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femmes de Sagara , qu'elle rendit père de soixante raille fils.
soiMBii.v. Géant qui fut détruit par Dourga, en raème temps que Nisoumbha.
souménat. Dieu indien, adoré dans la province et dans la ville de même nom. Son idole est de taille colossale.
soumitra. Une des femmes de Daçaratha, mère de Lakehmana et de Satrouchna.
sou.ana. Déesse du soleil, dans la mythologie Scandinave, et sœur de Mane. Le Joup Fenris, qui doit l'engloutir un jour, est parfois sur le point de l'avaler : de là les éclipses. Avant son absorption finale, Sounna donnera le jour à une fille qui lui succédera dans sa mission d'éclairer l'univers.
soura. Nom des bons génies aux Indes.
Ce mot est synonyme de Déva.
souracéxa. Roi d'un empire de même nom ; il était parent d'Ougracéna , souverain de Mathoura, et fut père de Vaçoudéva.
souradéva. Déesse de l'Amrita , ou plutôt l'Amrita elle-même personnifiée.
souria. Fils de Kaciapa et d'Aditi, et dieu du soleil. Quelques brahmanes considèrent Souria comme le plus grand des dieux. Il épousa deux femmes, Sandjgnà et Tchhayà; de la première il eut lama et Iaraouna ; de la seconde , Sani. Chacune de ses femmes eut aussi un fils nommé Manou. — Ce dieu, roi des astres, vivifie les âmes comme les éléments. Porté sur un char attelé de sept coursiers verts et conduits par Arouna, il dirige la danse des sphères, des astres, des mois, des saisons, qui se meuvent harmoniquement autour de lui ; les Kinnaras , les Gandharvas , les Raghinis l'accompagnent en chantant et en jouant de la lyre. — On représente Souria avec quatre bras portant le sceptre, le lotus, le tchakra et le glaive.
sotjrtour. Mauvais génie de la mythologie Scandinave : à la fin du temps, il brisera le pont Bifrost, tuera Fréi, et réduira le monde en cendres.
souva. Dieu de la chasse , au Japon. On célèbre chaque année en son honneur une fête qui fait allusion à la grossière civilisation des premiers habitants du pays.
sovk ou souchos. Nom du dieu de la planète de Saturne chez les Égyptiens. Le crocodile lui était consacré ; aussi quelques monuments le représentent-ils avec la tète de cet animal.
spariantis. L'une des Hyacinthides.
sparte. Fille d'Eurotas et de Cléte; épousa Lacédœmon , dont elle eut Amyclas et Eurydice. Elle donna son nom à la capitale de la Laconie. On voyait son image à Amyclée.
spartée ( spart^eos ). Fils de Jupiter et de la nymphe Himalie, frère de Cronius et de Cytus.
spartes ( spartoi ). Héros nés des dents du dragon tué par Cadmus. Voy. ce nom.
sfartox. i. Fils de Phoronée et frère de Mycenée. — 2. Fils de Tisamène.
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spartus (spartos). Père de Lélcx.
spélaïtes (SPÉLAiTAij. Qui habitent une caverne. Surnom d'un groupe composé des statues d'Hercule , de Minerve et d'Apollon , qui se trouvait à l'entrée d'une grotte située aux environs de Thémisonium.
sperchïus (sperchios). Dieu-fleuve de Thessalie. Il eut de Polydore , fille de Pélée , qui lui consacra la chevelure d'Achille, un fils nommé Ménesthius. Les habitants de la Thessalie lui offraient des sacrifices.
spermo. L'une des trois filles d'Anius. Voy. ce nom.
spes. Voy. Espérance.
spelerus ( spbleros). Conducteur du char de Pélops. On voyait son tombeau dans l'île de Sphérie, à laquelle il donna son nom.
sphaltès. Qui fait chanceler. Surnom de Bacchus.Tzetzès rapporte, sans trop de bon sens, l'origine de cette épithète à la circonstance suivante : Télèphe , roi des Mysiens , se battait avec Achille. Le dieu de Nysa poussa le premier avec un cep et le fit tomber, de sorte que son adversaire le blessa.
sphélus (sphélos). Athénien, fils de Bucolus et père d'iasus. Il fut.tué devant Troie par Énée.
sphettos. Fils de Troezène ; se rendit en Attique avec son frère Anaphlystus, et laissa son nom à un bourg de ce pays.
sphiimgios. L'un des fils d'Athamas et de Thémisto, suivant Hygin.
sphinx , en grec LcptyÇ OU ( forme béotienne). Monstre fabuleux, qui appartient proprement à la mythologie égyptienne, et n'a été introduit dans le mythe d'OEdipe que postérieurement à Homère. — Suivant les Grecs, le Sphinx était né de Typhon et d'Échidua : ce fut Junon qui l'envoya contre les Thébains , du fond de l'Ethiopie, pour venger le rapt de Chrysippe, enlevée par Laïus, dont le crime était demeuré impuni ( Apollodore ), On le suppose encore envoyé par Bacchus (Scol. Hés. ), par Pluton (Eurip. Phœn.), par Mars, irrité de la mort du dragon tué pa>J Cadmus ( Hypoth. Eur. Phœn.), .On a substitué quelquefois à Échidna la Chimère, et Hésiode , qui nous a transrais sans doute la tradition la plus aneienne, fait naître le Sphinx, dans le pays des A rimes, de cette dernière et d'Orthos. D'après un scoliaste d'Euripide, le Sphinx (mot féminin en grec) serait une des femmes qui furent frappées d'un délire furieux en mêrae temps que la fille de Cadmus : après sa folie , elle aurait subi cette étrange métamorphose. Nous ne parlons pas ici de l'opinion de Pausanias , lequel voit dans ce monstre, évidemment égyptien, une fille naturelle de Laïus, qui s'était emparée du pouvoir à Thèbes. On sent que cette explication , aussi peu naturelle que les généalogies qui précèdent, est due aux esprits curieux et précis des derniers âges , qui s'efforçaient de relier le Sphinx à l'ensemble de la mythologie grecque ; pour l'y attacher plus étroite-
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ment , ils prétendaient que les Muses elles-mêmes avaient pris soin d'instruire cet animal difforme, et que Laïus lui avait révélé les oracles sacrés recueillis à. Delphes par Cadmus : de là ses surnoms de Sophé , sage , de Poikilodos , qui rend des oracles obscurs, de rhapsodos , rhapsode. En Béotie . on connaissait un mode de chant particulier, attribué au Sphinx ,et nommé Alyros.— Le Sphinx apparut sur le mont Sphingius ou Phicius (c'est-à-dire du Sphinx), aux environs de Thèbes, peu de temps après qu'OEdipc eut tué son père. Interceptant Ja route qui conduisait dans la capitale de la Béotie , il proposait des énigmes aux passants , et dévorait ceux auxquels leur esprit obtus ne permettait pas de deviner le sens de ses gryphes. Hémon, fils de Créon, etHippius, fils d'Eurynome , périrent de la sorte , ainsi que beaucoup d'autres infortunés. Les Thébains , ayant promis la main de Jocaste et le pouvoir souverain à celui qui les délivrerait de ce fléau , OEdipe se présenta : « Quel est, lui dit le Sphinx, l animal qui a quatre pieds le matin , deux à midi, et trois le soir? » — « C'est l'homme, repondit OEdipe : dans son enfance il se traîne sur les pieds et les mains, et dans sa vieillesse il s'appuie sur un bâton. » Alors, et conformément à la décision de l'oracle , le Sphinx se jeta dans les flots. On ne saurait fixer l'époque de l'introduction de ce mythe étranger dans la fable grecque. 11 est certainement postérieur à Homère; du temps de ce poêle, les traditions relatives à OEdipe n'avaient pas encore acquis limportance qu'elles eurent plus tard dans les compositions des tragiques , et l'Iliade , ainsi que l'Odyssée , ne font aucune mention du Sphinx, création égypr tienne importée en Grèce, sans doute par suite d'une confusion entre les deux villes de Thèbes. L'art égyptien a toujours représenté cet animal fabuleux sous la forme d'un lion (sans ailes) couché , ayant la tète et le buste d'un homme. On trouve, du reste, dans les monuments de ce pays, des Sphinx de plusieurs modèles. Hérodote les désigne par Tépithète d'Androsphinges . pour les distinguer des Criosphinges ou Sphinx à têtes de bélier et à corps de lion , qu'on rencontrait en assez grand nombre en Egypte. Parmi les premiers, qu'on plaçait devant les temples sur deux lignes parallèles , le plus remarquable par ses énormes dimensions , est celui de Giséh , taillé tout entier, aux pattes près, dans un roc gigantesque. — Les grecs ne se conformèrent pas rigoureusement à l'idéal tracé par l'art égyptien : pour eux le Sphinx fut une jeune fille à corps de lion, munie d'ailes , et tantôt couchée , tantôt représentée dans diverses autres positions. Du reste, les poètes et les sculpteurs se donnèrent pleine latitude pour varier les éléments principaux et secondaires dont se composait ce bizarre assemblage : ainsi, le Sphinx a souvent la figure d*une vierge, la poitrine et les griffes d'un lion , la queue d'un serpent et