NUI
nortia ou murtia. Divinité du destin, qui , selon les Étrusques, présidait aux périodes du temps , et à laquelle on donnait les attributs de la Fortune. Elle avait à Yolsinies , aujourd'hui Bolséna , un temple où l'on enfonçait un clou chaque année. Cette cérémonie , qui n'était sans doute dans l'origine qu'un grossier mode de numération des années, passa aux Romains, chez lesquels le consul ou le dictateur était chargé de fixer le clou annuel dans le mur du Capitole, près de l'autel de Minerve. Plus tard , on réserva cet usage pour les circonstances extraordinaires, comme les cas de peste, de révoltes, etc. — C'est à tort qu'on a voulu identifier Nortia avec Pomone.
nothus. Fils de Deucalion.
notus (notos). Le vent du sud personnifié. Il est représente sur la tour des vents à Athènes sous les traits d'un jeune homme imberbe, tenant un vase dont il épanche le contenu.
noub. Forme insolite du mot Knef.
NOUTE-FEN. — Voy . NlL.
novembre ( november ). Ausone l'a caractérisé par des symboles qui conviennent à un prêtre d'Isis, dont on célébrait la fête aux calendes de novembre.
novensiles du. Dieux sabins dont Je culte passa à Rome. Ils étaient au nombre de neuf ou de quatre, et furent, dit-on, communiqués aux Romains par Tatius ; mais les mythologues ne sont nullement d'accord ni sur leur origine ni sur leur nature. Suivant Manilius, les dieux Novensiles n'étaient autres que les neuf dieux qui avaient reçu de Jupiter le droit de lancer la foudre.
nubigéxa. Fils de la nuée ou de Néphélé. Épithète des centaures et de Phrixus.
nuées (nephélai.) Divinités personnifiées par Aristophane , qui les proclame ironiquement, par la bouche de Socrate , les déesses suprêmes auxquelles les hommes doivent la pensée , la parole et l'intelligence, le charlatanisme , la loquacité, la iuse et la compréhension. — Voy. NÉphélÉ.
nuit(nyx, nox). Divinité allégorique qui, suivant Homère, exerce son pouvoir sur les dieux et sur les hommes. Le Sommeil, fuyant un jour la colère de Jupiter, se réfugia dans le sein de la Nuit, et le maître de l'Olympe s'apaisa par égard pour cette déesse. Dans la Théogonie d'Hésiode, elle appartient au monde primitif comme fille du Chaos et sœur de l'Érèbe , dont elle eut l'Éther et l'Aurore fHéméra). Elle engendra d'elle-même le Sort, Kêr, la Mort, le Sommeil, les Songes, Momus , Oizys (l'Affliction ) , les Hesperides , les Parques, Némésis , la Fraude, l'Amitié, la Vieillesse, la Discorde. Hygin la fait naître du Chaos et de Caligo , et les Orphiques la qualifientde fille d'Éros, tandis que d'après Varron l'Érèbe est son père , La Nuit aux noires ailes , dit Aristophane, était au commencement avec le Chaos , le noir Érèbe, et le yaste Tartare ;