‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 38 sur 420 · A NO · texte numérisé non relu

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filles , OEno , Spermo et Élaïs. Celles-ci , connues sous la dénomination générale d'OEnotropes, avaient reçu de Bacchus le don de changer tout ce .qu'elles voudraient, la première en vin, l'autre en ble, et la troisième en huile. Selon quelques auteurs elles approvisionnèrent à elles seules l'armée grecque tout entière, pendant le siège de Troie. — 3. Fils d'Énée et de Lavinie, fille d'Anius n° 2. — 4. Roi des Étrusques, père de Salia. Il contraignit cette dernière a faire vœu de virginité. Cependant elle fut enlevée par Cathétus, qui l'emmena à Rome. Anius se mit à sa poursuite, et, ne pouvant la rejoindre, il se précipita dans le tleuve Parensius, qui depuis lors porta le nom d'Anio.

ANNA pere xx a . Fille de Bélus et sœur de Didon. Menacée par Iarbas, qui, après la mort de Didon, s'était emparé de Carthage , elle se réfugia chez Battus, roi de Malte, et de la en Italie, où elle fut reçue par Enée. Elle excita la jalousie de Lavinie , qui forma un complot secret contre sa vie. Prévenue du danger qui la menaçait par Didon, qui lui apparut en songe, elle s'enfuit et tomba . par une nuit obscure, dans le fleuve Numicius. Elle reçut alors le nom de Pérenna, et fut révérée comme la nymphe du fleuve, v Ovide). — Ailleurs Ovide raconte que , les plébéiens s'étant rétires sur le mont sacré , et la disette se faisant sentir , Anna leur apparut sous la forme d'une vieille femme et leur distribua des vivres. Rentre dans Rome , le peuple par reconnaissance lui bâtit un temple. Le même auteur ajoute que Mars, amoureux de Minerve, eut recours à l'entremise d'Anna ; mais celle-ci s'êtant voilée se présenta elie-mème au dieu au lieu de Minerve, et se moqua de lui, lorsque levant le voile il reconnut l'insposture. — La fête instituée en son honneur se célébrait le iô mars, en même temps que celle du dieu Mars; c'était un jour d'allégresse et de réjouissances, surtout pour le peuple , qui invoquait souvent cette divinité. — Suivant Ovide, les uns la prenaient pour la lune , d'autres l'identifiaient avec Tbémis ou avec Io; d'autres enfin la considéraient comme une nymphe, nourrice de Jupiter.

a>~>~édot£S. Divinités chaldéennes qui apparaissent, dans les mythes, sous le caractère d'institutrices de la civilisation. Voy. Oannès.

axxox v. Déesse romaine qui présidait aux récoltes de l'année. On la représentait l'épaule droite nue ainsi que le bras, tenant dans la main droite des épis, et dans la gauche la corne d'abondance.

axogox. Fils de Castor et d'Hilaire.

axomvxos. Géant, qui, avec Pyripnous, poursuivit Junon ; mais il fut tué par Hercule.

axou 'myth. ind.). Un des fils d'Yavàti, roi de Pratichthàna. Il est considéré comme le père des Mletchhas.

ANOURE ou ax.ol'ki. Divinité égyptienne ; la même que la Hestia des Grecs ou la Festa

des latins, selon quelques mythologues. am i- a. Celle à qui s'adressait tes supplications. Surnom de Cérès, de Cybèle et d'Hécat*.

antagoras. Pasteur de Pile de Cos, qui lutta contre Hercule, et le mit en fuite, secondé par les Méropcs. Proy. Meropes.

Aïvtée (axt/EOS). i. Géant libyen , ûls de Neptune et de (ié (la terre). Lutteur formidable; tant qu'il touchait Ja terre, il y puisait toujours des forces nouvelles. Les étrangers qui s'aventuraient dans ses domaines devaient lutter contre lui; puis ils payaient de leur vie une défaite certaine. It bâtit avec les crânes de ses victimes un édifice consacré à Neptune. La fable lui donne soixante-quatre coudées de hauteur. Hercule le terrassa trois fois; mais toujours il se relevait, la Terre, sa mère, lui donnant de nouvelles forces dès qu'il la touchait. Hercule s'en étant aperçu, le souleva en l'air et l'étouffa dans ses bras. — 2. Libyen d'Irase, près de Cyrène, père d'Alcéis ou Barcé. A l'exemple de Danaiis, il promit la main de sa fille à celui qui serait vainqueur à la course. Ce futAlexidamus qui l'obtint. — 3. Un des généraux de Turnus.

aïvtée (an teia). Fille de Iobatèsfou d'Aphidas), femme de Prretus, et mère de M*era. Elle est aussi appelée Sthénébée. foy.ce nom.

aatéxor. Fils d'/Esyétèsetde Cléomestra, époux de Tbéano, la sœur d'Hécube et père de Crino, Acamas, Agénor, Archiloque, Coon, Démoléon, Eurymaque, Glaucus, Hélicaon, Iphidamas, Pédée , Laodamas et Polybe. — Il était, suivant Homère, un des plus sages parmi les Gérontes ou anciens de Troie. C'est dans sa maison que furent reçus Ulysse et Ménélas, envoyés à Troie pour réclamer Hélène. 11 accompagna Priam quand celui-ci se rendit au camp des Grecs pour régler les conditions du combat singulier entre Ménélas et Paris. Lorsque les Grecs résolurent de fortifier leur camp, Anténor, dans une assemblée des chefs troyens, proposa, mais vainement, de rendre Hélène avec tout ce qui lai appartenait (Iliade). — Suivant les auteur*! postérieurs à Homère, il avait été chargé, avant la guerre de Troie, d'aller en Grèce réclamer Hésione, que les Grecs avaient enlevée. Sa demande fut partout repoussée; néanmoins il conçut une grande affection pour la nation grecque, qu'il favorisa dans la suite aux dépens de sa patrie. Envoyé par ses concitoyens pour négocier la paix avec les assiégeants, il se rendit traîtreusement complice de la machination ourdie contre Troie, et ouvrit la porte au fameux cheval de bois. Par l'ordre d'Agamemnon , sa maison fut exempte du pillage; on attacha à la porte une peau de panthère en signe d'inviolabilité. — Après la ruine de Troie, il resta, suivant les uns en Asie, où il fonda une nouvelle ville sur les ruines de l'ancienne ; suivant d'autres, il passa avec Ménélas en Libye, et, fatigué d'une longue navi-

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