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étrangères, il peignit, le premier, Hercule armé d'une massue.
pisatcha. Esprit malfaisant de la mythologie hindoue.
piscatoriexs (Jeux). Les Romains les célébraient auprès du Tibre pour les pécheurs de ce fleuve, qui y prenaient de petits poissons qu'on sacrifiait à Vulcain.
pisékor ( péisénor). t. Père d'Ops et grand-père d'Euryclée. — 2. Héraut, suivant de Télémaque. — 3. Père de Clitus n° 2. — 4. Centaure.
pisidice ( péisidicé ). 1. Fille d'Eole et d'Énarète, épousa Myrmidon, dont elle eut deux fils, Antiphus et Actor. — 2. Fille de Pélias et d'Anaxibie ou de Philomaché. — 3. Fille de Nestor et d'Anaxibie. — 4. Amante de Mars, mère d'Ixion. — 5. Fille du roi de Méthymne, dans l'île de Lesbos. Amoureuse d'Achille, elle lui ouvrit les portes de la ville, et fut lapidée par ses ordres (Parthénius ).
pisixoé ( péisixoé ). Une des sirènes, selon Apollodore.
pisioxe (péisioxé). Épouse d'Antion, et mère d'Ixion, selon Phérécyde. D'autres lisent Pision, et en font alors le père d'Ixion.
pisis ( péisis ). Nom d'une Troyenne peinte par Polygnote dans la Lesché de Delphes.
PISISTRATE (PÉISISTRATOS). r. Fils de
Nestor et d'Anaxibie; accompagna Télémaque dans ses voyages. — 2. Roi d'Orchomène, égorgé par ses sujets, et placé aux cieux après sa mort.
pistios. Oui préside à la bonne foi. Surnom de Jupiter. C'est le Jupiter Fidius des Romains.
pistor. Boulanger. Surnom de Jupiter à Rome, en mémoire de ce que, las de l'assaut du Capitole, il inspira aux assiégés de jeter des pains dans le camp des Gaulois : l'ennemi, trompé par cette ruse , crut les Romains bien approvisionnés, et leva le siège.
pisus ( péisos. ) t.. Fils d'Apharée et d'Aréné, frère de Lyncée et d'Idas. Il était représenté sur le coffre de Cypsélus. — 2. (Pisos. ) Fils de Périérès; donna son nom à la ville de Pise.
pitaxatis- Diane à Titane en Laconie.
PITHO (PÉITHO, SUADA, SUADELA ).
1. Déesse de la persuasion. Onla donne quelquefois comme fille de Vénus et mère des Grâces. Quelquefois aussi elle paraît s'effacer et n'être plus qu'un surnom de quelques divinités, par exemple de Vénus , dont Thésée introduisit le culte à Athènes; et de Diane, à laquelle Hypermnestre éleva un autel , après avoir fléchi le courroux de son père. — iEgialée lui bâtit un temple, lorsqu'Apollon , cédant aux prières des Achéens, eut arrêté une épidémie qui désolait le pays. A Athènes, on voyait sa statue à côté de celle de Vénus Pandëmos , et à Mégare , dans le temple de Vénus. — Elle était représentée couronnant Vénus , sur la base du trône de Jupiter Olympien. Elle figure aussi . dans un bas-relief an-
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tique, à côté d'Hélène et de Paris, conduits par Vénus et l'Amour. — 2. Une des Grâces. — 3. Océanide. — 4. Épouse de Phoronée et mère d'/Egialée.^
pitié. Voy. Éléos et Miséricorde.
pitthÉe (pittheus). Roi de Trézène, fils de Pélops et de Dia. ïl livra sa fille iEthra à Égée , sur la foi d'un oracle , et éleva Thésée et Hippolyte. On montrait à Trézène son tombeau et le lieu où il rendait la justice. C'avait été, disait-on, un habile orateur, qui avait même laissé un livre sur l'éloquence.
pitthéis. Nom patronymique d'^thra, fille de Pitthée.
pityoca.mptes. Le courbèur de pins.
Nom donné à Sinis , parce qu'après avoir dépouillé les voyageurs, il les attachait à deux pins , courbés l'un vers l'autre , qui , en se relevant, déchiraient ces malheureux. Voy.
SlNIS.
PITYRÉE (PITYREUS). Fils d'Ion. Il fut
le dernier roi du Péloponnèse. Après lui, les Doriens s'emparèrent de ce pays.
pitys. Nymphe , aimée de Pan et de Borée ; elle préféra le premier ; le second , pour se venger, la jeta contre un rocher, où elle se fracassa. Les dieux la métamorphosèrent en pin ( en grec tutu;. )
pixius. Fils d'Eurysacès et petit-fils d'Ajax. 11 donna aux Athéniens l'île de Salamine. On l'appelle aussi Phylée. Voy. ce nom.
pixodaros. Berger qui, sous le nom d'Évangélos (heureux messager), recevait à Éphèse les honneurs héroïques.
placida. Surnom sous lequel Vénus avait un petit autel à Rome; elle y présidait aux réconciliations des amants.
placie (placia). Fille d'Atrée , femme de Laomédon.
plastène. Déesse asiatique, regardée, suivant Pausanias , comme la mère des dieux. Elle avait un temple sur le Sipyle.
piratants te. Surnom sous lequel Apollon avait un temple sur la route de Trézène à Hermionc.
platée (plâtra). Fille d'Asope ; elle avait un héroiim à Platée. Voy. Cith^ron.
platéens. Jeux quinquennaux qui se célébraient à Platée, et dans lesquels on courait tout armé autour de l'autel de Jupiter.
platox. L'un des cinquante Lycaonides.
PLÉIADES ( pléiades, péléiadès ).
Les Pléiades, qu'on nomme aussi Atlantides, étaient filles d'Atlas et de Pléione , ou dVEthra. On leur donne aussi pour père, comme aux Hespérides, Érechthée et même Cadmus. Enfin , un scoliaste de Théocrite les dit filles de la reine des Amazones. — Au nombre de sept, ainsi que leurs sœurs les Hyadcs, elles portent les noms suivants , selon le même scoliaste : Coccymo , Plaucia, Protis , Parthémia , Maïa , Stonychia , Lampatho. Mais la tradition la plus usuelle les désigne et les classe ainsi : Électre, qui eut de Jupiter, Dardanus et Éétion ; Maïa et Taygète , que le même rendit
mères, la première , de Mercure, la seconde, de Lacédaemon; Aleyone , amante de Neptune et mère d'Hyriée; Céléno.qui eut du même, Lycus et Nyctée, ou de Prométhée, Lycus et Chimaereus ; Stërope , amante de Mars ou d'Hypérochus, et mère d'OEnomaus, son époux suivant d'autres ; Mérope, maîtresse de Sisyphe , dont elle eut Glaucus. *- Désespérées de la mort de leurs sœurs , les Hyades, ou de celle de leur père, elles se donnèrent la mort, et furent changées en étoiles et placées sous le nom de Jiotrus , la grappe, dans le signe zodiacal du Taureau ; leur apparition , au printemps, indique aux marins la saison propice à la navigation; de là leur nom latin de Verfjilîœ (de ver, printemps). Six seulement se montrent d'ordinaire, la septième, Mérope, &e cache, parce que des sept Pléiades c'est la seule qui n'ait pas eu un dieu pour amant; d'autres prétendent que la Pléiade invisible est Électre , à qui le chagrin qu'elle eut de la chute des Dardanides ne permet pas de se montrer au ciel. — On rapporte que les Pléiades, nymphes de la suite de Diane, poursuivies par Orion, en Béotie, furent changées en colombes ( 7t£A8ia8eç ) et de là transportées au ciel.
peéioive. Océanide, femme d'Atlas et mère des Pléiades.
plemn/eus ( plemiv.eos). Fils de Pératus, ^'Égialée, et père d'Orthopolis. Cérès ayant sauvé la vie à son enfant, il lui éleva un temple.
plestorus. Dieu thrace auquel on sacrifiait des hommes.
pleuron. Fils d'iEtouis et de Pronoé; elle épousa Xanthippe, dont il eut Agénor, Stérope , Stratonice et Laophonte. Il fonda la ville de Pleuron , en Étolie. Sparte lui éleva un héroum.
pleuronia. Léda, petite-fille de Pleuron.
plexaura. i. Océanide (Hésiode). — 2. Néréide ( Apollodore ).
pleXippe (plexippos ). i. FilsdeThestius , tué par Méléagre. - 2. Fils de Phince et de Cléopàtre. — 3. Égyptide.
plistheïve ( PLÉiSTHÉiyÈs ). Fils d'Atrée , selon Apollodore ; il épousa Érope ou Ériphyle, qui le rendit père de Ménélas et d'Agaraemnon. — 2. Selon Hygin, fils de Thyeste, qui fut tué par Atrée.
plistijVUS. Frère de Faustulus , qui aida celui -ci à élever Romulus et Rémus ; il fut tué dans le démêlé qui s'éleva entre les deux frères. Plutarque est le seul auteur qui parle de Plistinus.
plousios. Surnom de Jupiter en Laconie.
pluto ( plouto ). 1. Océanide , compagne de Proserpine , dans le vallon d'Enna. — 2. Fille de Saturne ou d'Himantès, amante de Jupiter ou du Tmole, dont elle eut Tantale.
plutoïv. Dieu des enfers. Les poètes grecs le désignent généralement par les noms d'Aïdès (qui rend invisible ) ou Aïdoneus, et de
Plouteus. Il paraît que le premier, ainsi que celui d'Hadès, cessa de bonne heure, comme trop terrible , d'être employé dans les mystères et dans les usages de la vie commune. On y substitua le surnom de Pluton (enrichisseur), qui, usité en premier lieu par Euripide, devint bientôt le nom habituel du dieu, L'idée qu'il exprime n'était du reste pas nouvelle, appliquée au dieu des enfers : déjà, dans Hésiode, Aïdès est invoqué conjointement avec Cérès , pour la prospérité des moissons, et plus tard comme dispensateur des richesses minérales. Platon observe à ce sujet que le Jupiter infernal n'est pas seulement le distributeur de la richesse matérielle, mais qu'il dispense aux morts les vrais biens de l'âme. Les Latins le nommaient Dis ( de dives, riche), Vœjovis (Jupiter sinistre) et Orcus. — Fils de Saturne et de Rhée, il échappa à la mort comme ses frères ( voy. Saturne ), et reçut en partage l'empire des ombres, gardant en commun , ainsi que Jupiter et Neptune, la Terre et l'Olympe, où il a le droit d'apparaître. Ainsi, blessé à Pylos par Hercule , il se rend dans le palais de Jupiter pour implorer l'assistance de l'habile Pœon. Mais quand il demeure dans son ténébreux empire {voy. Enfers), à côté de Proserpine, qu'il a enlevée dans le vallon d'Enna {voy. CÉr.Ès ) , il ne sait rien de ce qui se passe au dehors. C'est pourquoi, lorsque le tonnerre de Jupiter agite l'Olympe, troublé par les dissensions des dieux, on voit Pluton s'élancer de son trône en sursaut, et redouter pour son triste empire l'effet de cet ébranlement général, dont il ignore la cause. Ailleurs cependant Homère dit que Pluton entend, ainsi que les Furies , les imprécations des hommes. Ayant le pouvoir de rendre invisible qui bon lui semble, il porte un casque qui le rend tel lui-même. et qu'il prête quelquefois aux autres dieux. Suivant Apollodore, ce casque était l'ouvrage des Cyclopes. Il a aussi pour attribut la verge avec laquelle il conduit les morts dans les enfers. De tous les dieux c'est lui qui est le plus impitoyable, et par cela même celui que les hommes détestent le plus : delà ses surnoms d'Adamastos, inflexible, d'Iphthimos , de Pélorios , de Cratéros, de Stygéros , terrible , etc. Assis dans son palais souterrain, où il siège en juge et en roi, à côte de Proserpine, il ferme son royaume de manière à ce que nul ne puisse s'en échapper. Pour enlever Proserpine, on le voit monter sur un char d'or, traîné par des chevaux noirs. Claudien nomme ainsi ces coursiers : Orphnseus, Aéthon, Nyctéus, Alastor. Selon Apollodore, Pluton avait des troupeaux de bœufs et dans les enfers, et dans l'île d'Erythie. Voy. Menoetius. — Ce dieu, dont le caractère redoutable prêtait peu aux gracieuses fictions de la mythologie grecque, ne figure que dans un petit nombre de mythes. Il fournit une épée à A caste désarmé, et fut vaincu et blessé par Hercule , qui arracha des
enfers Thésée et PirithoUs, retenus parle monarque des ombres pour avoir voulu faire violence à Proserpine. Deux femmes seulement, outre Proserpine, furent aimées de lui, la nymphe Mintha, et l'Océanide Leueé. On le fait quelquefois père des Furies. — Honoré d'un culte peu répandu mais remarquable par un caractère spécial, dans la Grèce et en Italie, ce dieu avait à Élis un temple qui ne s'ouvrait qu'une fois par an. Pylos, Nysa, Coronée, Olympie, lui avaient aussi consacré des édifices ou des bois particuliers. A. Athènes, on l'honorait dans le sanctuaire des Furies, etàTrézène dans celui de Diane. Originairement les Grecs l'invoquaient en frappant la terre avec leurs mains, et en lui immolant, la nuit, des brebis noires entre les cornes desquelles on faisait brûler de l'encens, et auxquelles on devait avoir soin de tourner la tête vers la terre. Les cuisses de l'animal étaient particulièrement consacrées au dieu. — Pluton avait des temples à Rome, à Crotone, sur le Soracte. Les Syracusains lui immolaient chaque année deux taureaux noirs , près de la source de Cyané , où il avait enlevé Proserpine. Les premiers habitants du Latium lui immolèrent, dit-on, des hom mes ; plus tard , on y substitua des taureaux ou des brebis de couleur noire, qu'on offrait toujours par nombre pair, contrairement à l'usage adopté pour les autres dieux. Avant de les immoler, les prêtres se découvraient la tête, puis ils faisaient écouler le sang dans une fosse préparée d'avance, et réduisaient ensuite en cendres toutes les chairs. — Le 20 juin, jour de la fête de Pluton, son temple seul dans Home était ouvert. — Les criminels qui lui étaient dévoués pouvaient être mis à mort par tous les citoyens indifféremment. — L'adiante , le narcisse , le cyprès , le buis > lui étaient consacrés. — Les monuments anciens représentent ce dieu à peu près comme ses deux frères ; seulement , il a des traits plus graves , et est reconnaissable à sa chevelure, qui lui couvre le front. Une ample tunique entoure son corps, et sa tête supporte une couronne. Ses attributs sont la clef, le chien infernal, etc. — On a peu de bustes et de statues authentiques de ce dieu, qui, du reste , a été le plus souvent identifié avec Sérapis.
pldtus ( ploutos et quelquefois ploutox ). Dieu de la richesse. Il était fils de Jasion et de Cérès , et naquit , suivant Hésiode , dans un champ de la fertile Crète, fécondé par un triple labour. Jupiter le frappa de cécité, afin qu'il accordât ses faveurs aux méchants et aux bons et n'anticipât pas sur les attributions de la puissance suprême. En outre, il était boiteux, si l'on en croit Lucien. — On voyait a Thèbes une statue de la Fortune tenant Plutus entre ses bras; à Athènes, c'était la Paix , et à Thespie Minerve Ergana , qui le pressaient sur leur sein. — On le représente sous les traits d'un enfant tenant une