‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 82 sur 420 · CAD · texte numérisé non relu

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(Hygin), ou d'un coup d'épée (Phérécyde), et en sema les dents, par le conseil de Minerve. D'après Stésichore, ce fut Minerve elle-même qui sema les dents; il en sortit des hommes armés nommés Spartes (semés), qui assaillirent d'abord Cadmus, mais bientôt s'entretuérent, à l'exception de cinq, qui lui aidèrent à bâtir sa ville. Leurs noms sont les suivants , Échion, Udseus, Chthonus, Hypérénor, Pélor, auquel on ajoute quelquefois Créon. Cadmus expia le meurtre du dragon en servant Mars pendant huit ans. Ce temps expiré, il reçut de Minerve la royauté de Thèbes, et épousa Harmonie , fille de Mars, qui lui fut fiancée par Jupiter. Tous les dieux assistèrent à la noce qui eut lieu à Thèbes, et firent divers présents aux nouveaux époux. Cadmus remit à Harmonie un vêtement qu'il avait reçu de Minerve et le fatal collier, si célèbre dans les légendes thébaines , présent de Vulcain , de Vénus ou d'Europe. Apollon, les Grâces et les Muses, chantèrent dans le festin nuptial. Une seconde tradition désigne la Samothrace comme le lieu où Cadmus. revêtu du sacerdoce religieux, épousa Harmonie, qui apparaît alors en qualité de fille de Jupiter. Les dieux sont aussi présents à sa noce ; Cérès lui donne le blé, Mercure la lyre, Minerve un collier, un vêtement et la flûte, et Electre lui enseigne les orgies de la grande mère. Cadmus se présente donc ici déjà en législateur divin, en chef de la civilisation béotienne , transmettant aux hommes ce qu'il a reçu des dieux. — Une troisième légende fait débarquer en Samothrace Cadmus, qui devient amoureux d'Harmonie et Tenlève avec l'aide de Miverve. Dans les fêtes de Samothraee, on conservait le souvenu de ce rapt. Enfin une dernière tradition donne pour épouse à Cadmus, non pas Harmonie, mais Electre, fille d'Atlas. — Cadmus eut de son mariage avec Harmonie un fils, nommé Polydore, et quatre filles, Autonoé, Ino, Sémélé , Agavé. — Amphion et Zéthus le forcèrent de s'enfuir de Thèbes ; suivant d'autres, il fut chassé de cette ville pour avoir méprisé Bacchus, qu'il avait fait jeter à la nier ainsi que Sémélé. Mais d'autres traditions présentent, au contraire, Cadmus comme un ardent propagateur du culte dionysiaque, qu'il enseigna à Mélampus (Hérodote). Dans Euripide : « Bacchus, qui est fils de ma fille, a manifesté sa divinité aux hommes, et nous devons, autant qu'il est en nous, étendre son culte et ses honneurs. Quand faut-il commencer les danses.... Je ne me lasserai ni la nuit ni le jour de frapper la terre avec le thyrse. » De Thèbes, il se rendit avec Hermione'chez les Enchéléens , qui étaient en guerre avec les Jllyrïens. L'oracle ordonna aux Enchéléens de choisir Cadmus pour leur roi. Ils le firent, et furent vainqueurs. Élu roi des Illyriens, Cadmus devint père d'un fils appelé Illyrios. Plus tard, Hermione et iui furent changés en serpents et reçus par Jupiter dans les Champs Klysées. Un héroum lui fut élevé à Sparte , et

Harmonie, sa femme, était honorée à Thèbes. — Législateur divin, Cadmus figure à la tète de l'histoire de la civilisation de la Béotie, comme Cécrops à Athènes 11 est entièrement grec, et non égyptien, ni sydonien (Diodore, Euripide , Hérodote ) , comme le supposent des traditions postérieures aux temps héroïques L'opinion qui le fait venir de la Thèbes d'Egypte est aussi erronée que celle d'Évhémère , suivant laquelle Cadmus aurait été cuisinier d'un roi phénicien et se serait évadé avec la joueuse de flûte Harmonie. Les Grecs lui attribuaient l'invention ou l'importation de l'alphabet et celle de la fonte des métaux.

caducée, Baguette entrelacée de serpents, et surmontée de deuxailerons. Mercure, ayant rencontré un jour deux serpents qui se battaient, les sépara avec sa baguette, autour de laquelle ils s'entrelacèrent. Suivant une autre tradition, Bhéa s'étant métamorphosée en couleuvre pour se dérober aux poursuites de Jupiter, ce dieu se changea aussi en serpent, et Mercure les réunit autour de sa baguette. Telles sont les traditions des mythologues des derniers âges; mais elles ne sont nullement conformes aux croyances de la première antiquité, qui, regardant le caducée comme le mystérieux symbole des richesses minérales ou comme l'emblème d'un ministère de paix, ne le représente jamais enlacé de serpents. Voy. Mercure. Le caducée est l'attribut ordinaire de Mercure, qui passait pour le grand négociateur des dieux et des hommes. C'est avec cette verge qu'il conduit les âmes aux enfers et les en évoque; qu'il chasse les vents et fend les nuages. On donne aussr le caducée à Bacchus, comme ayant concilié Jupiter et Junon , à Hercule , à Cérè^ , à Vénus » à diverses déesses allégoriques, la Félicité, la Paix, la Concorde , la Sécurité, la Fortune.

caducifer. Qui porte le caducée. Surnom de Mercure.

CECA. Nom delà Fortune, laquelle, dit Cicéron . est non-seulement aveugle elle-même, mais aveugle ceux qu'elle comble de ses faveurs.

C/ECIAS. Vent de nord-est, qui souffle avant le temps de l'équinoxe ; il tient des deux mains un bouclier rond, dont il paraît verser de la grêle.

c.-eculus. Auprès de Borne était un lieu nommé Préneste , ainsi appelé du grand nombre d'yeuses qui y croissaient. 11 était consacré à des dieux tutélaires avec leur cortège de prêtres. Là aussi se trouvaient deux frères surnommés divi ou dieux. Un jour que leur sœur était assise auprès du feu, une étincelle sauta dans son giron; elle devint enceinte, et mit au monde un fils, qu'elle exposa. Des jeunes filles, allant puiser de l'eau, trouvèrent l'enfant près d'un feu allumé : cette circonstance le fit regarder comme un fils de Vulcain. La petitesse de ses yeux lui fit donner le surnom de Cœeulus. Parvenu à l'âge viril, il exerça longtemps des rapines à la tête d'une bande

de brigands Jusqu'à l'époque ou il fonda la \ ille de Preneste. Pour solenniser les jeux publics qu'il y institua , il invita tous ses voisins à y assister et à venir se fixer dans la nouvelle v ille en se nommant avec orgueil fils de Vuleain. Comme ceux qui étaient présents doutaient de la vérité de cette assertion, il invoqua son père, et soudainement l'assemblée tout entière se vit entourée d'une flamme. Alors seulement, ajoutant foi à ce qu'il avait dit, ils se déterminèrent à se fixer dans Preneste.

cèdes., Le meurtre. Déesse allégorique, lï lie de la Discorde et sœur de la Faim et du Mensonge.

C/Edicls, i. Hole de Remulus, auquel il fit présent d'une ceinture , comme don d'hospitalité. — 2. L'un des guerriers de Mézence et le meurtrier d'Alcatous.

C.EXEis. Lapithe, fils d'Élatus et d'Hippia, de Gyrton sur l'Othrys en Magnésie, et père de l'argonaute Coronus , de Cl\ menus, de Phocus, de Prinsus. D'abord fille, sous le nom de Caenis, suivant la tradition, il obtint de Neptune de changer de sexe. Doué d'invulnérabilité, il prit part à la chasse de Calydon et à l'expédition des Argonautes. Mais son orgueil déplut aux dieux. Ayant ordonné qu'on rendit les honneurs divins à sa lance, qu'il avait dressée au milieu d'une place, il lut puni de son arrogance par la volonté divine, et succomba sous les coups des Centaures, aux noces de Pirithoiis. Comme il était invulnérable, ils le frappèrent avec des arbres, de sorte que le sol s'ouvrit snus lui, et qu'il fut englouti. Suivant d'autres, il fut fut métamorphosé en oiseau ou bien il se donna la mort lui-même. Sa lutte contre les Centaures a été représentée par Alcamène sur les métopes du fronton du temple de Jupiter à Olympie. — 2. Surnom de Jupiter, pris de la \ ille de Ca?né ( Laconie ). — 3. Troyen tué par Turnus .

c emdès. Nom patronymique de Coronus, lils de Caeneus

C/ERUlei du. Les dieux marins.

c.ERi LELS frater. Neptune, ainsi nommé de la couleur des eaux de la mer.

.c.esia. Epithète de Minerve, la déesse aux yeux bleus. — Voyez Glaucopis.

c ahr a M a x , Nom d'un héros célèbre dans La mythologie persane.

CAÏCOS caïcos), 1. fils de l'Océan et de Téthys, donna son nom au Caïque, fleuve de Mysie. — 2. Fils de Mercure et d'Ocyrrhoé, se précipita dans le fleuve Aslrée, qui prit de lui son nouveau nom de Caïque. — 3. Un des compagnons d'Énée.

c aie te , nourrice d'Knée, ou de Créuse , ou d'Ascagne , suivit ce prince dans ses voyages, et mourut en Italie. Énée lui éleva un tombeau dans l'endroit où est aujourd'hui Gaétc.

caïlasa. Voyez Kelasa.

c.aïros. Voyez Occasion.

calais. Voyez ZetÈs.

calamées. Fêtes célébrées à Cyzique, au

mois de calaméon , qui commençait le 2* avril c'est-à-dire lorsque le froment , ayant pousse ses tuyaux, commence à fleurir.

calâmes. Fils du fleuve Méandre, etamant de Carpo.

calasiris. Habillement noué sur le cou, et pendant jusqu'aux talons, propre aux sacrificateurs, et en usage chez les Phéniciens et les Égyptiens.

calathls. Le boisseau que Proserpine porte sur la tète , un de ses attributs les plus ordinaires.

calatores. Espèce de bedeaux , qui , pendant la célébration des mystères, faisaient cesser les travailleurs, et qui les obligeaient de se tenir dans les bornes de la décence.

calaus. Phrygien, pèred'Atvs.

calchas. Fils de Thestor, natif de Mycènesoude Mégare.et frère d'Alcmœou."« Il était le plus habile de tous les augures qui prédisent l'avenir d'après le vol des oiseaux; il savait le passé, le présent et l'avenir; et, à cause des grandes connaissances uont Apollon l'avait enrichi, il avait été choisi pour conduire à Ilion les vaisseaux des Grecs.» (Homère. ) Il annonça à Farinée grecque la cause de la colère d'Apollon, et prédit la durée de la guerre. Virgile a ainsi brodé la tradition héroïque : Lorsque les Grecs sacrifiaient aux Dieux a Aulis, un dragon portant des taches de sang sur le dos s élança, de dessous l'autel, sur l'érable sous lequel se tenaient les sacrificateurs, dévora huit petits passereaux avec leur mère, et fut soudainement changé en pierre. Cet événement fut interprété par Calchas comme l'indice de la durée de la guerre... 11 jouissait d'une grande autorité chez les Grecs, qui n'entreprenaient rien a*ant de l'avoir consulté, bien que son avis fût souvent contraire a celui des chefs. Il vivait toujours en bonne intelligence avec Ulysse et ce fut sur son avis qu'on construisit le fameux cheval de bois. Il protégea Énée, et lui annonça la grandeur de son empire futur. — Les mythographes rapportent ensuite sur lui les traditions les plus diverses. Selon les uns , il revi t en Grèce avec ses compagnons, et prit plus tard Je chemin de l'Asie, voyageant avec Podalire, Polypète, Léontée et Amphiloque. Selga dans la Pamphylie lui faisait honneur de sa fondation. Un oracle avait prédit à Calchas qu'il mourrait dès qu'il aurait trouvé un devin plus habile que lui. Un jour5 il rencontra dans la forêt d'Apollon à Claros le fameux devin Mopsos. Celui-ci le surpassa, en désignant le nombre des fruits d'un figuier sauvage ou le nombre de pourceaux dont une truie qui venait de passer était pleine. Calchas en mourutde dépit. Suivant une autre fable, un devin voisin ayant vu Calchas planter des vignes dans une forêt consacrée à Apollon dans le voisinage de Gry-néc, lui prédit qu'il ne boirait pas de ce vin. Le vin étant pressuré, Calchas invita parmi les convives ce devin, qui répéta sa prophétie au moment où Calchas

portait a sa bouche sa coupe remplie de vin. ce qui excita tellement l'hilarité de celui-ci, qu'il laissa tomber la coupe et qu'il fut suffoqué par le rire. Selon d'autres, il se donna la mort lorsque, disputant la possession de l'oracle de Claros au devin Mopsos, il prédit la victoire à Amphimachos, roi des Lyciens. La prophétie de Mopsos, qui avait prédit le con- Iraire, s'étant accomplie, Calehas, désespéré, se donna la mort, ou bien il mourut de chagrin , ou encore , il fut tué par le tonnerre. On ne sait s'il faut rapporter au même individu la tradition qui fait tuer par Hercule , dans la Siritide, un Calehas, fiis de Thestor. — Calehasavait un héroum sur le sommet du Drios, en Apulie; ceux qui consultaient son oracle sacrifiaient un bélier noir sur la peau duquel ils devaient dormir : la réponse du prophète se faisait entendre à eux dans leur sommeil.

CALCHIMA, fille de Leucippe, roi de Sicyone, fut aimée de Neptune, dont elle eut Sicyon.

calchus (calchos). Roi des Dauniens, amant de Circé qui, pour se débarrasser de lui lorsqu'elle vivait avec Ulysse, Pînvita à un repas, et lui servit des mets qui le privèrent de sa raison. Alors elle l'enferma dans une étable à porcs. Cédant aux menaces des Dauniens, qui redemandaient leur roi, les armes à la main , elle le rendU après qu'il eut juré de ne plus reparaître dans son île.

CALENDARis. Surnom de Junon, à laquelle étaient consacrées les calendes, comme les ides l'étaient à Jupiter.

calende . Premier jour de chaque mois, de calare, appeler, parce que ce jour-là un pontife annonçait la nouvelle lune au peuple assemblé.

calÉjvus (OLÉivus\Le plus fameux devin de son temps parmi les Étruriens.

calésius (calésios). Conducteur du char d'Axylus; fut tué par Diomède au siège de Troie.

calétor. i. Fils de Clytius et neveu de Priam ; fut tué par Ajax fils de Télamon au siège de Troie. — 2. Père d'Apharée n° 2.

caliadxé. Nymphe, épouse d'/Egyptus.

caligo , les ténèbres , première origine de toutes choses, donna naissance au Chaos, dont elle eut ensuite la Nuit, le Jour, l'Érèbe et l'Éther.

calisto. voy. Callisto.

calli aîvassa. Une des Néréides.

callianira. Une des Néréides.

CALLIARE (CALLIAROS) , fils d'OdœdOCUS,

et de Laonomé, donna son non» à la ville de Calliaros en Locride.

callias. Premier roi de la race des Héraclides à Argos, fils de Téraénos, qu'il tua en complicité avec ses frères, croyant que ce prince leur avait préféré l'époux de leur sœur. Voy. Déiphontes et Agelaus n° 7.

CALL1CARPOS. Voy. AR1STEE

callidicé. Une des Danaîdes; elle tua son fiancé Pandion.

CALLJGÉNÉE (CALLIGEAEI A , à la belle

naissance). Surnom de Cérès, de sa nourrice ou de la Terre.

CALLIGLUTOS(CALLIGLOUTOS\Lemême

que Callipygos.

CALLIGXOTE (C ALL IGXOTOS). Un de ceiK

qui les premiers apportèrent aux Mégalopohtains les mystères des grandes mères.

callimccs ( callixicos ). Surnom que Hercule reçut à la prise de Troie. Le héros, blessé (ians son amour-propre parce que ce fut Télamon qui entra le premier dans Troie, s'avança vers lui pour le frapper de son épée. Télamon, qui s'en aperçut, se mit à ramasser toutes les pierres qui se trouvaient dans le voisinage. Interrogé par Hercules, il répondit qu'il voulait ériger un autel à Hercule Calhnieus ià la belle victoire). Cette réponse apaisa la colère du héros. Hercule avait sous ce nom un autel à Olympie.

calliope. La première Muse, celle qui présidait à la poésie épique. Elle était vierge, comme ses sœurs; divers mythes lui donnent cependant pour enfants , Linus, Cymothous , Rhésus, Ialème, Orphée, Hyménée, et les Sirènes. Elle eut les deux premiers d'OEagre , les trois autres d'Apollon et les Sirènes d'Achélous. On représente ordinairement Calliope avec les tablettes et le style; dans les peintures d'Herculanum , elle est vêtue d'une tunique verte et d'un manteau blanc , sa tète est chargée d'une couronne de lierre ; dans ses mains est un volume en rouleau. Quelquefois Calliope tient plusieurs couronnes de lauriers, et le sol, à ses pieds, est jonché de poëmes.

CALLIPHÉE ( CALLIPHEIA ).] Une des

quatre nymphes ionides.

Callipolis, fils d'Alcathoiis et petit-fils de Pélops,

callipyge (callipygos). Surnom sous lequel Vénus avait un temple à Syracuse.

CALLIRRHOÉ et CALLIROÉ. i. Fille de l'Océan et mère de Géryon, qu'elle eut de Chrysaor; de Chioné, qu'elle eut de Nilus et de Min vas, dont le père fut Neptune. — 2. Fille d'Achelous, recherchée par Alcmaeon , refusa de l'écouter, s'il ne lui apportait le fameux collier d'Ériphiie. Alcmœon le reprit à Arsinoé, sa première femme, encore vivante, sous prétexte qu'il devait le consacrer à Delphes. Phégée , son beau-père, en apprenant la destination , le fit tuer par ses deux fils. Callirhoe, inconsolable de la mort de son mari, obtint de Jupiter, que ses deux fils passeraient tout à coup de l'enfance à la jeunesse. Son vœu fut exaucé, et Acarnas et Amphotérus vengèrent leur père. — 3. Mère d'Alabandos. — 4. Fille du Scamandre, épousa Tros, dont elle eut Ilus, Ganymède et Assaracus. — 5. Fille de Lycus, tyran de Libye, accueillit Diomède à son retour de Troie , et se tua de douleur lorsqu'il partit. — 6. Jeune fille de Calydon. Aimée de Corésus , prêtre de Bacchus , elle refusa constamment de répondre à

cet amour. Corésus , dans son désespoir, s'adressa dans ses prières à Bacrhus, qui envoya le délire comme une peste parmi les Calydoniens. On consulta l'oracle de Dodone,qui ordonna de sacrifier, pour apaiser !a colère du dieu , Callirrhoé ou quelqu'un qui voudrait mourir pour elle. Après de vains efforts pour échapper à son sort , elle fut conduite à l'autel ; mais Corésus, saisi de nouveau d'amour pour elle, s'immola lui-même. Ce dévoûment toucha enlin le cœur de Callirrhoé, et elle se donna la mort près d'une fontaine qui depuis porta son nom.

callista. La très-belle. Surnom de Diane.

c allistagoras. Dieu honoré dans l'île de Ténos.

callistées. Fêtes célébrées en l'honneur de Vénus, de Junon ou de Minerve. Les femmes s'y disputaient le prix de la beauté. Elles avaient lieu à Lesbos , dans la Parrhaside. Cypselus les avait instituées à Élis; mais dans ce dernier lieu , c'était entre des hommes que se passait le combat. Le vainqueur recevait une armure complète, et allait la consacrer à Minerve.

callistéphanos. A la belle couronne.

Surnom de Junon (Strabon) et de Cérès (Homère).

callisto. La plus belle. Surnom de Diane. (Pausanias.) — 2. Callisto, appelée aussi Mégisto ou Themisto, était fille de Lycaon d'Arcadie, ou, suivant d'autres , de Céteus et de Stilbé, ou bien de Nycteus. Elle avait plusieurs surnoms, tous tirés de quelques parties de l'Arcadie, où elle était née, tels que Mœnalia, Teyeœa, Nonacrina, Parrhasis , dérivés des noms de villes et de monts arcadiens. Elle aima la chasse, et était la compagne fidèle de Diane, disent les traditions vulgaires; mais il paraît, comme le remarque Ottfried Millier, que c était plutôt une divinité nationale des Arcadiens, qui, suivant la généalogie de cette race, était regardée comme fille de Lycaon , c'est-à-dire de Jupiter Lycéen , et mère d'Arcas, c'est-à-dire du peuple. Aimée de Jupiter, qui la rendit mère d'Arcas, Callisto fui changée par Junon en ourse et tuée par Diane. L'enfant fut confié aux soins de Mercure et la mère placée au ciel, où elle forma la constellation de la grande ourse, appelée Arctos. Les Arcadiens montraient son tombeau sur une colline à trente stades de la fontaine Crounoî , où on avait consacré aussi un temple a Diane Callisto. — La fable de Callisto est rapportée différemment par les auteurs et les poètes. Suivant les uns, elle fut surprise par Jupiter, qui avait pris la forme de Diane ou d'Apollon. Suivant les autres, Callisto, nymphe de Diane, ayant juré d'observer une éternelle chasteté, fut changée en ourse par cette déesse, qui avait découvert au bain qu'elle était enceinte. Apollodore rapporte que Callisto fut métamorphosée en ourse par Jupiter, qui voulait sous cette forme la sous-

traire à la colère de Junon. Il donna l'enfant a Maïa pour l'élever. Ou bien, Arcas, rencontrant un jour dans la forêt l'ourse sa mère , allait la tuer, lorsque tous les deux furent changés par Jupiter en astres. Junon pria Océanus et Téthys de ne pas permettre a sa rivale de se baigner dans la mer ; voilà pourquoi cet astre ne se couche jamais. Enfin . suivant Hygin, poursuivie par des pasteurs, elle se réfugia dans le temple de Jupiter Lycéen, où elle fut suivie par son fils. Elle allait expier cette profanation par sa mort, lorsqu'elle fut transportée par Jupiter parmi les astres. — Callisto représente au ciel, ainsi que nous l'avons dit, la constellation de la grande ourse ou le chariot., appelée Arctos. Arcas porte comme astre les noms d'^rcturos, û'Arctophylax , et de Bootes. — Elle avait une statue à Delphes, donnée par les Tégéates ; son image se voyait dans la Lesché, peinte par Polygnote. Voy. Arcas n° 2.

callithéa. Première prêtresse d'Argos, mère de Trochilus, auquel on attribue l'invention des chars et des attelages.

c al lu. les. Hymnes en l'honneur de Cérès et de Proserpine.

CALOMXIE (CALUMNIA, DIABOLÈ) avait

un temple à Athènes.

CALOS- Nom que l'on donne quelquefois au neveu de Dédale Talos. — Voy. ce nom.

Calva. Qui est chauve. Surnom de Vénus. Lorsque les Gaulois assiégeaient le Capitole et que les cordes manquaient aux Romains, Doinitie, et, après elle, un grand nombre d'autres dames romaines se coupèrent les cheveux, avec lesquels on put en tresser. La guerre étant heureusement terminée, on éleva, pour consacrer la mémoire de ce fait, un temple à Vénus, sous le nom de Calva. D'autres donnent à ce surnom la signification de pure. Il y en a enfin qui le dérivent du verbe calvere, trompert parce que Vénus trompe souvent ceux qui aiment; ou bien ils attribuent son origine à ce fait : un jour toutes les femmes perdirent leurs chevaux à la suite d'une maladie de peau épidéraique ; alors le roi Ancus consacra en l'honneur de sa femme une statue à tète chauve. Là-dessus les cheveux de toutes les femmes recommencèrent à pousser, et c'est à cette époque que commença le culte de Vénus Calva.

cai.ybé. Prêtresse de Junon, dont Alecto prit la figure pour exciter Turnus contre Énée. — 2. Femme de Laomédon, et mère de Bucolion.

calycé. Fille d'Hécaton, mère de Cycnus, qu'elle eut de Neptune. — 2. Fille d'Éole et d'Enarète, épousa Ethlius, dont elle eut Endymion.

calycopis, incarnation phrygienne de Vénus , était , suivant la tradition , fille du roi phrygien Otrée, et femme de Thoas , roi de Lemnos. Vénus prit son nom lorsqu'elle céda aux vœux d'Anchise sur l'Ida. Thoas, auquel

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