‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 277 sur 420 · MIX · texte numérisé non relu

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cap Misene, — Virgile donne à Misène le surnom d'yJSohdes , à cause de la parenté des deux villes du nom de Cumes, situées l'une en Carapanie, l'autre dans l'Éolie.

misère (iERUMNA). Divinité allégorique, fille de l'Érèbe et de la Nuit.

MISÉRICORDE ( MISER1CORDIA ). Déesse

allégorique romaine, fille de l'Érèbe et de la Nuit, selon Hygin. Voy. Éleos.

mismé. Mère d'Ascalabe.

misor. Dieu syriaque , fils de Myn et père de Taaut.

mitg. Dieu de la mer, chez les Kamtschadales. Les poissons sont ses esclaves, et vont au fond des eaux lui chercher du bois pour construire ses canots.

mithidicé. Mère d'Hippomédon, un des sept chefs ligués contre Thèbes.

mithodis. Une des trois divinités inférieures des Cimbres; peut-être le même que Mithothin.

mithotbiîv. Magicien qui usurpa les honneurs divins, pendant les dix années que dura l'absence d'Odin.

mithra. Divinité persane, dont le Zend- Avesta ne trace le caractère que d'une manière très-vague et qu'on a identifiée tantôt avec Tlzed de la planète de Vénus, tantôt avec celui du Soleil. Distinct de cet astre, suivant les cosmogonies parsi, Mithra est subordonné à Ormuzd ; il parcourt incessamment l'espace, voyant tout de ses mille yeux , entendant tout de ses mille oreilles. Intercesseur d'Ormuzd, il combat sans relâche Ahriman et les Devs, garde toutes les créatures , donne la fertilité à la terre , la prospérité aux hommes. Enfin c'est lui qui pèse les actions humaines au passage du pont Tchinévad, par lequel on entre dans le royaume de l'éternité. — On doit invoquer Mithra trois fois par jour. Un des mois de l'année lui est consacré, et dans chaque autre mois, un jour. — On ne sait rien de plus sur Mithra, qui, suivant Hérodote , n'est autre que le principe des générations et de la fécondité qui perpétue et rajeunit le monde. Quoi qu'il en soit, son culte est l'un de ceux qui ont été le plus généralement répandus. Les conquêtes de Darius le popularisèrent au delà de la Haute-Asie, et les divers événements qui suivirent, surtout l'établissement des monarchies grecques dans l'Orient, le firent connaître aux peuples les plus différents. Introduit en Egypte, où l'école philosophique l'amalgama avec ses théories mystiques , il pénétra dans l'empire romain après les guerres du Pont et de la Cilicie, et se répandit bientôt jusque dans les Gaules et la Germanie , comme le prouvent les bas-reliefs retrouvés de nos jours dans ces contrées. A Rome, un temple creusé sous le mont Capitolin fut consacré à Mithra, dont le culte mystérieux, principalement en faveur sous Claude et Néron, se célébrait dans des grottes. Les initiés étaient soumis à des épreuves extrêmement

rigoureuses, a la fin desquelles on les baptisait. On les marquait ensuite d'un sceau, puis ils étaient couronnés et armés; les assistants les saluaient alors du titre de frère d'armes (cru<7TpaTi6jTai). Toute la confrérie raithriaque se divisait en sept classes , formant l'échelle aux sept échelons, dont le premier , dit Origène , était de plomb , le deuxième dretain, le troisième de cuivre, le quatrième de cuivre, le cinquième d'un alliage, le sixième d'argent, le septième d'or. Chacun de ces échelons était consacré aune divinité différente, ce qui donnait la réunion des sept dieux : Saturne , Vénus, Jupiter, Mercure, Mars, la Lune., le Soleil. Les membres du grade inférieur se nommaient soldats ; puis venaient les lions ( hommes) ou hyènes (femmes)., les Corbeaux, les Perses, les Bromes, les Hélioiou Soleils, enfin les Pères; l'initié qui obtenait le grade supérieur se nommait Pater Patratus, ou grand pontife. Il paraît que chaque classe se distinguait par un costume particulier et offrait des sacrifices qui tiraient leur nom de celui des adeptes; ainsi dans les Léontiques, l'eau ne devait pas apparaître; dans les Persiques , en présentait du miel au dieu. Quelquefois on lui immolait des victimes humaines; Adrien s'efforça de proscrire ces sanglantes cérémonies. L'une des fêtes les plus célèbres était celle des gryphes, qui se célébrait le 24 avril. Les initiés y portaient des robes couvertes de figures bizarres. — Dans les bas -reliefs qui nous restent, Mithra est représenté le plus habituellement sous la figure d'un jeune homme coiffé du bonnet phrygien et vêtu de la candys ou manteau flottant, du sadéré ou tunique courte , et du pantalon nommé par les Grecs sarabara ou accaxyris. II presse du genou un taureau atterré; et, pendant qu'il lui tient le muffle de la main gauche , il lui plonge de la droite un poignard dans le cou. Un chien, un serpent , un scorpion, une fourmi, s'acharnent autour de l'animal mourant. Dans quelques monuments, un personnage tenant en main une sorte de Lituus, soulève la queue du taureau ; auprès de lui se trouvent un lion et un oiseau. Quelquefois encore Mithra a des ailes; d'un côté est un homme ou un dieu tenant un flambeau dans la position ordinaire , de l'autre , un personnage dont la main soutient un flambeau renversé. — Les monuments les plus remarquables relatifs au culte de Mithra dans l'Occident sont ceux de Ladenburg , de la villa Albani, de Fehlbach, le monument aux douze tableaux , décrit en détail par Seel, et enfin les deux bas^reliefs de Mauls (Tyrol) et de Stix-Neusiedel.

butylène. Fille de Macarée; elle donna son nom à une ville de l'île de Lesbos.

mixarciiagétès. Demi-archagète. Surnom de Castor chez les Argieus, qui nommaient Archagètes les héros auxquels ils rendaient un culte après la mort; Castor n'étant qu'à demi divinité, n'était naturellement que Mixarchagète.

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