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tures du ciel, et qui laissent couler ou retiennent les eaux supérieures.
moho-arii. Roi des lézards. Dieu adoré dans i'archipel d'Hawaii , sous la forme d'un requin; chaque promontoire avait un temple en son honneur, et les prémices de la pêche lui étaient offertes.
moira. Voij. Parques.
MOiSASOLR.Le chef des esprits malfaisants dans la mythologie indienne.
mokini. Temple célèbre dans les traditions des Hawaiiens; il fut élevé, suivant ces peuples, par un prêtre blanc, nommé Paao, qui arriva des contrées lointaines avec deux divinités en l'honneur desquelles l'édifice sacré fut construit. Paao en fut le desservant.
mokisso. Nom que les noirs du Congo , les habitants de Loango, etc., donnent à leurs idoles, qu'ils croient subordonnées au Dieu suprême, Zambam-Congo. Les images des Mokisso sont, comme les fétiches , des pierres, des nattes, etc.
mokoch. Une des divinités inférieures des Slaves, On l'appelle aussi Mokosle. Il protégeait spécialement les chèvres et les moutons.
morouris. Célèbre apôtre adoré par les bouddhistes japonais, selon lesquels il introduisit parmi eux le culte d'Amida (Bouddha).
moLjE. Meule. Déesse des meuniers chez les Romains. Elle passait pour fille de Mars.
molion. i. Fils d'Eurytus.tuépar Hercule, à OEchalie. — 2. Écuyer de Tymbrée , renversé par Ulysse , devant Troie.
molione. Femme d'Actor et amante de Neptune, dont elle eut les deux Molionides, Eurytus et Ctéatus , qu'on nomme aussi Actorides.
MOLIONIDES OU ACTOR1DES (MOLIONES,
molionid/E, actoridjE). Fils d'Actor ou de Neptune et de Molione. Ils naquirent, suivant Ibycus, d'un œuf d'argent, et tellement conformés qu'ils n'avaient qu'un corps avec deux tètes , quatre jambes et quatre bras. « De nos jours, dit Plutarque, on n'est pas moins surpris en voyant deux frères d'accord , que si l'on voyait les Molionides, dont les deux corps étaient réunis en un. » De là leurs surnoms d'enigijoi et de diphyéis. Mais cette tradition est postérieure à Homère , suivant lequel les Molionides, désignés par les noms de Ctéatus et d'Eurytus , étaient conformés comme les autres hommes et se distinguèrent par un grand courage. Nestor menaçant de les immoler (II. 11, 709), Neptune les arracha à la mort en les enveloppant d'un nuage épais. Plus tard ils remportèrent le prix de la course aux jeux d'Amaryncée. — Lors de l'invasion d'Hercule en Élide, Augias donna le commandement de ses troupes à ses neveux les Molionides, qui . nonobstant une trêve conclue avec le héros, l'attaquèrent et lui tuèrent la plus grande partie de ses troupes. Quelque temps après, les jeux isthmiques devant se célébrer pour la troisième fois , les Éléens y députèrent les Mo-
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lionides pour assister en leur nom aux sacrifices. Hercule se mit en embuscade à Cléones, et les tua. Longtemps après on montrait encore leurs tombeaux en ce lieu. Molione, irritée de la mort de ses fils , proféra des imprécations contre les Éléens, après avoir en vain essayé de faire exclure les Argiens de la confédération des jeux. — Ctéatus avait eu Amphimaque de Théronice, et Théraphone avait rendu Eurytus père deThalpius.
moloch. Célèbre dieu phénicien, adoré particulièrement par les Ammonites. Les Israélites lui sacrifièrent maintes fois malgré la sévère interdiction des prophètes. On brûlait des enfants en son honneur. Selon Diodore, la statue de Moloch était de métal, et avait les bras étendus pour recevoir les victimes humaines qu'on lui offrait. Elle renfermait, dit-on, sept compartiments, destinés aux diverses sortes d'offrandes. Salomon éleva un temple à Moloch sur le mont des oliviers. molongo. L'être suprême au Monoraotapa»
molorcdus ( molorchos ). Berger de Cléones; donna l'hospitalité à Hercule, lorsque celui-ci vint combattre le lion de Némée, qui avait dévoré le fils de Molorchus. Après sa victoire , le héros l'établit roi du pays.
MOLOSSUS (MOLOSSOS). Fils de Néopto-
ième et d'Andromaque ; il donna son nom à la Molossie, contrée de l'Épire, dont Hélénus lui abandonna la souveraineté.
molpadie (molpadia). i. Fille de Staphylus. Voy. Hemithea. — 2. Amazone qui tua Antiope et périt de la main de Thésée. On voyait son tombeau à Athènes.
molpeus. Partisan de Phinée , tué par Persée.
molus (MOLOS). t. Fils de Mars et de Dé* monicé. — 2. Fils de Deucalion ou de Minos, frère d'Idoménée et père de Mérion. Suivant une tradition crétoise , ayant voulu faire violence à une nymphe, on retrouva son corps, dont la tête avait été séparée on ne sait comment. Dans une fête célébrée en Crète, on promenait processionnellement une statue sans tète portant son nom.
moly. Plante que Mercure remit à Ulysse, pour empêcher l'effet des breuvages de Circé. La racine était noire, et la fleur blanche comme du lait. Il n'était presque pas au pouvoir des mortels de l'arracher. Suivant Ptolémée Héphestion , elle naquit du safig d'un géant que Médée tua avec le secours du soleil.
mombé-dé vi. Littéral. , Déesse de Bombay. Divinité adorée à Bombay; elle paraît être la même que Parvati.
momime. Un des deux assesseurs que les Phéniciens d'Édesse donnaient au Soleil. Selon Jamblique, Momime était Mercure. L'autre se nommait Azizus.
momus (momos). Dieu de la raillerie et du sarcasme, fils de la Nuit ( Hésiode ). Les plus anciennes traditions ne nous ont transmis que le nom de ce dieu. Ce qu'en disént Lucien et Philostrate n'appartient pas à la mythologie
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proprement dite, et n'est qu'une allégorie plus ou moins spirituelle destinée à personnifier la manie satirique de certains esprits contradicteurs. Ils racontent. que, choisi par Neptune, par Vulcain et par Minerve, pour juger de l'excellence de leurs ouvrages-, Momus les critiqua tous trois. Neptune aurait dû mettre au taureau les cornes devant les yeux, pour frapper plus sûrement , ou du moins aux épaules, pour donner des coups plus forts. La maison de Minerve lui sembla trop massive pour être transportée lorsqu'on avait un mauvais voisin. Quant à l'homme de Vulcain , il eût voulut qu'on y eût fait une petite fenêtre au cœur, pour qu'on pût connaître ses plus secrètes pensées. Quant à Vénus, Momus ne trouva à redire qua sa chaussure ; mais aussi il en creva de dépit.
monéta. 1. Mère des Muses , suivant Hygin. — 2. Surnom de Junon à Rome. Elle avait au Capitole un temple où se trouvait l'hôtel des monnaies.
mongh-ruadh. Grande déesse des Némèdes, l'une des races qui peuplèrent l'Irlande. Voici, selon M. d'Eckstein, les diverses traditions qui la concernent. — 1. « Trois princes issus d'Ir, prétendus monarques de toute l'Irlande, et fils de trois frères qui gouvernaient le royaume d'Ulster, régnaient chacun à son tour pendant vingt ou vingt-un ans. C'est là une disposition systématique particulière à cet arrangement de l'histoire irlandaise , et qui s'y reproduit constamment. On y voit toujours trois princes de la même race prendre alternativement les rênes du gouvernement pendant un espace de temps donné, ou se succéder régulièrement; et tous périssent de mort violente. Cette artificielle combinaison ne laisse aucun doute à quiconque a étudié l'antiquité. Après s'être longtemps disputé l'empire, les princes dont nous parlons convinrent de régner sept années chacun et de se céder l'empire à l'amiable. Ces sept années répétées trois fois composent le total de vingt-un ans accordés à chacun des rois. De même , quand les Milésiens abordèrent en Irlande, trois dieux des Tuatha-Dadan , trois frères y régnaient; ils se disputèrent l'empire jusqu'à ce que la même convention d'alterner le pouvoir, au lieu de le partager, les eût conciliés. La reine Mâcha était fille de l'aîné, femme du cadet de ses frères. Elle se nommait Mongh-Ruadh, aux cheveux rouges ; son père, Aodh-Ruadh , se nommait aussi le Rouge (Ruadh). Le second des cinq frères a cinq fils qui disputent l'empire à Mâcha, et ne veulent pas qu'une femme soit maîtresse du gouvernement. L'héroïne Mâcha, redoutable amazone, triomphe des cinq princes rebelles. Observons encore ce nombre de cinq constamment reproduit dans ces mythes irlandais dont on a fait de l'histoire. Par exemple , le père de Mâcha tue les cinq Luighaidh , qui se ressemblaient de figure comme de nom. Ces cinq Luighaidh rencon-
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trent dans la forêt une sorcière décrépite; ils la touchent, elle devient jeune et belle. Mâcha se rend aussi dans la forêt où se sont cachés les cinq ennemis qu'elle a vaincus. Pour se rendre méconnaissable, elle voila ses cheveux rouges, puis elle s'approcha de l'endroit où les frères venaient de faire rôtir un ours sauvage. Les jeunes gens la regardèrent avec étonnement, et l'invitèrent à partager leur repas, ce qu'elle accepta. Un des princes, épris de ses charmes, lui demande une entrevue secrète qu'elle lui accorde. Dans ce rendez-vous Mâcha saisit le prince, le garrotte, l'attache à un arbre, et revient trouver les quatre frères, qu'elle séduit tour à tour, attire dans des lieux écartés, et enchaîne séparément. Ensuite les ministres de Mâcha condamnent les princes à mort; mais Mâcha leur laisse la vie sous la condition qu'ils lui bâtiront un palais. Elle se sert de la grande aiguille qui refient ses cheveux pour tracer le plan de cet édifice, nommé Eomuin ( Eamhuin )-Macha. du nom de l'instrument employé pour eh faire le tracé. Ce fut ensuite la résidence des rois de l'UIster. » — 2. « Suivant une autre version de la même fable, Mâcha est femme de Kruin , fils d'Adnamhuin. Il faut savoir que Némed, époux de Mâcha, est aussi le fils de cet Adnamhuin, l'une des divinités des TuathaDadan. Ainsi Kruin est Némed luimême sous une nouvelle forme. Konnor, roi de l'UIster, contraignit Mâcha à entrer en lice pour disputer le prix de la course à ses chevaux. Elle remporta le prix, et arriva la première au lieu où fut bâti le palais qui porte son nom. Elle était grosse, et accoucha de deux jumeaux, un garçon et une fille. Dans les douleurs de l'enfantement, saisie d'indignation contre la barbarie de Konnor, elle lança une malédiction contre les guerriers de l'UIster. Tendant longtemps les héros du Clanna Rughraide furent en proie à des douleurs semblables à celles de l'enfantement. C'est le souvenir effacé d'un mythe fréquent dans les religions antiques , et qui se rattache à la doctrine d'une nature active et passive, tour à tour souffrante et réhabilitée. Suivant cette croyance, les dieux changent de sexe, d'hommes deviennent femmes, de femmes hommes, et leurs sectateurs les imitent. — Cette Mâcha , continue M. d'Eckstein , cette Mncha, déesse des Némèdes ,et des Tnatha-Dadan , des pontifes et des agriculteurs de l'ancienne Irlande, est transformée en amazone dans l'Irlande guerrière. Elle devient reine, elle reste établie dans l'UIster, introduite dans son histoire; et cependant, même à travers cette métamorphose, on voit encore percer le caractère de la vieille divinité, d'une déesse de la nature passive et active, au génie hermaphroditique. Au sexe de la femme, Mâcha joint le génie de l'homme; elle est la seule femme qui ait gouverné l'Irlande; elle adopte, encore enfant, Ugaine More, ce grand roi qui porte les armes milésiennes 1,1 CT. MYT.
sur les rives de la Gaule et de l'Ibérie, où il exerce encore ses pirateries. Pour dernière preuve de l'identité de Mâcha avec la îdeesse des Némèdes, ajoutons que dans l'histoire de celle-ci, on voit également paraître quatre frères, quatre architectes. Ce sont quatre Fomoraïces ou pirates établis dans l'UIster; ils oppriment Némed et Mâcha , son épouse. Ils sont vaincus et forces de construire un palais pour Némed. Deux de ces frères se nomment Bog et Robhog : ce sont les Robhogdii de l'UIster dont parle Ptolémée. Quand jes Milésiens devinrent maîtres de l'empire, une partie des anciens pirates qui avaient quitté leur métier pour se confondre avec les aborigènes et devenir agriculteurs, furent contraints de bâtir des forteresses pour les conquérants, de même que dans les temps antérieurs ils avaient été forcés de construire des temples pour les druides. Tel est le sens de ce mythe défiguré des pirates architectes. Némed fit égorger, selon la tradition, ces quatre architectes le. lendemain du jour où le palais fut achevé. Il craignit qu ils ne construisissent pour d'autres des palais aussi magnifiques que le sien. Doire Lighe fut le théâtre de ce meurtre accompli au lieu même où ils avaient terminé leur édifice, monument de leur génie. Chez beaucoup de peuples on retrouve la même fable souvent le sang d'un homme arrose et consacre les murs du palais bâti pour le prince ; souvent aussi le cadavre de l'architecte lui sert de fondement. Des traditions toutes semblables se retrouvent parmi les Russes, les Scandinaves et les Serviens. Chaque temple où réside le dieu de l'univers , chaque palais où demeure le roi , pontife-guerrier qui représente cette divinité, offre le symbole du monde entier qui, selon beaucoup de mythes, a été cimenté par le sang d'un Dieu créateur de l'univers offert en holocauste pour conserver sa propre création. Les Foraoraïces ou pirates enseignèrent, dit-on, aux Némèdes l'art de construire des maisons. Ensuite Némed défricha douze forêts, douze Jfaghs. »
monkir. Nom d'un des anges qui, selon la croyance des musulmans, interrogent les morts aussitôt qu'ils sont dans leur sépulcre.
monocrépi de. Qui ria qu'une chaussure.
Épithète de Mercure, qui, selon quelques mythographes , ne prêta qu'une seule de ses talonnières à Persée, lorsque ce héros alla combattre les Gorgones.
monoecos. Qui demeure seul. Surnom d'Hercule.
monophagie. Fête en l'honneur de Neotune. On appelait Monophages ceux qui la célébraient, parce qu'ils mangeaient ensemble, sans avoir aucun domestique pour les servir. Il n'était permis d'y assister qu'aux habitants de l'île d'Égine.
montagnes (les), en latin montes, en grec ore. Filles de la Terre, suivant Hésiode, elles apparurent après le Ciel et avant Pontos,