‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 402 sur 420 · TIR · texte numérisé non relu

TIR

au moyeu duquel il marchait aussi sûrement qu'avant son malheur ( Phérécyde;. — c. Tirésias ayant rencontré sur le mont Cyllène deux serpents qui frayaient ensemble, les sépara avec un bâton, et aussitôt devint femme; mais au bout d'un certain temps il les rencontra encore dans la même position, et reprit son premier sexe. Choisi pour juge d'un différend qui s'éleva entre Jupiter et Junon, Tirésias prononça contre la déesse, qui en fut si irritée qu'elle l'aveugla; mais il en fut dédommagé parle don de prophétie, qu'il reçut de Jupiter, et par une vie sept fois plus longue que celle des autres hommes (Hésiode). D'autres disent qu'il vécut six , ou neuf, ou onze âges d'homme. — Habile surtout dans l'art des augures et dans la nécromancie, Tirésias fixa sa résidence à Thèbes. On y montrait encore longtemps après sa mort VOionoscopion, où il venait consulter le vol des oiseaux.

— Les tradition^ font jouer un grand rôle à Tirésias dans le mythe d'OEdipe et de ses descendants. Nous avons déjà eu occasion de remarquer que, dans les cycles les plus importants des légendes antiques se reproduisaient des éléments analogues. On ne s'étonnera donc pas, surtout si l'on pense à l'importance des oracles chez les anciens, de voir Tirésias déterminer les principaux événements des guerres thébaines, et jouer ici un rôle à peu près semblable à celui de Glaueus dans les Argonautiqucs, de Nérée dans les légendes d'Hercule , et de Protéc dans l'Odyssée. Sauf les différences nécessitées par la conception générale du mythe, c'est toujours le devin qui est l'âme de l'entreprise. Aussi voit-on Tirésias conseiller d'offrir la main de Jocaste et le trône au vainqueur du Sphinx; interpréter les oracles de l'obscur Loxias; prédire la victoire de Thèbes sur les sept chefs (voy. MÉnécee); et, quand les Épigones vinrent attaquer cette ville, conseiller aux habitants d'entamer des négociations avec l'ennemi et de s'enfuir. Il s'échappa avec eux ou fut emmené captif, et mourut pour avoir bu de l'eau de la source de Tilphuse. Les vainqueurs consacrèrent au service d'Apollon sa fille Manto , qui partageait sa science prophétique. On parle aussi d'une Historis, fille de Tirésias. — Après sa mort , Tirésias obtint de Proserpine de conserver son intelligence, et, comme sur la terre, errait dans les enfers, un lituus à la main. Ulysse alla le consulter par Tordre de Circe , et, de retour dans Ithaque , lui immola un bélier noir.

— LesThébains honorèrent ce devin comme un dieu , et montraient son tombeau , qu'on voyait aussi, du reste , près de la source de filphuse, et en Macédoine. Il avait un oracle à Orchomène. — Polygnote l'avait représenté dans la Lesché de Delphes.

tiryas. Fils d'Argus; il fit bâtir parles Cyclopes la ville de Tirynthe, célèbre par Je séjour quyfit Hercule.

TiRYNTHiA. Surnom d'Alcmène

tir YjVthius. Surnom d'Hercule.

TISAMÈ1VE (TISAMÉiVOS). i. Roi d'ArgOS

et de Sparte , célèbre par sa lutte contre ies Héraclides. Il était fils d'Oreste et d'Hermione. Détrôné par ses ennemis, il alla régner dans l'Achaïe, et périt e« combattant les Ioniens. On l'enterra à Élis. Plus tard , ses os furent rapportés à Sparte. — 2. Dernier roi thébain du sang d'OEdipe , fils de Thersandre et père d'Autésion. — 3. Devin éléen, de la famlile des Iamides. L'oracle lui ayant prédit qu'il serait vainqueur dans de grands combats , il s'essaya d'abord dans les jeux du Pentathle, mais, son espoir ayant été frustré, il se rendit à Sparte, où ses prédictions assurèrent, dit-on, plusieurs victoires aux Lacédémoniens.

tisajVDRE ( tisaivdros ). t. Fils de Jason et de Médéc. — 2. Un des Grecs enfermés dans le cheval de bois.

TisiPHOiVE. 1. Expiatrice du meurtre.

L'une des Furies. Les plus anciens auteurs n'en font aucune mention. F'oy. Furies.

Suivant les poètes latins, couverte d'une robe ensanglantée, elle veille nuit et jour à la porte du Tartare. Dès que l'arrêt est prononcé aux criminels , Tisiphone , armée d'un fouet vengeur, les frappe impitoyablement; de la main gauche elle leur présente des serpents horribles, et appelle ses barbares sœurs pour la seconder. C'est elle, disent les mêmes poètes, qui répandait parmi les mortels la peste et les fléaux contagieux. Mais cette distinction n'appartient nullement à l'antiquité, qui avait dévolu aux trois sœurs la même mission vengeresse. Dans les tragiques , les Furies n'ont pas encore de noms particuliers; il est donc faux de prétendre que cette furie avait sur le mont Cythéron un temple où Œdipe vint chercher un asile. — 2. Fille d'Alcmaeon et de Manto. Élevée à la cour de Créon , roi de Corinthe , et vendue par ordre de sa femme, elle épousa plus tard son père sans le connaître.

tisis. Habile devin messénien , fils d'Alcis. Choisi par ses concitoyens pour aller consulter l'oracle de Delphes au sujet d'un établissement qu'ils formaient sur le mont Ithome, il fut assailli par les Lacédémoniens à son retour, rapporta l'oracle aux Messéniens, et peu de jours après mourut de ses blessures. Une voix mystérieuse l'avait arraché à la mort lors de l'attaque des Spartiates.

titan. Personnage mythologique connu au seul Lactance, qui a tiré son mythe des poésies d'Ennius. Hésiode, Apollodore et Hygin n'en disent pas un mot. Suivant le rhéteur chrétien, Titan était fils du Ciel et de Rhée ou Titée. Frère aîné de Saturne, il lui céda ses droits à la prière de sa mère sous la condition expresse qu'il ferait périr tous ses enfants mâles , afin que l'empire du ciel revînt à la branche aînée; mais ayant appris que Rhée avait conservé et élevé en oecret trois des fils de Saturne , il fit la guerre

à son frère, le vainquit, le prit avec sa femme et ses enfants, et les tint prisonniers, jusqu'à ce que Jupiter, ayant atteint l'âge viril, délivra son père, sa mère et ses frères, lit la guerre aux Titans, et les précipita au fond du Tartare.

T1TANOCRATOR, TIT AXOCTOAOS . Fahl-

qneur des Titans. Surnom de Jupiter.

titaxos. Un des fils de Lycaon.

TITAN I A , titams. Fille ou petite-fille des Titans. Nom patronymique de la Lune, de Thémis , etc.

TITAXS (titanes, titèxes, ouraxioives. titaivides, ouramdai. Fable des Titans. Fils d'Uranus (le ciel) et de Gé ( la Terre ), frères des Hécatonchires et des Cyclopes. Avant leur naissance, Uranus avait précipité leurs frères dans le Tartare. La Terre, irritée, engagea les Titans à se révolter contre lui, et arma à cet effet Saturne d'une faux de diamant, au moyen de laquelle celui-ci mutila son père. Du sang d'Uranus naquirent les Furies, les Géants, les Mélies, et Vénus. Les Titans donnèrent ensuite le trône à Saturne , et délivrèrent leurs frères captifs. Le nouveau roi du ciel commença par rejeter les Cyclopes dans leur prison; puis il épousa sa sœur Rhée (ou Ops, suivant Ovide). Cependant, Uranus et la Terre lui ayant prédit qu'il serait détrôné par un de ses enfants, il les avalait à mesure qu'ils venaient au monde. Vesta, Cérès, Junon/ Pluton et Neptune disparurent ains\ Rhée parvint à sauver Jupiter; Métis fit rendre à Saturne les enfants qu il avait avalés , et , réunis à eux, Jupiter commença une guerre contre son père et contre les Titans. Cette lutte» qui est connue sous le nom de /Titanoinachie, eut lieu en Thessalie : les Cronides étaient postés sur l'Olympe et leurs adversaires sur le mont Othrys. Au bout de dix ans, la Terre prédit la victoire à Jupiter, s'il appelait à son secours les fils d'Uranus, que Saturne avait précipités dans le Tartare. Jupiter, ayant tué Campé, gardienne de leur prison , les délivra. Les Cyclopes donnèrent alors à Jupiter l'éclair, aie tonnerre et la foudre {voy. Cyclopes), à Pluton un casque magique , et le trident à Neptune. Vaincus par les Cronides / les Titans furent relégués dans le Tartare , et mis sous la garde des Hécatonchires. — Développements. I. Si l'on s'en rapporte a'ia Bibliothèque d'Apollodore et àla Théogonie d'Hésiode , telle que nous la possédons aujourd'hui , rien de plus simple que la nomenclature et la généalogie des Titans. Mais ces données sont loin de s'accorder avec les légendes transmises jusqu'à nous par les poètes de tout âge , et surtout par les auteurs romains, i.e fait capital du mythe des Titans, leur lutte contre l'Olympe , se trouvant reproduit sous des formes diverses dans les écrits des mythologues , il en est résulté une confusion extraordinaire. Les Titans et les Géants sont continuellement pris les uns pour les

tir

autres; dans Ovide, ces derniers, confondus avec les Hécatonchires , sont représentés comme ayant cent bras. Horace suit La même tradition erronée, et raiîge au nombre des Titans les géants Mimas, Porphyrion , Rhœtus et Encelade. Typhée, qui n appartient nullement à cette famille monstrueuse, est de même compris au milieu d'elle. Pour se reconnaître au milieu de cet amagalme de traditions, il importe d'adopter l'ordre historique, qui, en nous faisant suivre pas à pas les développements de l'idée première, nous permettra de concevoir les mutations qu'elle a subies. Avant cependant de nous livrer a cet examen, nous devons remarquer que, sui* vant certains mythologues , le mythe des Titans se rapportait à la formation et au développement des productions de la nature sous l'influence du ciel, phénomène personnifié sous la forme de Géants. En ce cas, les légendes des Aloades , des Titans, des Géants et des Cyclopes, qui se touchent par ce point commun, l'énorraité de leur stature, indiqueraient la manifestation de phénomènes identiques (volcaniques peut-être), dans des pays différents. Cette opinion tire une grande vraisemblance de ce fait constant que, dans les auteurs , le lieu du combat, toujours flottant, est spécialement indiqué par eux comme se trouvant dans une contrée volcanique, foy. Cyclopes. Une autre conjecture, qui n'impii. que pas la négation de la première , regarde ces mythes divers comme une même légende, localisée dans des pays offrant les mêmes caractères géologiques. On a peine à croire, en effet, que les luttes d'Uranus et des Hécatonchires , de Saturne et de ses fils , des Olympiens et des Titans, ainsi que celle des Aloades, et enfin , l'escalade des Géants, soient autant de conceptions parfaitement étrangères l'une à l'autre. — Il . Dans Homère, rien de précis qui constate la lutte des Titans contre Jupiter. Le poète semble avoir oublié cette lutte offensante pour la majesté du dieu suprême, et n'avoir gardé que le souvenir de la défaite des adversaires de l'Olympe. Les Titans, enfermés dans le Tartare, ne sont pas désignés nominativement : l'Iliade mentionne seulement Japet et Saturne. Quant à leur origine, Homère les désigne implicitement comme fils d'Uranus, Ouraniones. H applique aussi ce surnom aux dieux Olympiens. Les peuplades fabuleuses, identifiées par les poètes romains avec les Titans , n'ont rien qui les rattache à ce peuple : l'Hécatonchire Briarée, géant marin, prête son secours à Jupiter contre les dieux Olympiens et non contre les Uranides , et ses frères ne figurent nullement. Quant aux Géants et aux Cyclopes, ils n'ont aucun caractère divin, et ne s'éloignent de l'homme que par une conformation particulière. Ennemis de Jupiter, on ne les voit pas combattre contre lui. Il est seulement dit que les dieux , irrités de la perversité des premiers, les firent périr. A côlé de ces peu-

ptadesgiganlesques's'en dresse une troisième, celle des Aloades, qui entreprirent d'escalader les cieux, et, pour cet effet, entassèrent Pélion sur Ossa. Ils furent tués par Apollon. Dans Hésiode, ainsi que nous l avons vu, la famille des Titans se complique et s'harmonise. Les Titans proprement dits sont au nombre de douze , Océan , Cœus, Crios , H ypérion , Japet, Saturne; Thia , Rhée , Thémis, Mnémosyne, Phébé, Téthys. Ce passage de (a Théogonie est contraire en quelques points aux données de l'Iliade. En effet, dans ce poème, l'Océan, loin d être né d'un dieu , est la source de tout. Foy. Océan. Cœus , Crios, Mnémosyne, Phébé ne sont pas même nommés, non plus que Thia, qui, dans l'hymne homérique à Apollon, est remplacée par Euryphaessa. Enfin, Rhée, Thémis et Téthys figurent sans indication d'origine. On soupçonne même d'interpolation les deux passages de l'iliade où se trouve le nom de la première ( II. 14, 204 ; 15, 187 ). — Les autres Titans sont : i° les Hécatonchires , parmi lesquels nous retrouvons le Briarée d'Homère , assisté de deux frères, Cottus et Gyès;2° les Cyclopes Titaniques. Ils ne forment plus un peuple humain comme dans Homère , mais une triade divine , personnifiant les effets de la foudre. Leurs noms sont les suivants : Argès, Stéropès, Brontès. De même , les Géants, nés, suivant Hésiode, du sang de Saturne, se changent de peuplade humaine en êtres divins. C'est ici le lieu , à l'occasion de cette déformation des légendes primitives, de mentionner une tradition suivant laquelle un ancien peuple , souche du genre humain, portait ce nom de Titans. Il habitait Cnosse, et, hostile à Jupiter, fut mis en fuite par le son de ia flûte de Pan. On serait autorisé à accorder, d'après la transformation subie par les Cyclopes et les Géants dans Hésiode , que ce mythe d un peuple titanique est antérieur à tous les mythes Crâniens. Mais on se gardera d'une conclusion précipitée en remarquant que, postérieurement à Hésiode , les Cyclopes subirent une nouvelle transformation , et redevinrent une peuplade occupée, soit de travaux de forges, tomme les Cyclopes Vulcaniens, imaginés d'après les données d'Homère et d'Hésiode , et qui portent en partie les mêmes noms que les Titans , soit de constructions gigantesques. — Quant aux autres personnages , nés du sang de Saturne, ce sont, suivant Hésiode , Vénus , les Euries, et les Mélies. La première est , dans Homère, fille de Jupiter et de Diane. Les secondes n'ont aucune origine déterminée , et les Mélies ne sont même pas mentionnées. Ici finissent les Titans proprement dits; mais, ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer, ce nom , qui , dans l'origine, parait n'avoir été appliqué qu'au troisième groupe des fils d'Uranus et de la Terre , est donné abusivement, soit à des divinités telles que Cérès (Clém. Alex.) , Diane (Apollod.), Phorcys i id. ), Hécate [ Hésiode), Latone (Ovide), Hé.

lios ( Servius ) , Sélèné ( id. ) , soit à des êtres semi-divins, Prométhée ( Hésiode ) , Pyrrha- (Ovide), Circé (Ovide) : il en résulte que, sous le nom de Titans, la mythologie syncrétiste des derniers âges était arrivée à comprendre : — i. Les Uranides, dont nous avons donné la nomenclature. — 2. Les Pontides, Néréc, Thaumas, Phorcys, Céto. — 3. Les Cronides , Vesta , Cérès, Pluton , Neptune. Jupiter, Junon. — 4. Les Océanides. — 5. Les enfants de Cœos , Latone et Astérie. — 6. Les enfants de Crios, Astrée , Pallas , Persès. — 7. Les Perséides. — 8. Les Hypérionides, le Soleil, la Lune et l'Aurore. — 9. Les Héliades. — 10. Les Japétides : Atlas, Ménèce, Prométhée, Épiméthée. — 11. Les Néréides. — 12. Les Thaumantides : Iris, les Harpyies. — i3. Les Phorcydes. Mais il faut se garder de croire que cette immense famille fut acceptée avec cette régularité systématique par les croyances populaires et dans les écrivains. La plus grande partie des membres qui la composaient avaient jusqu'à deux ou trois généalogies, toutes aussi populaires les unes que les autres, comme on pourra s'en convaincre en se reportant aux articles cérès , Diane, Furies ,

GÉANTS , HÉCATE , JaI»ET , LATONE , PHOR- CYS, Prométhée, Rhée, Terre, Thémis, Thia, Uranus, etc. — Nous avons essayé de montrer comment la famille des Titans, à peine indiquée dans Homère, s'était successivement étendue et transformée sous l'influence d'idées diverses , jusqu'à former l'immense nomenclature qui nous a été conservée par Apollodore, sans cependant que cette nomenclature fût adoptée d'une manière générale par les Grecs et par les Romains. Il nous reste à. parler de quelques traditions insolites, en opposition avec la croyance vulgaire , dont les dissidences n'allaient pas jusqu'à entamer le noyau primitif. Suivant Apollonius de Rhodes et Tzctzès , les Titans étaient gouvernés, avant le règne de Saturne, par Ophion et par Eurymédon. Etienne de Byzance donne aux Uranides les noms suivants : Adanus, Ostasus , Andès , Saturne, Rhee, Japet, Olymbros. Pausanias parle d'un Titan , nommé Anytus, qui éleva la Proserpinc arcadienne. Enfin, les Orphiques dénaturent complètement la tradition vulgaire, par le mélange d'idées empruntées à la cosmogonie phénicienne. Selon eux, le premier être s'appelait Protcgonos. Sa fille Rhée épousa Cronos, et d'elle naquirent Gé, Uranus, Pontos, les Vents, tous les dieux et tous les hommes. Jupiter eut d'elle Proserpine. Bacchus Zagreus, fils de celle-ci, fut déchiré par les Titans. — Quant à la confusion des Titans et des Géants dans les poètes latins, et surtout dans Horace et Ovide , elle est trop évidente pour qu'on la mentionne comme une divergence de traditions. Nous avons dit quelques mots de la similitude qu'offraient ces deux familles : le mythe de la seconde paraît calqué sur celui de b première, avec

482 TïT

celte différence, qu'il s'y est mêle un reflet des données homériques. Ils sont détruits par les dieux à cause de leurs crimes ; c'est le fait principal mentionné dans l'Odyssée. Dans Hésiode . ils revêtent une origine divine. De là à conclure une attaque contre l'Olympe, tentée aussi par les Aloades , et dans le même lieu que celle des Géants, il n'y avait pas loin- D'ailleurs ils se confondent peu à peu avec les anciens adversaires de Saturne. Comme aux Hécatonchires, Hygin leur donne Gé pour mère ; comme aux Hécatonchires , Ovide leur donne cent bras. Ils n'ont pas de pieds : l'extrémité de leur corps est pisciforme , sans doute par suite d'une confusion entre eux et les mêmes Hécatonchires : on se rappelle que dans Homère, Briaree a pour demeure la mer. Comme il fallait cependant leur donner la facilité de se mouvoir sur la terre, puisque leur attaque a lieu principalement dans des régions montagneuses, on leur attribua des ailes. 11 est inutile de pousser plus loin cet examen; les détails de la gigantomachie ont été retracés à l'article Géants. Seulement, on n'aura plus lieu de s'étonner de voir Virgile et Calliraaque compter au nombre des Géants le Titan (Cyclope, Scol. Théocr. ) Briarée , et Hygin commettre grossièrement la même faute au sujet de Japet et de Phorcys. Voy. Phrutus. Les mêmes aberratioDs sont répétées dans Horace et dans Ovide, a propos de Riphée, d'Encelade, de Mimas, de Typhon , etc. Eustathe, par une erreur contraire , fait du géant Eurymédon un Titan, père de Prométhée. — Voy. Titan.

titarésies. Surnom de Mopsus, tire soit du Titarèse , fleuve de Thessalie , soit du nom de son aïeul Titaron.

titaroa. Aïeul de Mopsus.

titée (tituba). La même que Gc, suivant Diodore.

tithémdies. Fêtes célébrées à Sparte en l'honneur de Diane Corythallienne. On portait les enfants mâles dans son temple ; a cette occasion, on lui immolait de jeunes porcs.

tithon (tithoxos). t. Fils de Laomédon et frère de Priam ( Homère ) ; ou frère de Laomédon IServius). Aimé de l'Aurore, il obtint des dieux l'immortalité; mais, ayant oublié de demander la jeunesse, il vit dans une décrépitude éternelle (hyrnn. homériq. ). Suivant les poètes latins , il fut métamorphosé en cigale. — L'Aurore eut de lui deux fils, Memnon et Émathion. — 2. Fils de Cépbale et de l'Aurore, père de Phaëthon ( Apollodore).

tithorée ( tithoré a ). lymphe du Parnasse, donna son nom à une ville de la contrée.

tithroxé. Surnom sous lequel Minerve était adorée en Attique , dans les bourgs de Myrrhinonte et de Phlya. Le dernier lui avait élevé un autel à côté de ceux de Cérès Anésidora (qui fait sortir ses dons de la terre), de Jupiter Ctésios ( qui préside aux richesses), de Coré Protogone (qui protège les jeunes pousses), et des Eumenides.

Page 1