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vers l'an de Rome 494 , après que sa (lotie eut échappé à un naufrage sur les côtes de Corse. On leur immolait des brebis noires.
temps. Voy. Saturne.
ténagès. L'un des Héliades. Voy. ce mot.
ténare. Promontoire de la Laconie", sur lequel était un temple de Neptune en forme de grotte, et à l'entrée une statue du dieu. Ovide le représente comme un abîme et un soupirail des enfers gardé par Cerbère.
ténéatès. Apollon honoré à Ténée, bourg du territoire de Corinthe.
téxéros. Fils d'Apollon, qui lui communiqua la science prophétique, et de la nymphe Mélie.
ténès ou tennÈS. Fils de Cycnus et de Proclée. On lui donne quelquefois pour père Apollon. Cycnus ayant épousé en secondes noces Philonome, celle-ci, amoureuse de Ténès , qui refusait de se rendre à ses désirs , le calomnia auprès de son époux, et persuada à Molpus d'appuyer son mensonge. Ténès fut alors jeté à la mer, ainsi que sa sœur Hémithée, par ordre de Cycnus; les flots le portèrent dans l'île de Leucophrys , plus tard Ténédos, dont les habitants le choisirent pour roi. Cependant Cycnus , ayant découvert la fausseté de l'accusation portée contre son fils, se rendit à Ténédos, afin de se réconcilier avec ses enfants. Suivant Diodore , il y réussit. Pausanias prétend, au contraire, que Ténès coupa le câble qui retenait au rivage le vaisseau du monarque. — Un jour qu'Achille , descendu à Ténédos en se rendant à Troie , poursuivait la sœur de Ténès , celui ci apparut tout à coup. Le héros le tua sans le connaître, pendant que la terre engloutissait la jeune fille. Mais il déplora bientôt son crime , car l'oracle lui avait prédit qu'il mourrait s'il donnait la mort à un fils d'Apollon. Il s'efforça d'apaiser les mânes de sa victime en lui rendant les honneurs funèbres. — D'autres traditions font périr Cycnus de la main d'Achille , en même temps que son fils. — Les habitants de Ténédos élevèrent à leur compatriote un temple célèbre, où il était défendu de prononcer le nom du fils de Pélée. Nul joueur de flûte n'y pouvait mettre le pied, en mémoire de la calomnie de Mopsus. On conserva longtemps dans ce temple la * hache de Ténès ( TsvsSioç tcsXsxuç ) , qui était, dit-on, le symbole de la peine capitale prononcée par ce héros contre les adultères. On la montrait dans le temple de Delphes, du temps de Pausanias.
tengous. Divinités locales de la religion du Sinto , invoquées surtout par les voyageurs et les marins. On les représente communément sous la forme humaine, avec des ailes de chauve-souris et un bec d'oiseau.
téxites. Déesses des sorts, qui tenaient en leur main la destinée des mortels. Il n'en est fait mention que dans Festus.
ten-sin-sitsi-dai. Nom de sept dieux
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japonais , qui régnèrent sur la terre avant l'époque humaine. Le dernier se nommait Isanagi, et sa femme Isanami; ce fut l'oiseau Sékir qui leur enseigna à s'unir pour avoir une postérité.
tex-sic-^vi-tsix. Le grand esprit de la lumière. Déesse suprême de la religion du Sinto , et honorée par les Japonais comme la fondatrice de l'empire et la mère des Daïris, auxquels elle envoie des enfants lorsque leurs femmes sont stériles. Elle a pour frère Fatsman, dieu de la guerre, et naquit d'Isanagi, esprit céleste, suivant une tradition qui fait de la déesse un dieu. Sous cette nouvelle face, on lui donne pour fils le second des Tsin-go-daï. Un jour qu'elle s'alla cacher dans la grotte sacrée d'Avano-Matta , tout disparut, soleil, étoiles et lumières, et de profondes ténèbres couvrirent l'univers. Invoquée par l'intermédiaire des Singo-Zin, esprits tutélaires, Ten-sio-daï-Tsin est adorée dans tous les miaos élevés en l'honneur des Camis, où elle figure avec les deux diviniles qui l'accompagnèrent de Fionga à Idzumia ; Fino-o (le roi du feu) et Mitza-o (le roi de l'eau). Le plus beau temple de la déesse est à Iédo , mais les plus célèbres sont ceux d'Icié, nommés Gékou et Naïkou; d'une architecture médiocre , ils sont entourés l'un de quatre-vingts macias, ou temples inférieurs, l'autre de quarante seulement. Le troisième, qui porte les noms de Fongon, de Dorsingu et d;Icié-Mia , est entouré de cent macias desservies chacune par un canusi ou prêtre séculier. L'intérieur de l'édifice ne renferme qu'un miroir en fonte polie et du papier découpé autour des murailles. — On célèbre tous les ans, le seizième jour du neuvième mois, une fête solennelle en l'honneur de Ten-sio-daï-Tsin. Les cérémonies principales consistent en matsouris ou processions.
texthrédoiv. Père de Prothous.
téotl. Dieu mexicain, dont on ne connaît que le nom.
téoyaotimiqi i. Nom d'une déesse à laquelle les anciens Mexicains offraient des sacrifices humains.
téphramaacie. Divination dans laquelle on se servait de la cendre du feu qui, dans les sacrifices, avait consumé les victimes.
térambe ( térambos ). Célèbre musicien, fils d'Eusirus et d'Idothée, suivant Antonius Libéralis. Il faisait paître ses troupeaux sur l'Othrys, sous la protection des nymphes , qu'il amusait de ses chants; car, musicien distingué, il jouait de la ilùte aussi bien que de la lyre. Un jour que les nymphes dansaient au son de sa flûte, Pan apparut tout à coup, et prédit au musicien qu'un hiver terrible se préparait : il lui conseillait en conséquence de quitter l'Othrys. Mais Térambe , au lieu de suivre les conseils du dieu, se mit à outrager les nymphes, à prétendre qu'elles n'étaient point nées de Jupiter, mais qu'une fille du Sperchius leur avait donné le jour, et que Xep-
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tune, amoureux de l'une d'elles, avait changé les autres en peupliers : elles n'avaient recouvré leur première forme que lorsque le dieu eut satisfait sa passion. L'hiver lit bientôt périr les troupeaux de Térambe, et lui-même fut métamorphosé en cerf- volant (Cérambyx ) par les nymphes. — Le Cérambe dont parle Ovide, et qui échappa au déluge de Deucalion grâce aux ailes que lui donnèrent les nymphes, est sans doute le même que celui-ci, bien qu'on le donne comme fils de Neptune. Foy. Cérambe.
téréas. Chef troyen , tué par Camille.
tÉrée ( tére us ). Roi de Thrace , fils de Mars et d'une nymphe bistonienne. Il épousa Progné, fille de Pandion, roi d'Athènes, qu'il avait secouru contre les Mégarides; puis, amou»reux de Philomèle, sœur de sa femme, il lui annonça la mort de celle-ci, qu'il avait cachée dans un lieu écarté, et lui coupa la langue après lui avoir fait violence.— D'autres disent, au contraire, qu'il annonça à Progné la mort de Phiiomèle. L'infortunée apprit cependant la vérité, instruisit sa sœur de ses infortunes en les retraçant sur un voile , et , lorsqu'elles furent réunies, toutes deux préparèrent leur vengeance de concert. Égorgeant Itys, fils de Térée, elles le servirent au cruel monarque dans un festin. Térée , furieux , fit périr son frère Dryas ; puis il se mit à la poursuite des deux sœurs. Les dieux intervinrent alors, et changèrent Progné en hirondelle, Philomèle en rossignol , Térée en huppe , et Itys en chardonneret. — Suivant une tradition qui avait cours à Mégare, Térée résidait à Tégée dans la Mégaride, et non à Daulis ; il se donna la mort , après avoir vainement tenté d'atteindre Philomèle. On lui éleva à Mégare un tombeau et un autel où on lui offrait des sacrifices annuels ; quant à ses deux maîtresses , elles se réfugièrent a Athènes , et y moururent dans les larmes.
térexsis. Déesse qui , selon Arnobe, présidait au battage des grains.
tergemixus. Triple. Épithète de Cerbère, qui avait trois tètes, et de Géryon , qui avait trois corps.
tèridae. Concubine de Menélas, mère de Mégapenthès.
térixe ( téreixé ). Fille du Strymon, amante de Mars et mère de Thrassa.
termagaxt. Nom par lequel on désignait, au moyen âge, une idole qu'on croyait adorée des mahométans et invoquée par les enchanteurs.
te rm ères ( termf.ros ). Brigand, tué par Hercule.
terme ( termixus ). Dieu latin , protecteur des limites. On le confond quelquefois avec Sylvain. Suivant Plutarque, Xuma fit placer le premier des bornes dans les champs pour séparer les diverses propriétés; il consacra ces bornes à Jupiter Terminus , et institua les fêtes appelées Terminalia , qui se célébraient le 21 février. On y offrait au dieu
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des fruits et des libations de lait et de vin, plus tard on lui immola des agneau\. On rapporte que lorsque Tarquin le Superbe voulut bâtir a Jupiter un temple sur le Capitole, îe dieu Terme seul résista à tous les efforts qu'on fit pour l'enlever. Les augures déchirèrent alors que les limites de l'empire romain ne reculeraient jamais. Originairement 1 image du dieu Terme n'était qu'un blo*: de pierre brut; plus lard, on le représenta sous la forme d'an pilier à tète humaine.
termia'alis, Surnom de Jupiter.
terpiadès. Nom patronymique du chanteur Phémius , fils de Terpius.
terpsiChore. Muse qui présidait à la danse et au chant du chœur. Des traditions peu anciennes la font mère de Biston et de Rhésus, qu'elle eut de Mars et du fleuve Stryiiioii. On lui donne aussi pour filles les Sirènes. — On la représentait couronnée de guirlandes ou d'un diadème , et tenant une lyre.
terpsicrate. Thespiade qu'Hercule rendit mère d'Euryops.
TERRE (GÉ, TELLUS, TERRA). Cette
divinité , adorée chez tous les peuples sous des noms divers, est déjà personnifiée dans Homère, car, suivant ce poète, on lui sacrifiait des agneaux noirs et on l'invoquait dans les serments ; Érechthée et Tityus sont comptés au nombre de ses enfants ( II. II, 548; Od- VU , 3?4 ). — Les hymnes homériques la nomment mère antique de toutes choses, et épouse du Ciel. Dans Hésiode, au contraire , apparue après le Chaos , elle mit au monde le Ciel ( Uranus), puis les montagnes et Pontos. Elle eut ensuite du Ciel, l'Océan, Cœos, Crios, Hypérion , Japet, Thla , Rhée, Thémis, Mnéraosyne, Phœbé, Téthys, Cronos, les Cyclopes et les Hécatonchires. Uranus avant emprisonné ces derniers dans le Tartare,la Terre remit à Saturne la faux qui devait les venger. Voy. Saturne . Du sang dTranus tombé sur la terre, naquirent les Furies, les géants et les nymphes Mélies. La Terre eut ensuite de Pontos , îsérée , Thaumas, Phorcys , Céto et Eurybie. Les Grecs lui donnaient encore pour enfants Hyllus, Anax, Antée, Éros, le dragon Ladon et Python , enfin l'odieux Typhon. Dans Eschyle ( Suppl. 901), elle porte le nom de mère de Jupiter, mais évidemment par suite d'une identification avec Rhée, qui n'existait pas dans l'origine. Elle est fiile de Rhée, suivant les orphiques. — Selon les Latins , elle eut du Tartare la Douleur, le Deuil, l'Oubli, la Vengeance, sous son nom de Terra , et sous celui de Tellus , mais sans nom d'époux , Aeheloiis, Cécrops , la Renommée, Charybde, les Harpyies, etc. — La Terre, dont les vapeurs prophétiques inspirent la divination, était elle-même une déesse fatidique ; elle révéla à Saturne qu'un de ses fils le détrônerait, et fut la première qui ait eu un oracle à Delphes. C'est à elle qu'on s'adressait quand on invoquait les puissances magiques enfouies, dans le sol, lorsque, par