PAG
Vossius pense que Pachamama représentait la terre.
pachytos. Épais. Chien d'Actéon.
pacifer. Qui pacifie. Épithète donnée à diverses divinités , telles que Mercure , Hercule, etc., sur des monnaies et dans des inscriptions romaines.
pactole (pactoi.osj. Dieufleuve dont les eaux avaient, suivant les anciens , la vertu de changer tout en or. Voy. Midas. On trouvait aussi dans ses ondes une pierre magique qui, placée à l'entrée d'un trésor, avertissait de l'arrivée d'un voleur par un craquement sonore.
pactole. L'une des muses siciliennes.
pactolides. Nymphes du Pactole.
padiave (EAU). Eau sacrée qui servait aux ablutions et à la purification des maisons, dans la liturgie du Mazdéisme. Elle venait immédiatement après l'eau Zour. la plus efficace de toutes. Le prêtre la consacrait au nom des anges et de la source Ardviçour. Les adorateurs d'Ormuzd étaient tenus de se laver les mains, les pieds et le visage avec cette eau, à leur lever et avant l'instant de leurs repas.
padmapani. Le cinquième des Boddhiçatoas, suivant les partisans du bouddhisme, créa, par ordre d'Adibouddha, les trois dieux, Brahma, Vichnou et Siva.
p.ean ( paiaiv , paiéox , paion ). Dans Homère, ce nom désigne le médecin des dieux de l'Olympe , auquel ont recours Mars et Pluton, blessés en combattant. Plus tard, et postérieurement à Hésiode, Paean ne fut plus qu'un surnom appliqué, tantôt, dans un sens restreint, à Esculape, qui guérissait les malades, et, tantôt, dans une acception plus large, à Apollon, comme dieu qui détournait toute espèce de fléaux. La Mort (Thanatos) porte aussi, dans Euripide , le surnom de Paean , parce qu'elle délivre les hommes des souffrances de la vie terrestre. Peut-être dans le surnom de Paean , donné à ces deux divinités , y a-t-il une allusion au mot paiein, frapper, car toutes deux sont à la fois favorables et funestes. On appelait aussi Paean l'hymne qu'on chantait en l'honneur d'Apollon pour le remercier d'avoir écarté un fléau , ainsi que le chant guerrier qu'on entonnait avant le combat.
p^o\T. x Fils de Neptune et d'Hellé. On le nomme aussi Édonus. — 2. Fils d'Antiloque. — 3. Fils d'Endymion , et frère d'Épée et d'^Etolus ; il donna son nom à une contrée de la Macédoine.
PtEONjEOS. Un des Dactyles idéens.
p.eoxia. Médicale. Surnom sous lequel Minerve avait une statue à Athènes, ainsi qu'à Oropus,dans le temple d'Amphiaraus.
pagaxales. Fêtes rurales des Romains, célébrées dans les villages, appelés Parji.
PAGAS/EUS. 1. Surnom d'Apollon, d'un temple que Trophonius lui avait élevé à Pégase en Thessalie. — 2. Surnom de Jason.
pagodes. Nom des temples chez les Chinois et chez les Indiens.
paive. Déesse du soleil, dans la mythologie laponne.
paix (eiréxé, pax ). Déesse allégorique , l'une des Heures , et compagne de Venus et des Grâces, suivant Aristophane. Athènes lui consacra des autels, après la victoire de Timothée sur la flotte lacédémonienne. Pausanias parle de deux statues élevées à cette déesse; l'une, qui la représentait tenant Plutus dans ses bras, se trouvait à côté de celle d'Amphiaraus; l'autre, dans le Prytanée. — A Rome , Claude éleva un temple en son honneur ; cet édifice , le plus riche t le plus beau de tous ceux que renfermait la capitale de l'empire, fut brûlé sous Commode. — Surnoms : Courotrophos , qui nourrit les enfants ; Bathyploutos , Polyolbios , Olbiodotéira , 01biodotès , riche en dons. — Beaucoup de médailles représentent la Paix , comme une jeune femme entourée d'attributs guerriers ou pacifiques, tels que le sceptre, la branche d'olivier, la corne d'abondance, les épis, la massue; on la voit quelquefois avec les ailes de la Victoire.
PAL/EMON et PAL/EMO.MOS. V 01J. PALÉ- MON.
p\L/E\o. Danaïde, fiancée d'Aristonus.
PALiESTÈS. Lutteur. Surnom de Jupiter, qui, suivant Tzetzès , lutta en personne contre Hercule, que personne n'osait affronter, lors de l'institution des jeux olympiques.
PAL/ESTIXUS ( PAL.ESTIXOS ). Fils de
Neptune. Désespéré de la mort de son fils Haliacmon, il se jeta dans leStrymon, qui prit son nom,
PALA3IATER. Mère antique. Surnom de la Terre.
PALAMÈDE ( PALAMÉDÈS ). HérOS qui fit
partie de l'expédition dirigée. contre Troie, fils de Nauplius et de la nymphe Clymène. Les légendes relatives à ce personnage n'appartiennent pas , du moins telles que nous les avons aujourd'hui, à la haute antiquité : rapportées d'abord par les poètes cypriens , elles furent développées plus tard dans les poètes tragiques , surtout dans Euripide, et brodées de mille manières par les sophistes, qui firent de Palamède leur type ; suivant ces derniers, il se distingua par mille inventions ingénieuses, parmi lesquelles figurent le calendrier, la monnaie, les poids et mesures , les jeux d'échec et de dés; habile guerrier, il apprit aux combattants à se former en ordre de bataille; navigateur audacieux, il explora le littoral de divers pays, et fit part à la Grèce des nouvelles connaissances qu'il avait acquises. Les sophistes attribuaient encore à Palamède des poèmes qui furent supprimés par Agamemnon , l'invention de quelques lettres grecques , et l'explication des éclipses. Il est facile de voir que ces inventions. supposées ont été forgées à plaisir après coup ; les seuls traits qui paraissent appartenir réel-
lement à l'histoire mythologique postérieure à Homère sont la rivalité de Palamède avec- Ulysse et sa mort malheureuse. Les auteurs ne s'accordent pas sur la cause de la haine que le fils de Laerte lui portait. Suivant Hygin et Tzetzès , pour s'exempter d'aller à la guerre de Troie , Ulysse contrefit l'insensé , laboura le sable sur le bord de la mer, avec deux bêtes de différente espèce, et y sema du sel. Mais Palamède reconnut la feinte en mettant le petit Télémaque sur la ligne du sillon. Ulysse, ne voulant pas blesser son fils, leva le soc de la charrue , et fit connaître par là que sa folie n'était que simulée. — Selon Servius, Ulysse, envoyé en Thrace pour apprivisionner l'armée grecque, ne remplit pas son mandat, et, à son retour, fut durement réprimandé par Palamède. — On dit encore qu'Uiysse et Diomède , jaloux de la gloire du fils de Nauplius, concertèrent ensemble les moyens de le perdre, après qu'Achille l'eut choisi pour son lieutenant , dans une expédition contre les villes maritimes des Troyens. Pour cela, ils firent faire par un prisonnier phrygien une lettre supposée , adressée par Priam à Palamède , puis engagèrent un des esclaves de ce dernier à l'enfouir sous le lit de son maître avec une somme d'argent. Le résultat de cette trahison fut que Palamède périt lapidé par les soldats de l'armée grecque. Suivant d'autres, Ulysse et Diomède, feignant d'avoir découvert un trésor dans un puits, y firent descendre leur ennemi, et l'écrasèrent sons une pluie de pierres; ou bien ils le noyèrent, un jour qu'il était occupé à pêcher. Enfin Darès rapporte que Pâris le tua d'un coup de ;flèche. — Nauplius {voy. ce nom) vengea la mort de son fils, auquel on éleva un temple sur la côte d'Asie en facé de la ville de Méthymne (Lesbos). — Polygnote avait représenté Palamède jouant aux dés avec Thersite, dans la Lesché de Delphes.
palamïv/eos. Vengeur du sang répandu.
Surnom de Jupiter.
PALANTHA OU PAL AIVTHO. Fille d'Hy-
perborée ; Hercule la rendit mère de Latinus. Voy. Palatia.
palatia. Une des femmes de Latinus. On la confond souvent avec Palantha ou Palan-' tho. EUé donna son nom au mont Palatin.
palatins. — i. Prêtres saliens établis par Numa Pompilius, destinés au service de Mars sur le mont Palatin. - 2. Jeux institués par Livie en l'honneur d'Auguste, ou par Auguste lui-même, en l'honneur de Jules César.
palatinus. Surnom d'Apollon, chez les Latins; il avait un temple, à Rome, sur le mont Palatin. Cet édiOce, fondé par Auguste en mémoire de la bataille d'Actium , renfermait une riche bibliothèque.
palatua. Déesse qu'on adorait comme la protectrice du mont Palatin. Peut-être estce la même que Palatia.
PAL É M ON (PALAEMONJ. Lutteur. I. Fils
d'Athamas et d'Ino, nommé dabord Mélicerte. Sa mère, rendue furieuse par Junon, s'étant précipitée avec lui au sein des flots, son corps fut porté, par un dauphin ou par le seul mouvement des vagues, jusque sur la côte de Corinthe, où on le déifia sous le nom de Palémon; un autel fut élevé sur le rivage à l'endroit où Sisyphe avait trouvé son cadavre, et, d'après l'ordre des Néréides, on institua les jeux isthmiques en l'honneur du nouveau dieu, qui avait un temple, Palaemonium, sur l'isthme, en commun avec Neptune et avec Leucothée; la crypte de cet édifice renfermait le tombeau de Palémon, qui punissait, dit-on, les parjures. A Ténédos, on lui sacrifiait des enfants. L'ensemble du culte de ce dieu-marin, que quelques traditions identifient avec Glaucus, est très-obscur et apparaît en quelques points sous le caractère mystique et orgiaque. — Les Romains identifièrent Palémon avec leur Portunus ou Portumnus. L'art plastique l'a le plus souvent représenté sous les traits d'un enfant porté par des dauphins ou par des divinités marines. — 2. Surnom d'Hercule. — 3. Fils de Vulcain/, d'iEtolus, ou de Lernus. Il fut l'un des Argonautes. — 4. Fils d'Hercule et d'Autonoé ou d'iphinoé. — 5. Fils de Priam. * pales. Déesse des bergers et des troupeaux chez les Romains; elle était d'origine sicilienne. Quelquefois on en fait un dieu; sa féte tombait le 21 avril. Voy. Palilies.
Palestine. Surnom des Furies, à Pa- Ieste en Épire. Près de cette ville se trouvait une de ces cavités volcaniques que les anciens regardaient comme les gorges de l'enfer.
palestre (PAL.ESTRA). La lutte personnifiée. Voy. Choricos..
pâleur (pallor). Dieu allégorique des Romains. Voy. Pallor.
palilies. Fêtes Romaines célébrées tous les ans le 21 avrif , en l'honneur de la déesse Palès. C'était proprement la fête des bergers, qui , dès le matin , purifiaient les étables et les troupeaux ; les faisaient tourner autour de l'autel pour prier la déesse de les préserver des maladies et des loups; lui offraient du lait, du vin cuit et du millet; le soir faisaient brûler de la paille et du foin, et sautaient par-dessus.
palinure (paliivurus). Pilote d'Énée, que le Sommeil jeta dans la mer, après l'avoir trompé en se présentant à lui sous les traits de Phorbas. Il parvint à gagner à la nage les côtes de l'Italie; mais les riverains l'égorgèrent. Peu après, l'oracle leur ordonna d'élever un monument à leur victime, qui donna son nom au cap connu aujourd'hui sous le nom de cap Spartivento.
paliques. Qui reviennent à la lumière.
( PALiROi , de palin icnéomai, poétiquement ico, revenir). Dieux jumeaux, lesDioscuresde la Sicile. Ils étaient fils d'Adranos, de Ménanus, ou de Vulcain et d'Etna , fille de l'Océan. Suivant une autre tradition, la nymphe Thalie, fille
de Vulcain , avait cédé aux désirs de Jupiter ; pour échapper, elle et les fruits qu'elle portait dans son sein, à la jalousie et à la vengeance de Junon, elle souhaita que la terre s'entr'ouvrit et la tînt cachée jusqu'au jour où finirait sa grossesse. Son vreu fut exaucé. Au jour fixé, les enfants sortirent delà terre. De là leur nom, dans la tragédie d'Eschyle intitulée Etna, et dont nous n'avons plus que des fragments : « Quel nom les mortels vontils donc leur donner? » — « Jupiter veut qu'on les appelle les Paliques vénérables. » — « Ce nom leur convient en effet. » — « Oui ; ils reviennent des ténèbres à la lumière du jour. » — Honorés dans l'origine par des sa crifices humains, les Paliques furent longtemps vénérés en Sicile. Près de leur temple, situé à Palice, au pied de l'Etna, et où les esclaves fugitifs se réfugiaient en toute sûreté , étaient deux petits lacs (Deilloi) d'eau bouillante et soufrée, toujours pleins sans jamais déborder, que le peuple regardait comme II berceau d'où ils étaient sortis, et près duquel se faisaient des serments solennels. On jurait par ces sources en écrivant le serment sur des tablettes que l'on jetait à l'eau; s'il était sincère , elles surnageaient; dans le cas contraire , elles tombaient au fond du lac , et on punissait sur-le-champ le parjure en le mettant à mort ou en l'aveuglant, Le temple des Paliques n'était pas moins célèbre par les prophéties qui s'y rendaient. — Servius parle d'un seul Palique (Palicus), que son père changea en aigle, dans la crainte de Junon.
palla. Amazone /tuée parHereule.
palladium. Ancienne image de Pallas, qui était secrètement conservée et honorée comme gage du salut public. C'est surtout le palladium de Troie qui acquit une grande célébrité dans l'antiquité. Il y a diverses traditions sur son origine : — en Minerve, après sa naissance , était élevée chez Triton , qui avait une fille nommée Pallas : se livrant toutes deux aux exercices militaires, elles prirent un jour dispute, et Pallas était prête à. frapper Minerve, lorsque Jupiter, craignant pour sa fille, mit au devant d'elle l'Égide. Pallas, effrayée, fixa sa vue dessus, et Minerve, l'ayant frappée en cet instant, la fit tomber morte. Minerve, au désespoir de cet événement, fit une statue en bois exactement semblable à Pallas, lui mit sur la poitrine l'Égide qui l'avait effrayée, et la plaça, pour honorer sa mémoire, auprès de Jupiter. Par la suite, Électre, après avoir été séduite, s'étant réfugiée auprès de cette statue , le Palladium fut précipité avec elle dans le paysd'Ilium, où Ilus lui fit bâtir un temple et lui rendit les honneurs divins ( Apollqdore ). — b. Cette image fut consacrée par Électre. — c. Dardanus la reçut de Jupiter ( Denys d'Halic). — Elle avait trois coudées de hauteur, les jambes étaient collées l'une contre l'autre; dans la main droite était une lance, dans la gauche une quenouille et un fuseau. Ulysse
et Diomède s'en emparèrent, parce que le salut de Troie était y attaché ou plutôt parce que c'était un gage de victoire pour ceux qui la possédaient. — Plusieurs villes grecques , telles qu'Athènes, Argos, etc., se disputaient l'honneur de posséder le Palladium de Troie. Voy. Démophon. Les Romains ne furent pas en reste de ce côté : rattachant leur origine à l'émigration troyenne, ils racontaient qu'il y avait deux Palladium , dont l'un fut emporté par Ulysse et par Diomède, tandis que l'autre parvint en Italie par les soins d'Énée. Cette tradition conciliait les récits des poètes étrangers avec les exigences de l'histoire nationale. Mais on imagina mieux encore : suivant Ovide, le Palladium emporté par les Grecs n'était qu'une fausse image; la bonne était celle dont Énée avait assuré la conservation. Du reste, Rome, Lavinium , Luceria, Siris se disputaient, avec des titres également valables, la possession de ce talisman miraculeux. Dans les œuvres d'art, le Palladium est figuré par une Minerve debout , tenant le bouclier et l'épée.
pallantéa. Fille d'Évandre et amante d'Hercule. Elle fut ensevelie sur le mont Palatin, auquel elle donna son nom.
pall aïvti as. Nom patronymique de l'Aurore , petite-fille du géant Pallas.
pallantides. Fils de Pallas, frère d'Égée roi d'Athènes. Ces princes, au nombre de cinquante , furent massacrés par Thésée. Aricie, leur sœur, épousa Hippolyte, et recouvra l'héritage de ses pères
pallantius. Évandre, petit-fils de Pallas.
pallas. Vierge. Surnom de Minerve, dans Homère. Mais déjà, dansPindare, Pallas est un des noms de la déesse. — 2. Fille de Triton. Voy. Palladium.
pallas. 1. Titan, fils de Crios et d'Eurybie, époux de Styx, dont il eut Zélos, Crator, Bia et Nicé. C'est sans doute le même que le géant ailé Pallas, donné par Tzetzès comme père de Minerve, qui le tua pour se défendre de son amour incestueux; et le même encore que le géant Pallas, dont la même déesse se défit dans la Gigantomachie.
^y'oy. Égide. On sait que le combat des géants n'est qu'une refonte postérieure de la tradition relative à la lutte des Titans contre les dieux. — 2. Fils de Mégamède, père delà Lune (Hymn. Hom.). — 3. Fils de Lycaon et grand-père d'Évandre; il fonda la ville de Pallante en Arcadie. On l'identifie quelquefois avec le géant Pallas. D'autres attribuent la fondation de Pallante à un Pallas fils d'Égée , qui, chassé d'Athènes par Thésée , se retira en Arcadie. — 4. Fils de Pandion et frère d'Égée.; il fut tué par Thésée. — 5. Fils d'Hercule et de Dyna , fille d'Évandre; il donna son nom au mont Palatin. — 6. Fils d'Évandre. Il se joignit à Énée pour combattre les Rutules, et fut tué par Turnus, qui s'empara de son baudrier.
PALLÈïve. i. Fille de Pithon, amante de Clitus n° 4. — 2. Une des Alcyonides. — 3. Contrée septentrionale, uoramée aussi Phlégra, où un marais, nommé Triton, donnait à ceux qui 5>'y baignaient neuf fois le plumage d'un oiseau et la faculté de voler.
palleivis. Surnom sous lequel Minerve avait un temple auprès de Marathon.
pallor. La Pâleur. Dieu allégorique, parèdre de Mars. Tullus Hostilius lui éleva un temple après un combat contre les Fidénates. Ses prêtres s'appelaient Pallorii. On lui sacrifiait un chien et une brebis.
palmus. Guerrier troyen que Mézence dépouilla de ses armes.
palmys. Fils d'Hippotion et l'un des auxiliaires de Priam.
palomancie. Divination analogue à la Rhabdomancie , ou divination par les baguettes.
pambeoties. Fêtes de Minerve à Coronéc, où les Béotiens se rendaient en foule.
pamisus C paméisos ). Dieu-fleuve de Messénie. Le roi Cynortas institua un sacrifice aunuel en son honneur.
pammérope. Fille de Céléos.
pammon. Fils de Priam.
PAMPHAGOS. Voy. ADÉPHAGOS.
pamphanès. Brillant. Épithète de Vulcain.
pamphila. Fille d'Apollon, inventrice de la broderie en soie.
PAMPHILE, POU. PAMPHYLE.
pampholygé. Femme d'Océan, mère d'Asie et de Libye.
pamphos. Chantre athénien des premiers âges delà Grèce; il était, suivant Pausanias, postérieur à Olen. Les prêtres d'Éleusis conservaient de iui divers hymnes sacrés.
PAMPHYLE (PAMPHYLE ). i. Fille de Rhacios et de Manto. — 2. ( Pamphylos ). Héraclide , fils d'iEgiinius et époux d Orsobie.
pan. (De uàto, paitre , ou de uàv, tout). Dieu rural, inconnu à Homère et Hésiode, et dans lequel les mythographes et les philosophes de l'école d'Alexandrie ont vu le symbole de l'Univers. Rien de plus confus et de plus contradictoire que ce qui regarde sa naissance. Il est fils de Mercure et de Dryops ( Hymne homérique ); de Jupiter et de Callisto ou d'OEnéis, ou de Thymbris ou d'Hybris ( Schol. Théocrit. ) , de Mercure changé en bouc, et de Pénélope (Hérodote); ou de la même et d'Ulysse (Servius), ou de la même encore et de tous (7tàvxtov),les prétendants ( Schol. Lykophr. ) ; de l'Éther et d'OEnéis ou d'une Néréide; d'Uranus et de la Terre (Schol. Théocrit.). Quelques mythologues ont voulu distinguer deux Pan , l'un né de la nymphe montagnarde Sosa , l'autre de Pénélope. Il vint au monde avec les jambes , les cornes et le poil du bouc : sa mère s'effraya de cette bizarre conformation; mais Mercure l'emporta dans l'Olympe, où il fit rire tous (tcocvts:) les dieux. Pan fut élevé
par Sinoé et par les nymphes. Dieu local de l'Arcadie, il y était adoré comme présidant aux bois et aux pâturages et comme protégeant les bergers. Les grottes lui servaient de demeure , ainsi que les roches et les vallées boisées , où il s'amusait à chasser et à former des danses avec les nymphes. En sa qualité de dieu pasteur (v6[xioç), il protégeait le bétail, veillait à la fécondité des troupeaux, et, chasseur (àypsuç) lui-même, faisait tomber les animaux des bois sous les coups des chasseurs. Il veillait aussi sur les ruches et présidait à Ja pèche ; de là ses surnoms de riverain, ày.Tioç , et de protecteur des abeilles, \Lzh(J<J0GÔOç. A ces diverses attributions, qui se tiennent étroitement entre elles, se joint un autre élément caractéristique, celui de dieu musical: ainsi les traditions vulgaires attribuaient à Pan l'invention de la conque marine, du chalumeau (syrinx), et, suivant Bion, de la flûte. Lors de la guerre des Titans, il imagina de souffler dans de grosses coquilles éparses sur le rivage, et sa voix, déjà terrible , devint si effrayante , que les Titans s'enfuirent épouvantés : de là l'usage de la conque; quant au chalumeau, voy. Syrinx. Fier de son talent musical , Pan osa un jour défier Apollon; un concours eut lieu, en Asie Mineure, devant le Tmole, qui prononça en faveur du fils de Latone. Pan lutta ensuite contre Éros, et ne fut pas plus fortuné; ce dieu lui inspira une passion malheureuse pour Syrinx. On attribue encore à Pan l'invention de l'ordre des batailles ; mais ceci s'éloigne entièrement du caractère rural donne au dieu arcadien, dans l'origine; il faut y voir sans doute quelque allusion forcée aux ailes des armées ( en grec Kerata, qui signifie aussi cornes). —Comme tous les dieux sylvains, Pan passait pour une divinité qui s'amusait à causer des peurs subites aux voyageurs, à ceux qui s'égaraient dans les bois, etc. On racontait que , peu avant la bataille de Marathon, il était apparu aux ambassadeurs athéniens, et leur avait promis d'effrayer les Mèdes si on voulait l'adorer en Attique. On disait encore que lorsque les Gaulois , conduits par Brennus, traversaient la Phocide pour venir piller le temple de Delphes , une terreur panique les arrêta. Aussi les Grecs lui donnaient-ils une voix discordante, le plaçaient-ils au nombre des suivants de Cybèle et de Baëchus , et le nommaient-ils ami du bleuit, Philocrotos. Pan s'enfuit cependant devant Typhon, et se métamorphosa alors en un bouc pisciforme, qui fut placé, plus tard, parmi les constellations. — Pan apparaît souvent comme dieu fatidique ; il enseigna, diton, la divination à Apollon lui-même ( Apollonius). Dieu-sylvain , il eut de la nymphe Écho un fils nommé lynx , et aima Pitys , métamorphosée en pin, et la Lune; dieu musical et danseur, il obtint les faveurs de Pitho et de Syrinx. On lui donne encore pour maitresse Éga , dont il eut Fgipan. - Suivant la my
thologie égyptiaco-grecque , Pan et les pans (voy. Satyres), accompagnèrent Osiris dans son expédition en Orient. — Une tradition célèbre, mentionnée dans Plutarque, rapporte que, sous le règne de Tibère, un vaisseau se trouvant le soir auprès de l'une des îles Échinades, le capitaine Thamus entendit une voix souterraine l'appeler trois fois par son nom. Ayant répondu au dernier appel, la voix mystérieuse ajouta : « Annonce à Palode que le grand Pan est mort. » — Le culte de l'an , inconnu en Grèce au temps d'Homère et d'Hésiode, paraît être originaire d'Arcadie, et s être répandu dans les contrées helléniques par Épiménide. Nous avons vu que les Athéniens, quelque temps avant la bataille de Marathon, ignoraient le nom de Pan. On l'adorait principalement en Arcadic: à Hérée, sur les monts Noraiens et Parthenien, sur le Ménale, à Mégalopolis, à Acacésium, où un feu éternel brûlait dans son temple, qui possédait un oracle. 11 était vénéré aussi à Trézène , aux sources de l'Érésinus dans l'Argolide , à Sicyone, à Oropus, à Athènes, qui lui avait dédié un antre près de Marathon où un groupe de rochers portait le nom de troupeau de Pan, à Salamine, sur le Parnasse, à Homole en Thessalie. — Profondément altéré par les rêveries mystiques des philosophes de tout âge, le culte de Pan parvint à Rome, et s'y modifia encore lorsque les Lalins eurent identifié la divinité grecque avec leurs dieux Inuus et Faune. On célébrait en son honneur diverses fêtes; les plus remarquables sont les Lycées et les Lupercales. Des vaches , des boucs , des agneaux , du lait , du miel, figuraient dans ses sacrifices. Le pin lui était consacré. On l'honorait souvent en commun avec Bacchus et les nymphes. — Les principaux surnoms de Pan sont les suivants : Dicéros , cornu; Aigopodès, Aigibotès , aux pieds de chèvre; Sémicaper, à demi bouc; Aglaétheiros , à la belle chevelure ; Hédugélos, souriant; Lijcœus, Tègœus , Ménalius, Sco~ léitas ; Lutérios , libérateur, parce qu'il avait délivré les Trézéniens d'une peste; Sinoéis, du nom de Sinoé , sa nourrice. — L'art a représenté Pan , conformément aux récits des poètes et des mythologues , tantôt dansant, tantôt jouant du chalumeau: son corps est couvert d'une nébride et sa tête supporte une couronne de pommes de pin. Outre J,e chalumeau, il a pour attribut le pédum. Une médaille d'Olympie le représente imberbe et nu.
panacée (panacéia). Qui guérit tout.
Fille d'Esculape et d'Épione. On l'honorait à Oropus, en commun avec trois autres divinités médicales.
pa\ach^a et panachais. Surnom de Cérèset de Minerve, comme protectrices de la confédération achéenne.
panathénées. Cette fête se célébrait à Athènes en l'honneur de Minerve ( Athéné) , déesse tutélaire de cette ville, à qui elle donna son nom , aussi bien qu'à la fête dont il s'agit.
L'institution en était ancienne. Elle s'appelait d'abord simplement les Athénées. Mais depuis que Thésée eut réuni dans une seule ville les différents bourgs de l'Attique , elle prit le nom de Panathénées. Il y en avait de deux sortes, les grandes et les petites, qui se célébraient à peu près avec les mêmes cérémonies; les petites chaque année, les grandes après quatre ans révolus. On représentait dans ces fêtes trois sortes de combats : ceux de la course, les gymniques , ceux de musique ; et l'on comprend dans ces derniers Jes combats de poésie. Dix commissaires choisis des dix tribus présidaient à ces. combats, en réglaient la forme, et en distribaient les récompenses. La fête durait plusieurs jours. Le matin du premier jour il se faisait une course à pied , où les contendants portaient chacun un flambeau allumé, qu'ils se donnaient de main en main par un échange mutuel, sans intei rompre leur course. Ils partaient du Céramique , faubourg d'Athènes, et traversaient toute la ville. Celui qui arrivait au but sans avoir laissé éteindre son flambeau remportait le prix. L'après-midi la même course se faisait à cheval. Le combat gymnique , ou des athlètes, succédait à la course. Le lieu de cet exercice était sur les bords de l'Ilissus, petite rivière qui passe dans Athènes , et va se rendre dans la mer au Pirée. Ce fut Périclès qui Je premier institua le combat de musique. On y chantait les louanges d'Harmodius et d'Aristogiton , qui sacrifièrent leur vie pour délivrer Athènes de la tyrannie des Pisistratides ; et on y joignit dans la suite l'éloge de Thrasybuie , qui chassa les trente tyrans. Les disputes étaient très-vivés non-seulement entre les musiciens, mais encore plus entre les poètes, et c'était une grande gloire que d'y être déclaré vainqueur. Les combats étaient suivis d'une procession générale, où l'on portait avec grande pompe et grande cérémonie un voile brodé d'or, où étaient tracés artistement les actions guerrières de Pallas contre les Titans et les géants. Ce voile était attaché à un vaisseau qui portait le nom de la déesse. Ce vaisseau , équipé de voiles et de mille rames , était conduit par terre depuis le Céramique jusqu'au temple éleusinien , non par des chevaux ou des bêtes de somme , mais par des machines cachées apparemment dans le fond du vaisseau, qui faisaient mouvoir les rames et glisser le vaisseau , où il y avait sans doute plusieurs personnes qui faisaient jouer les machines. La marche était auguste et majestueuse. On voyait à la tête les vieillards , qui portaient en main des branches d'oliviers, ÔaXXoçopoi; et l'on choisissait ceux qui étaient les mieux faits et d'une meilleure santé. Des dames athéniennes , aussi fort âgées, les accompagnaient dans le même équipage. Les hommes faits et robustes formaient le second corps. Ils étaient en armes, avec des boucliers et des lances, suivis des étrangers établis à Athènes , qui portaient un
hoyau, c'est-à-dire un instrument propre à remuer la terre. Après eux marchaient les femmes athéniennes, de même âge, accompagnées des femmes étrangères, qui portaient des vases propres à puiser l'eau. Le troisième corps était composé de jeunes personnes de l'un et de l'autre sexe, tirées des meilleures familles de la ville. Les garçons étaient en casaque, la tête couverte de couronnes, et Ils chantaient un hymne particulier en l'honneur de la déesse. Les filles portaient des corbeilles où étaient renfermées les choses sacrées nécessaires pour cette cérémonie, et couvertes d'un voile pour en dérober la vue aux spectateurs. Celui qui avait en dépôt ces choses sacrées devait, plusieurs jours avant que d'y toucher et de les distribuer aux filles athéniennes, avoir gardé une exacte continence; ou plutôt, comme le dit Démosthènes , toute sa vie et toute sa conduite avaient été un modèle parfait de vertu et de pureté. C était un grand honneur pour une fille d'être choisie pour ce noble et auguste ministère , et un affront insupportable d'en être jugée indigne. Ces vierges athéniennes étaient suivies de jeunes filles étrangères, qui portaient pour elles des parasols et des sièges; des enfants de l'un et de l'autre sexe faisaient la clôture de cette pompe. Il était ordonné de faire chanter dans cette cérémonie , par ceux qui étaient appelés pa^tpSot , des vers d'Homère , preuve éclatante' de l'estime qu'on faisait des ouvrages de ce poète, même par rapport à la religion : c'était Hipparque, fils de Pisislrate, qui le premier avait introduit cette coutume. Dans cette fête, le peuple d'Athènes se mettait, lui et toute la république , sous la protection de Minerve, déesse tutélaire de la ville , et lui demandait toutes sortes de prospérités. Depuis la bataille de Marathon, on faisait dans ces vœux publics une mention expresse des riatéens, et on les joignait en tout à ceux d'Athènes.
pancl adies. Fête rhodienne, au temps de la taille de la vigne.
pancratès. Tout-puissant. Surnom de Jupiter.
pancratis. Fille d'Aloëuset d'iphimédie; fut du nombre des femmes que Butés enleva, comme elles célébraient les mystères de Bacchus sur le mont Drios. Conduite à Strongyle ou Naxos, elle y devint la femme du roi Agassaménus, après la mort de Sicélus et d'Hécétorus , chefs de l'expédition, qui convoitaient également la jeune Aloïde. Plus tard Pancratis fut délivrée par ses frères. Voxj. Aloades.
panda. (De pandere, ouvrir.) Déesse qu'on invoquait en commençant un voyage dangereux , ou déesse de la paix , qui ouvre les portes des villes. Quelques mythographes ont écrit que c'était la même que Cérès. On l'appelle aussi Pantica.
pandamator. Surnom de Vulcain.
PANDARE. t. (PaNDAREOS, PANDARES).
Fils de Mérops , de Milet en Crète ( Pausanias , Eustathé). Antonius Libéralis, par suite sans doute d'une confusion entre cette ville et celle de Carie, qui portait le même nom , lui donne Éphèse pour patrie. Les traditions postérieures à Homère le représentent comme un personnage vorace et avide ; Cérès lui avait conféré la faculté de manger autant qu'il le voudrait sans en ressentir aucun malaise. Désireux de posséder le chien d'or, œuvre de Vulcain, placé devant le temple de Jupiter en Crète, il ne craignit pas de le voler, et le confia à Tantale ( Voy. ce mot). Effrayé de la punition de son complice, Pandare s'enfuit à Athènes, et de là en Sicile , où il mourut ainsi que sa femme Harmothoé. Une autre tradition rapporte qu'ayant redemandé en vain le chien à Tantale , il fut changé en pierre par Jupiter. Mais il est surtout célèbre par la malheureuse destinée de ses trois filles, Aédon, qui fut métamorphosée en rossignol {voy. Aédon) , Camiro et Clytie (dans Eustathé, Mérope et Cléodore). Cette partie du mythe de Pandare est la seule dont parle Homère, qui ne donne pas les noms des deux sœurs d'Aédon : « Après que les dieux , dit-il, les eurent faites orphelines , en tuant leur père et leur mère, elles restèrent dans la maison paternelle ; la déesse Vénus eut soin de les nourrir de lait, de miel et de vin; Junon leur donna en partage la beauté et la sagesse au-dessus de toutes les femmes de leur temps; Diane leur fit présent de la belle taille, et Minerve les instruisit à faire toutes sortes de beaux ouvrages; et quand elles furent en âge d'être mariées, Vénus alla sur l'Olympe prier Jupiter de leur donner des maris... Cependant les Harpyies enlevèrent ces princesses, et les donnèrent pour suivantes aux Furies. » ( Odyss. XX , 67 ). — Polygnote les avait représentées dans la Lesché de Delphes, couronnées de fleurs et jouant aux dés. — 2.(Pandaros. ) Lycien, fils de Lycaou et auxiliaire de Priam. Aimé d'Apollon, qui lui fit présent d'un arc, il se distingua, pendant la guerre de Troie, par son adresse à lancer des flèches, et blessa Ménélas, malgré la trêve. Il fut tué plus tard par Diomède. — 3. Troyen , frère de Bitias, tué par Turnus.
pandava. Nom par lequel on désigne chacun des cinq fils de Pandou. Les Pandavas avaient pour mère les uns Kounti et les autres Mâdri : quelques auteurs leur donnent pour pères des dieux : et les cinq frères épousèrent une seule femme, Drôpadi. Pandou, ayant abdiqué, laissa le trône et la tutelle de ses enfants à son frère Dhrilaràchtra ; celuici, père des Côravas, chassa les Pandavas du royaume : mais au bout de douze ans ils y rentrèrent ; et l'aîné, Iouddhichthira, monta sur le trône : les quatre autres : Bhima , Ardjouna, Nacoula et Sahadéva, se retirèrent dans la solitude.
pandée (pandaea). 1. Fille de Dosane
l'Hercule indien, selon Mégasthènc), qui la rendit nubile dès l'âge de sept ans, et, l'ayant épousée, eut d'elle un fils, tige de tous les rois de l'Inde. — 2. Fille de Saturne et de la Lune.
PANDÉMOS. Commune. Surnom de Vénus.
Jl s'applique à la déesse sous deux aspects bien différents : — 1. Dans le premier sens, Venus Pandémos est la Vénus courtisane, volgivaga (populaire ) des Latins, qui prodigue ses faveurs à tous. Solon lui bâtit un temple au moyen d'une contribution levée sur les femmes publiques. Scopas l'avait représentée à Élis assise sur un bouc. — IL Dans Ja seconde acception , Vénus Pandémos préside à tous les dêmes; Thésée institua son culte lorsqu'il réunit en cité les peuplades éparses de l'Attique. D'autres confondent cette déesse avec la première , et disent qu'elle fut nommée Pandémos, parce que sa statue se trouvait dans l'Agora, où le peuple ( démos ) s'assemblait. — On adorait encore cette déesse â Mégalopolis , et à Tbèbes , et on lui sacrifiait des chèvres toutes blanches.
— Éros porte aussi le même surnom.
pandercès. Qui voit tout. Surnom du
Soleil , de la Justice , et de Némésis.
pandion. 1. Roi d'Athènes, fils d'Érichthonius et de la Naïade Pasithée ; il épousa Zeuxippe, et en eut deux fils, Érechthée et Butés, et deux filles, Progné et Philomèle. Attaqué par Labdacus, il appela à son aide Térée,roi de Thrace, et lui donna Progné pour femme. Ce fut sous son règne que Bacchus et Cérès vinrent en Attique. — 2. Roi d'Athènes, fils de Cécrops et de Métiaduse. Chassé de ses États par les Métionides , il se rendit à Mégare, y épousa PyVie, fille de Pylas, et reçut la souveraineté de la Mëgaride lors de la fuite de son beau-père. Après sa mort, ses fils, Égée, Pallas , Xisus et Lycus reconquirent l'Attique. On lui donne encore un fils naturel nommé OEnée, et une fille, qui fut mariée à Sciron. — Pandion II avait un tombeau et un héroum à Mégare. Les Athéniens lui élevèrent une statue dans l'Acropolis.
— 3. Égyptide. — 4. Fils de Phinée et de Cléopàtrc. — 0. Suivant de Teucer, au siège de Troie.
pandionides. Fils de Pandion. Voy. ce nom.
PAXDIOMS. Progné, fille de Pandion.
pandore ( pandora;. i. L'Eve de la mythologie hellénique. Prométbée ayant ravi le feu du ciel, Jupiter craignit que les hommes n'égalassent bientôt les dieux en puissance, et ordonna à Vulcainde créer la femme, qui fut faite d'argile pétrie ( avec des larmes, suivant Stobée ) , et ornée de toutes les grâces physiques par l'habile artiste. Les dieux voulurent contribuer à la perfection de cette merveille, pour la rendre plus funeste, et la douèrent d'intelligence, d'amabilité, d'adresse, etc.; Pitho et les Grâces lui passèrent au cou un collier d or, et Jupiter lui fit pr«-
pan
sent d'une petite boite bien fermée. Il ordonna ensuite à Mercure de conduire Pandore ( de 7:àv , tout ; Gwpov , don) à Épiméthée, qui, oubliant la recommandation deson frère de ne recevoir aucun don de Jupiter, ouvrit la boîte et en laissa échapper tous les fléaux, dont la terre fut couverte à l'instant. L'espérance seule, fixée au fond de la boite, ne s'envola pas. Tel est le récit d'Hésiode. Plus tard, quelques poètes racontèrent la chose autrement; la boîte de Pandore renfermait tous les dons des dieux, qui s'envolèrent aussitôt que la main imprudente de la femme d'Épimethée eut soulevé- le couvercle (Anthologie). - Pandore fut, dit-on, mère de Pyrrha et de Deucalion ( Proclus ) ; ou bien fille de ce couple (Eustathe). — 2. Div inité infernale au corps de fer, qui avait, suivant les Argonautiques, la mission de tourmenter les hommes. — 3. L'une des Hyacinthides , selon Suidas. — 4. Qui donne tout. Surnom de la Terre.
pandoros. 1. Roi d'Eubée, fils d'Érechthée et de Praxithée. — 2. Surnom de la Terre et du Sort.
pandotéira. Qui donne tout. Surnom de
Cérès.
pandou. Roi de Couroudésa ou d'Hastinâpoura, et père des Pandavas. Il laissa le trône à son frère Dhritarachtra , et se retira sur le mont Himalaya, où il mourut.
PAXDROSOS. Fille de Cécrops , sœur d'Agraulos et d'Hersé; mère de Céryx, qu elle eut de Mercure. Foy. Agraulos. Elle avait une chapelle à Athènes, dans le temple de Minerve Poliade.
paivga. Idole des noirs du Congo , qui a la forme d'une baguette surmontée d'une tète.
pangéxétor. Père universel. Surnom d'Hercule ( Orphiques ,
pavhelléxios. Surnom du Jupiter Dodonéen , dont les Hellènes apportèrent le culte de la Thessalie dans l'île d'Égine. Plus tard , lorsque la dénomination d'Héllènes fut appliquée à un plus grand nombre de peuples , cette épithète reçut aussi une signification plus étendue ; on en relia l'origine au mythe suivant lequel Éaque, pour délivrer Égine d'une famine horrible , institua , sur l'ordre de Delphes, des sacrifices expiatoires, auxquels tous les Grecs devaient participer. Ce mythe faisant de Jupiter le dieu national des Hellènes, Jupiter fut dès lors un dieu hellénique. Voy. Éaque. On voyait le temple de Jupiter Panhellénios à Égine, où l'on célébrait les Panhellénies en son honneur. Hadrien lui éleva aussi un temple à Athènes.
pama. Minerve, honorée à Argos.
pànioxies. Fête annuelle en l'honneur de Neptune, qui réunissait les Ioniens.
pamsques. Petits Pans. Dieux ehampê-> très, qu'on croyait tout au plus de la taille des pygmées.
PAR
paxomph.eos. Instituteur des oracles.
Surnom : i. de Jupiter ; — 2. du Soleil.
panope. 1. Néréide. — 2. Thespiade, qu'Hercule rendit mère de Threpsippe.
panopÉe (panopeus ). Fils de Phocus et d'Astéropée, et frère de Crisus, avec lequel il lutta déjà dans le sein de sa mère (Lycopiiron ). Il prit part à l'expédition des Argonautes ainsi qu'à la chasse du sanglier de Calydon, et donna son nom à la ville de Panope, en Phocide. Allié d'Amphitryon, dans la guerre contre les Taphiens et les Télébreens,ilne craignit pas, en «'appropriant une part du butin, de manquer à un vœu qu'il avait fait. Pour le punir, les dieux privèrent son fils Épée de toute valeur guerrière.
paîvs. Voij. Satyres.
panthalis. Suivante d'Hélène , représentée par Polygnote dans la Lesché de Delphes-
panthée (pamhos). Dans Homère ?
vieillard troyen, époux de Phronlis et père d'Euphorbe, de Polydamas et d'Hypérénor.
Virgile le fait fils d Othrys et prêtre d'Apollon. Enfin, suivant Servius , Panthée était de Delphes, et fut amené à Troie par Anténor. lors de l'ambassade que Priam envoya consulter l'oracle d'Apollon au sujet de la reconstruction de Troie, détruite par Hercule. Le vieux roi conféra le sacerdoce à Panthée, et lui donna en mariage la fille de Clytius,
panthoidès. Nom patronymique d'Euphorbe , fils de Panthée.
pantidyie ( paateidyia ). Princesse lacédémonienne , amante deGlaucus; épousa le roi d'Étolie Thespius , pendant qu'elle était grosse de Léda.
paoclastia. L'un des huit Vaçous et le gardien du Nord. Il porte aussi le nom de Couvéra. Quelques légendes distinguent ces deux personnages, et font du premier l'aïeul du second. Suivant Je Ramayana, Couvèra, dépouillé par Ravana des richesses souterraines de Ceylan dontBrahma lui avait fait présent, se retira sur l'Himalaya. — / oy. Couvera.
papas, pap^eos. Surnom de Jupiter (Hérodote) et d'Atys ( Diodore).
paphi a. Surnom de Vénus à Paphos, dans l'île de Chypre. Cette vill , bâtie , dit-on, à l'endroit où la déesse était sortie de la mer, conservait l'ancienne statue de Vénus , pierre blanche , informe , terminée en pointe et analogue aux abadirs. On n'offrait dans le temple que des sacrifices non sanglants, de l'encens et des fleurs. Vénus Paphia avait aussi une statue dans le temple d'Ino, entre OEtyle etThalames, en Laconie.
paphlagox. Fils de Circé ; donna son nom à la Paphlagonie.
papbus. ï. Fils de Cinyre. — 2. Fils de Pygmalion et de la statue de cet artiste, animée par Vénus; il donna son nom à la ville de Paphos ( Ovide).
papposiléyus. Épithète de Silène barbu.
parabrah.ua. Le grand Brahma. Surnom de Brahma
PAR 37
parachansa. L'un des aïeux de Chakiamouni (Bouddha), suivant la mythologie mongole.
PAR/EBIL'S ( par/Ebios). Ami de Phinée.
paralos. Héros athénien, qui, le premier, avait équipé un grand vaisseau ; il était contemporain de Thésée , et il combattit avec ce héros contre les Thébains.
parammon. Surnom de Mercure à Olympie.
parasou-rama. Célèbre brahmane hindou, ennemi de Vichnou et des Kchatryas. Il devait le jour à Djamadagni et à Rénouka, qui, lorsqu'elle le conçut , fut victime d'une supercherie de sa mère. Voy. Rénouka.
Élevé par Siva, il manifesta de bonne heure un courage indomptable , au lieu des vertus paisibles qui caractérisaient sa caste , et se rendit redoutable aux adhérents du culte de Vichnou. Sa mère Rénouka et Ganéça lui-môme, qui voulait l'empêcher de pénétrer dans la demeure de Siva, périrent décapités par lui. D'autres disent qu'il se contenta d'abattre , d'un coup de cimeterre, une des défenses de Ganéça ; Bhavani, furieuse, allait le mettre à mort, lorsqu'il fut sauvé par l'intervention de Vichnou. Plus tard , les Kchatryas ayant tué Djamadagni, Parasou-Rama jura de le venger ; il prit les armes, et, avec l'aide de Siva. arracha le pouvoir à ses ennemis pour le rendre aux brahmes. Ceux-ci , rétablis dans la toutepuissance, se montrèrent ingrats envers leur puissant auxiliaire, qui, ne pouvant habiter un seul lieu de la péninsule, gravit la cime des Ghattes, et, à la suite d'une promesse arrachée au dieu de la mer, fit sortir du sein des eaux la côte du Malabar, interdite par lui aux brahmes. Enlevé ensuite à la terre , Parasou-Rama n'y reparut que plus tard pour servir de précepteur au prince Bhichma , l'un des adversaires des Pandous.
parastatÈS. Qui protège. Surnom d'Hercule.
par atch aria. Mouni hindou, époux de Kali, qui, tout en conservant sa virginité, fut mère de Viaça.
parée ( paréia ). Femme de Minos , mère de Néphalion, d'Eurymédon , de Chrysès et de Philolaiis. — 2. Surnom de Minerve en Laconie, peut-être parce que sa statue était faite de marbre de Paros.
parégoros. Qui persuade. Nom d'une divinité dont la statue se trouvait à côté de celle de Pitho , dans le temple de Vénus à Mégare.
paresse ( sega'ITIES). Déesse allégorique, fille du Sommeil et de la Nuit. Elle fut, dit-on, métamorphosée en tortue pour avoir prêté l'oreille aux louanges de Vulcain.
pargaxi. Dieu des saisons, dans la Samogitie. On brûlait un feu éternel en son honneur.
pargouti. La première femme, selon les Banians ; elle avait Pouroucha pour époux.
paridjata. Nom d'un arbre céleste, qui (aisait l'ornement du paradis d'Indra, et dont
PAR
PAR
les fleurs répandaient un parfum très-pénétrant.
parios. Fils de Jasion ; il fonda Parium, ec y régna sur les Ophiogènes, peuple fabuleux analogue aux Psylles.
paris ou Alexandre. Second fils de Priam et d'Hécube. Peu de temps avant sa naissance , sa mère ayant rêvé qu'elle mettait au monde un flambeau qui incendiait la ville de Troie, demanda aux devins l'explication de ce prodige. iEsacus , fils aîné de Priam, et né d'un autre lit, déclara que l'enfant dont Hécube était grosse causerait !a ruine de sa patrie et qu'il fallait l'exposer. D'autres attribuent à Cassandre, à Apollon, ou à la sibylle Hérophile l'explication du songe fatal; suivant un scoliaste d'Euripide, les devins dirent à Priam de faire périr son fils, mais le vieux roi , Hécube se refusant à ce meurtre , se contenta de l'exposer. Il chargea de ce soin le berger Agélaiis. Une ourse allaita durant cinq jours le jeune Paris, déposé sur une roche de l'Ida, et Agélaiis, frappé de sa miraculeuse conservation, l'éleva avec son propre enfant. Parvenu à l'adolescence, Paris l'emportait beaucoup sur la plupart des autres jeunes gens , pour la force et pour la beauté , et on le surnomma Alexandre, parce qu'il repoussait les voleurs et défendait les troupeaux. Ce fut pendant son séjour parmi les bergers de l'Ida qu'il se lia avec OEnone, dont la science prophétique lui révéla sa destinée ( Voy. OEnone ), et qu'il prononça ce fameux jugement auquel Ménélas dut la perte d'Hélène et la ville de Troie tous ses malheurs. Lors des noces de Thétis et de Pélée , tous les dieux ayant été invités au mariage, excepté la Discorde cette déesse, irritée, apparut au milieu des convives et jeta sur la table du festin une pomme portant cette incription : à la plus belle. Junon, Vénus et Minerve s'en disputèrent aussitôt la possession ; et, pour les mettre d'accord , Jupiter chargea Mercure de les conduire sur le Gargare, auprès de Pàris, dont la décision devait faire loi. Chacune des déesses fit au berger les offres les plus flatteuses pour l'engager à se prononcer en sa faveur. Junon lui promit l'empire de l'Asie et des richesses immenses; Minerve, la gloire et la sagesse; et Vénus lui offrit la possession d'Hélène , célèbre par sa beauté. Ce fut elle qui l'emporta. Suivant les traditions postérieures à Homère, les déesses comparurent nues devant Pàris; mais les premières légendes, plus fidèles à l'esprit des temps antiques, les font siéger sur l'Ida, couvertes de leurs riches vêtements. Voy. Minerve. Ce jugement fut la cause de la ruine de Troie, et Junon et Minerve choisirent Pàris pour en être l'instrument. Un des fils de Priam lui ayant enlevé un taureau pour le donner en prix au vainqueur dans les jeux funèbres qu'on devait célébrer à Ilion , il se rendit en personne dans l'arène, et l'emporta sur tous les concurrents. Hector (ou Déiphobe ) , son
frère, allait le percer de son glaive, sans le connaître, lorsque Pàris révéla sa naissance en montrant les langes dont il était enveloppé lorsqu'on l'exposa. Cassandre confirma son récit, et Priam, ne craignant plus la prédiction des devins qui avaient limité à trente ans le danger que courait l'empire , accueillit avec joie un nouveau fils. A l'occasion du rachat d'Hermione, Fâris se rendit en Grèce avec Ménélas, qui était venu en Troade pour satisfaire à un oracle, suivant lequel une famine, dont Sparte était affligée, ne cesserait qu?après l'accomplissement de cérémonies expiatoires en l'honneur de Lycus et de Chimaereus, fils de Prométhée, ensevelis auprès d'ilion; une tradition rapporte que ce fut le meurtre involontaire d'Anthéus, favori dePâris, qui obligea celui-ci à s'enfuir avec Je chef grec. Quoi qu'il en soit, le fils de Priam sut se faire aimer d'Hélène et lui persuader d'abandonner Sparte et de se rendre avec lui à Troie. Les traditions posthomériques disent que ce ne fut que l'ombre d'Hélène qui céda aux suggestions de l'Antinous troyen. Voy. Hélène. — Dans l'Iliade, Homère nous représente Pàris comme un jeune homme doué d'une beauté merveilleuse, aimant les molles conversations des femmes et les sons voluptueux de la lyre; il n'est pas étranger à l'art de la guerre, mais, d'un caractère indolent et efféminé, il déteste la fatigue du combat; ses concitoyens le méprisent et lui reprochent d'avoir causé la fatale expédition des Grecs. Dans la première rencontre des armées, Pàris, beau comme un dieu, se montre à la téte des Troyens , couvert d'une peau de léopard et armé d'un arc et d'une épée; il tient deux javelots garnis d'acier, et, avec une contenance fière et menaçante, défie les plus braves des Grecs. Cette jactance disparaît bientôt dès que Ménélas apparaît, et Pàris fuit; mais, accablé de reproches par Hector, il se décide à combattre le mari d'Hélène : vaincu, il est enlevé du champ de bataille par Vénus, s'échappe bientôt du palais et tue Ménesthée. Anténor ayant proposé de rendre Hélène aux Grecs, il s'oppose à cette restitution, et consent seulement à se dessaisir des trésors enlevés au roi de Sparte. On le voit ensuite apparaître à l'attaque du camp des Grecs, et blesser de ses flèches Diomède, Machaon , Eurypyle, Euchénbr et Déiochus. Homère ne rapporte rien de plus sur Pàris ; il mentionne seulement une prophétie suivant laquelle Achille doit mourir de sa main : « Crains, dit Hector au fils de Pélée, crains le jour où Pàris et Apollon , malgré ta vaillance , te tueront devant les portes Scées » ( II. XXII , 35g ). L'Odyssée, qui parle assez longuement de la mort d'Achille, ne mentionne pas le nom de son vainqueur; les poètes postérieurs se sont écartés de la tradition primitive, ou l'ont commentée à leur manière. Il est évident que, suivant l'esprit du mythe antique, Achille ne pouvait périr
PAR
frappé par un être aussi misérable que Paris ; aussi les uns ont-ils dit qu'Apollon lui-même frappa le fils de Pelée , ou bien qu'il emprunta la forme de Pàris pour accomplir le meurtre, ou encore qu'il dirigea le trait fatal (on sait que dans la mythologie antique Apollon Oulios préside, dans un sens particulier, à la mort des hommes, comme Diane à celle des femmes); d'autres prétendent que Pàris, excité par Hécube, qui voulait venger la mort ou la captivité de ses fils, tua traîtreusement le héros dans le temple d'Apollon. Fotj. Achille. — Blessé lui-même par Philoctète , qui l'atteignit avec une des flèches d'fîcrcule, il périt sans qu'OEnone ( Voy. ce nom) pût ou voulût le sauver. — Il avait eu d'Hélène cinq enfants : Bunicus (Bunomus ou Bunochus), Corythus (que d'autres font fils d'OEnone ) , A ganus ( Agavus ) , Idaeus , et une fille, Hélène. — L'art plastique des anciens a représenté Pàris comme un jeune homme d'une beauté remarquable, mais efféminé, sans barbe, et coiffé du bonnet phrygien. Divers bas-reliefs, gemmes, etc., le montrent conversant avec Mercure, recevant un diadème de Minerve, jugeant les trois déesses, décidant Hélène à la fuite , etc. — Voy. Palamède.
parisies. Fêtes que les femmes enceintes célébraient dans leurs lits. R. parère , mettre au monde.
parxassa. \mante de Mars, mère de Sinope.
PAR\ASSE (parxassos). i. Fils de Cléopompe ou de Neptune et de la nymphe Cléodora ; il fonda la ville de Delphes , et donna son nom au mont Parnasse en Phocide. On lui attribue l'invention de l'ornithomancie. — ?.. Célèbre montagne de Phocide. Apollon et les Muses y faisaient leur séjour ; la fontaine Castalie , qui sortait de ses flancs , communiquait aux chantres l'inspiration poétique. Ce fut sur la cîme la plus haute de cette montagne à double sommet (biceps), que Deucalion et Pyrrha se retirèrent, lors du cataclysme qui submergea la Grèce.
paraéthios. Surnom de Jupiter, tiré de la montagne de Parnes en Attique, sur laquelle il avait une statue d'airain.
parnopios. Destructeur de sauterelles.
Surnom sous lequel Apollon avait une statue dans l'Acropolis d'Athènes.
parorée (paroreus). Fils de Tricolonus; il fonda la ville de Parorie en Arcadie.
paros. Fils de Parrhasius ; il donna son nom à l'île de Paros.
parques (en grec .voirai, de Méiro, distribuer; en latin parc^c , de Partiri). L'antiquité adorait généralement les Parques comme des déesses qui réglaient le destin du monde et présidaient en particulier à la vie de chaque homme. Mais cette manière de les concevoir n'est pas conforme à l'esprit des temps primitifs, au moins quant à ce qui regarde le gouvernement de l'univers.
PAR 377
Le nom par lequel les auteurs postérieurs à Homère désignent les Parques (Moirai) se trouve, dans ce poète, le plus souvent au singulier, et désigne , avec quelque confusion, tantôt la Destinée générale qui pèse sur les hommes et les choses, tantôt l'idée plus restreinte d'une Destinée qui file la vie de chaque mortel. Sous le premier point de vue, nous ferons remarquer que le Sort n'avait pas alors cette individualité , en quelque sorte indépendante de la volonté suprême du maître de l'Olympe, qui apparaît clairement dans Hésiode et dans les tragiques. Voy. Destin. Aussi sa personnification estelle très-vague et très- confuse : la Moira semble n'être que la parole même de Jupiter. En renversant la progression qui arriva à développer le pouvoir des Parques au point que Lactance pouvait dire : Parcarum tantavis, ut plus possint quam cœlites universi, on discerne l'existence, purement abstraite, de l'idée première du Sort. Cette idée, se dessinant plus fortement , et tendant à se détacher de la puissance suprême , pour représenter la fatalité, on la symbolisa en une seule Parque, présidant à la vie de chaque homme , comme le montrent, et les monuments de l'art antique (Mus. Pio-Cl., 4, tav. 35), et l'usage, conservé dans les poètes de tout âge, de mentionner souvent Clotho , la première et la principale Parque, au lieu des trois sœurs ( Pind. , 01. 1, 4o ; Lucian. , Dial. M. , 3o, % ; Ov. , Fast. , 6, 757). Plus tard, cette Parque primordiale se dédoubla; ainsi, à Delphes, l'on adorait deux Parques. Postérieurement éncore on imagina trois Parques, triade mystérieuse, qui symbolisait les trois actes de l'existence humaine, la naissance, la vie et la mort. Mais, au temps d'Homère, l'idée de la puissance suprême de Zeus dominait encore trop fortement tout le système religieux, pour qu'on fût arrivé à cette précision qui devait amener fatalement un antagonisme entre les divinités olympiques et le Destin. Dans l'Iliade, la Parque, ainsi que nous l'avons dit, apparaît d'une manière indéterminée, et semble être identique avec iEsa, Imarmène et Pépromène, du moins dans un sens général. Nous n'examinerons pas ici, faute de renseignements suffisants sur la haute théologie de l'antiquité, les différences qui séparaient, comme on le préjuge d'après la forme grammaticale des noms , le destin passif (Imarmène, Pépromène} du destin actif, dont la conception est sans doute plus moderne, quoique ces quatre noms soient employés indifféremment par Homère ; nous nous contenterons de remarquer que Moira et TEsa paraissent être identiques. Ainsi Jupiter en parlant d'Achille s'exprime ainsi : « Il souffrira tout ce que la cruelle Parque (jEsa), en filant la trame de sa vie dès le premier jour de sa naissance, en a ordonné» ( II., xx, 127 ). Plus loin Hécube s'écrie : « Lorsque j'enfantai Hector, la Parque puissante
378 PAR
'Moira) qui lui fila sa destinée, arrêta qu'il rassasierait les "chiens rapides » (II., xxiv, }(*)). L'identité des deux déesses, qui semble résulter du rapprochement de ces passages, *st mise en doute cependant par les paroles d'Alcinoiis, dans l'Odyssée : « Quand il (Ulysse) sera chez lui, il souffrira tout ce que la destinée ( iEsa) et les fileuses inexorables (xaxay.Xà)6cÇ BapsTai) lui ont préparé par leurs fuseaux, dès le moment de sa naissance » ( Od., vu, 197 ). Si l'on entend par Cataclothes les Parques, on notera ici, ainsi qu'on a pu le faire dans un passage unique de l'Iliade ( xxiv, 29 ), l'idée de pluralité attribuée au Destin, comme le prélude d'une personnification moins vague : j£sa et les Moirse seraient alors des divinités différentes, revêtues des mêmes fonctions. D'une autre part, ces Cataclothes seraient-elles les Ilithyies, comme l'ont pensé quelques mythologues? Mais les Ilithyies, dont le culte se confondait souvent avec celui des Parques, par une relation d'idées assez naturelle, n'ont pas mission de filer la destinée de l'homme. Notons, du reste, que le mot de Cataclothes n'indique pas indubitablement les Parques ; car le verbe filer s'applique parfois dans Homère à l'action générale des dieux sur le sort des mortels
(£7t£xX'a)(7aVTO 0£Ot , II. , XXIV , 525 ). — Il
résulte de ces observations que les poésies homériques, exprimant le vague des croyances, souvent contradictoires, de leur époque, ne donnent pas aux Parques de personnification physique précise. Elles n'en ont guère plus au moral; et c'est ce qui ne sera pas douteux, si l'on considère que dans l'Iliade la Parque, qui a mission de diriger d'une manière insensible la vie humaine, selon les décrets des dieux, ne domine pas, avec une volonté de fer, les actions des mortels"; c'est Jupiter, père des dieux et des hommes, qui pèse la Moira, le destin de chacun, et le modifie à son gré; quand le malheureux est sur le point d'être entraîné, le maître de l'Olympe peut le sauver encore. L'homme lui-même peut influer sur son destin, sur sa Parque, qui ne détermine son sort que d'une manière relative. Ainsi Ëgisthe, averti par Jupiter, pouvait s'épargner les maux qui l'accablèrent, en ne séduisant pas la femme d'Agamemnon. On voit combien cette conception primitive qui ensevelit le destin filé par les Parques , dans le sein de Jupiter, et le subordonne à ses arrêts tout-puissants , laissant le champ libre à la volonté, est supérieure à la tendance fataliste des tragiques, chez lesquels les Parques devinrent des divinités indépendantes. — Postérieurement à Homère, la mythologie conserva quelques traces de l'antique suprématie du maître de l'Olympe. Par son ordre, les Parques se rendent auprès de Ccrès irritée. Ce sont elles qui gravent sur des tables indestructibles son immuable volonté. Lors de la Gigantoraachie , rangées à coté de Jupiter, elles tuent Agrius et Thoon.
PAR
Le culte, d'ailleurs, avait exprimé cette idée de subordination en consacrant un autel aux Parques dans les temples de Jupiter, à Mégare et à Delphes. — Complétons la mythologie homérique des Parques, en disant que comme le sort de l'homme doit finir avec la mort, la Parque devient à la fin de la vie déesse de la mort (Moïpa 6avàtoto ), et, comme telle, elle se trouve souvent en rapport avec la Mort et avec Apollon. Un temple de Proserpine, en Arcadie, renfermait un autel qui leur était consacré. — Plus tard, l'être des Parques, à mesure qu'il se précisait dans des esprits moins poétiques que ceux des premiers âges et par le mélange des allégories philosophiques, subit de graves altérations. — Dans Hésiode, les Parques sont au nombre de trois , Clotho ( la fileuse ) , Lachésis ( la fatidique ) , Atropos ( l'inflexible ) , et filles , ainsi que les Kères, de la Nuit, qui les enfanta pour distribuer le malheur et le bonheur au moment de la naissance, et punir de leurs crimes les dieux et les hommes. Un autre passage de la théogonie, soupçonné d'interpolation , fait naître les Parques de Jupiter et de Thémis , sans doute pour exprimer qu'elles distribuent les événements de la vie conformément à la justice et à la providence, tandis que l'autre origine leur donne un caractère fatal , où l'on peut retrouver le germe du Fatum insuperabile des B.omains. On fait encore naître les Parques de l'Érèbe et de la Nuit, pour exprimer leur cruauté; de Saturne et de la même, de la Terre et de la Mer. Enfin , inflexibles et sourdes aux plaintes de tous, leur mère est la Nécessité ( Platon ). — Ces diverses manières de considérer les Parques , dans l'antiquité postérieure à l'époque homérique, peuvent se résumer sous deux aspects principaux : elles sont à la fois divinités du sort, et dispensatrices de la vie sur la terre. — I. Comme déesses du destin, les Parques sont souveraines, elles dirigent le gouvernail de la nécessité , et veillent à ce que le sort destiné à chaque homme par les lois éternelles se déroule sans obstacle. Les dieux et les hommes , ainsi que Jupiter lui-même , sont soumis à leur puissance. Ce sont elles qui ont confié aux Furies , leurs sœurs , une mission vengeresse ( Eschyle , Hérodote , Stobée , Lactance. etc.). — II. Comme déités qui président à la vie humaine (Xanlries), elles se dédoublent sous deux aspects principaux.
Présidant à la naissance de chaque homme, elles lui filent sa destinée, et prédisent le sort du nouveau-né ; de là leur connexion avec llithyie, leur parèdre, et avec Prométhée, créateur de l'homme. De là encore leur présence aux noces de Thétis et de Pélée (Catulle), et le choix qu'elles font de celle-ci pour être l'épouse de Jupiter (Pindare). Aussi les fiancées lui consacraientelles une boucle de cheveux. Au même élément se rattache leur caractère de déesses fatidiques, connaissant l'avenir; suivant Platon,
PAR
PAR 37e*
Lachésis connaît le passé, Clotho le présent, et Atropos l'avenir. On voit cependant Lachésis prédire au Soleil que l'île de Rhodes lui appartiendra. En cettQ qualité; elles avaient un temple à Delphes et dépendaient d'Apollon Moiragète, qui obtint d'elle* la vie d'Adraète. — Déesses chthoniennes ou infernales , on les voit souvent a côté des Kères, se disputer les corps des mourants. La croyance populaire les identifiait avec les Furies, et on leur offrait des libations d'hydromel et des fleurs. A Sicyone , on leur sacrifiait des brebis pleines. Aristophane les fait présider aux chœurs des initiés d'Éleusis , dans les enfers. Les Orphiques les représentent se joignant aux Grâces, pour ramener en dansant Proserpine à la lumière du jour. Enfin , les poètes et les artistes les faisaient figurer auprès de Pluton. — Leurs principaux surnoms sont les suivants : Barydotèirœ , Mogerœ t Immites, Iniquœ , Sœvœ, Durœ; Cyœ, Cholœ , boiteuses; Gerœœ, Veteres > vieilles; Triadelphoi , Trimorphoi, triples, etc. — Elles avaient des temples àThèbes, à Delphes, à Corinthe et à Olympie. — On représente habituellement Clotho comme ourdissant les fils, tandis que Lachésis les tisse et qu'Atropos les coupe; mais on ne trouve, chez les poètes non plus que sur les monuments, nulle trace de ce mode distinct de figuration, qui n'appartient pas à l'antiquité. Ainsi que nous l'avons dit, un bas-relief du musée Pio-clémenlin représente une Parque seule; un autre bas-relief de la même collection les offre au nombre- de deux, l'une filant , l'autre tenant un volume et une baguette; d'autres fois, dans les poètes, on les dépeint comme filant toutes trois. La plus ancienne manière de figurer les Parques parait être celle qui leur donne pour attributs des bâtons ou des sceptres, et des couronnes d'or. Plus tard on assigna la quenouille à Clotho. Habituellement les poètes figurent les Parques comme de vieilles femmes très-laides (boiteuses, suivant Lycophron); Atropos, dans Hésiode, est plus petite et plus âgée que ses sceurs. L'art, au contraire, les représente sous la forme de vierges aux traits austères et avec différents attributs ; Clotho tenant la quenouille ou le rouleau; Lachésis. ainsi que ht muse Uranie, avec laquelle on l'identifiait a Athènes, indiquant la destinée sur un globe, ou tenant un rouleau, ou écrivant; Atropos, avec la balance, le cadran solaire ou des ciseaux. En leur qualité de déesses fatidiques, on les trouve quelquefois avec des plumes sur la tête(Comp. Muses). Elles étaient voilées à Corinthe. A Mégare, Théocosme les avait sculptées sur la tète de Jupiter. On les voyait aussi sur le trône d'Apollon à Amyclée et sur le coffre de Cypsélus. — Quant aux Parques romaines, voy. Carmena et Partes. Une cassette étrusque les offre sous la figure de neilles femmes en longs manteaux.
parrhasis. Surnom de Calisto (la grande Ourse ) , de la ville d'Arcadie, où elle était née.
PARRHASIUS (PARRASIOS). I. Surnom
d'Apollon, en Arcadie, où on célébrait une fête en son honneur sur le mont Lycée. —
2. Fils de Lycaon ou de Jupiter, qui donna son nom à une ville d'Arcadie. Servius le fait père d'Arcas. — 3. Fils de Mars et de Philonomé.
partes. Déesses latines invoquées par les femmes grosses. Elles étaient au nombre de trois, et se nommaient Nona, Décima et Morta.
PARTHAOX. Voy. PORTHAON.
pa rthéxie (p arthéxia). Vierge, i. Surnom de.Diane et de Junon. — 2. Samienne, qui donna son nom à l'île de Samos. — 3. Fille de Staphylus et de Chrysothémis , sœur de Molpadie et de Rhœo.
parthémox. Plante que Minerve montra à Périclés , pour guérir un ouvrier tombé d'un échafaud. C'est la matricaire.
parthéxius. Fils de Jupiter et frère d'Arcas.
parthéxoi. Les vierges. Nom appellalif des Hyaeinthides.
parthéxope. L'une des Sirènes. Vaincue par Ulysse/ elle se jeta dans les flots, ainsi que ses sœurs; la vague porta son cadavre sur une côte de la Campanie, où on lui érigea un tombeau , autour duquel se forma peu à peu la ville de Naples , nommée d'abord Parthénope. On y célébrait tous les ans une fête en son honneur. — 2. Fille d'Ancée ou du Méandre et de Samie ; amante d'Apollon , elle donna le jour à Lycomède. —
3. Fille de Stymphale , maîtresse d'Hercule et mère d'Évérès. — 4. Épouse d'Océan , mère d'Europe et de Thrace.
PARTHÉXOPEE ( P ARTHEXOP^OS). L'un
des sept contre ïhèbes; suivant les uns, fils de Mars ou de Milanion et d'Atalante ; selon d'autres, de Méléagre et de la même, ou de Talaiis et de Lysimaché. Il eut de la nymphe Clymène un fils nommé tantôt Proroachus, tantôt Stratolavis, tantôt Thésiménès ouTlésiménès. Parthénopée périt devant Thèbes, tué par Asphodicus ou Amphidicus, ou par Périclymène.
parthéxos. Vierge. 1. Surnom de Minerve à Athènes ; de là le nom du Parthénon. — 2 Fille d'Apollon et de Chrysothémis; enlevée de bonne heure à la terre , elle fut placée par son père au nombre des constellations. — Voy. Vierge.
partula et partcxda. Déesses latines, qui présidaient aux accouchements.
parvati. Reine des Monts. Déesse hindoue, nommée aussi Bhavani ( qui donne l'existence ) , femme de Siva. Elle préside aux enfantements, à toute espèce de production , aux opérations magiques qui lient les dieux à des mortelles par une union irrépréhensible, etc. Les légendes semblent distinguer deux Bhavani : l'une, primordiale et supérieure, créée par Brahm , donna naissance aux trois dieux de la Trimourti, en laissant échapper trois