OLL
OKI. Déesse qui, suivant quelques peuplades de l'Amérique du INord , veillait à la garde des morts. On la nomme aussi Kiouasa.
OKisiK-. Esprits bienfaisants et funestes de la mythologie huronne.
ola-bibi. Le choléra-morbus , déifié aux Indes.
olbia. Nymphe qui donna son nom à une ville de Bithynie.
OLiiOS. Allié d'Ochate, dans Valérius Flaecus.
olen. Pontife-poëte , originaire de Xanthe en Lycie (Suidas), ou des pays hyperboréens ( Pausanias ) : il fut le premier chantre de la religion apollinique, qu'il introduisit., dit-on, à Délos. Il vivait avant Pamphos et Orphée, et prophétisa dans l'île sainte. Longtemps après Alexandre, on y chantait encore les hymnes où le poëte lycien célébrait Junon, Ilithyie, et les Latoïdes. — Pline le naturaliste parle d'un Olen, ancien et célèbre poëte de l'Étrurie,
olé nias. Frère de Tydée, qui le tua. On le nomme aussi Ménalippe et Toxeus.
OLÉivios. Héros enterré à Olympie, dans le lieu même où l'on célébrait les jeux. Voij. Taraxippos.
oléxus (olé„\7os). i. Fils de Vulcain et d'Aglaé, père des nymphes Hélice et Mgé , nourrices de Jupiter. Théon lui donne pour fille Amaithée. Olénus laissa son nom à une ville d'Achaïe. — 2. Fils de Jupiter et de la danaïde Anaxithée. — 3. Habitant de l'Ida qui, voyant les dieux irrités de l'orgueil de sa femme, fière de sa beauté, demanda à partager sa punition, et fut, ainsi qu'elle, raétamorpnosé en rocher.
olisthèxes. Fils de Janus et de Camise.
olivarius. Surnom sous lequel Hercule avait un temple à Rome, près de la porte Trigemina. On se rappelle qu'une antique tradition attribuait au héros l'honneur d'avoir rapporté l'olivier du pays des Hyperboréens.
ollam fodhla. L'aïeul de toute la race des Iriens de l'Ulster, dont sortit plus tard le fameux Konnor. Il fixa à Téamhair le siège de la résidence des chefs. Ses trois fils lui succédèrent successivement. Voici leurs noms : Fionn Sneachta (neige blanche); Slanoll (santé vigoureuse) ; Geide Ollgotach { haute parole).
OLI.OXDOU-EURGHELCID-JIKSIiV-KHAN.
Célèbre personnage mystique, qui vivait, suivant la mythologie mongole, dans les premiers âges du monde. Fatigués des dissensions qui les déchiraient, les hommes choisirent Ollondou pour décider entre le bien et le mal et être leur juge suprême. Ses descendants lui succédèrent dans l'ordre suivant : TJsus- Gullengtou - Ginéreltou - Khan , Bouïantou- Khan, Dédé-Bouïantou-Khan, Tetkan-Açaraktchi Khoutouktou-Khan. Ce premier groupe, composé de cinq souverains , fit place à un second , composé de quatre souverains seulement ; Nanna-Koko-Kcmaki- Khan (roi de
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quatre parties du monde et khan d'or ) Usus-Kullengtou Khan (roi de trois parties du inonde et khan d'argent), Saïn-Usus- Kullengtou-Khan (roi de deux parties du monde et khan de cuivre), Teugheus-Usus- Kullengtou-Khan [roi d'une partie du monde et khan de fer). A ce second âge succède le troisième , rempli par les règnes de six princes : Tabiktchi-Khan , Talbin-Bariktchi-Khan, Chaguni-Khan, Kuchi-Khan; like-Kuchi-Khan , Saïn-Usuktchi-Khan. — Ces quinze règnes comprennent, suivant la mythologie mongole, une période de quatre-vingt mille ans, au bout desquels Garga-Sindé monta aux cieux. Ensuite vint l'âge humain proprement dit, dont la durée fut de quatre mille ans; puis, l'âge de vingt mille ans , célèbre par le pèlerinage terrestre de Gachip ; et enfin, Bouddha apparut.
oly. Fétiche des Madécasses. C'est une petite boite, divisée en compartiments et remplie de caractères magiques.
olympe (olympos). £. Instituteur de Jupiter; ce fut de lui, dit-on, que Jupiter prit le nom d'olympien (Diodore ). — 2. Fils d'Hercule et de la thespiade Eubée. — 3. Père de Marsyas, suivant Apollodore. D'autres disent, au contraire, qu'aimé de Marsyas , il fut son élève, et qu'il inventa trois nomes en l'honneur des dieux. — 4. Père deCios; il donna son nom à l'Olympe Mysien. — b. Célèbre montagne de Thessalie connue aujourd'hui sous le nom d'Élimbo (en turc SémavatÉvir demeure céleste), et la plus haute de toute la Grèce, quoiqu'elle n'ait que mille toises d'élévation. Antérieurement à Homère, il y avait déjà, au pied de l'Olympe, des écoles musicales où les chantres étudiaient leur art; ce furent eux, dit-on, qui firent du brillant Olympe ( aÎYXrisvTOÇ blv\nzov ) la demeure des Muses et des autres divinités designées par le surnom d'Olympiques. Mairan a cherché à expliquer cette croyance populaire , par l'apparition de quelques auréoles boréales. Mais sans recourir à des hypothèses plus ou moins ingénieuses, il suffit de remarquer que dans l'enfance des religions les peuples, persuadés que la présence des dieux est terrible pour l'homme mortel, ont toujours assigné aux puissances supérieures la résidence la plus éloignée possible du sol foulé par l'humanité , en leur laissant cependant un point de contact avec la terre ; ainsi, chez les Hébreux, les Indiens et les Grecs, quoique le ciel soit le domaine du pouvoir suprême, le Sinaï, le Mérou et l'Olvmpe supportent sur leurs cimes la demeure de la divinité, qui y manifeste sa force, en les foudroyant d'éclairs. On ne s'étonnera donc pas si dans la mythologie homérique Zeus , qui récapitule à lui seul tout l'ensemble du système céleste, habite le sommet le plus élevé de l'Olympe, et si le palais du maître des dieux , ou , ce qui revient au même , la ville olympique, construite par l'art de Vulcain,
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qui a placé les demeures des dieux sur les diverses cimes de la montagne, se confond souvent avec le ciel ; les portes de l'Olympe ne sont autres que les portes du ciel (rcuXai oOpavoù). Quelques mythologues, mal pénétrés de l'esprit des croyances populaires , qui sont toujours pleines de contradictions, ont essayé d'expliquer cette confusion évidente % en disant que le sommet de l'Olympe se perdant aux nues, ceux qui l'habitaient étaient censés demeurer dans les cieux; mais, pourrat-on se renfermer dans les limites d'une cosmographie bien exacte , et substituer aux conceptions vagues et indéterminées de la poésie primitive, une délimitation rigoureuse des domaines céleste et terrestre , si l'on jette les yeux sur ce passage de l'Iliade : « Faites pendre du ciel une chaîne d'or, et attachez-y vous tous, dieux et déesses. Moi , le Jupiter suprême, je vous enlèverai avec la terre et la mer; j'attacherai ensuite la chaîne autour du sommet de l'Olympe ; et toutes choses seront ainsi suspendues. » A coup sûr, dans ce passage, l'Olympe est idéalisé et n'a plus qu'un rapport nominal avec la montagne de Thessalie. Postérieurement à Homère, lorsque le développement des sciences exactes eut étreint de toutes parts les mystérieux domaines que les premiers Hellènes s'étaient plu à peupler des créations de leur brillante imagination, la croyance qui plaçait la demeure des dieux sur l'Olympe subit une modification notable. En mesurant l'Olympe, Xénagoras en bannit le splendide Panthéon qui l'avait occupé, et, pendant que le mont Atlas se déplaçait successivement, parallèlement aux variations qu'éprouvait la délimitation des confins de la terre, pendant que les habitants de l'Elysée, chassés des extrémités de i'Océajn, habitaient successivement les îles blanches, avec Denys le géographe, et la Lune, avec Lucien, Je célèbre mont de Thessalie perdait son prestige, si ce n'est dans les traditions adoptées conventionnellement par les poètes, mais altérées par le contact d'idées nouvelles; ainsi, dans Lucien, l'Olympe et le ciel ( oupavôç ) ne font plus qu'un : « ce séjour tranquille que les vents n'habitent jamais, où I on ne sent ni pluies , ni frimas, ni neiges; où règne toujours une sérénité sans nuages; où les dieux, entourés d'une lumière éclatante, jouissent de plaisirs aussi immortels qu'eux-mêmes », est d'airain par dehors; on y marche sur l'or, et les Heures en gardent les portes. — C'était dans 10lympe que se tenaient les assemblées célestes , auxquelles assistaient non-seulement les divinités supérieures qui y résidaient et que Jupiter appelait dans la salle du conseil, mais aussi diverses divinités inférieures , soit terrestres, soit marines. Les Aloades tentèrent en vain d'escalader cette montagne en entassant Pélion sur Ossa. Foy. Aloades.
Olympia. Olympique. Surnom de la Terre, de Junon, d'Ilithyie.
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olympiades. Surnom des Muses.
olympias. Fontaine voisine du mont Olympe, dans le voisinage de laquelle il sortait de terre des tourbillons de flamme, que les Arcadiens regardaient comme une suite du combat des Titans contre les dieux.
olympien. Surnom de Jupiter à Olympic d'Hercule, de chaque dieu habitant l'Olympe.
olympuse ( olympousa ). Thespiade , mère d'Halocrate.
olynthus ( olynthos ) i. Frère de Rrangas. — 2. Fils d'Hercule et de Bolbé; il donna son nom à une ville de Trace.
olyras. Dieu-fleuve, voisin des Thermopyles et du mont OEta; il essaya d'éteindre le bûcher allumé par Hercule. D autres attribuent au fleuve Dyras cette vaine tentative.
OM. Syllabe mystique , qui précède toutes les prières et invocations des Hindous. La langue sanscrite n'ayant point de voyelle simple pour le son O , cette syllabe devrait s'écrire Aum. Elle exprime, dit-on, la triade indienne : A , est le nom de Vichnou ; U , celui de Siva , et 31, celui de Brahma. C'est une pratique de dévotion très-méritoire que de prononcer Aum • les sivaïtes s'y adonnent particulièrement.
omadios. Anthropophage. Surnom de Bacchus. Les premiers habitants de Chios et de Ténédos lui offraient des sacrifices humains. om aime. Foy. AMAÎVE.
OMBRE (en greCEIDOLON etPHANTASMA,
en latin umbra, simulacrum). Chez les anciens , l'ombre était quelque chose d'intermédiaire entre l'âme et le corps; ayant la figure de celui-ci, mais figurativement seulement et sans être palpable , elle servait à l'âme comme d'enveloppe. C'était cette ombre qui descendait aux enfers. Toutes ces notions sont du reste contradictoires , et il parait que ces ombres , impalpables pour des mains mortelles , pouvaient sentir la douleur physique et le plaisir puisqu'elles peuplaient l'Enfer et I'ÉIysée, suivant qu'elles avaient bien ou mal agi sur la terre ; Ulysse voit des torrents de sueur ruisseler des membres de l'ombre de Sisyphe. Voy. Enfers. Hercule, quoique immortel, était dans les enfers, non pas en chair et en os, mais en ombre, tandis que lui-même habitait les cieux ; c'est bien là l'une des plus bizarres conceptions de la mythologie antique ; elle exprime sans doute la nécessité pour tout mortel de payer son tribut au noir royaume. — Voy. Élysee , Érebe , Tartare , Larves , Lémures.
om brios, en latin pluvius, Qui donne la pluie. Surnom sous lequel Jupiter avait un autel sur l'Hymette. Sur des médailles, il est représenté versant la pluie de la main gauche. La colonne trajane le montre sous les traih d'un vieillard aîlé, dont la barbe et les deux bras étendus épanchent des torrents d'eau.
OMITO. Foy. AMIDA.
omk yriçouara. Seigneur delà syllabe Om. Surnom de Siva.