MAG
les honneurs héroïques. Les malades venaient y implorer leur guérison.
maciste ( macistos ). z. Fils d'Athamas et frère de Phrixus; donna son nom à une ville de Triphylie. — 2. Surnom d'Hercule, adoré à Maciste, en Triphylie.
macris. 1. Fille d'Aristée ; fut chargée par Mercure de nourrir le jeune Bacchus dans l'ilc d'Eubéc , où elle habitait. Effrayée des menaces de Junon , elle se réfugia chez les Phéaciens. — 2. Nourrice de Junon.
macrosiris. Suivant Phlégon, géant dont on retrouva le corps près d'Athènes, dans un tombeau de cent pieds de long.
madhava. Doux. Surnom de Vichnou.
madhou. Nom de plusieurs génies malfaisants de la mythologie hindoue. L'un d'eux osa se révolter contre Brahma, et fut vaincu par Vichnou.
mag a. Fils du Soleil, ou d'Agni (le feu) et deNikchoumba. Suivant les légendes hindoues, Samba, voulant dédier une statue au Soleil sur les rives du Chinab, enleva Maga, ainsi que dix-huit familles sacerdotales , sur l'aigle blanc de Vichnou, et lui fit présent de Sambapoura, en y établissant le culte du Soleil.
îiagada. Divinité dont le temple subsista dans la basse Saxè* jusqu'à Charlemagne. Les attributs de Magada étaient les mêmes que ceux de Vénus.
magades. Sortes de vestales chez les anciens Guanches. Elles gardaient une éternelle virginité.
magajVTIUS. Guerrier troyen qui, selon une chronique fabuleuse, fonda Magantia, Magontiacum ou Moguntia ( Mayence ).
magarsia. Surnom de Minerve, à Magarse en Cilicie.
mages. Caste sacerdotale de Médie et de Perse, analogue à celle des brahmanes indiens, et qui, jouissant d'une grande autorité spirituelle, exerça souvent en réalité le pouvoir temporel. Constitués en tribu par Zoroastre, les mages conservèrent un grand crédit jusqu'à l'usurpation de Sraerdis, l'un d'eux, qui s'empara du pouvoir royal, et provoqua ainsi, de la part des Perses , un massacre général dans lequel ils exterminèrent presque tous leurs prêtres. Un petit nombre qui échappa à la mort continua d'exercer les sciences occultes et de jouir encore d'une certaine influence sur le vulgaire. Le jour de la naissance d'Alexandre des mages s'écrièrent, dit-on, que le malheur et le fléau de l'Asie venait de naître.
magie. Science chimérique, ainsi nommée des mages de Perse , remonte , sous des noms divers, aux temps les plus reculés. On la trouve chez les Hébreux et les Chaldéens, et aux Indes. Les Grecs regardaient comme doués du pouvoir magique un grand nombre de personnages qui figurent dans l'histoire mythologique; ainsi Circé changeait d'un coup de baguette les hommes en animaux ; Médée connaissait des charmes pour rajeunir
les vieillards. L'Odyssée parle de conjurations pour arrêter le sang qui coule d'une blessure. Hermione, dans l'Andromaque d'Euripide, accuse sa rivale de lui avoir enlevé le cœur de son époux au moyen de sortilèges. L'Alceste, du même auteur, fait mention des Pstjcfiagogues thessaliens, qui attiraient ou chassaient les ombres par leurs enchantements; les Lacédémoniens firent venir quelques-uns de ces magiciens, lors de l'effroi causé par l'apparition du spectre de Pausanias dans le temple de Minerve. — Les conquêtes d'Alexandre, en activant les communications entre les Grecs et les Orientaux favorisèrent le développement des sciences occultes, et l'on voit des sorciers babyloniens, persans, etc., suivre les divers corps d'armée grecs jusque dans les villes les plus reculées de l'HelIade. Éphèse servait pour ainsi dire d'entrepôt aux prétendues connaissances des [magiciens , et l'Égypte, comme le montrent les idylles de Théocrite, ne restait pas en arrière du mouvement général. — Chez les Romains, la magie devint la passion universelle lorsque la civilisation eut atteint son développement, c'està-dire lorsque le polythéisme fut à peu près mort dans l'esprit de tous. On voit Nigidius Figulus, ami deCicéron, se servir de formules magiques pour recouvrer de l'argent qu'on lui avait volé. Peu après les villes et les routes se remplissent de sorciers, de magiciens, de mystagogues, qui voulaient à toute force prédire l'avenir aux passants, à peu près comme nos bohémiens au moyen âge, et avec la même bonne foi. Si l'on en croit Horace, ces misérables allaient jusqu'à sacrifier des enfants pour examiner leurs entrailles et en tirer des pronostics. La médecine elle-même ne fut bientôt plus qu'un amas de formules et de mots barbares, d'autant plus efficaces qu'on avait plus de peine à les prononcer. — Le triomphe du christianisme fit disparaître pour un temps assez long ces aberrations honteuses de l'esprit humain, mais on vit bientôt recommencer les croyances à un pouvoir secret de l'homme sur les démons et à des relations avec le monde invisible. Gerbert , Grégoire VII, Albert le Grand, Roger Bacon, Cornélius Agrippa, et d'autres hommes supérieurs à leur siècle furent à diverses époques accusés de devoir leurs connaissances à un pouvoir surnaturel.
magna mater. La grande mère. Surnom d'une déesse peu connue, qu'on croit être la même que Rhée ou Cybèle.
MAGNES. 1. Fils d'Éole et d'Én-arète, amant d'une Naïade dont il eut Polydccte, Dictys et.Piérus, père des Piérides ( A polio dore ). Suivant Euripide, sa femme s'appelait Philodice , et ses enfants, Eurynome et Kionée; selon Eustathe, il fut père d'Alector, né de Mélibée, et donna son nom à la Magnésie. — 2. Fils d'Argus et de Périmèle, père