NAS
napées. Nymphes qui présidaient aux vallons et aux bosquets. — Foy. Nymphes.
nara. Célèbre Mouni, frère de Naraïana.
Voy. ce mot.
naracingha- avatar a. Transformation m homme-lion. Nom de la quatrième incarnation de Vichnou Foy. Érounia..
narada. Fils de Brahma , et un des dix premiers Richis; il passe pour l'inventeur du luth indien. Narada présente de grandes analogies avec le Mercure des Grecs.
narajana. i. Nom de Vichnou, considéré comme existant avant le monde. Naraïana est l'esprit qui flottait sur les eaux. — 2. Célèbre Mouni, fils de Dharma et d'Ahinsà, Ce fut lui qui fit naître Ourvasi. Foy. ce mot. On regarde quelquefois Nara et Naraïana comme des Avatàras d'Ardjouna et de Krichna.
naraka. Enfer où lama punit les réprouvés. 11 ne faut pas le confondre avec le Patata.
narcée ( narCjEOS )• Fils de Bacchus et de la nymphe Physcoa; devenu puissant dans l'Élide, il bâtit un temple à Minerve, et ins titua le culte de son père.
narcéenne. Un des surnoms de Minerve.
narcisse ( narcissos ). Jeune Théspieu, fils du fleuve Céphise et de la nymphe Liriope. Selon Ovide, .sûr de sa beauté, il méprisa l'amour de la nymphe Écho : les dieux le rendirent épris de sa propre image , et cette passion lui donna la mort. Ainsi s'accomplit la prophétie du devin Tirésias, qtu\ à sa naissance, avait annoncé qu'il ne vivrait qu'autant qu'il ne se verrait pas. Ce mythe, qui paraît assez moderne, est autrement raconté par Pausanias; selon cet auteur, Narcisse, épris de sa sœur jumelle , la perdit, et mourut de regret en contemplant dans le miroir d'une fontaine sa propre image, qui lui rappelait cette sœur chérie. — On montrait à Orope un monument élevé en l'honneur de Narcisse, et à Iledénacon, dans le pays des Thespiens, la fontaine de Narcisse. 11 y fut métamorphosé en une fleur qui porte son nom et qui était consacrée, de toute antiquité, aux dieux infernaux. — Suivant Conon, la mort de Narcisse fut l'effet des imprécations d'Aminias , que le jeune ïhespien avait méprisée.
naréda. Fils de Saraçouati et de Brahma, et frère de Dakcha et des Ragas. Il est regardé par les Hindous comme l'inventeur de la lyre ( vina ) , instrument qu'il fait résonner dans les chœurs 'des Gandharvas. Comme la lyre grecque, la Vina indienne fut faite d'écaille de tortue.
narfe. Fils de Loke et frère de Va le, qui le dévora.
narfi. Personnification de la nuit éternelle, dans la mythologie Scandinave.
NASAMON. Fils d'Amphithémis ou de Garamas, frèretcte Caphauros. Il donna son nom aux Nasampnes , peuplade africaine.
ivascio. Déesse latine qui présidait aux naissances. Elle avait un temple à Ardée.
jvastès. Chef carien, fils de Noruion et allié de Priam.
nastrand. Enfer définitif des Scandinaves. Il faut distinguer le Nastrand du Niflheim. Voy. ce mot. Quelques historiens écrivent, Nastrond et même Nastroud mais cette dernière forme n'est qu'une faute d'impression.
natigay. Nom des dieux pénates des Tatars mongols. On les appelle aussi Stogay.
iv att. Esprits aériens et malfaisants fort redoutés des Birmans.
nature ( phtsis , NATURA ). Divinité allégorique, qui n'a été adorée que fort tard sous ce nom particulier. Les mythologues des derniers âges la disent femme ou fille de Jupiter.
xaubolidÈs. i. Nom patronymique d'I* phitus, fils de Naubolns. — 2. Phéacien.
naubolus ( naubolos ). i. Fils de Lernos et père de Clytonéos et d'Iphitus. — 2. Fils d'Hippasus. — 3. Père d'Epistrophus et de Schédius.
xaudjia. Sacrifice humain qui a lieu chez les insulaires de l'archipel Tonga , quand on craint pour la vie d'un chef malade. LeNaudjia est aussi de rigueur quand un chef a offensé les dieux par mégarde. A la mort du Touï- Tonga , on immolait jadis sa première femme dans un Naudjia solemnel. afin que son corps fût enterré en même temps que celui de son époux. La victime est le plus souvent un enfant.
ivaupidame. Fille d'Amphidamas , amante du soleil dont elle eut Augias.
nauplius (nauplios, de vaOç , vaisseau , et de îtXetv , naviguer). 1. Habile navigateur argien, fils de Neptune et d'Araymone. Il fonda Nauplie et découvrit une des constellations de l'Ourse. Ce fut lui qui emmena Augé en Mysie. Il fut, dit-on, enseveli sous les flots, pour avoir blasphémé contre les dieux. Sa femme, dont on ignore le nom, lui donna deux fils, Prœtus et Damastor. — 2. Descendant du précédent et fils de Clitonéos. Il prit part à l'expédition des Argonautes. — 3. Roi d'Eubée. Le roi Catreus lui ayant confié ses filles Aérope et Clymène pour les vendre en pays étranger, Nauplius maria la première à Plisthènes et épousa la seconde, dont il eut Palamèdc, OEax et Nausimédon. D'autres font naître ces enfants de Philyre ou d'Hésione. Furieux de la mort de Palamède {voy. ce nom ), Nauplius se mit à courir toute la Grèce, et chercha à semer la dissension dans les États des princes et à jeter le désordre dans toutes les familles, en s'efforçant de persuader aux femmes que leurs maris étaient morts devant Ilion. Après la prise de Troie, la flotte grecque, à son retour, fut battue d'une furieuse tempête, qui en dispersa une partie , et jeta le reste sur les côtes d'Eubée. Nauplius fit allumer la nuit des feux
NÉB
parmi les rochers dont son île est environnée, dans le dessein d'y attirer les vaisseaux des Grecs, et de les voir périr contre cette écueil; ce qui arriva- en effet.
nauprestides. Surnom des filles de Laomédon , qui brûlèrent les vaisseaux de Protésilas, pour le forcer à demeurer dans le lieu où il avait abordé.
nausicaa. Fille d'Alcinoiis, roi de Phéacie, et d'Arété. Elle accueillit favorablement Ulysse, à l'instigation de Minerve, qui avait emprunté la figure d'une de ses amies pour lui annoncer son prochaiu mariage. Lorsque le héros l'aborda elle lavait ses robes à la rivière avec ses compagnes et, loin de s'effrayer de l'aspect misérable d'Ulysse , elle lui fit donner des vêtements et 1 introduisit dans le palais de son père avec toutes les précautions que sa modestie lui commandait. « Plût à Jupiter, pensait-elle, que le mari qui m'est destiné fût fait comme ce héros. » Les poëtcs posthomériques ont cru devoir accomplir la prophétie de Minerve, en donnant pour époux à Nausicaa Télémaque, dont elle eut Perséptoiis ou Ptoliporthos.
ivausivédoiy. Fils de Nauplius, et frère de Palamède et d'OEax.
nausiaous ( \ausi\oos ). Fils d'Ulysse et de Calypso, frère de Nausithoiis.
nausithéus. Pilote de Salamine; il fut donné à Thésée par Scyrus pour conduire le vaisseau qui devait porter ce héros en Crète nausithoé. Néréide.
NAUSITHOUS( XAUSITHOOS ). t. Fils d'U-
lyssc et de Calypso, et frère de Nausinous. — 2. Fils de Neptune et de Péribée, et père d'Alcinoiis et de Rhéxénor. II régna sur les Phéaciens, et les conduisit d'IIypérie en Sicile pour les soustraire aux incursions des Cyclopes.
nautes. Un des compagnons d'Énée, inspiré par Minerve; la garde du palladium lui avait été confiée.
navisalvia. Nom sous lequel on adora comme une déesse la vestale Claudia Qui n ta, parce qu'elle avait traîné avec sa ceinture lo navire qui apportait à Rome l'image de la mère des dieux. La statue de Navisalvia était placée dans le vestibule du temple de Cybèle.
naxos. 1. Fils de Polémo et père de Leucippe; il donna son nom à 1 île de Naxos. — 2. Fils d'Endymion ou d'Apollon.
néaça. Fille d'Eochaidh Salbindhe et femme de Fachtna. Elle fut mère de Konnor, qvri eut d'elle un fils nommé Korraak Konlingios. néalcès. Ami de Tnrnus, tua Sabius.
néanas. Troyen , tué par Mérion.
NÉANDRE ( NÉANDROS ). Roi de COS , fils
de Macarée.
NÉanthe (NÉANTHÈS). Fils de Mtlacus, tyran de Lesbos; il fut dévoré par des chiens qu'il attira en voulant se servir de la lyre d'Orphée.
nébo. Dieu assyrien à tête de chien. On rappelle aussi Nabo ou Nibchas. Saint Jérôme
NÉC
attribue à son idole le don de la divination.
nébridopéplos. Revêtu de la nébride.
Épithète de Bacchus.
nébrôcharès. Qui aime les faons. Épithète de Bacchus.
nébrodtès. Surnom de Bacchus.
nébrophone. Nymphe de Diane.
nébrophonos. i. Fils de Jason et d'Hypsipyle. — 2. Un des chiens d'Actéon.
NÉCESSITÉ (ANANKÉ, NÉCESSITAS ).
Déesse allégorique que quelques poëtes disent fille de la Fortune, et dont le nom ne figure nullement dans les traditions des premiers ûges. Platon lui donne un fuseau de diamant qui, de ses deux extrémités, touche la terre et le ciel, et que tournent les Parques. Horace la peint avec un marteau, des coins, etc. — La Nécessité avait un temple à Corinthe.
nécromancie. Art d'évoquer les morts pour avoir connaissance de l'avenir. La Nécromancie a sans doute pris naissance dans ies sacrifices que les premiers hommes offraient aux mânes de ceux qu ils avaient perdus. « Tous les peuples , dit Pluche , en sacrifiant soit aux dieux qu'ils s'étaient faits , soit aux morts dont la mémoire leur était chère , croyaient faire alliance avec eux , s'entretenir avec eux, manger 3vec eux familièrement; mais cette familiarité les occupait surtout dans les assemblées mortuaires , où ils étaient encore pleins du souvenir des personnes qu'ils avaient tendrement aimées, et qu'ils croyaient toujours sensibles aux intérêts de leur famille et de leur patrie. La persuasion où l'on était que par les sacrifices on consultait les dieux , on les interrogeait sur l'avenir, entraîna celle que dans les sacrifices des funérailles on consultait aussi les morts
Après le repas pris en commun , et auquel on supposait que les âmes participaient, venait l'interrogation ou l'évocation particulière de l'âme pour qui était le sacrifice, et qui devait s'expliquer; mais comment s'expliquait-elle? Les prêtres parvinrent aisément à entendre les morts et à être leurs interprêtes. Ils en firent un art dont l'article le plus nécessaire, comme le plus conforme à l'état des morts , était le silenceet les ténèbres, llsseretiraient dans des antres profonds, ils jeûnaient et se couchaient sur des peaux de bêtes immolées ; de cette manière et de plusieurs autres, ils s'imaginaient apprendre de la bouche même des morts les choses cachées ou futures; et ces folles pratiques répandirent partout cette folle persuasion qu'on peut converser avec les morts et qu'ils viennent souvent nous donner des avis. >> La Nécromancie joua un grand rôle en Grèce et à Rome: mais c'est surtout en Thessalie que les psychagogues eurent une grande réputation. Voy. Magie.
nectar. Suivant les plus anciens poëtes, le Nectar était la boisson des dieux; de couleur rouge comme le vin terrestre , les immortels le coupaient aussi avec de l'eau. Plus tard, le Nectar devint la nourriture des dieux et
NÉL 333
l'Ambrosie leur breuvage. Dans Homère, on voit Thétis embaumer le corps de Patrocle avec une composition où il entre de l'Ambrosie et du Nectar.
nécys. Nom sous lequel les anciens habitants de l'Espagne adoraient le dieu Mars. Quelques critiques lisent, Nétos.
NÉDA.^Nymphe areadienne qui donna son nom au fleuve de Néda. Elle éleva avec Hagno et Thisoa, ou avec Ithomé, suivant une tradition raessénienne, Jupiter enfant.
nédusie (nédousia). Surnom sous lequel Minerve avait des temples sur les bords du Nédon, et dans l'île de Cos.
nédymnus Centaure tué par Thésée , aux noces de Pirithoiis.
néère c ne/era ). t. Amante d'Hélios (le soleil) et mère de Phaétuse et de Lampétie.
— 2. Amante de Jupiter, dont elle eut vEglé.
— 3. Femme d'Aétès et mère d'Absyrte, suivant un scoliaste d'Apollonius de Rhodes.
— 4. Femme du dieu-fleuve Strymon et mère d'Évadné. — 5. Fille de Nérée et femme d'Aléus ou d'Autolycus. Elle fut mère d'Augé, de Céphée et de Lycurgue. — - 6. Fille de Niobé.
NEFTÉ. Voy. NEPHTHYS.
néhalennia. Divinité dont on a trouvé des statues dans plusieurs endroits du nord de l'Europe, et principalement aux bouches du Rhin : son nom figure dans un grand nombre d'inscriptions.
néis. Fils ou fille d'Amphion(ou de Zéthus) et de Niobé; elle donna son nom à la porte Neitide de Thèbes.
neith. Divinité égyptienne d'un âge postérieur. Elle représentait dans l'origine l'esprit divin qui préside à l'univers , et fut identifiée dans la suite avec Isis ou la Nature. On l'adorait surtout à Sais, ville de la basse Egypte, dont on lui attribuait la fondation. La brebis était son emblème. Les Grecs comparaient Neith à Minerve, parce que l'une et l'autre désignaient l'esprit de sagesse et la science.
nékid. Ange, qui, suivant le Talmud, préside aux aliments.
nékir. Nom d'un des deux anges qui, selon la croyance des musulmans, interrogent les morts dans leur sépulcre. Voy. Monkir.
nélée (néléus). i. Personnage des temps héroïques , célèbre par sa lutte avec Hercule. Il avait pour mère Tyro , qui , amoureuse du dieu-fleuve Énipée, dont Neptune emprunta les traits pour la posséder, eut de cette union, avant son mariage avec Créthéus, deux fils, le Nélée, dont nous parlons ici, et Pélias (Odyssée). Les traditions posthomériques ont brodé ce thème; suivant Apollodore, la mère exposa ses enfants, qui furent recueillis par des pâtres. Étant parvenus à l'âge viril, les deux frères reconnurent leur mère, et tuèrent Sidéro , sa belle-mère, qui lui faisait souffrir toutes sortes de mauvais traitements. Après la mort de Créthéus, Pélias et