‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 378 sur 420 · SYR · texte numérisé non relu

SYR

remonter aux Pélasges Tyrrhéniens , qui lui avaient consacré un bois et célébraient chaque année une féte en son honneur. Il était, diton , fils d'un berger de Sybaris et d'une chèvre ou d'une jeune fille nommée Valéria Tusculanaria, qui devint amoureuse de son père. D'autres le font fils de Faune; on l'identifie même avec ce dieu. — Comme son nom l'indique , Sylvain était le dieu des forêts ( Sylva ), et veillait à l'heureuse croissance des arbres; il présidait, par extension , aux champs et à l'agriculture ; les troupeaux étaient aussi sous sa protection ; il avait soin de faire prospérer le bétail et de le défendre de la. dent des loups. Sous cette face, il portait, suivant Caton, le nom de 3Iars ou d'Hercules Sylvanus. — Dieu agricole, Sylvain devait naturellement veiller sur les possessions rurales : ce fut lui qui posa le premier des bornes destinées à séparer les propriétés, dont chacune, si Ton s'en rapporte à une division qui paraît neu antique , reconnaissait trois Sylvains différents, le Sylvain domestique (domesticus , sanctus sacer Larum ) ; le Sylvain agreste et salutaire (agrestis, salutaris), invoqué par les bergers ; en dernier lieu , le Sylvain conservateur (custos ) , désigné aussi par l'épithète d! orientalis , parce qu'un emblème lui était consacré , au lieu même où commençait ( oriri) une propriété. — On donnait à Sylvain, comme à Pan, l'épithète de dieu du littoral ( littoralis), de sylvestris , de nemorum potens, de monticola, et on confondait souvent cette divinité avec Faune, Inuus et iEgipan. — Comme tous les dieux agrestes, Sylvain aimait la musique et la danse : le Syrinx lui était consacré. Caché la nuit dans la solitude des forêts , il se plaisait à faire retentir sa voix rauque pour exciter l'épouvante dans l'âme des voyageurs. Les enfants et les femmes en couches le redoutaient extrêmement. Voy. Déverra. — Le culte de Sylvain se conserva fort tard à Rome , avec assez d'éclat. Les hommes seuls pouvaient lui offrir des sacrifices, qui consistaient en offrandes de raisins, d'épis, de farine , de lard , de viande, de vin. On lui immolait aussi des cochons. — Les poètes et les artistes de l'antiquité s'accordent à représenter Sylvain sous les traits d'un vieillard robuste, auquel l'âge n'a rien enlevé de sa gaîté. Il est couronné de lys ou de branches de pin : sa main tient une branche de cyprès. Il avait, du reste , ainsi que les Satyres, la partie inférieure du corps semblable à celle du bouc. On le représente quelquefois comme dieu Terme. — Voy. CYr.vR.issE.

sylvains. Terme générique pour désigner des dieux champêtres analogues aux Faunes, aux Satyres, etc.

sylyie (sylvia). i. Fille de Tyrrhcnus.

Scion Virgile, Ascagne blessa un cerf que Sylvie aimait beaucoup, et cet accident fit éclater la guerre entre les Troyens et les Latins. — 2. Voy. Rhéa Sylvia.

sylviîjs (iEXÉAS). Fils d'Éuée et de Lavinie ; il naquit après la mort de son père , et fonda la ville d'Albe.

symlethis. Nymphe, fille du Symœthus, fleuve de Sicile ; Faune la rendit mère d'Acis.

sym^ethius héros. Surnom d'Acis , dans Ovide.

SYRIE, i. Fille d'ialymus et de Dotis; Glaucus l'enleva dans une île située près de Rhodes , en face de la côte de Carie , et à laquelle elle laissa son nom. — 2. Amante de Neptune et mère de Chthonius.

svmm^chia. Qui assiste. Surnom de Vénus à Mantinéc.

SYMPLÉGADES. Voy. ARGONAUTES.

syntrips. Nom d'un mauvais génie, funeste aux potiers, qui se plaisait à briser les pots en les faisant s'entrechoquer (syntribo). Ce personnage burlesque, dont le nom se trouve , avec ceux de ses confrères Omodamos, Asbétos, Smaragos et Abactos, dans une épigramme attribuée faussement à Homère, n'appartient sans doute pas plus à la mythologie antique que le Kopraios d'Aristophane, mentionné dans V Assemblée des femmes.

syria (déa). Principale divinité des Syriens. Elle était tombée du ciel dans un œuf qui avait été couvé par des colombes. On la représentait avec une couronne murale et tenant un sceptre et une quenouille. Elle avait un temple magnifique à Hiérapolis en Syrie.

syrie. Ile de la mer de Sicile. Elle portait aussi le nom d'île des solstices (xgonod ). Les Grecs supposaient que le soleil la protégeait particulièrement, et qu'on n'y voyait jamais ni famines, ni maladies épidémiques. Les habitants , dit Homère , ne meurent que quand ils sont parvenus à une extrême vieillesse, et alors c'est Apollon lui-même , ou sa sœur Diane, qui terminent leurs jours avec leurs douces flèches. — Eumée était fils d'un roi de cette île.

syrinx. Nymphe d'Arcadie, fille du fleuve Ladon et compagne de Diane, Poursuivie par le dieu Pan, et sur le point de tomber en son pouvoir, elle supplia son père de la changer en roseaux , ce qui eut lieu immédiatement. Pan, voulant conserver la mémoire de son amante, arracha quelqu'un de ces roseaux et en fit la flûte à sept tuyaux , connue sous le nom de Syrinx.

syrna. Fille de Damœtas,roi de Carie, épouse de Podalire.

syrus (Syros). Fils d'Apollon et de Sinope ; donna son nom à la Syrie ( Plutarque ).

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