CAB
. byzénus. Fils de Neptune, qui, suivant Erasme { Jdag. 323 ), se distinguo par son frane-parler, lequel devint proverbial.
byzès Roi des Bëbryces. C est probablement une mauvaise leçon pour Bysnos. Voy. ce nom.
uaanthos. Fils d'Océan. Envoyé par son plus tard. Sous leur première forme , comme père à la recherche de sa sœur Mélia, et trou- propoloi phrygiens et dieux de Samothrace vant celle-ci au pouvoir d'Apollon, il mit le la tradition les désigne comme fils de Jupiter feu à l'ismënion, sanctuaire d'Apollon situé et de Calliope : ils ont un emploi mystique, près de Thèbes, et fut tué par le dieu, qui le et viennent de Phrygie. Le scoliaste d'Apolfrappa d'une flèche. On montrait son tombeau lonius nomme Cabires deux fils de Jupiter et près de la fontaine de Mars. (Pausanias.} d'Electre, Dardanus et Jasion; leur nom gécaballiiîe Fons caballinus (Perse;, fon- nérique leur /ient de Cabeiros, montagne de taine consacrée aux Muses, qui prenait sa Phrygie où était leur séjour. Jupiter et Bacsource au pied du mont Hélicon. C'est la chus sont aussi deux Cabires, dans le rayifieme que celle d'Hippocrène. the de la Cybèle phrygienne. Comme dieux-
cabandha. Monstre horrible, dont un ministres identifiés avec les dieux supérieurs des fils de Daunou , métamorphosé par Ind'a , (ainsi Callisto et Artemis) , les Cabires sont au revêtit la forme. Cabandha était gros comme nombre de trois, Axiéros ou Cérès, Axiocersa une montagne; il n'avait ni tète ni jambes, ou Proserpine, Axiocersos ou Plulon, auxquels mais des bras longs d'une lieue , que lui cou- on ajoute quelquefois un quatrième dieu, Caspèrent Ràma et Lakchmar.a. milos ou Mercure (lthyphallicos). — 3° Les Ca-
cabardiensis. De Ccibardie. Surnom lo- b ires béotiens. Leur culte fut introduit à Thëbes cal de Minerve. par l'Athénien Méthapos, ainsi que le ditPau-
cabarxe (cabarnos). Berger de l'île de sanias,quise contredit un peu plus loin etrap- Paros, apprit à Cérès l'enlèvement de Pro- porte la tradition suivante: « A vingt-cinq staserpine. La déesse, pour le récompenser , le des de Thèbes était un bois consacré à Cérès Cafit prêtre de son temple. Il donna le nom de birie et à Proserpine; auprès s'élevait un temple Cabarnis à l'île de Délos. des Cabires. C'est dans ce lieu qu'avait existé
cabira. Fille de Protée, femme de Vul- autrefois une ville des Cabires, dans laquelle cain, mère des Cabires et des nymphes Cabi- Cérès fugitive avait enseigné son culte mysrides. térieux à Prométhée et à son fils iEtnœus.
cabires. Divinités mystérieuses, dont on Détruite par les Argiens, la ville avait été ne connaît pas la nature avec précision , et rétablie plus tard à Alexiares , par Pélarge et sur l'origine et le nombre desquelles les my- Isthmiades, qui réorganisèrent le culte cabithographes anciens et ceux de nos jours se rique. » A Anthédon s'élevait aussi un sancsont tous partagés, les uns ne nous ayant tuaire commun à Cérès, à Proserpine et aux transmis que des notions rares et incom- Cabires, qu'une tradition populaire liait étroiplèles,et les modernes ayant confondu les tement au mythe de la grande déesse. Ils Cabires avec diverses divinités locales ou étaient regardés, à ce qu'il semble, comme étrangères. Voici la liste de ces dieux par des héros béotiens d'origine , qui, ardents proordre du pays. — i° Les Cabires de Lem- pagateurs du culte de Cérès, avaient été divinos, au nombre de trois , étaient adorés à nisés pour prix de leur zèle. — 40 Les Cabires Lemnos, à Samothrace et à Imbros. On les égyptiens. Suivant Hérodote, qui croyait redisait fils de Camillus et de Cabeiro, ou bien trouver Vulcain en Egypte, les Cabires, fils fils de la même nymphe et de Vulcain, auquel de ce dieu, avaient un temple à Memphis, et Lemnos était consacrée. Les nymphes Cabi- y étaient représentés sous la forme de nains , rides étaient tantôt leurs filles et tantôt leurs comme les Pygraées ou les Palœci Phéniciens, sœurs. — 2° Les Cabires de Samothrace. On — 5° Les Cabires phéniciens à Béryte. Ils a cherché à les distinguer de ceux de Lem- sont huit, fils de Sydyk et d'une Titanide; nos. Mais il est tout à fait invraisemblable parmi eux figure Esculape. Ils sont regardés que des îles aussi proches l'une de l'autre comme ne faisant qu'un avec les Dioscures adorassent sous le même nom des divinités ouïes Corybantes ou les dieux de Samothrace. différentes. A Samothrace, les Cabires appa- (Eusèbe.) — 6° Les Cabires de Pergame. Le raissent comme les ministres (jcpoiroXpi) territoire des Pergaméniens leur était consades temples, comme des dieux inférieurs, cré depuis une haute antiquité. — 70 Le Caanalogues aux Corybantes , aux Pans, etc., et bire de Macédoine D'après une tradition subordonnés aux grands dieux adorés dans mystique, celui-ci fut mis à mort par ses l île, avec lesquels ils ne furent identifiés que deux frères, les Corybantes, et enterré au
pied de l'Olympe. — 8° Les Cabires étrusques. On veut aussi que le culte cubirique soit parvenu en Étrurie; mais cette conjecture mal fondée provient de ce qu'on a confondu les Étrusques avec les Pélasges tyrrhéniens. — On ne sait guère plus sur ces mystérieuses divinités dont le culte fut si célèbre dans l'antiquité. (Voyez, ( abiries.) Quant à leurs fonctions particulières, on voit que les peuples d Italie les invoquaient dans leurs infortunes domestiques : ainsi les matelots leur adressaient des vœux au milieu des tempêtes, et les veuves, les orphelins, pendant les cérémonies funéraires. Us apparaissent aussi, d'après plusieurs données précieuses, comme deux de la fertilité. Leur intime connexion avec Cérès, avec Mercure Ithyphallicos , vient à l'appui de cette hypothèse. De plus, les Pélasges leur consacraient une diiue lors des disettes; Médée fait finir une famine à Corinthe, en sacrifiant à Cérès et aux nymphes de Lemnos, sœurs ou filles des Cabires; enfin dans Eusèbe, une formule énonce ainsi leurs qualités : A Neptune et aux Cabires terrestres et marins (agrotais te kai atievsin).
cabirides. Nom patronymique des -nymphes tantôt filles tantôt petites-filles de Vulcain et de Cabira.
cabirie (cabeiria). Surnom de Cérès sous lequel elle était adorée, ainsi que Proserpine, dans une forêt située à vingt-cinq stades de Thèbes et accessible seulement aux initiés.
cabiries. Fêtes mystérieuses en l'honneur des Cabires, qui se célébraient la nuit à Thèbes, à Lemnos, en Phrygie et surtout à Irabros et à Samothrace. Tout ce qu'on a pu recueillir des cérémonies secrètes qui s'y pratiquaient, c'est que l'initié, après des épreuves effrayantes, était placé sur un trône éclatant de lumières , ayant autour des reins une ceinture de pourpre , et sur la tète une couronne de branches d'olivier. Cette initiation suprême s'appelait tfironismos , l'Intronisation.
CABRUS, CAPRUS,OU CALABRUS. Dieu
qu'on révérait à Phasélis, en Pamphilie, et à qui on offrait en sacrifice de petits poissons salés.
c abu r a. Fontaine de Mésopotamie où Junon s'était baignée , ce qui laissa à ses eaux une odeur douce et agréable.
caca. Sœur de Caeus, mise au rang des déesses pour avoir averti Hercule du vol de son frère. Elle avait une chapelle dans laquelle les Vestales offraient des sacrifices et entretenaient un feu éternel.
cacus. Du grec xaxoç, méchant. Fils de Vulcain , demi-homme et demi-satyre, d'une taille colossale, et dont la bouche vomissait des tourbillons de flamme et de fumée. Des tètes sanglantes étaient sans cesse suspendues à la porte de sa caverne , située au pied du mont Aventin. Hercule, après la défaite de Géryon , conduisit ses troupeaux sur les bords du Tibre, et s'endormit pendant qu'ils pais-