lardaîv a . Nymphe, amante de Jupiter, mère de Sarpédon et d'Argus.
lar en tale s. Fête romaine en l'honneur de Jupiter; avait pris son nom d'Acca Larentia, nourrice de Rorautus.
lares. Dieux latins d'origine étrusque, qui présidaient à la garde des maisons et des familles, dont ils étaient les génies tutélaires. Identifiés avec les Mânes , ces dieux secondaires étendaient leur pouvoir du foyer domestique jusque sur la campagne et la mer. Ainsi l'on reconnaissait les lares urbani, protecteurs des villes; compitales , des carrefours; viales, des chemins; vicorum, des rues; cubiculi , des chambres à coucher; permarini, de la mer; rurales , des champs'; domestici , familiares, privât i, de la maison, etc ; distincts des Lares publics, fils de Mercure et de Lara. Ceux-ci étaient au nombre de deux dans l'origine, et on leur adjoignit le y:énie de César , du temps des empereurs. — En général, la croyance populaire considérait les Lares comme les âmes des justes, qui, affranchies du pouvoir de Pluton, venaient sur la terre protéger leurs parents et leurs amis. Aussi leur donnait-on, comme aux Mânes,