MAT
la fête , et pouvaient entrer dans le temple. Une seule esclave était admise , et on la renvoyait après l'avoir légèrement souffletée en mémoire de la jalousie qu'Ino, identifiée avec Matuta, avait conçue contre une de ses esclaves ; ensuite les femmes, prenant dans leurs bras les enfants de leurs sœurs, au lieu des leurs propres , retraçaient dans diverses cérémonies ce qu'Ino eut à souffrir à cause de Bacchus. Le sacrifice qu'elles offraient consistait en un gâteau de farine , de miel et d'huile , cuit sous une cloche de terre.
matris. Dans la mythologie hindoue, énergie personnifiée d'un dieu, ou sa femme. On compte sept, huit, et même jusqu'à seize matris. Le Dévi Mahatniam les nomme ainsi : Brahmi (femme de Brahmâ), Mahéçouari (femme de Siva), Aindri (femme d'Indra), Varahi (femme de Varaha) , Vaichnavi (femme de Vichnou) Kaoumari, (femme de Koumara), Kaouvéri (femme de Kouvéra). Il faut y joindre Naracinghi ou Tchandika (surnommée Aparadjita ou.Tchamounda ). Dans le poëme des Splendeurs de Dévi, on voit les Matris aider les dieux à triompher des géants. Elles sont ainsi décrites : « La Sacti Brahmi, les reins ceints d'une corde blanche , et portant une gourde creuse, vint montée sur un char tiré par deux cygnes : elle a pour surnom Brahmani. Ensuite apparut Mahéçouari , montée sur un taureau, armée du trident, portant un large serpent en guise de bague et le croissant de la lune pour ornement de tête. Parmi les ennemis destinés à combattre les, enfants de Diti, se montre aussi Kaoumari, dont les mains tenaient la lance, à laquelle un paon servait de monture, et qui, sous forme de Kartikaïa, était Ainbika ( la mère ). Vaichnavi arriva montée sur un aigle, portant la conque, le disque, la massue, l'arc , l'épée , que ses cinq mains soutenaient. Sous le nom de Vahari vint l'énergie de Hari, qui prit la forme, sans égale, de l'ours sacré. On vit se présenter Naracigni (femme-lion), dont la forme ressemblait absolument à celle de Naracingh (homme-lion); sa crinière se hérissait, et, s'élevant formidable, menaçait les cieux. Ensuite Aindri portant le tonnerre dans sa main et montée sur le roi des éléphants; semblable en tout à Indra aux cent yeux. Et enfin, l'énergie terrible nommée Tchandika : Sacti, qui s'élança du corps de Dévi, horribie , poussant ^le longs hurlements, pareils aux gémissements affreux de cent chacals à la fois. Ce fut elle la déesse invincible , ce fut Aparadjita qui parla en ces mots à Içana, dont la tête est environnée des tresses noires de ses cheveux.... On vit Tehamanda debout sur un cadavre, Varahi assise sur un buffle, Aindri montée sur un éléphant, Vaichnavi portée par un aigle, Mahéçouari par un taureau , Kaoumari par un paon , Brahmi par un cygne, enfin Aparadjita , que le monde entier révère. Ce sont les matris douées de toutes les facultés. »