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bulox. Fondateur de la ville de Bulis, en en Phocîde. (Pausanias.)
BUNiGA. Surnom de Junon, à laquelle Bunos , fils de Mercure , avait consacré un temple sur ia route qui conduisait à l'Acrocorinthe.
bunichos. Fils de Paris et d'Hélène.
BUNOS.Fils de Mercureetd'Alcidamie. 'Fêtés, partant deCorinthe pour la Colchide, remit à Bunos le sceptre de Corinthe.
buphagos Le mangeur de bœufs, t. Héros arcadien, fils de Japet et de Thornax, et époux de Promné. H reçut chez lui Iphiclès, frère d'Hercule , qui avait été blessé dans le combat contre les Molionides , le soigna et, après sa mort, lui rendit les devoirs de la sépulture. (Pausanias.) Ayant ensuite ose poursuivre Diane sur le mont Pholoé, la déesse le tua à coups de flèches, La rivière de Buphagos en Arcadie fut ainsi nommée d'après lui. — 2. Surnom d'Hercule, de Lépreus, de Théagènes, de Milon et de Titormus. (Eustathe.)
buphonas. Héros sicilien que tua Hercule , lors de son passage en Sicile. (Diodore.)
bura. Fille d'Ion (ou de Jupiter) et d'Hélice. Elle a donné son nom à la ville de Bura en Achaïe.
buraïcos. Surnom d'Hercule, qui avait dans une grotte , près de Bura , au bord du Buraïcus , une statue et un oracle. Le dieu donnait ses réponses au moyen de dés marqués de divers signes. On priait d'abord devant la statue, puis on prenait au hasard dans un tas quatre dés que l'on jftait sur une table. Un tableau suspendu dans la grotte offrait l'explication des signes.
busiris (bouséiris, bousiris). Prince égyptien que la mythologie grecque fait figurer dans la fable d'Hercule. Il était fils de Neptune et d'Anippe , ou de Lybie, ou bien encore de Lysianasse. Cette incertitude sur le nom de sa mère a donné lieu aux évhémeristes de distinguer trois , quatre et cinq princes du même nom ; mais la conformité des rôles , et surtout la lutte que tous soutiennent contre Hercule , démontrent assez qu'il ne s'agit au fond que d'une seule fable transportée successivement sur divers théâtres. — a. Au commencement du règne de Busiris, l'Égypte fut neuf ans de suite en proie à la famine. Un devin de Cypre annonça que ce fléau ne cesserait que sous une condition terrible : les dieux demandaient qu on immolât chaque année à leurs autels un étranger ou, selon d'autres, un homme à cheveux blonds, couleur rare chez les Égyptiens. Le devin fut sacrifié le premier et cent victimes tombèrent ensuite successivement, jusqu'à ce que Hercule eut abordé en Egypte. Chargé de chaînes pesantes, il est traîné devant le roi , qui va le faire périr; mais tout à coup il brise ses fers et tue Busiris, Amphidamas son fils, et Chalbès. Les sacrifices humains furent alors abolis en Egypte. — b. Suivant une autre tradition, Bu-
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%iris, étant devenu amoureux des Atlantides, les lit enlever p ir des pirates qui s'apprêtaient à les ramener en Egypte, lorsqu Hercule les tit périr ainsi que Busiris. — c. Busiris est aussi roi d'Espagne, suivant quelques mythographes; enfin une autre légende fait de lui un viceroi luissé en Egypte par Ostris, lorsqu'il partit pour son expédition des Indes. — Strabon dit en termes exprès que la fable de Busiris n'a d'autre b;isc que l'odieuse inhospitalité et les sacrifices impies reprochés par les étrangers aux Busirites. Ainsi, dans cette hypothèse, nous verrions dans le roi mythique, si fameux en Grèce, une personnification d'un peuple, d'une ville tout entière. Quoi qu'il en soit, de nombreuses peintures antiques représentent l'aventure de Busiris. Celle que Millingen a reproduite dans ses rases Grecs représente le tyr.m de Memphis vétu avec un luxe barbare, s appnvant de la main gauche sur un sceptre et tenant de la droite un couteau dont il menace Hercule. Celui-ci brise ses fers, écarte l'instrument de mort avec son coude gauche, et, repoussant les esclaves qui s'efforcent en vain de le contenir, saisit sa massue, sous laquelle Busiris va périr. — 2. Fils d'^gyptus et époux d'Autoraaté, qui le tua la nuit de ses no-
^BUSTÉRiCHUS.Dieu germanique. Son idole subsiste encore à Sondershausen.
butes. 1. Thrace, fils de Borée et frère consanguin de Lycurgue. A la suite d'une tentative contre la vie de celui-ci, Butés fut banni par son père, qui l'envoya fonder une colonie à Naxos, nommée alors Strongyte, suivant Diodore. Cependant les nouveaux colons étaient sans femmes; ils résolurent d'en enlever, et dans ce dessein firent une descente sur la côte de la Thessalie. C'était le temps desDionysies. Les compagnons de Butés s'emparèrent des femmes qui les célébraient, Butés lui-même enleva Coronis. Mais celle-ci ayant invoqué contre le ravisseur la vengeance de Bacchus , Butés fut frappé de folie, et alla se jeter dans un puits. — 2. Fils de Téléon et de Zeuxippe, ou de Pandion et de Zeuxippe et frère d'Erechthée , probablement le même qu'Éribotas, pasteur, agriculteur et héros athénien. Il est aussi nommé fils d'Amycus et compté parmi les Argonautes. — A. la mort de Pandion, il devint prêtre de Minerve et de Neptune (Poséidon Érechtheus). Ln autel lui était consacré à Athènes dans VErechtheum situé sur l'Acropolis. La famille des Butades ou Étéobutades le regardait comme son ancêtre. — Butés l'Argonaute, que l'on donne pour fils d Amycus , est aussi nommé fils de Neptune. (Eustathe.) La tradition rapporte que lors du passage des Argonautes devant les Sirènes, Butés seul, malgré les efforts d'Orphée, céda au perfide attrait du chant des Sirènes, et se précipita à la mer. \Voy. Argonautes.) Vénus le sauva et le transporta à Lilybée en Sicile, où, d'après Servius et Apollodore, elle aurait eu de lui un